2-le Prophète illéttré الْأُمِّيِّينَ Deuxième Partie

2-le Prophète illéttré الْأُمِّيِّينَ Deuxième Partie

2-le Prophète illéttré الْأُمِّيِّينَ  Deuxième Partie

 

salam

Sourate 4  النساء an-Nisāʾ Les Femmes  verset 163.

Période Médinoise, qui occupe la 92è place dans l'ordre chronologique.

إِنَّا أَوْحَيْنَا إِلَيْكَ كَمَا أَوْحَيْنَا إِلَى نُوحٍ وَالنَّبِيِّينَ مِن بَعْدِهِ وَأَوْحَيْنَا إِلَى إِبْرَاهِيمَ وَإِسْمَاعِيلَ وَإِسْحَاقَ وَيَعْقُوبَ وَالأَسْبَاطِ وَعِيسَى وَأَيُّوبَ وَيُونُسَ وَهَارُونَ وَسُلَيْمَانَ وَآتَيْنَا دَاوُودَ زَبُوراً

Nous t'avons fait des révélations, (Nous qui t’avons inspiré) comme Nous en avons fait (inspiré) à Noé et aux Prophètes qui l'ont suivi, (après lui)  comme Nous en avons fait à Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, aux apôtres des douze Tribus, (Lignées héréditaires) à Jésus, Job, Jonas, Aaron, Salomon, et à David auquel furent révélés les Psaumes (un Recueil d’inscriptions symboliques).

Inna awhayna ilayka kama awhayna ila Mouhin wa al Nabiyyona min baAdihi wa awhayna ila Ibrahim wa-Ismail wa-Ishaq wa Yaqoub wa al-asbati wa Aisa wa Ayoub wa Younous wa Haroun wa Soulayman wa atayna Dawoud Zabouran.

Note : Un homme dit au Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā Allāh `alayhi wa sallam.
- Ô Muhammad, Dieu n’a pas fait de révénation à quelqu’un d’autres après Moïse Dieu révélat alors ce verset et les suivantes.Il évoque les scandales et les défauts de ceux qui traitent de mensonge Son Message, ainsi que les calomnies qu’ils forgent et leurs obstinations.

 

Sourate 17 الإسراء al-Isrāʾ Le voyage Nocturne verset 55.

Période Mecquoise, qui  occupe la 50è place dans l'ordre chronologique.

 

وَرَبُّكَ أَعْلَمُ بِمَن فِي السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ وَلَقَدْ فَضَّلْنَا بَعْضَ النَّبِيِّينَ عَلَى بَعْضٍ وَآتَيْنَا دَاوُودَ زَبُوراً

Ton Seigneur connaît mieux (infiniment Savant)  que quiconque ce que renferment les Cieux et la Terre. Nous avons établi une hiérarchie (la précellence) entre les (à certains)  Prophètes, (sur d’autres) et donné à David des Psaumes. (un Recueil d’inscriptions symboliques).

Wa Rabbouka aAlamou biman fi al Samawati wa al-Ardi wa laqad faddalna baAda al Nabiyyin Aala baAdin wa atayna Dawoud Zabouran.

Note : Votre Seigneur connait parfaitement mieux que quiconque le rang qu’occupent ceux qui sont aux Cieux et sur le Terre quant à leur soumission الإِسْلاَمُ al-islamou : sourate 3 آل عمران la famille d’Imran āli ʿimrān verset 19 La vraie religion pour Dieu, c'est l'islam  إِنَّ الدِّينَ عِندَ اللّهِ الإِسْلاَمُ  Inna al din Ainda Allahi al-islamou  ou à leurs insubordinations تَخَافُونَ takhafoun. Il (Dieu) préfère certains Prophètes à d’autres.

Dieu le Puissant, le Vénéré الله عز وجل Allah azawajal dit Dans sourate 2 البقرة la Vache  al-Baqara  verset 253  (Ces envoyés Nous donnons la précellence à certains d’autres .تِلْكَ الرُّسُلُ فَضَّلْنَا بَعْضَهُمْ عَلَى بَعْضٍ  Tilka al Rousoulou faddalna baAdahoum Aala baAdin)  Ceci ne contredit pas ce que dit le Prophète dans un hadiths sahih  صحيح : authentique « Ne préférez pas cerains Prophètes à d’autres لاتُفَضلُوابَينَ الانبِيَاء la toufdloua abayna al'Anbia' » , car ce que l’Envoyé veut dire par là, c’est qu’il ne faut pas le faire sans fraison légale et par pure fanatisme. Si par contre une chose est prouvée, il faut la faire suivre.

Or, il est inconrestable que les Messagers *sont meilleurs que le reste des Prophètes et que ceux d’entre eux « qui sont de bonne volonté - inébranlables dans l’éxécution de leur action : أولي العزم Aouli l âazm: sont meilleurs que les autres Prophètes.

Les Prophètes  نبی, nabī pluriel أنبياء Anbiyaa : נביא, nâbîy ; προφήτης, prophētēs « de bonnes volonté- les plus décidés, sont au nombre de cinq : Nouh نوح Noé, Ibrahim إبراهيم Abraham, Musa موسى Moïse, Îsâ  عيسى Jésus de Nazareth et  محمّد  Muhammad  Celui qui est loué. Le « sceau des Prophètes خَاتَمَ النَّبِيِّينَ Khatama al Nabiyyina que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur eux السلام عليكم ورحمة الله عليهم al salam alaykoum wa Rahmat Allah alayhim  Dieu le Tès haut dit avoir conféré à David (sur lui le salut) les Psaumes par lesquels Il le favorisa, et non par le pouvoir.

* un hadîth jugés  ḍaʿīf, ضعيف   faibles. d’après Abou Dhar que Dieu soit satisfait de lui» رضي الله عنه raḍī Allāh’anha précise qu'il y a eu 313 Prophètes qui furent des Apôtres parmi 120 000 Prophètes. D'autres versions donnent 315 Messagers (apôtres) et 124 000 Prophètes

Aboubaker Djaber Eldjazaïri, La voie du Musulman, منهاج المسلم Minhaj al mouslim, ASLIM Editions 1986, p.43

Asmaa Godin, "Les sciences du Coran", édition. Al Qalam, page.17

Abû Umâma que Dieu soit satisfait de lui» رضي الله عنه raḍī Allāh’anha, rapporte ainsi avoir posé les questions suivantes au Prophète Muhammad que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui » صلى الله عليه و سلم. ṣallā Allāh `alayhi wa sallam. : "O Prophète de Dieu, quel homme a été le premier prophète ? – C'est Adam آدم. – O Prophète de Dieu, Adam  آدم fut-il un prophète ? – Oui, un prophète, auquel Dieu a parlé ; Il l'a créé de Sa Main, ensuite y a insufflé l'âme puis lui a dit : "Adam, آدم avance". – O Messager de Dieu, quel a été le nombre total de prophètes ("nabî نبی ")? – Il y en a eu cent vingt quatre-mille ; trois cent quinze parmi eux ont été messagers ("rassoul رُّسُلاً  ")…....." (Silsilat ul-ahâdîth as-sahîha, السلسلة الأحاديث الصحيحة La chaîne des sources correctes tome 6 pp. 359-360, sahîh li ghayrih صحيح لغيره  Authentique par autres que lui d'après al-Albânî)

Dieu Seul connaît le nombre exact des Prophètes et Messagers

 

Sourate 21 الأنبياء Anbiyāʾ  Les Prophètes verset 105.

Période Mecquoise, qui  occupe la 73è  place dans l'ordre chronologique.

وَلَقَدْ كَتَبْنَا فِي الزَّبُورِ مِن بَعْدِ الذِّكْرِ أَنَّ الْأَرْضَ يَرِثُهَا عِبَادِيَ الصَّالِحُونَ

Nous avons certes écrit dans les Psaumes, après l'avoir gravé dans le Livre céleste*, que la Terre serait l'héritage de Nos bons serviteurs.

Wa laqad katabna fi al Zabouri min baAdi al thikri anna al-arda yarithuha Aibadiya al salihoun

*Al-Lawh al-Mahfoûdh اللوح المحفوظ  la Tablette Préservée.

** Bible תנך ▼ Torah  תורה ▼ Genèse בראשית Sefer Bereshit▼ La descendance d'Ismaël ▼ Chapitre  25▼  Verset 13.

וְאֵלֶּה שְׁמוֹת בְּנֵי יִשְׁמָעֵאל בִּשְׁמֹתָם לְתוֹלְדֹתָם בְּכֹר יִשְׁמָעֵאל נְבָיֹת וְקֵדָר וְאַדְבְּאֵל וּמִבְשָׂם

 Voici les noms des fils d'Ismaël «Iichmaël», par leurs noms, selon leurs générations: Nebajoth « Neboïoth», premier-né d'Ismaël   «Iichmaël», Kédar « Kéder », Adbeel «Adbeél» , Mibsam «Mibsame».

veéllèh shemoth benéy yishema'él bishemotham letholedotham bekhor yishema'él nevayoth veqédar veadebeél oumivesam

N’oublions pas les enfants de Madian  מִדְיָ֑ן . مدين  fils de Ketura  « Qetourah » קְטוּרָהقطورة  qui épouse Abraham après le décès de Sarah שָׂרָה  - سارة

 Bible  תנך ▼ Torah  תורה ▼ Genèse בראשית Sefer Bereshit  ▼  La descendance de Qetura ▼ Chapitre 25 ▼ Verset 2 

 וַתֵּלֶד לוֹ, אֶת-זִמְרָן וְאֶת-יָקְשָׁן, וְאֶת-מְדָן, וְאֶת-מִדְיָן--וְאֶת-יִשְׁבָּק, וְאֶת-שׁוּחַ

Elle lui enfanta Zimran «e», Jokschan «e», Medan «e», Madian «e» Jischbak «Iischba» et Schouach  וְאֶת-מִדְיָן

vatthélèd lo èth-zimeran veèth-yaqeshan veèth-medan veèth-mideyan veèth-yishebaq veèth-shouah'

Une tradition rabbinique identifie Ketourah et Agar. Genèse 16/12 et 25/18 qui sont les fils de Ketourah autre nom הָגָר  d'Hagar هاجر  – Hajar.

Madyan peuple

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Pays de Madiân מִדְיָןمييان

Ses descendants, les Madianites, s'installent à l'Est du Jourdain entre la mer Morte et jusqu'à la péninsule du Sinaï au sud.. מדין Madiân ou Midyân مييان est un pays situé dans la partie nord-ouest de la péninsule arabique, à l’est du golfe d’Aqaba ; limité au nord par אדום Edom إدوم , au sud par les royaumes d’Arabie, aujourd'hui le sud-ouest de la Jordanie.

Sourate 62  الجمعة  al-Jumuʾat La Réunion  du Vendredi verset 2

Période Médinoise, qui occupe la 110è place dans l'ordre chronologique.

هُوَ الَّذِي بَعَثَ فِي الْأُمِّيِّينَ رَسُولاً مِّنْهُمْ يَتْلُو عَلَيْهِمْ آيَاتِهِ وَيُزَكِّيهِمْ وَيُعَلِّمُهُمُ الْكِتَابَ وَالْحِكْمَةَ وَإِن كَانُوا مِن قَبْلُ لَفِي ضَلَالٍ مُّبِينٍ

C'est Lui qui a envoyé aux gentils un Prophète issu d'eux-mêmes pour leur réciter Ses versets, les purifier et leur enseigner le Coran et la sagesse, alors qu'hier encore ils étaient plongés dans l'égarement manifeste.

Huwa allathi baAatha fo al-oummiyyina Rasoulan minhoum yatlou Aalayhim ayatihi wa yuzakkihim wa youAallimouhoumou al Kitab wa al hikmat wa-in kanou min qablou lafi dalalin moubinin

 

Sourate 3 آل عمران āli ʿImrān  La famille d'Imran verset 20

Période Médinoise, qui occupe la 89è place dans l'ordre chronologique.

فَإنْ حَآجُّوكَ فَقُلْ أَسْلَمْتُ وَجْهِيَ لِلّهِ وَمَنِ اتَّبَعَنِ وَقُل لِّلَّذِينَ أُوْتُواْ الْكِتَابَ وَالأُمِّيِّينَ أَأَسْلَمْتُمْ فَإِنْ أَسْلَمُواْ فَقَدِ اهْتَدَواْ وَّإِن تَوَلَّوْاْ فَإِنَّمَا عَلَيْكَ الْبَلاَغُ وَاللّهُ بَصِيرٌ بِالْعِبَادِ

S'ils te contredisent, dis-leur : «Je me soumets à Dieu, moi et ceux qui me suivent.» Après quoi, demande à ceux qui ont reçu l'Écriture et aux non-initiés* : «Et vous? Êtes-vous soumis à Dieu?» S'ils se déclarent soumis à Dieu, c'est qu'ils ont pris la bonne voie, mais s'ils s'en détournent, rappelle-toi que ton rôle se limite à transmettre le Message. Dieu observe constamment Ses serviteurs.

Fa-in hajjouka faqoul aslamtou wa jhiya lillahi wa mani ittabaAani wa qoul lillathin outou al Kitab wa al-oummiyyina aslamtoum fa-in aslamou faqadi ihtadaw wa-in tawallaw fa-innama Aalayka a lbalaghou wa Allahou basiroun bi-al-Aibadi

*les arabes idolatres (ne pas confondre avec les arabes chrétiens ou juifs vivant en Arabie et ailleurs)

Ces arabes que l’on traitait d’ignorants d’illétrés quand est-il réellement ?

Al Bukhâri l’Authentique de la véritable éducation  صحيح الأدب المفرد Sahih al adad al Mufrad, édition  al Haramayn 2018 page 174 référence 478.

-Abû Salam Ibn ‘Abdi ar Rahmân rapporte : « Les compagnons du Messager de Dieu sur lui salut et la paix  n’étaient si des rigoristes ni des laxistes; ils récitaient de la poésie les uns aux autres dans leurs assemblés et se rappelaient l’époque préislamique*. Toutefois, lorsque l’on abordait l’un d’eux (pour parler en mal) en ce qui concerne Dieu, il ouvrait grand les yeux comme s’il était possédé

عَنْ أَبي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَ حَمنِ قَلَ: لَمْ يَكُنْ أ صْحَابُ رسُل الله صلى الله عليه و سلم مُتَحَزَقِينَ، وَ لاَ مُتَما وِ تِينَ ، وَ كَانُوا يَتَنَا شَدُ نَ الشِعْرَ فِي مَجَا لِسِهِم، وَ يَذ كُرُونَ أَمْرَ جَا هِلِيَّتهم، فَ ذا أُ رِيدَ أَ حَدُ مِنهُمْ عَلَى شَيءِ مِنْ أَ مْرِ أَ مْرِ الله دَارَتْ حَمَالِيقُ عَيْنَيْهِ كَأنَّهُ مَجنُونُ

an 'aby salamat ibn abd ar Rahman quala: lam yakoun a shab Raçoul Allah sala Allah alayh wa salam moutahazaqina, wa la moutama wa tin, wa kanou yatana shad na al shier fi maja lisihim, wa yadh kouroun 'amr ja hiliathm, fi dha a rid a had minhoum alaa shay' min a mari a mari Allah darat hamaliq aynayh kannah majnoun

* Le Coran fait référence à cette période sous le nom de jâhilîya جاهِليّة «la période de l’ignorance»  et désignant le paganisme (conception religieuse ou philosophique selon laquelle il existe plusieurs êtres divins ou dieux).

Page 262 réf 736 et 742

Ubayy ibn Ka'b a mentionné que le Messager de Dieu, que Dieu  le bénisse et lui accorde la paix, a déclaré: " Certes, il y a des poèmes qui contiennent de la sagesse!"

أبي بن كعب ان رسول الله صلى الله عليه و سلم قال : ان من الشعر حكمة

an 'Ubai bin ka’ib 'ana Raçoul Allah salla Allah alayh wa salam qalan: 'ina min 'ashour hikmatan

740. 'Aïcha dit: "Hassan ibn Thabit  demanda la permission  au Messager de Dieu, que Dieu le bénisse et lui accorde la paix, de satirer les polytéhistes. Le Messager de Dieu, que Dieu  le bénisse et lui accorde la paix, lui dit alors: 'Et qu'est-ce qu’il en sear de mon lignage?' Il répondit : "Je ferais en sorte  de  l’extraire,  d’eux comme l’on estrait le cheveu dans la pâte."*

*C’est-à dire qu’il critiquera les polythéistes qurayshites en faisant en sorte de préserver les proches du Prophète (sur lui le salut et la paix), étabnt donné que celui-ci est quraychite.

عَنْ عَائِشَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا ، عَنِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ : " إِنَّ أَعْظَمَ النَّاسِ جُرْمًا إِنْسَانٌ شَاعِرٌ يَهْجُو الْقَبِيلَةَ مِنْ أَسْرِهَا ، وَرَجُلٌ انْتَفَى مِنْ أَبِيهِ

na Ayishat radi Allah anha, an al Nabii sala Allah alayh wa salam qalan: "'iin 'azam al naas jaramana 'insan shaeir yahjou al qabilat min 'asriha, wa rajoul antafaa min 'abih

Ibn el Mundhir Hassan Ibn Thabital ansari بن المنذر حسان بن ثابت الأنصاري issu de la tribu médinoise des Khazradj est né à Médine aux environs de 563,se convertit à l'islam à l'âge de 60 ans en 622 mort soit  en 660 ou 674) était un poète arabe, compagnon du Prophète.

Au décès du Prophète, que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui » صلى الله عليه و سلم. ṣallā Allāh `alayhi wa sallam. Hassan ibn Thabit  حسان بن ثابت récita cette éloge funèbre toujours pérenne dans la littérature issue de la période anté islam
«Je dis, et aucun humain ne peut me faire reproche et m’accuser d’être dans l’erreur,  
Sauf celui dépourvu de toute sagesse
Je ne cesserai jamais de Chanter sa Gloire (le Prophète)
Exalter l’Envoyé reste mon désir, et si cela me prédestine un place auprès de Lui au Paradis, il en sera ainsi.
Afin d’atteindre ce jour, je m’y engage avec de la force de ma foi»

Autre poème  élogieux d’Hassan ibn Thabit  حسان بن ثابت

Un Prophète est venu après le désespoir et une période des apôtres

نبي أتانا بعد يأس وفترة من الرسل

Nabiin 'atana baad yas wa fatrat min al Rousoul

Et les idoles sur la terre adoreront

والأوثان في الأرض تعبد

wal'awthan fi al'ard taebud

Alors il a pris une lumière et une lumière éclairée

فأمسى سراجًا مستنيرًا وهاديً

fa'amsa sarajana mastnyrana wa hadya

Agitant comme le métier à tisser

يلوح كما لاح الصقيل المهنـد

youlawih kama lah al saqil almouhanad

Et il nous a prévenus du feu, et les êtres humains  du Paradis

وأنذرنا نارًا وبشر جـنة

wa'andharna narana wa bashir janatan

Nous avons enseigné l'islam, Dieu est la louange

وعلمنا الإسلام، فالله نحــمد

Wa alamna al'Islam, fallah nahmid

Tu es le Dieu de la création, mon Seigneur et mon créateur

وأنت إله الخلق ربي وخالقي

wa'anta 'Ilah al khalq rabiy wa Khaliqi

Alors quoi, ce que j'ai vécu chez des gens dont je suis témoin

بذلك ما عمرت في الناس أشهد

bidhlik ma amirt fi al nas 'ashhada

Avec Mustafa j'espère ça  son voisin   مع المصطفى أرجو بذاك جواره ma al Mustafa 'arjOu bidhak jawarh
Et ce jour là  je cherche et m’éfforce وفي نيل ذلك اليوم أسعى وأجهد wa fi nil dahlika al yawm 'asea wa'ajhad

 

La Poésie c’est comme la parole, il y a du bon et du mauvais.

745 page 264

Churayh: rapporte : je demandais à A’icha: « le Prophète sur lui le salut et la paix récitait-t-il des poèmes ? Elle répondit un peu de poésie d’Ibn allah Ibn Rawâha : « Les informations te parviendront d’où tu ne t’attends pas ! »

عن شريح قال: قلت لعا يشه رضي الله عنها: اكان رسول الله صلّى الله عليه و سلّم يتمثل بِشَيءِ مِنَ الشِعرِ؟ فَقَالتْ: كَانَ   يتمثل بشيء من الشعر عَبْدِ الله بْنِ رَواحَة: وَياتيكَ بِالاخْبَرِ مَنْ لَمْ تُزَودِ

an Shourayh qala: qualat la a Aishah radia Allah anha: 'akan Raçoul Allah salla allah alayh wa salam yatamathal bishay' min al shieri? faqalat: kan yatamathal bishay' min al shier abdi Allah bn rawahat: wa yatyk bi al khabir man lam touzawd

746 authentifié par Cheikh Albani dans la Silsila Sahiha السلسلة الصحيحة «la chaine de transmission correcte n°3179)

Al Aswad Ibn Sarî  que Dieu  l'agrée  رضي الله عنه rapporte : j’étais poète et je dis : O Messager de Dieu ! J’ai chanté la louange de mon Seigneur ! » Il dit : « Ton Seigneur aime vraiment la Louange ! » Il ne rajouta rien d’autre.

عن الأسود بن سريع رضي الله عنه قال : كنت شاعرا . فقلت : يا رسول الله ! امتدحت ربي

فقال رسول الله صلى الله عليه و سلم : أما إن ربك يحب المحامد

an al'aswad bin sarie radi Allah anah qal : kounta shaeiran .  faqoulat : ya Raçoul Allah ! amtadahat Rabi
faqal Raçoul Allah sala allah alayh wa salam : 'amaa 'iina Rabak youhibou al Muhamad

Ce hadith est donc une incitation à faire beaucoup de louanges à Allah en disant par exemple: al Hamdoulilah الحمد لله la Louange est à Dieu Seul.

Dieu  qu’Il soit exalté, dit.

Sourate 26 الشعراء  ash-Shuʿarāʾ les Poètes verset 224 et 227

Période Mecquoise, qui occupe la 47è place dans l'ordre chronologique.

وَالشُّعَرَاء يَتَّبِعُهُمُ الْغَاوُونَ

224. Quant aux poètes, ce sont les égarés qui les suivent.

 

Wa al shouAarau yattabiAouhoumou al ghawouna.

 

إِلَّا الَّذِينَ آمَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ وَذَكَرُوا اللَّهَ كَثِيراً وَانتَصَرُوا مِن بَعْدِ مَا ظُلِمُوا وَسَيَعْلَمُ الَّذِينَ ظَلَمُوا أَيَّ مُنقَلَبٍ يَنقَلِبُونَ

227. Excepté ceux d'entre eux qui ont la foi, qui pratiquent le bien, qui invoquent fréquemment le Nom de Dieu et qui se servent de leurs poèmes pour se défendre quand ils sont agressés. Les agresseurs apprendront un jour quel sort funeste les attend !

 

Illa allathin amanou wa Aamilou al salihati wa thakarou Allaha kathieran wa intasarou min baAdi ma thoulimou wa sayaAlamou al lathin’ thalamou ayya mounqalabin yanqaliboun’.

La poésie réprouvée

Page 266

D’après ’Aicha , Que Dieu soit satifait d’elle رضي الله عنها  radi allah anha  le Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui » صلى الله عليه و سلم. ṣallā Allāh `alayhi wa sallam.a dit : « Le plus grand des criminels est un poète qui satirise une tribu toute entière ainsi qu’un homme quii désavoue son père ! »

Nous pouvons voir que la Parole souvent dans cette période servait de remplacment à l’écriture élle se transmettait oralement ce qui ne fait pas de ces personnes des illétrés en soit !

Elle n’a de valeur que par son utilisation. Une valeur appréciable au près de Dieu  dans le bon sens et une valeur préjudiciable  auprès de Dieu  dans le mal.

Trop parler

Page 266

Anas ibn Malik ibn Nadar al-Khazraji Al-Ansari : أنس بن مالك الخزرجي الأنصاري , décédé en 93 Hégire soit 709 rapporte : Un homme fit un discours en présence de ‘Umar et il avait trop parlé. ‘Umar dit alors : Trop parler dans les discours relève de l’éloquence du diable ! »

La littérature pré-islamique 475-622

La littérature préislamique désigne l'ensemble de la production littéraire en langue arabe dans l'Arabie du 6è siècle jusqu'à l'avènement de l'Islam  la foi musulmane ouverte  tous sans distinction, commence au premier jour de l'année lunaire  التقويم القمري  al taqwim al qamriu* de l'Hégire, ce qui correspond au 16 juillet 622 an 1 de l’Hégire hiǧraʰ, هجرة l’immigration « la fuite »;  « l’exil »; « rupture »; « la séparation ». Le début de la Mission Prophétique de Muhammad commençant quand Muhammad, reçoit des Messages  «des ordres»de Dieu الله 'Allah par l'intermédiaire de l'Ange Gabriel جبريل Djibril גַּבְרִיאֵל en 610.

*Le seul calendrier purement lunaire qui soit réellement utilisé à grande échelle de nos jours.

En abordant cette période de l'histoire littéraire arabe, il faut être conscient et éveillé  qu'elle ne nous est connue qu'à travers la vision des littérateurs des siècles suivants, qui participèrent à l'idéaliser. Si la Jâhiliyya جاهِليّة  du mot jahl جَهْل  qui signifie ignorance « barbarie » fut d'abord pour les théologiens la période de l'ignorance et des ténèbres précédant la Révélation de l'Islam «al ʿaqīdah al mouslima العقيدة المسلمة la Foi « croyance » Musulmane, la soumission  total à l’adoration en un Dieu Unique », les érudits commencèrent à l'identifier, dès la fin du 7è siècle, à un âge d'or de la langue arabe, العربية, al ʿarabīya, berceau de sa forme la plus pure et originelle. Toutes les œuvres de cette période nous sont parvenues par l'intermédiaire d'érudits et de poètes qui collectèrent systématiquement à partir du 8è siècle des traditions, des récits et des vers transmis principalement oralement. Il est avéré que plusieurs de ces collecteurs, le plus célèbre étant Hammâd le Transmetteur,  حماد الراوية Hammâd al-Râwiya  95-155 Hégire soit 714-772 inventèrent, « améliorèrent » ou « corrigèrent » des vers et des akhbâr  أخبار  au singulier khabar خبر  court texte à caractère historique, biographique ou anecdotique, correspondant à "l'unité narrative minimale, "nouvelle", "bruit qui court"le mot a aujourd'hui le sens générique d'"information) . En conséquence, une partie de cette littérature est considérée comme apocryphe, du grec ἀπόκρυφος / apókryphos, « caché » un écrit « dont l'authenticité n'est pas établie » même s'il est souvent impossible aujourd'hui de démêler les œuvres authentiques des fausses. De même, il n'y a guère de poète préislamique dont la biographie ne soit pas teintée de légende.

Dans toute la littérature préislamique qui nous est parvenue, le genre le mieux représenté et le plus emblématique est, de très loin, la poésie, avec pour modèle la Qasida قصيدة monomètre « Vers d’une seule mesure « et monorime, (Poème dont tous les vers comportent une rime identique ) ode du grec ὠδή chant non-strophique (groupement organisé de vers du latin versus, « le sillon, la ligne d'écriture », puis « le vers », historiquement « ce qui retourne à la ligne »), monomètre et monorime, d'une longueur minimum de 7 vers mais variant généralement entre 50 et 100 vers et pour fleurons les Mu'allaqât المعلقات, « les Suspendues ou les Pendentifs » L'interprétation la plus ancienne et la plus populaire des Mu'allaqât ,  est apparue au 9è siècle. Les grammairiens, philologues et lexicographes des siècles qui vont suivre, regardèrent en effet la poésie comme l'art littéraire par excellence, et la poésie jâhilite (de l’époque de l’ignorance) شعر الجحيلي  shaar al jahili de cette poésie arabe  الشعر العربي al shar al arabiu, comme l'expression la plus authentique du génie linguistique arabe. Néanmoins la prose ne fut pas en reste, avec différents genres qui nous ramènent à une histoire en grande partie perdue, en témoignent la prose rimée des kahana كهانة oracles païens) ou encore les Jours des Arabes, les récits des batailles et des guerres.

La langue arabe avant le  6è siècle et à l’aube de la Dernière Révélation Divine.

Dans l'antiquité, la péninsule Arabique شبه الجزيرة العربية shibh al-jazīra al-ʿarabīyah « la presqu'île arabe - l'île des Arabes » جزيرة العرب jazīratu Al-ʿArab présente une grande variété linguistique, qui a évolué au fil du temps. Sur ses marges septentrionales sont présentes :Origines, chamito-sémitique باللغات الحامية السامية bi alloughat al hamiat al samia appelées également langues afro-asiatiques, اللغات الأفروآسيوية  allughat al'afru wa siawia appartenant à la branche centre-nord de la famille des langues sémitiques du groupe sémitique central canaanéen, le pays  «la terre» de Canaan, kanaɑ̃ en phénicien :Kanaan en phenicien KNˁN (Kanaʿn) en hébreux  ou Canaan qui est écrit knʕn. Dans le texte massorétique de la Bible (fin du 1er siècle av. J.-C.), אַרְצָה כְּנַעַן aretsah kena'an, est vocalisé כְּנַעַן  kĕnaʕan. كنعان  Kanʿān.

Pays de canaan

 Ce sont des alphabets consonantiques qui s'écrivent de droite à gauche, à l'exception faite de l'alphabet ougaritique, أبجدية الأوغاريتية 'abjadiat al'uwgharitia écrites en cunéiforme* syllabique qui s'écrit de gauche à droite.

* des signes constitués de traits terminés en forme de « coins » ou « clous » (latin cuneus), Cette écriture se pratique par incision à l'aide d'un calame (roseau taillé en pointe) sur des tablettes d'argile, ou sur une grande variété d'autres supports.

Que Dit le Coran et les sources Hadiths à ce sujet ?

La racine قلم   qalam, apparait 4 fois dans le Coran :
- 1 fois sous la forme  أقلمهم  sourate 3  آل عمران āli ʿimrān la famille d’Imran  verset 44
- 1 fois sous la forme   بالقلم   sourate 96 العلق al-ʿalaq l’Adhérance  verset4
- 1 fois sous la forme     أقلم   sourate 31 لقمان Luqmān  verset 27
- 1 fois sous la forme  والقلم   sourate 68 القلم al-qalam le Calame la Plume verset 1

verbe.
قَلَّمَ  qalam : zébrer / ébrancher, élaguer, émonder, rogner, receper, rabattre
أَقْلَمَ 'aqlam : acclimater, accoutumer, familiariser, habituer, je jure,

nom.
قَلَم qalam: plume à écrire / crayon / stylo
أَقْلَمَة 'aqlama: acclimatation, Adaptation

Le Calame est primordialement  la Plume Céleste qui écrit le destin de chaque chose sur la Table Gardée اللوح المحفوظ Al-Lawh al-Mahfoûdh, comme l'Exemplaire Original du Coran, c'est-à-dire celui qui ne peut subir aucune altération.

Sourate 85 البروج  al-Burūj  Les Constellations (les Signes du Zodiaque) verset 22

Période Mecquoise, qui occupe la 27è place dans l’oçrdre chronologique.

فِي لَوْحٍ مَّحْفُوظٍ

Gravé sur une Table parfaitement conservée «préservée»!

Fi lawhin mahfouthin

La sourate 68 du Saint Coran  porte ce nom Al-Qalam القلم, La Plume est la deuxième sourate dans l'ordre chronologique, elle fut proclamée durant la période Mecquoise, à l’exeption des  versets17 à 33 et 48 à 52 révélés à Médine. L’utilisation en tant qu’outil de transmission et le sens du mot Calame est un bon enseignement pour ceux qui veulent comprendre !

Versets1- 2

ن وَالْقَلَمِ وَمَا يَسْطُرُونَ

Nûn. Par la Plume «Calame» et par ce que les scribes mettent en lignes !

Noun wa al qalami wa ma yastouroun*.

Note : Ainsi Ahmad ibn Hamdan Abu Hatim al-Razi أحمد بن حمدان أبو حاتم  الرازي 240-327 soit  854-938  rapporte ce récit d’Al Walid الوليد, le fils de Ubadah ibn aṣ-Ṣāmit عبادة بن الصامت «  Mon père m’appela alors qu’il était à l’agonie et me dit « Jai entendu le Messager de Dieu dire : Le Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui » صلى الله عليه و سلم. ṣallā Allāh `alayhi wa sallam  a dit :

إن أولَ مَا خَلَقَ الله القَلَمُ فَقَالَ لَهُ: اكْتُبْ، قَالَ : يَا رَبً وَمَا أَكْتُبُ؟ قَالَ: اكْتُبِ الْقَدَرَ وَ مَا هُوَكَا دِنُ إاَى الأ بَدِ.

iina awal ma khalaqa Allah al Qalam faqala lahu: al Kutub, qal : ya Raban wa ma 'al Kutubu? qala: al kutub al Qadar wa ma huaka din 'iaa ala bad.

«  La première chose que Dieu créa fut la plume (calame) . Il lui demanda d’écrire, « Ecrit » alors, elle «  le calame » dit « O mon Seigneur, Que dois-je écrire ? Dieu lui dit : « Ecrit le destin de chaque créature et tout ce qui aura lieu « doit se produire » jusqu’à la fin des temps » rapporté par Tirmidhi et Ahmad at Tabari 23/526

*yastouroun  et ce qu’ils écrivent Abd Allâh ibn Abbas عبد الله ابن عباس, vers 3- 68 Hégire soit 618-687 son élève, Mujahid ibn Jabr  مُجَاهِدْ بِنْ جَبْر  21-104 Hégire soit 645-722 et Qatāda ibn Diām قتادة بن دعامة  60- 117 Hégire soit 680-735 affirment en effet que le verbe arabe satara signifie « écrire (At Tabari 23/527,528) As Souddi, quand à lui explique que le verset fait référence aux anges qui consignent les œuvres des créatures. D’autres, en revanche affirment  qu’il s’agit là du calame auquel Dieu commanda d’écrire la destinée de toute les créatures et ce cinquante mille ans avant la création des (septs) terres. Les tenant de cette exégège s’appuie sur les hadiths relatifs au calame.

 Hadith  rapporté par l’imām Aḥmad ibn Hanbal  الإمام أحمد بن حنبل  164-241 soit 780-855 : 9/232 Touhfat al Ahuwadhi تحفة الأحوذي hasan sahih gharïb,   حَسَن صَحِيْح  غَرِيْب d’authentiques   différentes chaînes de narrateurs et At Tirmidhi, الترمذي  209-279 Hégire soit  824-892 selon un récit d’Abou Dâwoud At Tayâlisi   ابوداؤد الطیالیسی de 133-151 Hégire soit 751-770 mort à l'âge de 19 ans,  en le qualifiant  à travers 5/317

Musnad مسند

Touhfat al Ahuwadhi  تحفة الأحوذي  Chef d'oeuvre par imām Aḥmad ibn Hanbal    الإمام أحمد بن حنبل

https://ia800503.us.archive.org/33/items/WAQ32771/tasgt00.pdf

 

 Abou Dâwoud At Tayâlisi, ابوداؤد الطیالیسی 

https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=https://archive.org/details/MusnadAbuDawudTayalisi&prev=search

Selon la traduction de Savary, cette Plume est celle avec laquelle les anges écrivent sur la table gardée les secrets éternels.

مَا أَنتَ بِنِعْمَةِ رَبِّكَ بِمَجْنُونٍ

2-Par la grâce (le bienfait) de ton Seigneur, tu n'es point un possédé !(sous l’emprise d’un  djinn)

Ma anta* biniAmati Rabbika bimajnounin !

*Note : O Muhammad ! Tu n’es pas, par la grâce de Dieu, un fou comme prétendent les ignorants idolâtres de ton pueple auxquels tu as apporté la guidé.

Sourate 96 العلق  al-ʿalaq L’Adhérence versets 3 à 5.

Période Mecquoise, qui occupe la 1è place dans l’ordre chronologique.

اقْرَأْ وَرَبُّكَ الْأَكْرَمُ

3- Lis, «Récite» car la bonté « générosité » de ton Seigneur est Infinie !

Iqra/ wa Rabbuka al-akramu

الَّذِي عَلَّمَ بِالْقَلَمِ

4- C'est Lui qui a fait de la plume (le calame) un moyen du savoir

Allathi Aallama bi al qalami

عَلَّمَ الْإِنسَانَ مَا لَمْ يَعْلَمْ

5- - et qui a enseigné à l'humain ce qu'il ignorait «  n’avait jamais su ».

Aallama al-insan ma lam yaAlam

 

Origines des textes Les origines de l’alphabet arabe

Des inscriptions en langue arabe sont conservées depuis la fin du 1er siècle de notre ère, mais l’écriture arabe elle-même n’est attestée que trois siècles plus tard. En effet, les Arabes ont d’abord utilisé les systèmes d’écritures d’autres langues employées depuis la péninsule Arabique jusqu’au Nord de la Mésopotamie, comme le sud-arabique et le nabatéen.

L’arabe appartient à la famille des langues sémitiques, et plus précisément au rameau méridional de ces langues, comme par exemple l’éthiopien. Quant au rameau septentrional, il rassemblait l’assyrien, le babylonien, l’hébreu, l’araméen et le syriaque. Avant d’entrer dans le vif du sujet, il faut remarquer que le terme français « alphabet » rappelle les deux premières lettres de la langue arabe : alif et bā’. D’où vient cette proximité ? voir tableaux-ci-dessous

On considère que l'alphabet arabe est un dérivé de l'alphabet araméen dans sa variante nabatéenne dont l’écriture remonte au 4è siècle avant Jésus  عيسى بن مريم Issa ibn Mayriam. Environ 10 siècles avant Muhammad

L’alphabet araméen lui-même descend du phénicien comme la plupart des systèmes d’écriture de la région.

L'alphabet phénicien était essentiellement consonantique. Il fut inventé vers le 15è siècle avant Jésus.  عيسى بن مريم Issa ibn Mayriam.soit de nos jours, environ 21 siècles avant Muhammad et se répandit dans tout le Moyen-Orient. Les peuples qui l'adoptèrent le modifièrent en fonction de leurs besoins. Il donna ainsi naissance, entre autres, aux alphabets hébreux, syriaque et grec.

L'ordre alphabétique des alphabets issus du phénicien est souvent identique, mais on constate que l'ordre alphabétique actuel arabe est différent (alif, bā’,tā’, thā’, ǧīm, ḥā’, khā’, dāl...). Ce n’est pourtant pas le cas de l’ordre ancien. Au 7è siècle, 1er siècle de l’Hégire on ajouta des points sur ou sous certaines lettres afin de les différencier.

C’est alors que l'ordre des lettres fut modifié. C’est pourquoi l'alphabet arabe ne suit plus l'ordre traditionnel des autres alphabets sémitiques, appelé « ordre levantin ». En arabe cet ordre est appelé abǧad, du nom des quatre premières lettres.

Où trouve-t-on la première écriture alphabétique ?

Les plus anciennes inscriptions alphabétiques proviennent du sud de la Palestine (poignard de Lakish, לכיש لاخيش à 40 kilomètres au sud-ouest de Jérusalem , tesson incisé de Gézer, Gézer, גזר الجزر à 30 km à l'ouest de Jérusalem, plaque calcaire de Sichem שְׁכָם شكيم aussi  نابلس Naplouse  environ 65 km au nord de Jérusalem: 16e-15e siècle avant Jésus  عيسى بن مريم Issa ibn Mayriam et des mines de turquoise du Sinaï  « la Montagne du Serviteur سرابت الخادم Serabit el-Khadim ». Même si la datation précise de ces diverses inscriptions reste discutée, elles suggèrent que la première écriture alphabétique s'est développée dans un milieu de langue sémitique, plus précisément nord-ouest sémitique, mais en contact avec la civilisation et l'écriture égyptienne.

Carte ecriture ancienne arabe

http://lamosquedethouars.e-monsite.com/pages/les-origines-de-l-alphabet-arabe.html

L'image ci-dessous reprend les correspondances des principales langues anciennes tournant autour de l'alphabet abjad

Origine de l arabe

Les plus anciennes inscriptions arabes datent seulement du 1er siècle de notre ère et doivent plutôt être définies comme « proto-arabes »puisque l’écriture arabe proprement dite n’est attestée que trois siècles plus tard. Dans un premier temps, les systèmes d’écritures utilisés par les Arabes furent ceux d’autres langues employées depuis la péninsule Arabique jusqu’au Nord de la Mésopotamie, comme le sud-arabique et le nabatéen.

L’épigraphie remontant à la période allant du 4e au 6e siècles après Jésus عيسى بن مريم Issa ibn Mayriam soit près de 2 siècles avant et avant le début de la Révélation Coranique, montre une évolution dans l’écriture arabe. Ces siècles constituent une étape de transition avant la version unifiée du Coran, véritable point de départ de l'alphabet arabe (milieu du septième siècle de notre ère).

L’écriture arabe présente des formes très différentes des graphies sud-arabiques, c’est pourquoi, la plupart des spécialistes émettent l’hypothèse d’une origine araméenne. Alors que certains postulent un développement plutôt à partir de l’écriture nabatéenne, d’autres  chercheurs voient l’écriture syriaque comme une ancêtre de l’écriture arabe.

Deux théories : l’origine nabatéenne ou l’origine syriaque ?

L’origine nabatéenne fut initialement proposée par l’orientaliste allemand Theodor Nöldeke en 1865. (né le 2 mars 1836 – décédé le 25 décembre 1930). Elle fut ensuite soutenue des chercheurs dont la méthode consiste à comparer entre elles les formes des lettres isolées.

 Les lettres auraient évolué à partir d’une écriture nabatéenne cursive. Les modifications concernant la façon de lier les lettres entre elles, la constitution d’une ligne de base pour l’écriture, ainsi que les variations de forme des lettres en fonction de leur position initiale, médiane ou finale auraient finalement donné naissance à l’alphabet arabe.

Sans nier entièrement l’influence de l’écriture nabatéenne sur la forme des lettres arabes, les tenants de l’origine syriaque considèrent la structure de l’écriture comme un élément plus décisif. Dans l’écriture syriaque, les liaisons entre les lettres ou ligatures se font en bas et les lettres s’écrivent sur une ligne de base. L’écriture arabe possède ces deux caractéristiques. Les défenseurs de l’origine syriaque font également remarquer qu’en nabatéen, les lettres sont plus hautes que larges, alors qu’en syriaque, c’est plutôt la contraire.

Toutefois, ces deux hypothèses ne sont pas si éloignées l’une de l’autre car nabatéen et syriaque dérivent tous deux de l’araméen. Pourquoi avoir préféré une écriture de type araméen aux écritures sud-arabiques, pourtant mieux adaptées à la transcription de la langue arabe ? Cela reste un mystère. Des écritures de type araméen ont été utilisées, bien avant l’avènement de l’Islam  la Soumission totale en Un Seul Dieu, la Révélation Musulmane, pour mettre par écrit des textes sacrés relevant du monothéisme Abrahamique. Faut-il là voir un lien providentiel ?

Voyons cela de plus près !

1- L'araméen,. Son nom vient d'Aram אֲרָםآرام cinquième fils de Sem, שם, سام petit-fils de Noé נֹחַ  Nōa'h ; نوح  Nûh  dans la Bible, une ancienne région du centre de la Syrie.

 

 2- L’'ougaritique, alphabet consonantique cunéiforme de l'âge du bronze récent (15è – 12è siècles av.Jésus  عيسى بن مريم Issa ibn Mayriam.

3-  L'hébreu לשון הקודש  lašon ha-qodeš « langue sacrée ».L'alphabet paléo-hébraïque כתב עברי  ktav ivri ou, en hébreu moderne, כתב עברי עתיק  ktav ivri atiq, également appelé ktav da'atz ou ktav ra'atz, est une ramification de l'alphabet phénicien utilisé pour écrire l'hébreu à partir du 10è siècle av. J.-C. L’alphabet hébreu האלפבית העברי  haˈalefbet haivri alphabet consonantique (abjad أَبْجَد vient des quatre premières lettres  أَ  alif, بْ   bāʾ, جَ jīm et  د dāl)

Alphabet hebreu

 

4-  Le phénicien ; langue morte, parlée à l'origine sur les côtes du Liban, le long des côtes de Syrie, en Palestine, dans un pays qu'on désignait sur ses marges méridionales, on trouve les langues sémitiques éthiopiennes. Dans la péninsule-même, on trouve les langues sud-arabiques : le sabéen (sabaic), le madhâbien (minaic) ou minéen, le qatabânique et le  hadramawtique (hadramaic) et nord-arabiques. Les langues nord-arabiques désignent des variétés à la fois très proches entre elles et manifestant une proximité avec l'arabe coranique qui autorise les chercheurs à parler d'arabe.

Ces quatre langues ont été utilisées respectivement par les quatre royaumes sudarabiques : Sabaʾ السبئية, Maʿīn معين, Qatabān  قتبان et le Ḥaḍramawt حضرموت.

Seul le sabaic « sabéen», le mieux documenté, a été utilisé tout au long de l’histoire de la civilisation de l’Arabie du Sud, de -8è siècle de l’ère occidentale à +6è siècle (soit un siècle avant l’Hégire). Quant aux autres langues sudarabiques, elles ont été supplantées à des périodes différentes par le sabaic « Sabaʾ » السبئية, avec la disparation des royaumes de Maʿīn معين au tournant notre ère, de Qatabān قتبان vers la fin du 2è siècle et enfin, du Ḥaḍramawt حضرموت au début du 4è siècle (soit trois siècles avant l’Hégire).

 Les plus anciens témoignages de la langue arabe datent du -2è siècle de l’ère occidentale, mais la langue va évoluer encore longtemps. Du 3è au 6è siècle, l'arabe ancien se développe et se dote d'un alphabet propre, dérivé du phénicien via la variante nabatéenne (ou, moins probablement, syriaque) de l'alphabet araméen. Dans la tradition classique, l’un des premiers arabes alphabétisés* fut le poète Adî Ibn Zayd né avant 550 et décédé vers 600 et son père. Originaire d'une tribu arabe, il est élevé à Ctésiphon تيسفون, Tîsfûn sud-est de la ville actuelle de Bagdad, en Irak, en milieu sassanide الإمبراطورية الساسانية al'imbiraturiat al sasania. Il y apprit à parler arabe et persan La langue intègre pendant cette période des centaines de mots araméens, sudarabiques et, dans une moindre mesure, persans, grecs et latins - ceux-ci surtout à travers l'araméen.

*Maitrise parfaite de la langue et de l’écriture.

Concordance alphabets semitiques

Inscription arameene neirab syrie

Alphabet ougaritique

La koinè poétique  لـكوينيه  en grec ancien κοινή / koinế, le «commun», l'appellation complète étant κοινὴ διάλεκτος / koinề diálektos, le «dialecte commun».

L'usage d'une koinè peut dépasser la zone géographique d'origine de la langue et servir de langue véhiculaire entre locuteurs de langues maternelles différentes.

Arabe standard-classique   العربية الفصحى al arabiat al fushaa

Certains critiques contemporains ont prétendu que les Arabes du 6è siècle s'exprimaient couramment dans la langue poétique et qu'il était dès lors facile pour eux de produire des poèmes : il suffisait d'apprendre à rythmer et rimer sa langue quotidienne. Cette idée a été complètement écartée aujourd'hui, et la grande majorité des chercheurs occidentaux et orientaux s'accordent pour dire qu'au 6è siècle, la langue poétique était un dialecte exclusivement littéraire, archaïsant du point de vue de son lexique comme de sa syntaxe. On appelle couramment cette langue littéraire "koinè poétique arabe".

En revanche, la genèse de la formation de cette koinè reste obscure.

Parmi des mots arabes désigne la poésie dans le patrimoine littéraire classique :  shiʿr شعر et nazm نظم sont ceux qui retiennent le plus l'attention des critiques. De nos jours, shiʿr شعر  est le mot arabe pour poésie

suite troisième partie http://lamosquedethouars.e-monsite.com/pages/3-le-prophete-illettre-troisieme-partie.html

 

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