Les origines de l’alphabet arabe

origines de l’alphabet arabe

 

Les origines de l’alphabet arabe

Allah ٱللَّهُ Dieu l'Unique a créé l’humain et l’a doté des moyens d’acquisition pour communiquer avec les autres.

Il nous offre Sa bienfaisance en nous donnant les moyens de parfaire notre savoir et de le partager .

sourate16 النحل   ʾAn-Naḥl les abeilles  verset 78

وَٱللَّهُ أَخْرَجَكُم مِّنۢ بُطُونِ أُمَّهَـٰتِكُمْ لَا تَعْلَمُونَ شَيْـًٔا وَجَعَلَ لَكُمُ ٱلسَّمْعَ وَٱلْأَبْصَـٰرَ وَٱلْأَفْـِٔدَةَ ۙ لَعَلَّكُمْ تَشْكُرُونَ

Et Allah vous a fait sortir des ventres de vos mères, dénués de tout savoir, et vous a donné l'ouïe, les yeux et les cœurs (l'intelligence), afin que vous; soyez reconnaissants.

sourate 31 لقمان   Lukmān verset 28

مَّا خَلْقُكُمْ وَلَا بَعْثُكُمْ إِلَّا كَنَفْسٍ وَ‌ٰحِدَةٍ ۗ إِنَّ ٱللَّهَ سَمِيعٌۢ بَصِيرٌ

Votre création et votre résurrection [à tous] sont [aussi faciles à Allah] que s'il s'agissait d'une seule âme. Certes Allah est Audient et Clairvoyant.

L’écriture est un moyen de communication qui représente le langage à travers l'inscription de signes sur des supports variés. C'est une forme de technologie qui s'appuie sur les mêmes structures que la parole, comme le vocabulaire, la grammaire et la sémantique, mais avec des contraintes additionnelles liées au système de graphies propres à chaque culture.

Dans les sociétés humaines émergentes, le développement de l'écriture est probablement lié à des exigences pragmatiques comme l'échange d'informations, la tenue de comptes financiers, la codification des lois et l'enregistrement de l'histoire.

L’arabe appartient à la famille des langues sémitiques, et plus précisément au rameau méridional de ces langues, comme par exemple l’éthiopien. Quant au rameau septentrional, il rassemblait l’assyrien, le babylonien, l’hébreu, l’araméen et le syriaque. Avant d’entrer dans le vif du sujet, il faut remarquer que le terme français « alphabet » rappelle les deux premières lettres de la langue arabe : alif et bā’. D’où vient cette proximité ? C’est ce que nous allons découvrir maintenant.

On considère que l'alphabet arabe est un dérivé de l'alphabet araméen dans sa variante nabatéenne dont l’écriture remonte au IVe siècle avant J. C. L’alphabet araméen lui-même descend du phénicien comme la plupart des systèmes d’écriture de la région.

L'alphabet phénicien était essentiellement consonantique. Il fut inventé vers le XVe siècle avant

J. C. et se répandit dans tout le Moyen-Orient. Les peuples qui l'adoptèrent le modifièrent en fonction de leurs besoins. Il donna ainsi naissance, entre autres, aux alphabets hébreu, syriaque et grec.

L'ordre alphabétique des alphabets issus du phénicien est souvent identique, mais on constate que l'ordre alphabétique actuel arabe est différent (alif, bā’, tā’, thā’, ǧīm, ḥā’, khā’, dāl…). Ce n’est pourtant pas le cas de l’ordre ancien. Au VIIe siècle, on ajouta des points sur ou sous certaines lettres afin de les différencier. C’est alors que l'ordre des lettres fut modifié. C’est pourquoi l'alphabet arabe ne suit plus l'ordre traditionnel des autres alphabets sémitiques, appelé « ordre levantin ». En arabe cet ordre est appelé abǧad, du nom des quatre premières lettres.

Où trouve-t-on la première écriture alphabétique ?

Les plus anciennes inscriptions alphabétiques proviennent du sud de la Palestine (poignard de Lakish, tesson incisé de Gézer, plaque calcaire de Sichem : XVIe-XVe siècle avant J.-C.) et des mines de turquoise du Sinaï (Serabit el-Khadim). Même si la datation précise de ces diverses inscriptions reste discutée, elles suggèrent que la première écriture alphabétique s'est développée dans un milieu de langue sémitique, plus précisément nord-ouest sémitique, mais en contact avec la civilisation et l'écriture égyptienne.

L'image ci-dessous reprends les correspondances des principales langues anciennes tournant autour de l'alphabet abjad

 

 

      Arabe                Hébreu               Syriaque              Grec

alif

alef

א

alaf

ܐ

alpha

α

 

bā’

beth

ב

beth

ܒ

beta

β

 

ǧīm

guimel

ג

gamal

ܓ

gamma

γ

 

dāl

daleth

ד

dalath

ܕ

delta

δ

 

hā’

ה

ܗ

epsilon

ε

 

wāw

waw

ו

waw

ܘ

waw

ϝ

 

zāy

zayn

ז

zayn

ܙ

zeta

ζ

 

ḥā’

ḥeth

ח

ḥeth

ܚ

eta

η

 

 

 

Les plus anciennes inscriptions arabes datent seulement du Ier siècle de notre ère et doivent plutôt être définies comme « proto-arabes » puisque l’écriture arabe proprement dite n’est attestée que trois siècles plus tard. Dans un premier temps, les systèmes d’écritures utilisés par les Arabes furent ceux d’autres langues employées depuis la péninsule Arabique jusqu’au Nord de la Mésopotamie, comme le sud-arabique et le nabatéen.

L’épigraphie remontant à la période allant du IVe au VIe siècles après J.-C montre une évolution dans l’écriture arabe. Ces siècles constituent une étape de transition avant la version unifiée du Coran, véritable point de départ de l'alphabet arabe (milieu du septième siècle de notre ère).

L’écriture arabe présente des aspects très différents des graphies sud-arabiques, c’est pourquoi, la plupart des spécialistes émettent l’hypothèse d’une origine araméenne. Mais alors que certains postulent un développement plutôt à partir de l’écriture nabatéenne, d’autres

 

chercheurs voient l’écriture syriaque comme une ancêtre de l’écriture arabe. Nous allons maintenant nous intéresser à chacune de ses deux hypothèses.

L’origine nabatéenne fut initialement proposée par l’orientaliste allemand Theodor Nöldeke en 1865. Elle fut ensuite soutenue des chercheurs dont la méthode consiste à comparer entre elles les formes des lettres isolées. Les lettres auraient évolué à partir d’une écriture nabatéenne cursive. Les modifications concernant la façon de lier les lettres entre elles, la constitution d’une ligne de base pour l’écriture, ainsi que les variations de forme des lettres en fonction de leur position initiale, médiane ou finale auraient finalement donné naissance à l’alphabet arabe.

Sans nier entièrement l’influence de l’écriture nabatéenne sur la forme des lettres arabes, les tenants de l’origine syriaque considèrent la structure de l’écriture comme un élément plus décisif. Dans l’écriture syriaque, les liaisons entre les lettres ou ligatures se font en bas et les lettres s’écrivent sur une ligne de base. L’écriture arabe possède ces deux caractéristiques. Les défenseurs de l’origine syriaque font également remarquer qu’en nabatéen, les lettres sont plus hautes que larges, alors qu’en syriaque, c’est plutôt la contraire.

Toutefois, ces deux hypothèses ne sont pas si éloignées l’une de l’autre car nabatéen et syriaque dérivent tous deux de l’araméen. Pourquoi avoir préféré une écriture de type araméen aux écritures sud-arabiques, pourtant mieux adaptées à la transcription de la langue arabe ? Cela reste un mystère. Des écritures de type araméen ont été utilisées, bien avant l’avènement de l’islam, pour mettre par écrit des textes sacrés relevant du monothéisme abrahamique. Faut-il là voir un lien providentiel ?

L'alphabet arabe est l'alphabet utilisé pour écrire, entre autres, la langue arabe et comporte 28 lettres. Cet alphabet suivait autrefois un mode d'ordonnancement particulier, l'abjad*, ce terme décrivant un système d'écriture ne notant que les consonnes de la langue (ou peu s'en faut), à la manière de l'écriture d'autres langues sémitiques. En outre, les voyelles longues des abjads sont cependant souvent notées au moyen de matres lectionis (consonnes jouant un rôle vocalique), ce qui fait qu'il n'existe que peu d'abjads « purs ». Aujourd'hui cet ordonnancement est complètement abandonné. Cependant, l'alphabet arabe, par certains aspects, se rapproche parfois plus de l'alphabet que de l'abjad.

En tant qu'alphabet de la langue du Coran — sacrée pour les musulmans —, son influence s'est étendue avec celle de l'islam. L'alphabet arabe a aussi été utilisé (ou l'est encore) pour écrire d'autres langues du domaine islamique, sans aucune parenté avec l'arabe. On a souvent dû ajouter ou modifier certaines lettres pour adapter cet alphabet au système phonologique des langues en question.

abjad*

L'abjad est un mode d'ordonnancement archaïque des lettres de l'alphabet arabe.

Le terme provient lui-même du nom des quatre premières lettres de cette organisation. Dans l'Orient islamique, l'ordre complet était donné au moyen de huit mots : ʾabd͟jad hawwaz ḥuṭṭiy kalaman saʿfaṣ ḳaras͟hat t͟hak͟had͟h ḍaẓag͟h, ce qui correspond à

غ ظ ض ذ خ ث ت ش ر ق ص ف ع س ن م ل ك ي ط ح ز و هـ د ج ب ا
gh dh kh th t sh r q f s n m l k y z w h d j b ā

En Occident islamique (Maghreb), il était un peu différent : ʾabad̲j̲id hawazin ḥuṭiyin kalamnin ṣaʿfaḍin ḳurisat t̲h̲ak̲h̲ud̲h̲ ẓag̲h̲s̲h̲in ; ce qui correspond à :

ش غ ظ ذ خ ث ت س ر ق ض ف ع ص ن م ل ك ي ط ح ز و ه د ج ب ا
sh gh dh kh th t s r q f n m l k y z w h d j b ā

Le seul intérêt actuel de cet ordonnancement, tombé en désuétude, tient à la valeur numérique attribuée à chaque lettre en fonction de sa place dans l'alphabet. Sur les objets liés aux pratiques magiques ou scientifiques (Astrolabes, globes célestes), ou encore dans les colophons des manuscrits, les chiffres sont parfois donnés sous forme de lettres : on parle de numérotation en abjad.

Valeur Lettre Nom Trans-
litération
1 ا alif ā / ʼ
2 ب bāʼ b
3 ج jīm j
4 د dāl d
5 ه hāʼ h
6 و wāw w / ū
7 ز zayn/zāy z
8 ح ḥāʼ
9 ط ṭāʼ
       
Valeur Lettre Nom Trans-
litération
10 ى yāʼ y / ī
20 ك kāf k
30 ل lām l
40 م mīm m
50 ن nūn n
60 س sīn s
70 ع ʻayn ʻ
80 ف fāʼ f
90 ص ṣād
       
Valeur Lettre Nom Trans-
litération
100 ق qāf q
200 ر rāʼ r
300 ش shīn sh
400 ت tāʼ t
500 ث thāʼ th
600 خ khāʼ kh
700 ذ dhāl dh
800 ض ḍād
900 ظ ẓāʼ
1000 غ ghayn gh

Dans certains contextes, par exemple en Iran, où l'alphabet arabe est agrémenté de quatre lettres supplémentaires pour noter les sons du persan, les valeurs numériques peuvent être légèrement différentes.

alphabet hebreux

alphabet hébreu (he) האלפבית העברי (haˈalefbet haivri) est un alphabet consonantique (abjad) dont les graphèmes se développèrent à partir de ceux de l’alphabet araméen

Alphabet consonantique de base ou étendu (abjad) et valeurs phonétiques

Lettre de base Lettre modifiée  
Nom Sens Graphies Phonèmes Variantes Graphies  
finale normale finale normale Gematria
aleph bœuf א א /ʔ/ /ʔ/ mapiq אּ אּ 1
/ʔl/ ligature aleph-lamed  
beth ou bèt maison ב ב /v/ /b/ daguesh doux בּ בּ 2
gimel ou guimel ou ghimel chameau ג ג /ɣ/ /g/ daguesh doux גּ גּ 3
dalet ou dalèt ou daleth porte ד ד /ð/ /d/ daguesh doux דּ דּ 4
he ou louange ה ה /h/ mapiq הּ הּ 5
vav ou waw clou ו ו /v/ /u/ daguesh doux וּ וּ 6
/vw/ ligature double-waw װ װ  
v/j/ ligature waw-yod ױ ױ  
zayin ou zaïn arme ז ז /z/ daguesh dur זּ זּ 7
het ou 'hèt barrière ח ח /ħ/ /χ/       8
tet ou tèt bouclier ט ט /t/ daguesh dur טּ טּ 9
yod ou youd main י י /j/ /j/ daguesh dur יּ יּ 10
/ji/ ligature double-yod ײ ײ  
kaf ou khaf ou kaph paume ך ך כ כ /χ/ /k/ daguesh doux ךּ ךּ כּ כּ 20
lamed ou lamèd bâton ל ל /l/ daguesh dur לּ לּ 30
mem ou mèm eaux ם ם מ מ /m/ daguesh dur     מּ מּ 40
nun ou noun serpent accroissement ן ן נ נ /n/ daguesh dur     נּ נּ 50
samech ou samèkh appui ס ס /s/ daguesh dur סּ סּ 60
ayin œil ע ע /ʕ/ alternative 70
pe ou bouche ף ף פ פ /f/ ou /ɸ/ /p/ daguesh doux ףּ ףּ פּ פּ 80
tsade ou tsadé hameçon ץ ץ צ צ /t͡s/ daguesh dur     צּ צּ 90
qof ou qoph nuque ק ק /k/ daguesh dur קּ קּ 100
resh ou rèch tête ר ר /ʁ/ daguesh dur רּ רּ 200
shin ou chine dent ש ש /ʃ/ ou /s/ daguesh dur שּ שּ 300
שׁ שׁ /ʃ/ point shin, daguesh dur שּׁ שּׁ  
שׂ שׂ /s/ point sin, daguesh dur שּׂ שּׂ  
tav signe, marque ת ת /θ/ ou /s/ /t/ daguesh doux תּ תּ 400

Glyphes

Voici des versions agrandies des glyphes de chacune des 22 lettres de l’alphabet de base et de leurs variantes finales, dans un style traditionnel et dans un style moderne simplifié. Les noms donnés ici aux lettres correspondent à la translittération latine recommandée pour les écritures sémitiques, suivis de l’orthographe la plus commune du français.

 

C’est ce courant de pensée et ce vaste mouvement traducteur qui générèrent les falasifa, les représentants musulmans de la pensée grecque, tels Abu Nasr al-Farabi, Ibn Badja (l’Avempace des Latins), le persan Avicenne, le cordouan Averroès et des penseurs profonds comme le médecin philosophe Ibn Tufayl ou le mystique antiphilosophique Abu Hamid Al-Ghazali (ob. 1111). Des auteurs juifs comme Saadia Gaon (882-942), Salomon ibn Gabirol (1020-1050) Juda ha-Lévi (1075-1140) et même Moïse Maimonide (1138-1204), l’auteur du Guide des égarés, avaient rédigé leurs ouvrages philosophiques en langue arabe, transcrite en caractères hébraïques. Ces familles de traducteurs, citées plus haut, se virent confier la tâche de tout transposer en hébreu. On peut donc dire que ces relations de bon voisinage entre l’hébreu et une langue sœur, l’arabe, ne dataient pas d’hier

Coran en hébreux première traduction par Hermann Reckendorf, et qui signait aussi de son nom hébraïque Tswi Hayyim Zéév ben Salomon qui a publié en 1857, à partir du texte arabe, une version intégrale du Coran en hébreu biblique.

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Formes de l'alphabet syriaque

Il y a trois versions principales de l'alphabet syriaque. La plus ancienne est l’estrangelo (le nom vient du grec στρογγύλη / strongylê, 'arrondi'). Bien que l'estrangelo ne soit plus utilisé comme écriture principale, il est encore présent dans certaines publications universitaires (par exemple celles de l'université de Leyde), dans les titres et inscriptions.

Le dialecte syriaque parlé à l'ouest est généralement écrit sous la forme serto ('linéaire') de l'alphabet. La plupart des lettres sont évidemment tirées de l'estrangelo, mais ont été épurées et simplifiées. Cette écriture possède généralement de nombreuses diacritiques permettant de lire les voyelles, qui sont de petites voyelles grecques au-dessus ou au-dessous de la lettre : Α (alpha majuscule) représente a, α (alpha minuscule) représente â (prononcé comme un o), ε (epsilon) représente e et ê, Ι (iota majuscule) représente î, et un symbole combiné à partir de Υ (upsilon majuscule) et ο (omicron minuscule) représente û.

Le dialecte est-syriaque est écrit à l'aide de la forme madnhoyo de l'alphabet, parfois appelée nestorien par amalgame avec l'écriture des chrétiens de Perse. L'écriture de l'est est plus proche encore de l'estrangelo. Elle utilise un système de points au-dessus ou au-dessous des lettres pour noter les voyelles.

Quand l'arabe devint la langue dominante, l'alphabet syriaque fut utilisé pour noter des textes arabes, ce sont les Karshuni ou Garshuni.

Le garshouni a été utilisé par des chrétiens arabophones appartenant à des Églises ayant le syriaque pour langue liturgique. Les plus anciennes attestations concernent les Églises syriaques occidentales, plus spécialement l'Église maronite, une des Églises catholiques orientales.

exemple arabe garshuni

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Ecriture estrangelo

Lettre Unicode Prononciation
Olaf ܐ ʔ (coup de glotte)
ou silence
Bēth ܒ b (v ou w)
Gāmal ܓ g (ɣ)
Dālath ܕ d (ð)
ܗ h
Waw ܘ w (u, o)
Zain ܙ z
Ḥēth ܚ ħ
Ṭēth ܛ
Yōdh ܝ y (i, e)
Kāph ܟ k (kh)
Lāmadh ܠ l
Mīm ܡ m
Nūn ܢ n
Semkath ܣ / ܤ s
ʿĒ ܥ '
ܦ p (f, w)
Ṣādhē ܨ
Qōph ܩ q
Rēš ܪ r
Šīn ܫ ʃ
Taw ܬ t (θ)

Syriaque en Unicode

La rangée Unicode du syriaque va de U+0700 à U+074F.

    0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 A B C D E F
700   ܀ ܁ ܂ ܃ ܄ ܅ ܆ ܇ ܈ ܉ ܊ ܋ ܌ ܍ ܎ ܏
710   ܐ ܑ ܒ ܓ ܔ ܕ ܖ ܗ ܘ ܙ ܚ ܛ ܜ ܝ ܞ ܟ
720   ܠ ܡ ܢ ܣ ܤ ܥ ܦ ܧ ܨ ܩ ܪ ܫ ܬ ܭ ܮ ܯ
730   ܰ ܱ ܲ ܳ ܴ ܵ ܶ ܷ ܸ ܹ ܺ ܻ ܼ ܽ ܾ ܿ
740   ݀ ݁ ݂ ݃ ݄ ݅ ݆ ݇ ݈ ݉ ݊ ݋ ݌ ݍ ݎ ݏ
 

aphabet araméen

L'alphabet araméen est un ancien alphabet consonantique.

Cet alphabet est historiquement important car quasiment tous les alphabets moyen-orientaux modernes en descendent, ainsi que de nombreuses écritures non chinoises d'Asie du centre et de l'Est, du fait de l'usage répandu de l'araméen comme lingua franca et langue officielle de l'Empire neo-assyrien et son successeur, l'Empire achéménide. Parmi les écritures contemporaines, l'Alphabet hébreu est le plus proche de l'alphabet araméen impérial du Ve siècle av. J.-C., comportant les mêmes lettres et, pour la majeure partie, des formes identiques.

Le tableau suivant donne les formes des graphèmes de l'alphabet araméen impérial, utilisé au Ve siècle av. J.-C..

Lettre Unicode Nom Valeur Correspondances
Hébreu arabe Syriaque Brahmi Nabatéen Kharosthi
Aleph.svg U+010840 Ālaph [ʔ], [aː], [eː] א ا ܐ Brahmi a.svg 01 aleph.svg Kharosthi a.svg
Beth.svg U+010841 Bēth [b], [v] ב ܒ Brahmi b.svg 02 bet.svg Kharosthi b.svg
Gimel.svg U+010842 Gāmal [ɡ], [ɣ] ג ܓ Brahmi g.svg 03 gimel.svg Kharosthi g.svg
Daleth.svg U+010843 Dālath [d], [ð] ד د, ذ ܕ Brahmi dh.svg 04 dal.svg Kharosthi dh.svg
He0.svg U+010844 [h] ה ܗ   05 ha.svg  
Waw.svg U+010845 Waw [w], [oː], [uː] ו و ܘ Brahmi v.svg 06 waw.svg Kharosthi v.svg
Zayin.svg U+010846 Zain [z] ז ز ܙ   07 zayn.svg  
Heth.svg U+010847 Ḥēth [ħ] ח , ܚ   08 ha.svg  
Teth.svg U+010848 Ṭēth [] ט ط ܛ Brahmi th.svg 09 taa.svg Kharosthi th.svg
Yod.svg U+010849 Yudh [j], [iː], [eː] י ܝ Brahmi y.svg 10 yaa.svg Kharosthi y.svg
Kaph.svg U+01084A Kāph [k], [x] כ, ך ك ܟ, ܟ Brahmi k.svg 11 kaf.svg Kharosthi k.svg
Lamed.svg U+01084B Lāmadh [l] ל ܠ Brahmi l.svg 12 lam.svg Kharosthi l.svg
Mem.svg U+01084C Mim [m] מ, ם ܡ, ܡ Brahmi m.svg 13 meem.svg Kharosthi m.svg
Nun.svg U+01084D Nun [n] נ, ן ن ܢ Brahmi n.svg 14 noon.svg Kharosthi n.svg
Samekh.svg U+01084E Semkath [s] ס ܣ Brahmi sh.svg 15 sin.svg Kharosthi sh.svg
Ayin.svg U+01084F ʿĒ [ʕ] ע , ܥ   16 ein.svg  
Pe0.svg U+010850 [p], [f] פ, ף ܦ Brahmi p.svg 17 fa.svg Kharosthi p.svg
Sade 1.svg, Sade 2.svg U+010851 Ṣādhē [] צ, ץ ܨ Brahmi s.svg 18 sad.svg Kharosthi s.svg
Qoph.svg U+010852 Qof (lettre) [q] ק ܩ Brahmi kh.svg 19 qaf.svg Kharosthi kh.svg
Resh.svg U+010853 Rēsh [r] ר ر ܪ Brahmi r.svg 20 ra.svg Kharosthi r.svg
Shin.svg U+010854 Shin [ʃ] ש , ܫ Brahmi ss.svg 21 shin.svg Kharosthi ss.svg
Taw.svg U+010855 Tau [t], [θ] ת , ܬ Brahmi t.svg 22 ta.svg Kharosthi t.svg