Règles de la compensation du jeûne

Règles de la compensation du jeûne

 

Règles de la compensation du jeûne صَوم, ṣawm de mois de Ramadan شهرُ رَمَضَانَ Shar Ramadan en nourrissant un pauvre

Dieu a dit dans la sourate 2 Al Baqara la Vache verset 184

أَيَّاماً مَّعْدُودَاتٍ فَمَن كَانَ مِنكُم مَّرِيضاً أَوْ عَلَى سَفَرٍ فَعِدَّةٌ مِّنْ أَيَّامٍ أُخَرَ وَعَلَى الَّذِينَ يُطِيقُونَهُ فِدْيَةٌ طَعَامُ مِسْكِينٍ فَمَن تَطَوَّعَ خَيْراً فَهُوَ خَيْرٌ لَّهُ وَأَن تَصُومُواْ خَيْرٌ لَّكُمْ إِن كُنتُمْ تَعْلَمُونَ

Ce jeûne devra être observé pendant un nombre de jours bien déterminé. Celui d'entre vous qui, malade ou en voyage, aura été empêché de l'observer devra jeûner plus tard un nombre de jours équivalant à celui des jours de rupture. Mais ceux qui ne peuvent le supporter qu'avec grande difficulté devront assumer, à titre de compensation, la nourriture d'un pauvre pour chaque jour de jeûne non observé. Le mérite de celui qui en nourrira davantage (fait un bien de manière surérogatoire) ne sera que plus grand (ceci est un bien pour lui). Mais savez-vous qu'il est préférable pour vous de jeûner?

Ayaman maAdoudatin faman kana minkoum maridan aw Aala safarin faAiddatun min ayamin ookhara wa Aala allathin’youtiqounahou fidyatoun taAamu miskinin faman tatawaAa khayran fahouwa khayroun lahu wa an tasoumou khayroun lakoum in kountoum taAlamoun’

Il y a certaines catégories de personnes qui ne sont pas tenues de jeûner durant le mois de Ramadan et que ce qui leur incombe est la compensation qui consiste à nourrir un pauvre par jour non-jeûné.

Dans ce sujet nous allons apporter quelques explications à propos des règles de cette compensation.

1. À qui peut t'on donner la compensation ?

Il est permet de donner la compensation à tout musulman pauvre à condition qu'il ne fasse pas partie des gens pour qui il est obligatoire à la personne de dépenser.

C'est à dire qu'il ne faut pas donner la compensation à ses ascendants (les parents, les grands-parents...), ses descendants (les enfants, les petits enfants...) ou à son épouse.

L'imam Abu Abdullah Muhammad bin Idris ash-Shâfi'î أبو عبد الله محمد بن إدريس الشافعي (150-204 Hégire soit 767-820) a dit : « Il est possible de donner les expiations et l’aumône légale à toute personne parmi ses proche en faveur de qui la dépense n'est pas obligatoire. C'est à dire toute personne en dehors du père, de l'enfant et de l'épouse. Et si les proches sont des gens dans le besoin alors ils sont plus en droit qu'on leur donne l'expiation »

Kitāb al-Umm كـتـاب الأم Livre de la mère vol 8 p 157)

2. Si il y a plusieurs jours qui n'ont pas été jeûnés, il est permis de donner la compensation de tous les jours à un seul pauvre

Abu al-Hasan Ali Ibn Muhammad Ibn Habib al-Mawardi, en latin Alboacen (817-885 Hégire soit1414-1480 ) a dit : « Il n'y a pas de divergence sur le fait qu'il est permis de verser la compensation en nourriture à un seul pauvre en une seule fois »

(al'insaf fi maerifat al rajih min al khilaf  الإنصاف في معرفة الراجح من الخلاف l’Équité en sachant le plus correct du différend  vol 3 p 291)

3. Le moment à partir duquel on peut donner la compensation au pauvre

Les savants sont tous d'accord sur le fait qu'il n'est pas permis de donner la compensation au pauvre avant le début du mois de Ramadan.

Ils sont également tous d'accord sur le fait qu'il est valable de la donner pour chaque jour après que l'aube de ce jour soit passée.

L'imam  Muhammad Muîn ad-Dîn Nawawi محيي الدين النووي (631-676 Hégire soit 1233-1277) a dit : « Nos compagnons sont tous d'accord sur le fait qu'il n'est pas permis à la personne âgée et au malade dont on espère pas la guérison d'avancer la compensation avant l'entrée du mois de Ramadan et sur le fait qu'il est permis de faire cela après l'aube de chaque jour »

(Al Majmou' Charh Al Mouhadhab  المجموع شرح المهذب Explication totale de la société bien élevée vol 6 p 263) inachevé, considéré le meilleur ouvrage de fiqh comparé entre les diverses écoles.

Cheikh Muhammed Ibn Al-Othaymin  محمد إبن العثيمين  (1975-2001) a dit : « Il est possible de donner la compensation en nourriture au jour le jour ou bien de retarder cela à la fin du mois mais on ne donne pas la compensation en nourriture au début du mois pour les jours à venir car à ce moment là ces jours ne sont pas encore obligatoires »

(Al Kanz Al Thamin Fi Soualat الكنز الثمين في سُؤالات le trésor précieux question ibn 'Otheimine, question 386 p 89)

4. Les deux manières d'effectuer la compensation en nourriture

Il y a deux manières possibles pour effectuer la compensation des jours qui n'ont pas été jeûnés.

(Voir par exemple Al Charh Al Mumti' الشرح الممتع Explication intéressante de Cheikh 'Otheimine vol 6 p 325)

Première manière : On peut préparer un repas et y inviter un nombre de pauvre qui correspond au nombre de jours non-jeûnés.

D'après Ayoub : Une année, Anas Ibn Malik (que Dieu l'agrée) n'a pas pu jeûner à cause de sa faiblesse. Il a donc préparé un plat de tharid (*) et a invité trente pauvres qu'il a rassasié.

(Rapporté par Daraqoutni dans ses Sounan n°2390 et authentifié par Cheikh Shouayb Arnaout dans sa correction de Sounan Daraqoutni ainsi que par Cheikh Albani dans Irwa Al Ghalil vol 4 p 21)

عن أيوب عن أنس بن مالك رضي الله عنه أنّه ضَعُفَ عن الصّوم عامًا فصنع جفنة من ثريد ودعا ثلاثين مسكينًا فأشبعهم

(رواه الدارقطني في سننه رقم ٢٣٩٠ و صححه الشيخ شعيب الأرناؤوط في تحقيق سنن الدارقطني و صححه أيضاً الشيخ الألباني في إرواء الغليل ج ٤ ص ٢١

an 'Ayuwb an 'Anas bin malik radi Allah anah anna daeuf an al saoum amana fasna joufnatan min tharid wa daaan thlathyn miskynan’ fa'ashbahoum

(*) Le tharid ثريد est un plat originaire de la péninsule arabique composé de viande et de pain et de la sauce.

Seconde manière : On peut donner directement au pauvre de la nourriture consommée dans l'endroit où l'on vit sans la cuire.

-Quelle est la quantité de nourriture qui doit être donné au pauvre dans ce cas ?

Il n'y a pas de hadith du Prophète (que la prière de Dieu et Son salut soient sur lui) qui mentionne la quantité de nourriture qui doit être donnée au pauvre pour la compensation des jours de Ramadan non-jeûnés.

(Neyl Al Awtar de l'imam Chawkani محمد الشوكاني (1172-1250 Hégire soit1759-1834)  vol 8 p 372)

Les textes qui sont rapportés des compagnons du Prophète (que Dieu les agrée) sur le sujet montrent des quantités différentes. Ainsi les savants ont dit qu'il n'y a pas de quantité précise qui est demandée mais qu'il faut donner au pauvre ce qui suffit habituellement pour un repas.

Cheikh 'Otheimine a dit : « Il n'a pas été fixé de quantité précise de nourriture à donner au pauvre. Ainsi tout ce que l'on appelle 'nourrir' est suffisant »

(Fath Dhil-Jalali wal-Ikram bi Charh Boulough al-Maram - فتح ذي الجلال والإكرام بشرح بلوغ المرام  Ouvrir avec majesté et honneur pour expliquer la réalisation du but vol 7 p 298)

Et il a dit dans un autre ouvrage : « Parmi les choses que l'on peut tirer du verset (*), il y a le fait que pour la manière et la denrée utilisée dans la compensation en nourriture donnée au pauvre on retourne vers la coutume des gens car Dieu a mentionné cela de manière générale or pour les jugements qui sont mentionnés de manière générale et pour lesquels ils n'y a pas de précisions dans la chari'a الشَّرِيعَة qui représente  normes et règles doctrinales, sociales, cultuelles et relationnelles édictées par la Révélation ? alors on retourne vers la coutume »

(Tafsir تَفْسِير , « explication » Sourate Al Baqara vol 2 p 329)

(*) C'est à dire le verset qui est cité tout en haut du sujet.

Remarque : Afin de prendre la facilité et la sécurité, on peut donner la moitié d'un sa' de nourriture car c'est la plus grande quantité mentionnée dans les textes des compagnons du Prophète (que Dieu les agrée).

D'après 'Abdallah Ibn 'Omar (que Dieu les agrée lui et son père) : Le Prophète (que la prière de Die et Son salut soient sur lui) a imposé l'aumône de la rupture du jeûne un sa' de dattes, ou un sa' d'orge pour le serviteur et l'homme libre, pour les hommes et les femmes, pour les vieux et les jeunes parmi les musulmans.
Et il a ordonné qu'elle soit donnée avant la sortie des gens pour la prière.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1503 et Mouslim dans son Sahih n°984)
 

عن عبدالله بن عمر رضي الله عنهما قال : فرض رسول الله صلّى الله عليه وسلّم زكاة الفطر صاعًا من تمر أو صاعًا من شعير على العبد والحر والذكر والأنثى والصغير والكبير من المسلمين وأمر بها أن تُؤدّى قبل خروج الناس إلى الصلاة 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٥٠٣ و مسلم في صحيحه رقم ٩٨٤)


an Abdiallah ibn Oumar radi Allah anhouma qal : fard Rasul Allah salla Allah alayh wa salam zakat alfatr sa’a’ min tamourou 'aw sa’a min shaeir ala al abad wa al houri wa al dhikr wal'antha wa al saghir wa al kabir min al mouslimin wa mur biha 'an toudda qabl khourouj al naas 'ila al-salat

D'après Abou Said Al Khoudri (que Dieu l'agrée): « Nous sortions l'aumône de rupture du jeûne un sa' de nourriture, ou un sa' d'orge ou un sa' de dattes ou un sa' de fromage ou un sa' de raisin sec ».

(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1506 et Mouslim dans son Sahih n°985)

عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه قال : كنا نخرج زكاة الفطر صاعا من طعام أو صاعا من شعير أو صاعا من تمر أو صاعا من أقط أو صاعا من زبيب

(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٥٠٦ و مسلم في صحيحه رقم ٩٨٥)

an 'abou Said al Khoudri radi Allah anah qal : kounaa nakhrouj zakat al fatr sa’a min taeam 'aw sa’a min shaeir 'aw sa’a min tamuru 'aw sa’a min 'aqati 'aw sa’a min zabib

D'après 'Ata, 'Abdallah Ibn 'Abbas (que Dieu les agrée lui et son père) a dit: « Ce verset n'est pas abrogé. Il concerne le vieil homme et la vieille femme qui n'ont pas la capacité de jeûner. Ils doivent nourrir un pauvre pour chaque jour ».(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°4505)

عن عطاء قال عبدالله بن عباس رضي الله عنهما : ليستْ بمنسوخةٍ هو الشيخُ الكبيرُ والمرأةُ الكبيرةُ لا يستطيعان أن يصوما فيُطعمان مكان كلِّ يومٍ مسكينًا

(رواه البخاري في صحيحه رقم ٤٥٠٥)

an Ata' qal Abdallah bin Abbas radi Allah anhouma : lyst bimnsaoukiht hou al shykh al kabyr wa al marat al kabyrt la yastatiean 'an yasouma fyouteman makan kalli yawm miskynan

D'après Moujahid, مجاهد 'Abdallah Ibn 'Abbas  عبد الله ابن عباس (-3+68 Hégire soit 619-688 ) cousin paternel de Muhammad (que Dieu les agrée lui et son père رضي الله عنهما radi Allah anhuma  ) a dit : « Le vieil homme qui n'est pas capable et a donc rompu le jeûne doit nourrir pour chaque jour un pauvre en lui donnant la moitié d'un sa' صاعًا de blé (*) »

عن مجاهد قال عبدالله بن عباس رضي الله عنهما : الشيخ الكبير الذي لا يستطيع الصيام فيفطر ويُطعم عن كلّ يوم مسكيناً نصف صاع من حنطة

(رواه الدارقطني في سننه رقم ٢٣٨٦ و صححه الشيخ زكريا بن غلام الباكستاني في كتابه ما صح من آثار الصحابة في الفقه ص ٦٩٢)

 an Mujahid qal Abdallah ibn Abbas radi Allah anhouma : al shaykh al kabir al dhy la yastatie al siyam fayaftar wa youtem an kl yaoum maskynan nasf sae min hinta

(Rapporté par Daraqoutni الدارقطني ( 306-385 Hégire soit 918-995) dans ses Sounan سنن n°2386 et authentifié par Cheikh Zakariya Ibn Ghoulam Al Bakistani الشيخ زكريا بن غلام قادر الباكستاني dans son ouvrage Ma Saha Min Athar As Sahaba Fil Fiqh ما صح من آثر الصحابة في الفقه  Ce qui est vrai de l'intérêt des Sahaabah pour le Loi p 692) Explication des origines de la jurisprudence sur l'approche d'Ahl al-Hadith  اهل حدیث‎, les gens de la tradition.

(*) Le sa' صاعًا est une unité de mesure qui correspond à quatre poignées. Donc la moitié d'un sa' correspond à deux poignées.
- Le sa' ا لصاعًا correspond à 4 moud مود.
- Le moud  المد quant à lui à la quantité que l'on peut mettre dans les deux mains lorsqu'elles sont rassemblées

 Les savants contemporains ont dit que la moitié d'un sa' صاعًا correspond à 1,5 kg.

 Cheikh Abd al-Aziz ibn Abd Allah ibn Baaz : عبد العزيز بن عبد الله بن باز (1910-1999) a dit : « La quantité qui doit être donnée dans la compensation est environ 1,5 kg de la nourriture qui est dans ta maison que ce soit du riz, du blé ou autre denrée que les gens consomment dans le pays »

(Fatawa Nour 'Ala Darb  فتاوى نور على الدرب  éclairage sur le sentier de la lumière page 1229)

-Est-il possible de donner de l'argent à la place de la nourriture ?

La majorité des savants sont d'avis qu'il n'est pas valable de donner la somme d'argent qui équivaut au prix de la quantité de nourriture.

Al Majmou' Charh Al Mouhadhab  المجموع شرح المهذب Explication totale de la société bien élevée de l'imam Nawawi  النووي (631-676 Hégire soit 1233-1277) vol 6 p 420.

Par contre si il est difficile de donner de la nourriture directement au pauvre alors il est possible de donner de l'argent à une autre personne et de la charger d'acheter de la nourriture qui sera ensuite donnée au pauvre.

Remarque : Dans le verset cité au début du sujet, Dieu a informé que celui qui fait un bien de manière surérogatoire dans la compensation alors ceci est un bien pour lui.

Le verset est général est comprend ainsi plusieurs actes de bien surérogatoires.

Muhammad Ibn Jarīr Tabari محمد بن جریر طبری 224-310 Hégire soit 839-923 Jami` al-bayan `an ta'wil 'ay al-Qur'an  جامع البيان عن تأويل آي القرآن, Jami` Commentaire du Coran connu par  "Tafsir al Quran تفسير القرآن العظيم" volume 3 page 443

Parmi ces actes de bien :

-le fait de nourrir plus d'un seul pauvre par jour non-jeûné.

-Le fait de rajouter à la quantité de nourriture donnée au pauvre, de base de la viande, de la sauce...  

Cheikh 'Othaimine a dit : « Il convient dans cette situation de mettre avec la nourriture ce qui l'accompagne comme de la viande ou autre afin de compléter le verset »

(Charh Al Mumti' الشرح الممتع Explication intéressante vol 6 p 326)

 D'après 'Ata Ibn Abi Rabah, عطاء بن أبي رباح Tabi'i,  التابع un Mufassir مُفسّر, Muhaddithمحدث   (transmetteur de hadith) (27-114 Hégire soit 647-732)  'Abdallah Ibn 'Abbas (que Dieu les agrée lui et son père) a dit : 'Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu'avec grande difficulté, il y a un compensation : nourrir un pauvre' : C'est à dire un seul pauvre. 'Celui qui fait un bien de manière surérogatoire' : C'est à dire qu'il rajoute un autre pauvre.

Rapporté par Daraqoutni dans ses Sounan n°2377 qui l’a authentifié.

D'après 'Ata Ibn Abi Rabah, 'Abdallah Ibn 'Abbas (que Dieu les agrée lui et son père) a dit : « Ce verset n'est pas abrogé mais on n'accorde une facilité dans cela que pour la personne qui ne peut supporter le jeûne qu'avec grande difficulté ou au malade qui ne guérit pas (*) ».

(Rapporté par Nasai النسائي (215-303 Hégire soit 829-915) dans ses Sounan n°2317 et authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Nasai)

(*) C'est à dire qu'au départ les gens avaient le choix entre le fait de jeûner le mois de Ramadan et le fait de nourrir un pauvre pour chaque jour.

Par la suite cela a été abrogé pour l'ensemble des gens mais reste valable pour le malade dont on n'espère pas la guérison et pour la personne qui ne peut pas supporter le jeûne.

عن عطاء قال عبدالله بن عباس رضي الله عنهما : ليست بمنسوخَةٍ و لا يرخَّصُ في هذا إلا للذي لا يطيقُ الصيامَ أو مريضٍ لا يُشفَى

(رواه النسائي في سننه رقم ٢٣١٧ و صححه الشيخ الألباني في تحقيق سنن النسائي)

an Ata' qal Abdallah ibn Abbas radi Allah anhouma : laysat bimnsouakhat wa la yarkhkhas fi hadha 'ila liladhi la ytyqou al syam 'aw maryd la youshfa

D'après Mou'awiya Ibn Qoura : Anas Ibn Malik (que Dieu l'agrée) a n'a pas jeûné durant le Ramadan et il a donc nourrit chaque jour quatre pauvres.

ن معاوية بن قرة عن أنس بن مالك رضي عنه أنّه أفطر في رمضان فأطعم كلّ يوم أربع مساكين

(رواه البغوي في مسند ابن الجعد رقم ١١٤٣ و صححه الشيخ زكريا بن غلام الباكستاني في كتابه ما صح من آثار الصحابة في الفقه ص ٦٨٧)

an Mouawiat ibn Qoura an 'Mnas ibin Malik radin anah anna 'aftar fi ramadan fa'atam koul yawm arba masikin

(Rapporté par Al Baghawi dans Mousnad Ibn Al Ja'd n°1143 et authentifié par Cheikh Zakariya Ibn Ghoulam Al Bakistani dans son ouvrage Ma Saha Min Athar AS Sahaba Fil Fiqh p 687)

 D'après Moujahid, Qays Ibn As Saib compagnon du prophète mort ver 59 Hégire soit 678 (que Dieu l'agrée) a dit : Certes un homme doit nourrir pour Ramadan pour chaque jour la moitié d'un sa'. Nourrissez pour moi un sa'. Le Prophète (que la prière de Dieu et Son salut soient sur lui) était mon associé dans la jahiliya (*) et il était le meilleur des associés : il ne se disputait pas et ne polémiquait pas.

(Rapporté par Abou 'Oubeid dans Al Nasikh Wal mansoukh Fil Qur'an Al 'Aziz n°933 et authentifié par Cheikh Zakariya Ibn Ghoulam Al Bakistani dans son ouvrage Ma Saha Min Athar AS Sahaba Fil Fiqh p 687)

عن مجاهد قال قيس بن السائب رضي الله عنه : إنّ الرجل يُطعم عنه في رمضان لكلّ يوم نصف صاع فأطعموا عنّي صاعًا

كان رسول الله صلّى الله عليه و سلّم شريكي في الجاهلية فكان خير شريك لا يشاري و لا يماري

an Moujahid qal Qays ibn as sayib radia Allah eanah : 'in al rajoul youtem anah fi Ramadan lakla yawm nisf sa’ fa'ateimou enny sa’a kan Rasul Allah salla Allah alayh wa salam shariki fi al Jahiliat fakan khayr sharik la youshari wa la yamari

(*) C'est le nom de la période qui a précédé l'Islam.  جاهِليّة jāhilīya, du mot jahl جَهْل qui signifie ignorance humaine. Désigné dans le Coran la période antéislamique.

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