le jeune concernant les malades, les personnes agées, et femmes enceintes

le jeune concerant les malades, les personnes agées les femmes enceintes

RAMADAN KARIM  رمضان كريم     le 6 MAI 2019

Le premier jour du mois de Ramadan sera   le lundi 6 mai 2019. 

http://lamosquedethouars.e-monsite.com/pages/info-special-date-de-debut-du-mois-de-ramadan-1435-2014.html.

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De part le Nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمنِ الرَّحِيمِ

 Bismi Allahi al Rahmani al Rahim

Le mois de la générosité et de la solidarité. C’est le mois du partage où les nécessiteux doivent être encore plus secourus. D’après Abou Houreira (que Dieu l’agrée رضي الله عنه radi Allah anah), le Prophète (Prières et Paix de Dieu soient sur Lui صلى الله عليه و سلم salaa Allah alayh wa salam) était le plus généreux des hommes et le moment où il était le plus généreux est durant le Ramadan lorsque Gabriel (paix sur lui السلام عليه al salam alayh) le rencontrait et Gabriel (paix sur lui ا »لسلام عليه al salam alayh) venait à lui chaque nuit de Ramadan afin de lui enseigner le Coran القرآن al Qu’ran  « la Révélation Divine La Récitation ». Ainsi lorsque le Prophète (Prières et Paix soient sur Lui) rencontrait l’Ange Gabriel جبريل Jibril  (paix sur lui السلام عليه al salam alayh) il était plus généreux que les vents envoyés. (Rapporté par Boukhari et Muslim).

L'imam Jalal al-Din al-Souyouti جلال الدين السيوطي : 849 - 911 Hégire  soit 1445-1505 a cité ce hadith dans son ouvrage Wousoul Al Amani Bi Ousoul Al Tahani  الوصل الاماني بن اصول التهانيLe fondement des vœux et le fondement de la félicitation   page 54 et il a dit ensuite: « Ibn Rajab al Hanbal ابن رجب الحنبلي (736-795 soit 1335-1393 a dit: Ce hadith est une base en ce qui concerne la félicitation pour la venue du mois de Ramadan »

Les conditions d'obligation du jeûne du mois de Ramadan

 Le jeune du mois de RAMADAN Coran Sourate 2  البقرة al Baqara la Vache verset 185

Proclamée pendant la période Médinoise, qui occupe la 87è place dans l'ordre chronologique. sauf la 281 période Mecquoise

 

شَهْرُ رَمَضَانَ الَّذِيَ أُنزِلَ فِيهِ الْقُرْآنُ هُدًى لِّلنَّاسِ وَبَيِّنَاتٍ مِّنَ الْهُدَى وَالْفُرْقَانِ فَمَن شَهِدَ مِنكُمُ الشَّهْرَ فَلْيَصُمْهُ وَمَن كَانَ مَرِيضاً أَوْ عَلَى سَفَرٍ فَعِدَّةٌ مِّنْ أَيَّامٍ أُخَرَ يُرِيدُ اللّهُ بِكُمُ الْيُسْرَ وَلاَ يُرِيدُ بِكُمُ الْعُسْرَ وَلِتُكْمِلُواْ الْعِدَّةَ وَلِتُكَبِّرُواْ اللّهَ عَلَى مَا هَدَاكُمْ وَلَعَلَّكُمْ تَشْكُرُونَ

 Le mois de Ramadan est celui au cours duquel le Coran a été révélé pour guider les hommes dans la bonne direction et leur permettre de distinguer la Vérité de l'erreur. Quiconque parmi vous aura pris connaissance de ce mois devra commencer le jeûne. Celui d'entre vous qui, malade ou en voyage, aura été empêché de le faire devra jeûner plus tard un nombre de jours égal à celui des jours de jeûne non observés. Dieu tient ainsi à vous faciliter l'accomplissement de vos devoirs religieux et non à vous le rendre difficile. Achevez donc la période du jeûne et louez Dieu pour vous avoir guidés, afin de Lui prouver votre reconnaissance.

 

Que doivent faire les personnes âgées, les personnes atteintes d’une maladie incurable, les femmes enceintes et les femmes qui allaitent lorsqu’elles ne peuvent pas jeûner ?

Les personnes âgées et celles atteintes d’une maladie incurable :
Celui qui n'a pas la possibilité de jeûner pour cause de vieillesse ou autre, il doit manger et nourrir un pauvre pour chaque jour non jeuné. La preuve de cela est la parole d'Allah : " Pour ceux qui peuvent jeûner (wa 'ala lladhina youtîqoun) il y a une compensation : nourrir un pauvre. Et si quelqu’un fait plus de son propre gré, c’est pour lui ; mais il est mieux pour vous de jeûner ; si vous saviez ! " 

Sourate 2  البقرة al Baqara la Vache verset. 184 

Proclamée pendant la période Médinoise, qui occupe la 87èplace dans l'ordre chronologique. sauf la 281 période Mecquoise

أَيَّاماً مَّعْدُودَاتٍ فَمَن كَانَ مِنكُم مَّرِيضاً أَوْ عَلَى سَفَرٍ فَعِدَّةٌ مِّنْ أَيَّامٍ أُخَرَ وَعَلَى الَّذِينَ يُطِيقُونَهُ فِدْيَةٌ طَعَامُ مِسْكِينٍ فَمَن تَطَوَّعَ خَيْراً فَهُوَ خَيْرٌ لَّهُ وَأَن تَصُومُواْ خَيْرٌ لَّكُمْ إِن كُنتُمْ تَعْلَمُونَ
 Ce jeûne devra être observé pendant un nombre de jours bien déterminé. Celui d'entre vous qui, malade ou en voyage, aura été empêché de l'observer devra jeûner plus tard un nombre de jours équivalant à celui des jours de rupture. Mais ceux qui ne peuvent le supporter qu'avec grande difficulté devront assumer, à titre de compensation, la nourriture d'un pauvre pour chaque jour de jeûne non observé. Le mérite de celui qui en nourrira davantage ne sera que plus grand. Mais savez-vous qu'il est préférable pour vous de jeûner?

 Ayyaman maAdoudatin faman kana minkoum maridan aw Aala safarin faAiddatun min ayyamin oukhara waAala allathina youtiqounahou fidyatoun taAamou miskinin faman tatawwaAa khayran fahouwa khayroun lahou wa an tasoumou khayroun lakoum in kountoum taAlamoun'

 

Il faut savoir que l'obligation du jeûne est descendu progressivement. En effet au début dieu ayant donné le choix aux gens soit jeûner ou soit de nourrir un pauvre, même à ceux qui avaient la possibilité de jeûner. Et il y a 3 explications de ce verset :

1- il est dit que ceux qui ont la capacité de jeuner, peuvent nourrir un pauvre en compensation. Cette explication est soutenue par le hadith de Salam Ibnoul Akwa' qui dit : " Lorsque ce verset est descendu celui qui voulait manger et nourrir un pauvre pour compenser, il avait le droit de le faire. Jusqu'à ce que le verset qui vienne après abroge le premier. " (rapporté par Al Boukhari)
Et le verset qui abroge le premier est : " Celui qui atteste de ce mois, qu’il jeûne ! " (sourate 2  البقرة Al Baqara,la Vache verset.185)

لِّلنَّاسِ وَبَيِّنَاتٍ مِّنَ الْهُدَى وَالْفُرْقَانِ فَمَن شَهِدَ مِنكُمُ الشَّهْرَ فَلْيَصُمْهُ

lilnnasi wa bayyinatin mina al huda wa al fuurqani faman shahida minkoumou al shahra falyasoumhou 

2- Selon Abd Allâh ibn Abbas عبد الله ابن عباس ( -3 +68 Hégire soit 619-688) cousin paternel du Prophète, qui explique ce verset :

" "wa 'ala lladhina youtîqoun" وَعَلَى الَّذِينَ يُطِيقُو  : "pour ceux qui éprouve une grande difficulté à jeûner" alors qu'ils nourrissent un pauvre."

3- Et la 3ème explication, qui est faible : "et pour ceux qui ne peuvent pas jeuner qu'ils nourrissent un pauvre."

La femme enceinte et celle qui allaite :

Lorsqu'elles ne peuvent jeuner ou ont peur pour leur enfant, il leur est alors autorisé de manger et doivent nourrir un pauvre pour chaque jour non jeuné et elles n'ont pas à rattraper ce jour.
Il y a également une divergence des savants lorsque la femme mange car elle a peur pour elle-même ou lorsqu'elle a peur pour son enfant. Certains sont d'avis que si elle a peur pour elle, elle doit rattraper son jeûne et si elle a peur pour son enfant, elle doit rattraper et nourrir un pauvre.
Selon عبد الله ابن عباس Abd Allâh ibn Abbas  , " Lorsque la femme enceinte a peur pour elle même et celle qui allaite pour son enfant pendant ramadan, elles mangent et nourrissent un pauvre pour chaque jour mangé et elles ne rattrapent pas leur jeune." (Authentifié par Albani)
Selon نافع المدني Nafiʿ al-Madani , 689 - 785 : " Une des filles de Ibn 'Omar était mariée à un qouraich et elle était enceinte. Elle fut atteinte d'une grande soif pendant Ramadan, et 'Abdullah Ibn 'Omar lui a alors ordonné de manger et de nourrir un pauvre à la place de chaque jour. " (Authentifié par Albani)

Question : La femme enceinte ou qui allaite doit-elle obligatoirement jeûner pendant le mois de Ramadhân ? Si elle ne jeûne pas, doit elle rattraper les siyâm (jeûnes) manqués peut-elle s’acquitter seulement d’une compensation financière ?

Réponse : Les juristes musulmans s’accordent pour considérer qu’il est permis à la femme enceinte et à celle qui allaite de ne pas jeûner durant le mois de Ramadhân et de compenser les siyâm صَوم* jeûnes manqués. Cette permission a été établie notamment à partir d’un Hadith rapporté par Anas (radhiya Allâhou ‘anhou) et dans lequel il est énoncé que le Messager de Dieu (sallallâhou ‘alayhi wa sallam) a dit :

 إِنَّ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ وَضَعَ لِلْمُسَافِرِ الصَّوْمَ وَشَطْرَ الصَّلاَةِ وَعَنِ الْحُبْلَى وَالْمُرْضِعِ

« Certes, Dieu a levé du voyageur (l’obligation) du jeûne et de la moitié de la salât ; (et Il a levé également l’obligation du jeûne) de la femme enceinte et de celle qui allaite. »

(Sounan Nassaï)

*, ṣawm الصَّوْمُ (jeûne diurne- du latin diurnus, de dies, jour - qui vit le jour -  qui se rapporte au jour)

Des savants précisent cependant que, dans les cas cités, pour qu’il soit autorisé à la femme d’abandonner le jeûne, il est nécessaire qu’elle craigne pour sa propre santé ou pour celle du fœtus/du bébé et que cette crainte soit justifiée – par son expérience personnelle par exemple ou parce qu’un médecin musulman  (c’est à dire quelqu’un qui est conscient de l’importance du statut du jeûne en Islam et qui est plus à même à présenter un diagnostique approprié…) expérimenté lui affirme que le jeûne fait peser un risque sur sa santé ou celle de son enfant. Cette condition a été établie à partir de la version suivante du Hadith de ibn Anas (raḍī Allāh ʿanhu, رضي الله عنه Dieu soit satifait de lui ) :

رخَّص رسول الله صلى الله عليه وسلم للحُبلى التي تخاف على نفسها أن تفطر وللمرضع التي تخاف على ولدها

« Le Messager de Dieu (sur lui le salut et la prière de Dieu اللَّه صَلَّى اللَّه عَلَيْهِ وَسَلَّمَsallallâhou ‘alayhi wa sallam) a autorisé à la femme enceinte qui craint pour sa personne de ne pas jeûner, ainsi qu’à celle qui allaite et qui craint pour son enfant. »

(Sounan Ibn Mâdja سنن ابن ماجة La fiabilité de ce Hadith  source de tradition a été très sévèrement remise en question par  Al Albâni (puisse Dieu lui accorder Miséricorde  النووي رحمه الله rahimahoullâh) ; néanmoins, un propos rapporté de façon fiable de Ibnou ‘Abbas (raḍī Allāh ʿanhu, رضي الله عنه Dieu soit satifait de lui ) (et cité dans les Sounan Abou Dâoûd) va dans le même sens que cet énoncé)

Quelle forme doit prendre la compensation pour les jeûnes qui n’ont pas été accomplis par celle qui est enceinte ou celle qui allaite ? Les avis divergent à ce sujet ; voici les principales opinions exprimées :

  • Selon les oulémas hanafites, dans les deux cas, la femme n’aura qu’à remplacer les jeûnes manqués, sans avoir à s’acquitter d’une quelconque autre compensation matérielle. Cet avis repose sur l’énoncé général du passage du Qour’aane qui n’impose que le remplacement du jeûne à ceux qui le délaissent pour cause de voyage ou maladie (Sourate 2 / Verset 184). Parmi des savants  contemporains, cette opinion est celle qui a été retenue par Ibnou Bâz (puisse Dieu lui accorder Miséricorde  النووي رحمه الله rahimahoullâh) et Ibnoul ‘Outheïmin (puisse Dieu lui accorder Miséricorde  النووي رحمه الله rahimahoullâh).
  • Selon l’avis qui fait autorité chez les châféïtes et les hambalites :

o   si l’abandon du jeûne a été motivé seulement par crainte par rapport à la santé du fœtus/du bébé, en sus de remplacer les jeûnes manqués, la femme concerné devra également s’acquitter d’une « fidya »(compensation qui consiste en principe à donner à nourrir un pauvre pendant un jour) pour chaque jeûne manqué. Ils basent leur avis à ce sujet sur une interprétation rapportée de Ibnou Abbâs (raḍī Allāh ʿanhu, رضي الله عنه Dieu soit satifait de lui ) au sujet d’un passage du verset 184 de la deuxième sourate du Qur’aane.(Sounan Abou Dâoûd سنن أبو داود qui sont l'un des six grands recueils de hadiths sunnite)

o   et si l’abandon du jeûne a été motivé par une crainte de la femme concernée pour sa propre personne, dans ce cas, elle n’aura qu’à remplacer les jeûnes manqués, sans avoir à donner de « rançon الفدية fidya ».

  • Concernant la femme qui allaite, les mâlékites partagent l’opinion des châféïtes et des hambalites. Et concernant la femme enceinte, leur avis est le même que celui des hanafites. Cette distinction de statut s’explique par le fait que, dans le premier cas, il est possible à la femme de faire allaiter son bébé par quelqu’un d’autre et d’accomplir le jeûne, alors que dans le second cas, elle n’a d’autre solution que d’abandonner le jeune.
  • Certains oulémas (parmi les contemporains, cet avis a été retenu par Al Albâni puisse Dieu lui accorder Miséricorde  النووي رحمه الله rahimahoullâh sont d’avis que, dans les deux cas, la femme concernée n’aura pas à rattraper les jeûnes non accomplis : il lui suffira de s’acquitter d’une fidya par jour de sawm manqué. Cette opinion est basée sur des Fatâwa rapportées de Ibnou ‘Oumar ( raḍī Allāh ʿanhu, رضي الله عنه Dieu soit satifait de lui ) et de ‘Ibnou Abbâs (raḍī Allāh ʿanhu, رضي الله عنه Dieu soit satifait de lui ).

Il est à noter enfin que, selon les savants qui considèrent que le remplacement du jeûne est nécessaire dans les cas cités, la femme doit nécessairement les remplacer avant que ne débute le mois de Ramadhân suivant. Si elle retarde les qadhâs sans motif valable jusqu’à ce qu’arrive le Ramadhân رمضان de l’année suivante, elle commet un péché.

 

La capacité physique permettant de pouvoir jeûner

Le jeûne du mois de Ramadan رمضان  n'est obligatoire qu'aux personnes qui peuvent physiquement le supporter.

Il y a quatre catégories de personnes qui sont concernées par ce point :

- la personne qui est malade mais dont on espère la guérison- الشخص المريض ولكن من المأمول الشفاء al shakhs al marid wa lakoun min al mamoul al shifa'

- la personne qui est malade et dont on n'espère pas la guérison - الشخص المريض والذي لا يشفى من الشفاء – al shakhs al marid wa ladhi la yashfa min al shifa'

- la personne âgée - الشخص المسن – al shakhs al misanou

- la femme enceinte ou celle qui allaite - المرأة الحامل أو المرأة التي ترضع  - al mar'at al hamil 'aw al mar'at alty tardae.

A. La personne qui est malade mais dont on espère la guérison.

1. Les savants sont en consensus sur le fait que le malade n'est pas obligé de jeûner le mois de Ramadan

L'imam Ibn Qoudama Al Maqdisi  ابن قدامة المقدسي (541- 620 hégire soit 1147-1223) a dit : « Les gens de science sont en consensus sur le fait qu'il est permis au malade de ne pas jeûner ».

Le patient a deux conditions:

L'un d'eux est qu'il ne peut pas jeûner d'aucune façon.

La seconde est qu'il est capable de jeûner avec le mal et les difficultés.

Ibn Qudamah (Puisse Dieu lui accorder sa miséricorde) a déclaré à al-Mughni (4/404):

للمريض حالتان :

إحداهما : ألا يطيق الصوم بحال ، فعليه الفطر واجبا .

الثانية : أن يقدر على الصوم بضرر ومشقة ، فهذا يستحب له الفطر ولا يصوم إلا جاهل اهـ .

وقال ابن قدامة رحمه الله في "المغني" (4/404)

Li almarid halatan :

'iihdahouma : 'alaa youtiq al suwm bihal , afadalayh al fatar wa jibaan .

 al thaniat : 'an youqadar alaa al sauwm bidarr wa moushiqat , fahdhaan yastahibou lah al fatar wa la yasoum 'iilaa jahil ah .

 wa qal ibn Qoudamat Rahimah Allah fi "al moughni" (4/404) :

(kitab Al Moughni كتاب المغني vol 4 p 404)

Ahmad (5832) a raconté qu'Ibn 'Umar avait déclaré: Le Messager de dieu (paix et bénédictions de Dieu  soient sur lui) a déclaré: "Dieu aime apporter son permis car il déteste que sa désobéissance vienne", rapporté par al-Albani à Irwa' al-Ghalil (564)

روى أحمد (5832) عَنِ ابْنِ عُمَرَ قَالَ : قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ : ( إِنَّ اللَّهَ يُحِبُّ أَنْ تُؤْتَى رُخَصُهُ كَمَا يَكْرَهُ أَنْ تُؤْتَى مَعْصِيَتُهُ ) ، وصححه الألباني في إرواء الغليل ( 564 )

rawa 'Ahmad (5832) an ibn Oumar qal : qal Raçoul Alllah salla Allah ealayh wasallam : ( 'inn Allah youhibb 'an toutaa roukhasouh kama yakrah 'an toutaa maesiatouh ) , wa sahahah al'Albani fi 'irwa' al ghalil ( 564)

Al-Bukhari (6786) et Muslim (2327) ont raconté qu'A'ishah (que Dieu soit satisfait d'elle) a dit: Quel est le meilleur du Messager de Dieu (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) entre deux choses, à moins de prendre la chose facile, à moins que ce ne soit un péché?

Al-Nawawi  النووي : C'est recommandé «مستحبّ  moustahab  » de prendre la main gauche et le coude si ce n'est pas interdit « حَرَام haram » ou détestable  «  مكروه makrouh ».

Il est plutôt interdit à un patient de jeûner avec la difficulté de jeûner contre lui, et son jeûne peut être interdit s'il craint de subir des blessures à cause du jeûne.

Al-Qurtubi القرطبي (Puisse Dieu lui accorder sa miséricorde) a déclaré (2/276):

روى البخاري (6786) ومسلم (2327) عَنْ عَائِشَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا قَالَتْ : مَا خُيِّرَ رَسُول اللَّه صَلَّى اللَّه عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بَيْن أَمْرَيْنِ إِلا أَخَذَ أَيْسَرهمَا مَا لَمْ يَكُنْ إِثْمًا , فَإِنْ كَانَ إِثْمًا كَانَ أَبْعَدَ النَّاس مِنْهُ .

قال النووي رحمه الله :

فِيهِ : اِسْتِحْبَاب الأَخْذ بِالأَيْسَرِ وَالأَرْفَق مَا لَمْ يَكُنْ حَرَامًا أَوْ مَكْرُوهًا اهـ .

بل يكره للمريض أن يصوم مع مشقة الصيام عليه ، وقد يكون صومه حراماً إذا خشي أن يحصل له ضرر بسبب الصوم .

قال القرطبي رحمه الله (2/276 :

rawaaal Boukhari (6786) wa Mouslim (2327) ana Aysha radi Alllah anha qalat : ma khouyir Rasul Alllah salla Alllah alayh wa sallam bayn 'amrayn 'iila 'akhadh 'aysarhma ma lam yakoun 'iithmana , fa'iin kan 'ithmana kan 'abaad al nas minh . qal al Nawawi Rahimah Allah : fih : aistihbab al'akhdh bi al' aysar Wa al'arfaq ma lam yakoun harama 'aw makrouha ah . bal youkrouh li al marid 'an yasoum mae moushaqat al siyam alayh , wa qad yakoun soumah ahraman 'iidha khashi 'an yahsoul lah darar bsbb al saouwm . qal al Qurtubi Rahimah Allah (2/276) :

*2. Quelle est la maladie qui permet à la personne de ne pas jeûner ?

La maladie qui permet à la personne de ne pas jeûner durant le mois de Ramadan est la maladie qui entraîne pour le jeûneur une difficulté supérieure à la normale.

Muhammad Ibn Jarir Tabari  محمد بن جریر طبری   (224-310 Hégire soit 838-923)

Tafsir Tabari تفسير الطبري  Explication De Tabari vol 3 p 458/459)

Les savants ont précisément mentionné que ceci comprend quatre points :

- la maladie pour laquelle le jeûne va retarder la guérison de la personne (voir par exemple Al kitab Al Moughni كتاب المغني vol 4 p 404 ci dessus)

- la maladie pour laquelle le jeûne va entraîner une aggravation de la maladie (voir par exemple Ahkaam-ul-Qur'an احکام القرآن  les disposition du Coran de l'imam Tahawi الطحاوي (238-321 Hégire soit 852-933)vol 1 p 398)

- la maladie pour laquelle le jeûne va entraîner des douleurs comme par exemple la personne qui a certains problèmes d'estomac (voir par exemple Charh Nour Al Basair Wal Albab de Cheikh Chathri p 213)

- la personne qui vient de guérir et pour qui le jeûne risque de faire revenir la maladie ainsi que la personne qui est en bonne santé mais que le jeûne risque de faire tomber malade (voir kitab Al Moughni كتاب المغني vol 4 p 404/405 ; Hachiya  حاشية Annotations de Ibn abdal Aziz  'Abdin  بن عبد العزيز عابدين (1198–1252 Hégire soit1783–1836) vol 3 p 404)

Par contre, les 'maladies' qui sont en dessous de cela comme par exemple le fait de ressentir un léger mal de tête, une douleur légère à la dent, une douleur à la cheville... ne permettent pas de rompre le jeûne.

C'est l'avis des savants des quatre écoles.

(Voir Badai' As Sanai'  بدائع الصنائع  par Abi Bakr Al Kasani أبو بكر الكاساني (mort en 587 Hégire soit 1191)vol 2 p 609 ; Al Mouwata موطأ  la plus ancienne source existante des Hadiths,par l’ Imam Malik ibn Anas  للإمام مالك بن أنس (93-179 Hégire soit 711-795) vol 2 p 340 ; Al Majmou' Charh Al Mouhadhab. المجموع شرح المهذب vol 6 p 261 ; kitab Al Moughni كتاب المغني vol 4 p 404)

Remarque : Il n'y a pas de différence entre le fait que la personne ait débuté la journée de jeûne ou pas. À partir du moment où la maladie, telle qu'elle a été décrite ci-dessus, est présente alors la personne peut rompre le jeûne même durant la journée.

L'imam Nawawi   النووي  631-676 Hégire soit 1233-1277 a dit : « Si la personne est en bonne santé et commence à jeûner puis tombe malade alors il lui est permis de rompre le jeûne. Il n'y a pas de divergence sur cela ».

Al Majmou' Charh Al Mouhadhab. المجموع شرح المهذب .Explication total du comportement, vol 6 page 262

3. Si le malade rompt le jeûne alors il lui sera obligatoire de rattraper le ou les jours manqués une fois qu'il sera guéri

Dieu a dit dans la sourate 2 البقرة Al Baqara  la Vache verset 185

(traduction rapprochée du sens des versets):

Celui d'entre vous qui, malade ou en voyage, aura été empêché de le faire devra jeûner plus tard un nombre de jours égal à celui des jours de jeûne non observés

قال الله تعالى : وَمَن كَانَ مَرِيضًا أَوْ عَلَى سَفَرٍ فَعِدَّةٌ مِّنْ أَيَّامٍ أُخَرَ

سورة البقرة ١٨٥

Wa man kana maridan aw Aala safarin faAiddatoun min ayamin oukhara

L'imam Ibn Hazm بن حزم (354- 456 Hégire soit 994-1064 ) a dit : « Les savants sont en consensus sur le fait que la personne qui rompt le jeûne durant le voyage ou à cause de la maladie, il lui est obligatoire de rattraper le nombre de jours qu'il n'a pas jeûné ».

(Maratib Al Ijma'  مراتب الإجماع Classement du consensus p 46)

4. Il est recommandé au malade pour qui le jeûne est difficile de rompre le jeûne et jeûner est détestable pour lui

Cheikh Rajihi a dit : « En ce qui concerne la maladie avec laquelle le jeûne est difficile, dans ce cas il est recommandé au malade de rompre le jeûne et il est détestable de jeûner pour lui ».

(Sahih al Boukhari  صحيح البخاري Muhammad Al Boukhari   محمد البخاري   (194-256 Hégire soit 810-870) vol 8 p 314)

Muhammad Ibn Al-Othaymin : محمد إبن العثيمين (1925-2011) a dit : « Dans le cas où le jeûne est difficile mais ne nuit pas à la personne alors dans ce cas là il faut rompre le jeûne car Dieu a dit

la sourate 2 البقرة Al Baqara  la Vache verset 185

وَمَن كَانَ مَرِيضًا أَوْ عَلَى سَفَرٍ فَعِدَّةٌ مِّنْ أَيَّامٍ أُخَرَ

Celui d'entre vous qui, malade ou en voyage, aura été empêché de le faire devra jeûner plus tard un nombre de jours égal à celui des jours de jeûne non observés

Wa man kana maridan aw Aala safarin faAiddatoun min ayamin oukhara

Et le jeûne est détestable dans ce cas car ceci fait sortir de la facilité accordée par Dieu et c'est un châtiment que la personne inflige à sa propre personne et il est rapporté dans le hadith :

D'après 'Abdallah Ibn 'Omar (que Dieu les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière de Dieu et Son salut soient sur lui) a dit:

 « Certes Dieu aime que l'on profite de ses facilités comme Il déteste que l'on pratique ce qu'Il a interdit ».

(Rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°1059)

Et dans une autre version : « Certes Allah aime que l'on profite de ses facilités comme Il aime que l'on délaisse ce qu'Il a interdit ».

(Rapportée par Ibn Khouzeima et authentifiée par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°1059)

عن عبد الله ابن عمر رضي الله عنهما قال النبي صلى الله عليه وسلم : إن الله تبارك وتعالى يحب أن تؤتى رخصه كما يكره أن تؤتى معصيته

رواه أحمد و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ١٠٥٩

و في رواية أخرى : إن الله يحب أن تؤتى رخصه كما يحب أن تترك معصيته

رواها بن خزيمة صححها الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ١٠٥٩

an ibd Allah ibn Oumar radia Allah anhouma qal al Nabi salaa Allah alayh wa salam :

 'iina Allah tabarak wa taAala youhibu 'ana toutaa rakhsouh kama youkrouh 'ana toutaa maasiatouh

rawa 'Ahmad wa sahhah al shaykh al'Albani fi sahih al targhib wa al Tarhib raqam 1059

wa fi riwayat 'oukhraa :

 'iina Allah youhioUbu 'an toutaa rakhsouh kama youhibou 'an tatrouk maasiatah

 rawa ibn Khouzaimat sahaha al shaykh al'Albani fi sahih al Targhib wa al Tarhib raqam 1059

Aussi dans  (Majalis Charh Ramadan مجالس شهر رمضان  conseil sur e Mois de Ramadan p 33)

5. Il est obligatoire pour le malade à qui le jeûne cause préjudice de rompre le jeûne

Muhammad Ibn Al-Othaymin : محمد إبن العثيمين a dit : « Si le jeûne cause un préjudice à la personne alors le jeûne est interdit car Dieu a dit : 'Et ne tuez vos propres personnes. Certes Dieu est Miséricordieux envers vous' (*).

Ce verset montre que chaque chose dans laquelle il y a un préjudice pour la personne est une chose interdite »

(Sharh Al Mumti  الشرح الممتع  Explications intéressantes vol 6 p 328)

* Il s’agit de la sourate 4 النساء an nisâ les femmes verset 29

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ لاَ تَأْكُلُواْ أَمْوَالَكُمْ بَيْنَكُمْ بِالْبَاطِلِ إِلاَّ أَن تَكُونَ تِجَارَةً عَن تَرَاضٍ مِّنكُمْ وَلاَ تَقْتُلُواْ أَنفُسَكُمْ إِنَّ اللّهَ كَانَ بِكُمْ رَحِيماً

Ô vous qui croyez ! Ne vous dépossédez pas les uns les autres de vos biens par des procédés malhonnêtes ! Que vos échanges soient fondés sur des transactions librement consenties. N'attentez pas non plus à vos jours, car Dieu est Plein de compassion pour vous.

Ya ayouha allathin’ amanou la takoulou amwalakoum baynakoum bi al batili illa an takouna tijaratan Aan taradin minkoum wa la taqtoulou anfousakoum inna Allah kana bikoum Rahiman

6. Si le malade, malgré qu'il lui soit permis de rompre le jeûne, décide de patienter à la difficulté et de jeûner alors son jeûne est valable

L'imam Muhammad Ibn Jarir Tabari  محمد بن جریر طبری   (224-310 Hégire soit 838-923) a dit : « Tous les savants sont en consensus sur le fait que le malade qui jeûne le mois de Ramadan, bien qu'il avait le droit de rompre le jeûne, alors son jeûne est valable et il n'a pas à rattraper un nombre égal de jours une fois qu'il est guérit ».

(Tafsir Tabari تفسير الطبري  Explication De Tabari vol 3 p 454)

7. Si le malade guérit au cours de la journée alors qu'il avait précédemment rompu le jeûne, il n'a pas à s'abstenir des choses qui annulent le jeûne pour le reste de la journée

D'après Muhammad Ibn Sirin محمد بن سيرين, 'Abdallah Ibn Mas'oud عبدالله بن مسعود (que Dieu l'agrée) a dit : « Celui qui a mangé au début de la journée, qu'il mange à la fin de la journée ».

(Rapporté par Ibn Abi Chayba dans son Mousannaf مصنفه n°9106 et authentifié par Cheikh Zakariya Ibn Ghoulam Al Bakistani dans son ouvrage Ma Saha Min Athar AS Sahaba Fil Fiqh p 640)

عن محمد بن سيرين قال عبدالله بن مسعود رضي الله عنه : من أكل أول النهار فليأكل آخره

رواه ابن أبي شيبة في مصنفه رقم ٩٤٣٥ و صححه الشيخ زكريا بن غلام الباكستاني في كتابه ما صح من آثار الصحابة في الفقه ص ٦٤٠

an Muhammad ibn Sirin qal Abdallah ibn Maseud radi Allah anah : min 'akla 'awal al nahar falyakoul akhirih

rawah ibn 'abi shayba fi mousanafih raqam 9435 wa sahahah al shaykh Zakaria Ibn ghulam al bakistanii fi Kitab ma saha min athar al sahhabat fi al Fiqih s 640

Muhammad Ibn Al-Othaymin : محمد إبن العثيمين a dit : « Le sens de ce texte est que la personne à qui il était permis de rompre le jeûne au début de la journée alors il lui est permis de le rompre à la fin de la journée ».

(Fatawa As Siyam الفتاوى  الصيام avis juridique sur le jeûne p 492)

Par contre dans ce cas, il ne faut pas que la personne fasse en public des choses qui annulent le jeûne si elle craint que cela lui cause du tort.

Muhammad Ibn Al-Othaymin : محمد إبن العثيمين a dit : « Mais il convient de ne pas manger et boire de manière apparente si la personne craint un préjudice ».

(Fatawa As Siyam الفتاوى  الصيام avis juridique sur le jeûne p 496)

Les règles concernant le rattrapage des jours non-jeûnés de Ramadan

- Si la personne n'a pas rattrapé ses jours de Ramadan avant le début du Ramadan suivant alors qu'elle en avait la capacité alors elle devra rattraper les jours après la fin du second Ramadan et en plus nourrir un pauvre pour chaque jour

D'après Moujahid مجاهد, 'Abdallah Ibn 'Abbas عبدالله بن عباس (que Dieu les agrée lui et son père) a dit : « Celui qui est négligent au niveau du jeûne du mois de Ramadan jusqu'à ce qu'il soit atteint par un autre mois de Ramadan devra jeûner ce nouveau mois de Ramadan puis il devra jeûner ce qu'il a manqué et nourrir un pauvre avec chaque jour ».

(Rapporté par Daraqoutni dans ses Sounan n°2347 et authentifié par l'imam Nawawi dans Al Majmou' vol 6 p 409 ainsi que par Cheikh Albani dans Moukhtasar Sahih Al Boukhari vol 1 p 569)

عن مجاهد قال عبدالله بن عباس رضي الله عنهما قال : من فرّط في صيام شهر رمضان حتَى يُدركه رمضان آخر فليَصُم هذا الذي أدركه ثمّ لْيَصُم ما فاته و يُطعم مع كلّ يوم مسكيناً

رواه الدارقطني في سننه رقم ٢٣٤٧ و صححه الإمام النووي في المجموع ج ٦ ص ٤٠٩ و صححه أيضاً الشيخ الألباني في مختصر صحيح البخاري ج ١ ص ٥٦٩

an Moujahid qal Abdallah ibn Abbas radi Allah anhouma qal : min farrata fi siam shahr Ramadan hataa youdrkh Ramadan akhar flyasum hadha aldhy 'adrakah thouma lyasoum ma fatah w yutem mae kl yawm miskynan

 rawah al Darqtany fi sununah raqam 2347 wa sahahah al'imam al Nawawia fi al majmue j 6 s 409 wa sahhah aydaan alshaykh al'Albania fi moukhtasir sahih al Bakhari j 1 s

D'après Moujahid مجاهد, Abou Houreira أبو هريرة (que Dieu l'agrée) a dit à propos de celui qui est négligent au niveau du rattrapage du Ramadan jusqu'à ce qu'il soit atteint par un autre mois de Ramadan : « Il doit jeûner ce Ramadan avec les gens et il jeûnera également le jeûne concernant lequel il a été négligent et il devra nourrir un pauvre pour chaque jour ».

(Rapporté par Daraqoutni dans ses Sounan n°2344 qui l'a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans la Silsila Daifa vol 2 p 236)

 

عن مجاهد قال أبو هريرة رضي الله عنهما قال فيمن فرّطَ في قضاءِ رمضانَ حتّى أدركهُ رمضانَ آخر : يصومُ هذا مع الناسِ ويصومُ الذِي فرّطَ فيهِ ويُطعمُ لكلِّ يومٍ مسكينًا

(رواه الدارقطني في سننه رقم ٢٣٤٤ و صححه أيضاً الشيخ الألباني في السلسلة الضعيفة ج ٢ ص ٢٣٦)

an Majahid qal 'abou harirat radi Allah anhouma qal faymin farrata fi qda' Ramadan hatta adrakh Ramadan akhar : yasoum hadha mae al nas ouaysoum aldhi farrata fyh wa youtim laklal youm miskynana

(rawah al Darqtany fi sununih raqam 2344 wa sahahah aydaan al shaykh al'Albani fi al silsilat al daeifat j 2 s 236)

L'imam Tahawi الطحاوي (238- 321 Hégire soit 852 à 935) a dit : « Les compagnons du Prophète (que Dieu les agrée) sont en consensus sur le fait qu'il est obligatoire de faire une compensation en nourriture (*) pour la personne qui a été négligente jusqu'à l'entrée d'un autre mois de Ramadan ».

(Résumé de différents scientifiques  مختصر إختلاف العلماء Moukhtasar Ikhtilaf Al Oulama vol 2 p 22)

(*) C'est à dire en plus du rattrapage.

Remarque : À qui donner la compensation ? Quelle quantité de nourriture donner ? Comment la donner ? Peut-on donner la compensation en argent et pas en nourriture ?

Les réponses à ces questions se trouvent sur le lien suivant : Les règles de la compensation du jeûne

- Si la personne n'a pas rattrapé ses jours de Ramadan avant le début du Ramadan suivant car elle n'en a pas eu la capacité alors il faudra simplement qu'elle les rattrape quand elle le pourra

Ceci est l'avis des quatre imams.

(Voir Le Pardon الاستغفار Al Istidhkar de l'imam Ibn 'Abdel Bar ابن عبدالبر‎  368-463 Hégire soit  978-1071 vol 10 p 227 ;  explication total sur le bon comportement المجموع شرح المهذب Al Majmou' Charh Al Mouhadhab. المجموع شرح المهذب de l'imam Nawawi النووي 631-676 Hégire  soit 1233-1277  vol 6 p 412)

2. Les règles du jeûne durant le rattrapage des jours du Ramadan

- Il est interdit de rompre volontairement une journée de rattrapage

L'imam Ibn Qudama al-Maqdissi ابن قدامة المقدسي 541-620 Hégire soit 1147-1223 a dit : « La personne qui rentre dans un jeûne obligatoire comme le rattrapage de Ramadan (…) il ne lui est pas permis d'en sortir. (…)

Il n'y a pas de divergence à ce propos et toute la louange appartient à Dieu »

(kitab Al Moughni كتاب المغني vol 4 p 412 ou 413)

عن أم هانئ رضي الله عنها أنَّ رسولَ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّم شرِب شرابًا فناوَلها لتَشرَبَ

فقالتْ : إنّي صائمةٌ ولكنّي كرِهتُ أن أرُدَّ سؤرَكَ

فقال : إن كان قَضاءً من رمضانَ فاقضي يومًا مَكانَه وإن كان تَطَوُّعًا فإن شئتِ فاقضي وإن شئتِ فلا تَقضي

(رواه أحمد في مسنده رقم ٢٦٩١٠ و صححه الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة رقم ٢٨٠٢)

an 'am hani radi Allah eanha ann raçoul Allah salla Allah alayh wa salam shrib shrabana fnawalh al tashrab faqalat : 'inny saymt walknny kriht 'an aroudd swrak faqal : 'iin kan qada'an min Ramadan faqidi youmana makanah wa'iin kan tatawwouaana fa'iina shyt faqidi wa'iin shyt fala taqdy

 (rawah 'Ahmad fi musnadih raqm 26910 wa sahahah al shaykh al'Albaniu fi al silsilat al sahihat raqam 2802

- La personne qui a une relation sexuelle durant une journée de rattrapage n'aura pas d'expiation à effectuer

La personne qui a une relation sexuelle durant une journée de jeûne pendant le mois de Ramadan devra effectuer une expiation qui est mentionnée dans le hadith suivant : 

1. L'interdiction du rapport sexuel durant le jeûne et le fait que ceci annule le jeûne pour ceux qui ont fait cela volontairement

Ibn Taymiya ابن تيمية  (661- 728 Hégire soit  1263-1328) a dit : « Les choses qui annulent le jeûne et sont prouvées par les textes et le consensus sont : le fait de manger, le fait de boire et le rapport sexuel ».
(Majmou Al Fatawa  مجموع الفتاوى  collection sur tous les avis juridiques 25/219)


2 et 3. L'obligation pour la personne qui a volontairement eu un rapport sexuel durant le jeûne de Ramadan de se repentir et de rattraper le jour durant lequel le rapport a eu lieu

Dans une autre version du hadith de Abou Houreira (que Dieu l'agrée) mentionné ci-dessus, le Prophète (que la prière de Dieu et Son salut soient sur lui) a dit à l'homme à la fin du hadith : « Jeûne un jour et demande à Dieu seul de te pardonner ».
(Rapporté par Ibn Khouzeima dans son Sahih n°1954 et authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sahih Ibn Khouzeima)
 


في رواية أخرى لحديث أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم في آخره : فصم يوما واستغفر الله 
(رواها ابن خزيمة في صحيحه رقم ١٩٥٤ و صححها الشيخ الألباني في تحقيق صحيح ابن خزيمة)


fi riwayat 'ukhraa lihadith 'abou hourairat radi Allah anah qal al Nabi salaa allah alayh wa salam fi akhirah : fasm yawman wa staghfir Allah

 (rawah ibn Khouzeimafi sahihih raqam 1954 wa sahhOuha al shaykh al'Albani fi tahqiq sahih ibn Khouzaima)
4. L'obligation pour la personne qui a eu le rapport de continuer de s'abstenir des choses qui annulent le jeûne le reste de la journée

Muhammad Ibn Al-Othaymin : محمد إبن العثيمين a dit : « Celui qui a eu un rapport sexuel alors qu'il jeûnait dans son pays de résidence (c'est à dire qu'il n'était pas en voyage) et faisait partie des gens pour qui le jeûne était obligatoire alors le rapport sexuel entraîne 5 choses :
- le péché
- l'annulation du jeûne
- l'obligation de continuer à s'abstenir
- l'obligation de rattraper le jour
- l'obligation de la kaffara الكفارة expiation»
Eclaircissement sur le Jeune فتوى الصيام Fatawa al Siyam p 709/710


5. L'obligation de l'expiation الكفارة kaffara qui consiste à libérer un esclave ou à jeûner deux mois consécutifs ou à nourrir 60 pauvres

Ibn Taymiya ابن تيمية  (661- 728 Hégire soit  1263-1328) a dit : « La sounna et le consensus montrent que la kaffara est obligatoire pour celui qui a eu un rapport sexuel... ».
(éclaircissement total مجموع الفتاوى Majmou Al Fatawa 25/249)

Par contre la personne qui a une relation sexuelle durant une journée de rattrapage n'aura pas à effectuer cette expiation mais devra se repentir de cela.

L'imam Ibn Qudama al-Maqdissi ابن قدامة المقدسي, . 541-620 Hégire soit 1147-1223 a dit : « Il n'y a pas d'expiation obligatoire à cause du fait de rompre le jeûne à un autre moment que durant le mois de Ramadan. Ceci est l'avis des savants et de la majorité des juristes sauf Qatada (*) qui a dit que l'expiation est obligatoire pour la personne qui a une relation sexuelle durant le rattrapage du Ramadan
(L'enrichisseur المغنى  Al-Mughni de vol 4 p 378)

(*) Il s'agit de Qatāda ibn Diʿāma as-Sadūsī, Abū ʾl-Chattāb,  قتادة بن دعامة السدوسي، أبو الخطاب  (61- 118 Hégire soit 680 -735/726 ).

- Si la personne rompt le jeûne durant une journée de rattrapage alors elle devra se repentir mais n'aura pas à s'abstenir de ce qui annule le jeûne jusqu'à la fin de la journée

Muhammad Ibn Al-Othaymin : محمد إبن العثيمين a dit : « Si un homme rompt volontairement le jeûne durant le rattrapage du Ramadan alors ceci est interdit mais est-ce qu'il lui incombe de s'abstenir jusqu'au coucher du soleil ? La réponse est non ».
(La réalisation du But d'après les évidences des prescriptions  بلوغ المرام من أدلة الأحكام Boulough al-Maram min Adillat Al-Ahkâm vol 7 p 309)

- Si une femme doit effectuer le rattrapage de jours de Ramadan alors il convient qu'elle demande avant cela la permission de son époux car le droit du mari est une obligation immédiate tandis que le rattrapage est une obligation qu'il n'est pas obligatoire d'effectuer tout de suite

Le savant ibn Saleh Al Fawzan بن صالح فوزان né en 1933 a dit : « Si la femme doit faire le rattrapage de ses jours de Ramadan alors si elle a encore du temps devant elle, elle ne doit jeûner qu'avec la permission de son mari.
Par contre si elle n'a plus de temps, comme par exemple si il ne reste du mois de Cha'ban que le nombre de jours qu'elle a à jeûner, alors elle jeûne même si il ne le lui permet pas car ceci est une obligation pour elle afin que le nouveau mois de Ramadan ne rentre pas tant qu'elle n'a pas rattrapé ses jours ».
La réalisation du But d'après les évidences des prescriptions  بلوغ المرام من أدلة الأحكام Boulough al-Maram min Adillat Al-Ahkâm vol 3 p 249

 


La mesure obligatoire pour nourrir un pauvre :

Les savants on dit que pour nourrir un pauvre on doit lui offrir un repas : soit un déjeuné ou soit un dîner, il n'est pas obligatoire de nourrir la personne une journée entière. Quant à la quantité :
- soit un moud (ce que comporte les deux mains lorsqu'elle sont jointes l'une à l'autre) de froment
- ou la moitié d'un sa3* = 2 mouds d'autre nourriture
D'aprés Anas Ibn Malik أنس بن مالك  612-712 compagnons du Prophète : " Lorsqu'il n'avait plus la possibilité de jeuner une année, il a fait une grande gamelle de "tharîd" (pain avec de la viande), puis il a appelé 30 pauvres et les a nourrir jusqu'à les rassasier."
De ce hadith on peut déduire qu'il est permis de nourrir 30 pauvres en une seule fois et ainsi expier tout le mois d'un coup.  Selon l'avis des savants, il n'est pas permis de donner de l'argent, mais il faut donner de la nourriture, car Allah dans le Coran parle de nourriture.

* 1 sa3 = 4 moud  (donc la moitier d'1 sa3 = 2 moud)

Le الصاع « Sa’ » et le المد « Moud » sont des unités de mesure qui étaient utilisées à l’époque du Prophète ﷺ, et ces unités de mesure sont citées par les Compagnons رضي الله عنهم dans les hadith concernant la زكاة الفطــر Zakat al Fitr l'aumône de fin de Mois de Ramadan.

Qu’est-ce que le « Moud » ?

Un « Moud » est la quantité (de nourriture ou autre) qu’on peut mettre dans les mains lorsqu’elles sont collées entre elles, comme sur l’image.

Qu’est-ce que le « Sa’  » ?

Un « Sa’ » c’est quatre fois la quantité d’un « Moud ».
C’est-à-dire qu’on fait la mesure d’un « Moud » une fois, puis deux, puis trois, et enfin quatre fois, et on obtient la mesure d’un « Sa’ ».

Ce qui équivaut, en moyenne, à une quantité comprise entre 2.5 kg et 3 kg

voir lien

http://lamosquedethouars.e-monsite.com/pages/regles-de-la-compensation-du-jeune.html

 

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