Prières surérogatoires du Ramadan et la Nuit du Destin

Prières surérogatoires du Ramadan et la Nuit du Destin صلاة النافلة في ليالي رمضان

 

 

Quand il est mentionné le nom du Prophète Muhammad il est bon de dire :

ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui »

symbolisé par

EN COURS DE CONSTRUCTION

Insha Allah  إن شاء الله « si Dieu le veut » je placerais les mots en arabes dans les textes en français et phonétique. Merci de votre compréhension.

EN ATTENDANT VOUS AVEZ LES LIENS VERSION ARABE

Prières surérogatoires du Ramadan et la Nuit du Destin

صلاة النافلة في شهر رمضان المبارك وليلة القدر

salât al nafilat fi shahr Ramadan al Mubarak wa Laylat al Qadr

Louanges à Allah    الحمد لله    al hamdu lilah

L’imam doit-il tenir compte du fait des personnes âgés et consorts lors de l’accomplissement des prières surérogatoire nocturnes du Ramadan ?

هل ينبغي للإمام مراعاة حال الضعفاء من كبار السن ونحوهم في صلاة التراويح ؟

hal yanbaghi lil'iimam muraeatan hal aldueafa' min kibar alsini wanahwahum fi salat altarawih ?

version arabe : http://https://islamqa.info/ar/106526

Ce comportement est exigé dans toutes les prières obligatoires et surérogatoires, compte tenu de la parole du Prophète :

أيكم أمَّ الناس فليخفف فإن فيهم الضعيف والصغير وذا الحاجة

'ayukum amm alnaas falyakhafif fa'iina fihim aldaeif walsaghir wadha alhaja

« Que celui d’entre vous qui dirige la prière pour les autres allège sa prière car il a derrière lui des personnes faibles, de tout jeunes et des gens pressés. »

L’imam doit effectivement tenir compte de l’état des fidèles qui prient derrière lui et les traite doucement dans les prières nocturnes du Ramadan, notamment au cours des dix dernières nuits de ce mois. Les fidèles ne sont pas à loger à la même enseigne, d’où la nécessité de tenir compte de leurs conditions et les encourager à assister aux prières. Quand l’imam prolonge ses prières, cela leur devient pénible et les empêche de le rejoindre. Or il doit faire en sorte à les attirer et leur donner l’envie de venir prier à la mosquée. Il peut le faire en abrégeant ses prières. Une prière marquée par la révérence et le calme, fût elle courte l’emporte sur une porte qui ne se déroule dans la paresse et le manque de révérence. »

L’invocation à dire collectivement  au sortir des prières nocturnes surérogatoires

الدعاء الجماعي بعد صلاة التراويح

alduea' aljamaeiu baed salat altarawih

version arabe http://:https://islamqa.info/ar/37753

S’agissant de l’invocation collective prononcée après les dites prières, c’est une innovation. Et le Prophète a dit:

من عمل عملا ليس عليه أمرنا فهو رد

man eamil eamalana lays ealayh 'amrina fahu radon

« Quiconque accomplit une oeuvre contraire à notre ordre la verra rejetée. »

Rapporté par Mouslim, مسلم 3243.

Ce que le Prophète disait c’est :

سبحان الملك القدوس ثلاث

subhan al malik al quduws thalath

 « Gloire au Roi le Très-saint » trois fois en haussant la voie à la troisième fois

 Oubey ibn Kaab أبي بن كعب Que Dieu soit satisfait de lui رضي الله عنه  radi Allah eanah selon lequel le Messager d’Allah  : récitait dans la prière impaire صلاة الوتر  salat al witr  l’ultime rakaa de la prière la sourate 87 الأعلى al-aʿlā le Très Haut: Gloire à ton Maitre Supérieur سَبِّحِ اسْمَ رَبِّكَ الْأَعْلَى Sabihi isma rabika al-aala et la sourate 109 الكافرون al-kāfirūn les incrédules : Dis : «Ô négateurs !  قُلْ يَا أَيُّهَا الْكَافِرُونَ  Qul ya ayyuha alkafiroona et la sourate 112 الإخلاص al-ikḫlāṣ le Culte Pur  Dis : «C'est Lui, Dieu l'Unique .قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ  Qul huwa Allahu ahadun .Quand il avait prononcé le salut final, il disait:

سُبْحَانَ الْمَلِكِ الْقُدُّوسِ ، سُبْحَانَ الْمَلِكِ الْقُدُّوسِ ، سُبْحَانَ الْمَلِكِ الْقُدُّوسِ

subhan al malik alquddus , subhan al malik alquddus , subhan al malik alquddus

« Gloire au Roi le Très-saint, gloire au Roi le Très-saint,gloire au Roi le Très-saint » en haussant la voie à la dernière fois.

(Jugé authentique par al-Albani dans Sahih an-Nassai صحيح النسائي) 1653.

Dans l’accomplissement de la prière impaire صلاة الوتر salat al witr « prière surérogatoire comportant un nombre impair de prosternations » l’imam prononce l’invocation dite qunût قنوت et les fidèles qui prient derrière lui disent : Amen آمين ʾĀmīn.

C’est ce que faisait Oubey ibn Kaab أبي بن كعب Que Dieu soit satisfait de lui رضي الله عنه  radi Allah eana quant il dirigeait les prières nocturnes surérogatoires du temps d’Omar عمر Que Dieu soit satisfait de lui رضي الله عنه  radi Allah eana .Ceci est de nature à nous dispenser de toute pratique innovée. A parlé juste celui qui a dit:

وكل خير في اتباع من سلف  وكل شر في ابتداع من خلف

wakulu khayr fi aitibae min salaf wakuli sharin fi abtidae min khalf

« La bonne pratique est celle des ancêtres pieux et la mauvaise celle des dernières générations »

Allah le sait mieux  الله وعلم Allah wa ealam

 

Est-il obligatoire de réciter l'invocation dite qunute dans la rakaa de clôture  القنوت في الوتر al qunwt fi al witr.quand on ne la sait pas par cœur ?

AU SUJET DU qunût قنوت    ( Le qunût  القنوت   qunût قنوت)

“le qounout  القنوت al qounoût” a de nombreux sens dans la langue arabe, et également dans la législation :

Le silence et le calme : وَقُومُوا لِلَّهِ قَانِتِينَ   → « et accomplissez la prière pour Allah en silence »

Sourate 2 البقرة al-fātiḥa Prologue verset 238

حَافِظُواْ عَلَى الصَّلَوَاتِ والصَّلاَةِ الْوُسْطَى وَقُومُواْ لِلّهِ قَانِتِينَ

Soyez assidus aux prières, notamment à la prière médiane ! Et que le culte que vous rendez debout  devant votre Dieu soit observé avec humilité !

 Hafithoo Aala al salawati wa al salati alwusta wa qomou lillahi qanitina

 

L’obéissance générale (la dévotion)  وَكَانَتْ مِنَ الْقَانِتِينَ  « elle fut parmi les dévoués »

 Sourate 66 التحريم at-taḥrīm L’interdiction verset 12

وَمَرْيَمَ ابْنَتَ عِمْرَانَ الَّتِي أَحْصَنَتْ فَرْجَهَا فَنَفَخْنَا فِيهِ مِن رُّوحِنَا وَصَدَّقَتْ بِكَلِمَاتِ رَبِّهَا وَكُتُبِهِ وَكَانَتْ مِنَ الْقَانِتِينَ

Et Il leur propose aussi l'exemple de Marie, (Maryam)  fille d'Imrân, qui sut préserver sa chasteté et en qui Nous avons insufflé une parcelle de Notre Esprit. Elle avait cru aux paroles de son Seigneur et à Ses Écritures. Elle fut du nombre des vertueuses.

Wa Maryama ibnata AAimrana allatee ahsanat farjaha fanafakhna feehi min roohina wasaddaqat bikalimati rabbiha wakutubihi wakanat mina alqaniteena

 

La persistance (addawâm الداوم) dans la prière أَمَّنْ هُوَ قَانِتٌ آنَاءَ اللَّيْلِ سَاجِدًا وَقَائِمًا 

 « Est-ce que celui qui, aux heures de la nuit, reste prosterné et debout … »

 

Sourate 39 الزمر  az-zumar  les Groupes verset 9

أَمَّنْ هُوَ قَانِتٌ آنَاء اللَّيْلِ سَاجِداً وَقَائِماً يَحْذَرُ الْآخِرَةَ وَيَرْجُو رَحْمَةَ رَبِّهِ قُلْ هَلْ يَسْتَوِي الَّذِينَ يَعْلَمُونَ وَالَّذِينَ لَا يَعْلَمُونَ إِنَّمَا يَتَذَكَّرُ أُوْلُوا الْأَلْبَابِ

Peut-on comparer ce pécheur à celui qui passe ses nuits en prière, prosterné ou debout, craignant la vie future et plaçant son espoir dans la miséricorde de son Seigneur? Dis : «Sont-ils égaux, ceux qui ont reçu la science et ceux qui ne l'ont point reçue?» Seuls des êtres doués d'intelligence sont à même d'y réfléchir.

Amman huwa qanitun anaa allayli sajidan waqa-iman yahtharu al-akhirata wayarjoo rahmata rabbihi qul hal yastawee allatheena yaAAlamoona waallatheena la yaAAlamoona innama yatathakkaru oloo al-albabi

L’invocation  ا دَعَا a daea (appelé) – supplication (ad dou’â دعاء)    comme dans le hadith 241.

وَعَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ رضي الله عنه

أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلمقَنَتَ شَهْرًا بَعْدَ الرُّكُوعِ , يَدْعُو عَلَى أَحْيَاءٍ مِنْ أَحْيَاءِ الْعَرَبِ , ثُمَّ تَرَكَهُ

مُتَّفَقٌ عَلَيْهِ . 

وَلِأَحْمَدَ وَالدَّارَقُطْنِيِّ نَحْوُهُ مِنْ وَجْهٍ آخَرَ , وَزَادَ :

فَأَمَّا فِي الصُّبْحِ فَلَمْ يَزَلْ يَقْنُتُ حَتَّى فَارَقَ الدُّنْيَا

waean Anas ibn Malik radi Allah eanah
'ana Raçul Allah salaa Allah ealayh wa salam qanat shahrana baed al roukou , yadeu ealaa 'ahya' min 'ahya' ale arab , thuma tarakah
mutafaq ealayh .
wali'Ahmad wa Adaaraqutnii nahwuh min wajh akhar , wazad :
fa'amaa fi alsubh falam yazal ya qounout hataa faraq al dunya

241- On rapporte de Anas Ibni Mâlik Que Dieu soit satisfait de lui رضي الله عنه  radi Allah eanah que le Prophète  ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  « que la paix et la prière (bénédiction) de Dieu l’Unique soient sur lui »a fait le qounoût après l’inclinaison pendant un mois, faisant ainsi des invocations contre certaines tribus arabes, puis il l’a abandonné.

Hadith agréé. « D'accord sur » متفقون عليه  muttafaqun 'alayh, c'est un terme utilisé pour désigner le hadith rapporté par al bukhary et muslim dans leurs sahihs respectifs

Ahmed et Addâraqoutniy rapporte un hadith similaire et dans la version de Addâraqoutniy on trouve : « Quant à la prière du soubh, il n’a cessé d’y faire le qounoût jusqu’à ce qu’il quitte ce monde ».

وَعَنْهُ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم كَانَ لَا يَقْنُتُ إِلَّا إِذَا دَعَا لِقَوْمٍ , أَوْ دَعَا عَلَى قَوْمٍ  صَحَّحَهُ ابْنُ خُزَيْمَةَ

waeanh 'ana al Nabia salaa Allah ealayh wasalam kan la ya qUnut 'iilaa 'iidha daea liqawm , 'aw daea ealaa qawm sahahah Ibn Khuzayma

242 On rapporte de Anas Ibni Mâlik - رضي اللّه تعالى عنه – que le prophète - صلى الله عليه و سلم – ne faisait le qounoût que lorsqu’il faisant des invocations pour des gens ou contre des gens.

Hadith qualifié d’authentique الحديث الصحيح al hadith al sahih par Ibnou Khouzaymah].

هل دعاء الوتر واجب وماذا يقول إذا لم يحفظه

hal duea' al witr wajib wamadha yaqul 'iidha lm yahfuzh

version arabe :http://https://islamqa.info/ar/9061

Quand on à de la  peine à mémoriser les invocations, notamment celle à dire dans la prière de clôture. Parce que  sa récitation est obligatoire, lire avec l’aide d’un livre

Il n'y a aucun inconvénient à lire l'invocation en question  dans une feuille ou petit livre pendant l'accomplissement de la prière de clôture afin de pouvoir la mémoriser de sorte à ne plus avoir besoin de la lire et de pouvoir la réciter de mémoire. De même, il est permis  à celui qui ne sait pas par cœur un nombre important de versets  de lire dans le Coran pendant une prière surérogatoire.

Fatawa (2/159). Cheikh Ibn Baz Puisse Allah lui accorde Sa miséricorde    رحمه الله   rahimah Allah

Sur le statut de la lecture du Coran dans un livre au cours des prières surérogatoires et sur l'argument à tirer du Coran et de la Sunna dans ce sens. Voici sa réponse : «Il n'y a aucun inconvénient à lire dans un livre au cours de l'animation du Ramadan en prière car cela permet de faire entendre tout le Coran à tous les croyants. C'est aussi parce les arguments tirés du Coran et de la Sunna attestent la légalité de la lecture du Coran dans la prière. Que la lecture soit faite à l'aide d'un livre ou qu'il s'agisse d'une récitation de mémoire. Il a été rapporté de manière sûre qu'Aicha Que Dieu soit satisfait d'elle رضي الله معها  radi Allah maeaha donna à son affranchi, Dhakwan, ذكوان l'ordre de lui diriger la prière à faire dans le cadre de l'animation du Ramadan. L'affranchi lisait dans un livre.» Al-Bokhari البخاري Puisse Allah lui accorde Sa miséricorde   رحمه الله  rahimah Allahl'a mentionné dans son Sahih صحيحه authentique en des termes fermes.» Fatawa islamiques  فتاوى إسلامية  fatawaa 'islamia (2/155).

2. Pour la prière « invocation  dite qounoute دعاء القنوت duʿāʾ al qunut, il n'est pas obligatoire d'utiliser les termes reçus du Prophète . Au contraire, il est permis au prieur d'employer d'autres termes et d'ajouter d'autres. Bien plus, s'il lisait des versets du saint Coran qui comprennent une invocation, il ferait l'essentiel. A ce propos, an-Nawawi Puisse Allah lui accorde Sa miséricorde  رحمه الله   rahimah Allah a dit : «Sachez qu'en matière de quounoute قنوت qunut, il n'existe aucune invocation déterminée à réciter obligatoirement selon la doctrine choisie. Dès lors, on peut utiliser n'importe quelle invocation à cet effet, fût-elle un verset ou plusieurs tirés du saint Coran qui comprennent une invocation. Il reste vrai cependant que l'application de la Sunnah السنة en la matière est préférable.» Al-Adhkaar an-nawawiyyah الأذكار النووية, p.50.

Que Dieu soit satisfait de lui رضي الله عنه  radi Allah eanah

3. Quant à l'affirmation de l'auteur de la question selon laquelle il lisait du Coran à la place de l’ invocation  dite qounoute دعاء القنوت duʿāʾ al qunut, nul ne doute qu'il ne convient pas d'agir de la sorte car la quounoute est une invocation. Si les versets lus comprenaient une invocation, il serait permis de s'en contenter à titre de quounoute. C'est le cas de la parole du Très-haut 

sourate 3 آل عمران  āli ʿimrān  la famille e Imran verset 8

رَبَّنَا لاَ تُزِغْ قُلُوبَنَا بَعْدَ إِذْ هَدَيْتَنَا وَهَبْ لَنَا مِن لَّدُنكَ رَحْمَةً إِنَّكَ أَنتَ الْوَهَّابُ

«Seigneur ! Ne fais pas dévier nos cœurs, après nous avoir mis dans le droit chemin ! Étends sur nous Ta grâce, car Tu es le Dispensateur de toutes les grâces !

3.8. Unser Herr, laß unsere Herzen nicht verderbt werden, nachdem Du uns geleitet hast, und

Rabbana la tuzigh quloobana baAAda ith hadaytana wahab lana min ladunka rahmatan innaka anta alwahhabu

4. Quant aux propos de l'auteur de la question relatifs au caractère obligatoire de la quounoute, قنوت ils ne sont pas exacts car celle-ci n'est qu'une sunna. C'est pourquoi son abandon n'invalide pas la prière.

Statut de la récitation de la quounoute au cours des nuits du Ramadan : «La qounote قنوت est une sunna dans la prosternation ركعة, rakʿa de clôture. Il n'y a aucun inconvénient à s'en passer parfois. Sur celui qui perpétue la quounoute قنوت chaque nuit pour savoir si cette pratique était adoptée par les ancêtres pieux, Cheikh Ibn Baz répondit : «Il n'y aucun inconvénient à agir de la sorte. Mieux, c'est même une sunna car, quand le Prophète apprit la qounote قنوت à Houssein ibn Ali Que Dieu soit satsifait de lui رضي الله عنه  radi Allah eanah, il ne lui donna pas l'ordre de s'en passer parfois ou de la perpétuer. Ce qui indique que les deux choix sont permis.

Voilà pourquoi quand Obey ibn Kaab dirigeait les prières surérogatoires dans la mosquée du Messager d'Allah pour les compagnons, il lui arrivait au cours de certaines nuits de se passer de la qounote. Peut-être le faisait-il pour apprendre aux gens que sa pérennisation n'était pas obligatoire. Allah est le garant de l'assistance.»

 

La récitation à faire dans les prières nocturnes du Ramadan «  prière Tarawih »

القراءة في صلاة التراويح

Al qira'at fi salat al tarawih

Version arabe :https://islamqa.info/ar/66504

Quand un  imam récite des extraits de différentes parties du Coran dans les prières surérogatoires à faire chaque nuit. Comment juger cette pratique ?

Premièrement, il est préférable de réciter tout le Coran une fois dans l'ensemble des prières nocturnes. Cette pratique pourrait trouver son argument dans un hadith sûr cité dans les deux Sahih évoquant la révision du Coran à la quelle Gabriel soumettait le Prophète au cours du Ramadan.

Cheikh Ibn Baz fatwa 15/325 dit : « Cela permet de comprendre que la récitation complète du Coran par l'imam devant le public est une manière de le lui apprendre puisqu'il s'agit de le lui exposer intégralement. C'est ce qui explique que l'imam Ahmad (Allah a pitié de lui رحمه الله rahimah Allah) aimait que celui qui dirige les prières nocturnes récite tout le Coran. Ceci relève de la pratique des ancêtres pieux qui aimaient entendre réciter le Coran entièrement. Toutefois, cela ne justifie nullement que l'imam s'empresse et ne récite pas le Coran posément et de manière révérencieuse et calme. Bien au contraire, agir ainsi est préférable au seul souci de tout réciter.» Madjmou fatawa مجموع فتاوى Cheikh ibn Baz (11/331-333).

On lit dans l'encyclopédie juridique (27/148):« Les hanbalites et la majorité des maîtres hanafites, selon ce qu'al-Hassan a rapporté d'Abou Hanifah, soutiennent que la Sunna السُّنَّةَ enseigne la récitation de tout le Saint Coran dans les prières nocturnes du Ramadan afin de le faire entendre au public au cours de ces prières.

Les hanafites disent que la Sunna السُّنَّةَ enseigne une récitation complète une fois. L'imam ne doit pas agir autrement à cause de la paresse des gens. Il faut plutôt qu'il récite dans chaque prosternation ركعة, rakʿa près de dix versets de manière à pouvoir terminer la récitation (à la fin du mois, à supposer qu'il accomplisse vingt rakaa chaque nuit). On dit que l'imam doit réciter trente versets dans chaque prosternation ركعة, rakʿa car Omar ibn al-Khattab Que Dieu soit satisfait de lui رضي الله عنه  radi Allah eanah en avait donné l'ordre, et cela permet de réciter tout le Coran trois fois dans le Ramadan.

Selon al-Kassani, «l'ordre d'Omar Que Dieu soit satisfait de lui رضي الله عنه  radi Allah eanah exprime ce qui est préférable, à savoir réciter tout le Coran plus d'une fois. Tel était le cas en leur temps. S'agissant de notre temps, il est préférable que l'imam adapte sa récitation à la situation des gens pour éviter de les agacer car l'importance du nombre de participants l'emporte sur la prolongation de la récitation.»

Les propos d'al-Kassani sont pertinents. L'imam doit tenir compte de la situation des gens qui prient avec lui. Car il n'est pas permis  à l'imam d'importuner les gens en prolongeant la récitation péniblement sur la base de sa croyance qu'il serait mauvais d'agir autrement! Ce qui est juste c'est d'encourager les gens à venir participer à la prière. Ce qui passe par son allègement sans remettre en cause sa perfection. Amener les gens à accomplir une prière légère mais parfaite vaut mieux que l'abandon de la prière.

Dawoud a dit : «On a interrogé Ahmad ibn Hanbal à propos d'un imam qui récite le Coran deux fois au cours du Ramadan et il a dit : « Pour moi, tout dépend de l'activité des gens au sein des quels on peut trouver des ouvriers.»

Le hanbalite, Ibn Radjab, dit : « Les propos d'Ahmad montrent que la récitation doit être adaptée à la situation de ceux qui accompagnent l'imam car il ne doit pas leur faire de la peine. C'est aussi ce que disent d'autres jurisconsultes parmi les compagnons d'Abou Hanifah et d'autres.» Voir Lataaif al-maarif لطائف المعارف, p.18.

Au sujet de la pratique de certains imams qui consacrent une quantité déterminée du Coran à chaque prosternation ركعة, rakʿa et pour chaque nuit?» Voici la réponse Cheikh Ibn Baz: (11/335-336). «Je ne sais rien à ce propos. Car il revient à chaque imam de réfléchir. S'il pense qu'il est intéressant et plus motivant de prolonger la récitation au cours de certaines nuits et de la réduire au cours d'autres et s'il se sent apte à le faire et trouve un plaisir dans l'augmentation du nombre des versets pour en profiter et en faire profiter, cela ne représente aucun inconvénient selon moi. L'imam peut posséder une belle voix et se trouver à l'aise dans la récitation puisqu'elle lui inspire la révérence, profite à ceux qui se trouvent derrière lui et le pousse à réciter plus de versets dans certaines prosternations الركعات al rakea et au cours de certaines nuits. L'affaire est l'objet d'une grande latitude. Allah Très-haut soit loué. واسع بحمد الله تعالى wasie bihamd Allah taealaa

Cheikh Ibn Baz a été interrogé encore en ces termes : « L'imam qui dirige les prières nocturnes doit-il tenir compte de la situation des faibles et des vieillards et consorts?» Voici sa réponse : «Cela est exigé dans toutes les prières, obligatoires comme surérogatoires, compte tenu de la parole du Prophète  :

أيكم أمَّ الناس فليخفف فإن فيهم الضعيف والصغير وذا الحاجة

'ayukum amm alnaas falyakhafif fa'iina fihim aldaeif walsaghir wadha alhaja

 

« S'il arrive à l'un d'entre vous de diriger la prière pour le public, qu'il l'allège car le public compte des faibles, des petits et des gens sous la pression de besoins.»

Aussi l'imam doit-il tenir compte de ceux qui prient avec lui et agir doucement dans la conduite des prières du Ramadan, notamment au cours des dix dernières nuits. Les gens ne sont pas tous à loger à la même enseigne. On doit tenir compte de leurs situations et les encourager à venir prier assidument. Si on prolonge les prières, cela leur devient pénible et les détourne de la participation. Aussi faut-il que l'imam les encourage à venir prier, fût-ce en allégeant la prière car la révérence et la quiétude, qui accompagnent celle-ci, la rendent supérieure à une prière faite en l'absence de la révérence et marquée par la torpeur et la paresse.» Fatwas فتاوى  (11/336-337).

Troisièmement il  est permis de réciter un fragment de sourate dans la prière, même s'il reste préférable de réciter une sourate entière comme le faisait le Prophète   le plus souvent.

Certains ulémas formulent une exception concernant les prières nocturnes du Ramadan dans lesquelles ils préfèrent la récitation de fragments de sourates afin de permettre à l'imam de réciter le Coran intégralement. C'est dans ce sens que l'auteur de Touhafatoul Mouhtadj fii charh al-mibhadj المحتاج شرح المنهاج « le besoin d’expliquer le programme » dit : « On en déduit que la préférence de la récitation fractionnée concerne celui qui veut réciter tout le Coran, et l'inverse reste préférable pour celui qui n'est pas animé de cette volonté.»

On lit dans l'encyclopédie juridique (33/49) : «Malik réprouvait, selon l'une des deux versions reçues de lui, le fait de se contenter de la récitation partielle d'une sourate. Les chafiites et les hanbalites soutiennent le contraire en se fondant sur la portée générale de la parole du Très-haut :

Sourate 73  المزّمِّل  al-muzzammil Celui qui s’est enveloppé verset 20

فَاقْرَؤُوا مَا تَيَسَّرَ مِنَ الْقُرْآنِ

faqrawuu ma tayassar min al Quran

 « Récitez-en ce que vous pouvez.»

 En plus, ils tiennent compte de ce qui a été rapporté d'après Ibn Abbas Que Dieu soit satisfait de lui رضي الله عنه  radi Allah eanah, à savoir que le Prophète   récitait dans la première prosternation ركعة, rakʿa de la prière du matin

sourate, 2 البقرة al Baqara la Vache verset 136

 

قُولُواْ آمَنَّا بِاللّهِ وَمَا أُنزِلَ إِلَيْنَا وَمَا أُنزِلَ إِلَى إِبْرَاهِيمَ وَإِسْمَاعِيلَ وَإِسْحَاقَ وَيَعْقُوبَ وَالأسْبَاطِ وَمَا أُوتِيَ مُوسَى وَعِيسَى وَمَا أُوتِيَ النَّبِيُّونَ مِن رَّبِّهِمْ لاَ نُفَرِّقُ بَيْنَ أَحَدٍ مِّنْهُمْ وَنَحْنُ لَهُ مُسْلِمُونَ

2.136. Dites : «Nous croyons en Dieu, à ce qui nous a été révélé, à ce qui a été révélé à Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et aux Tribus , à ce qui a été donné à Moïse et à Jésus , à ce qui a été révélé aux prophètes par leur Seigneur, sans établir entre eux aucune différence. Et c'est à Dieu que nous sommes entièrement soumis.»

Qooloo amanna biAllahi wama onzila ilayna wama onzila ila ibraheema wa-ismaAAeela wa-ishaqa wayaAAqooba waal-asbati wama ootiya moosa waAAeesa wama ootiya alnnabiyyoona min rabbihim la nufarriqu bayna ahadin minhum wanahnu lahu muslimoona

Dans la seconde :

sourate3  آل عمران  āli ʿimrān  La famille de ʿImrân verset 64

 

قُلْ يَا أَهْلَ الْكِتَابِ تَعَالَوْاْ إِلَى كَلَمَةٍ سَوَاء بَيْنَنَا وَبَيْنَكُمْ أَلاَّ نَعْبُدَ إِلاَّ اللّهَ وَلاَ نُشْرِكَ بِهِ شَيْئاً وَلاَ يَتَّخِذَ بَعْضُنَا بَعْضاً أَرْبَاباً مِّن دُونِ اللّهِ فَإِن تَوَلَّوْاْ فَقُولُواْ اشْهَدُواْ بِأَنَّا مُسْلِمُونَ

Dis : «Ô gens des Écritures ! Mettons-nous d'accord sur une formule valable pour nous et pour vous, à savoir de n'adorer que Dieu Seul, de ne rien Lui associer et de ne pas nous prendre les uns les autres pour des maîtres en dehors de Dieu.» S'ils s'y refusent, dites-leur : «Soyez témoins que, en ce qui nous concerne, notre soumission à Dieu est totale et entière.»

Qul ya ahla alkitabi taAAalaw ila kalimatin sawa-in baynana wabaynakum alla naAAbuda illa Allaha wala nushrika bihi shay-an wala yattakhitha baAAduna baAAdan arbaban min dooni Allahi fa-in tawallaw faqooloo ishhadoo bi-anna muslimoona

  Les chafiites soutiennent sans ambages que la récitation d'une sourate complète l'emporte sur la récitation de son équivalent d'une longue sourate... mais cela s'applique aux prières autres que celles nocturnes du Ramadan. Car, dans celles-ci, la récitation d'une partie d'une longue sourate est préférable. Ils justifient leur choix en disant que la Sunna  سنّةveut qu'on récite tout le Coran dans les dites prières.»

En somme, vu que certains imams ne récitent pas tout le Coran dans les prières nocturnes du Ramadan, le fait pour eux de réciter  différents versets de différentes parties du saint Coran est permis sans aucune réprobation, même si la récitation complète du Coran reste plus parfaite.

Le mérite de l’animation (en prière) du Ramadan  « QIAM قيام faire »

version arabe : https://islamqa.info/ar/3452

A propos du mérite de La vertu du Ramadan  فضل قيام رمضان fadal qiam Ramadan (des nuits) du Ramadan (en prière) Abou Hourayra Que Dieu soit satisfait de lui رضي الله عنه  radi Allah eanah a dit : «  Le Messager d’Allah   décéda au moment où cette situation prévalait (c’est-à-dire l’abandon de l’accomplissement collectif des prières surérogatoires). La même situation perdura sous le règne d’Abou Bakr et au début de celui d’Omar Que Dieu soit satisfait de lui رضي الله عنه  radi Allah eanah

وعن عمرو بن مرة الجهني قال : جاء رسول الله صلى الله عليه وسلم رجل من قضاعة فقال: يا رسول الله ! أرأيت إن شهدت أن لا إله إلا الله ، وأنك محمد رسول الله ، وصليت الصلوات الخمس ، وصمت الشهر ، وقمت رمضان ، وآتيت الزكاة ؟ فقال النبي صلى الله عليه وسلم :

من مات على هذا كان من الصديقين والشهداء

waean eamrw ibn Marat alDjuhani qal : ia' Rasul Allah salaa Allah ealayh wa salam rajul min qadaeat faqalan: ya Raçul Allah ! 'ara'ayt 'iin shahidat 'an la 'iilah 'iilaa Allah , wa'anak muhamad Raçul Allah , wa salayt al salawat al khams , wasimat al shahr , waqimat Ramadan , watayt al Zakat ? faqal al Nabi salaa allah ealayh wa salam :

 " min maat ealaa hadha kan min alsadiqayn walshuhada' "

D’après Amr ibn Muna al-Djuhani, un homme issu des Quda’a se présenta au Messager d’Allah  et lui dit :ô Messager d’Allah ! Dis-moi, si j’attestais qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah et accomplissais les cinq prières et jeûnais le mois (de Ramadan) et animais le Ramadan et acquittais la zakat... ? ».

« Quiconque meurt avec cette foi fera partie des véridiques et martyrs » dit le Prophète  

La nuit du destin et sa détermination  ليلة القدر وتحديدها  laylat al qadr watahdidiha

 La meilleure des nuis du Ramadan est la nuit du destin, compte tenu de la parole du Prophète  : «  Quiconque a animé la nuit du destin (pour y être tombé) pour sa foi et son désir de complaire à Allah, ses péchés antérieurs lui seront pardonnés ».

من قام ليلة القدر ثم وُفّقت له إيماناً واحتساباً ، غفر له ما تقدم من ذنبه

min qam laylat alqadr thuma wuffqt lah 'iymanaan wahtsabaan , ghafar lah mataqdum min dhanbih

Cette nuit coïncide avec la 27e nuit du Ramadan selon l’opinion la plus plausible conformément de la plupart des hadith notamment celui de Zuh ibn Habish qui a dit : «  J’ai entendu Ubay ibn Kaab dire  après avoir entendu qu’Abd Allah ibn Massoud disait : quiconque anime toutes les nuits de l’année sera tombé sur la nuit du destin Puisse Allah lui accorde Sa miséricorde  رحمه الله  rahimah Allah ! Il a voulu que les gens ne se lassent pas ! Au nom de Celui en dehors de qui il n’y a point d’autre dieu ! La nuit du destin se trouve dans le Ramadan - il a juré sans aucune réserve - Au nom d’Allah ! Je sais de quelle nuit il s’agit. C’est la nuit que le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) nous a donné l’ordre d’animer (en prière). C’est la 27e nuit. Le signe en est qu’au lendemain le soleil se lève tout blanc et sans rayon. » Selon une autre version, ces propos sont attribués au Prophète (cité par Mouslim et d’autres).

La légalité de l’accomplissement collectif de la prière

L’accomplissement collectif des prières surérogatoires du Ramadan est légalement institué. C’est même meilleur que leur accomplissement individuel, compte tenu de sa pratique menée par le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) lui-même et l’explication qu’il a faite de son mérite selon le hadith d’Abou Dharr Que Dieu soit satisfait de lui رضي الله عنه  radi Allah eanah dans lequel il dit : «  Nous avons jeûné le Ramadan avec le Messager d’Allah Que Dieu soit satisfait de lui رضي الله عنه  radi Allah eanah et il ne nous réunissait pas pour nous diriger une prière collective jusqu’à ce qu’il ne restât du mois que sept jours. Et puis il commença à le faire et prolongeait la prière jusqu’à la fin du tiers de la nuit. Quand il resta six nuits du mois, il ne nous dirigea pas la prière. Quand il en resta cinq nuits, il nous dirigea une prière qui occupa la moitié de la nuit. Je lui ai dit : «  ô Messager d’Allah ! Si tu continuais avec nous (en prière) pour toute cette nuit ! ». Il dit : «  Quand un homme qui prie avec un imam reste derrière ce dernier jusqu’à ce qu’il termine, on lui inscrit (la récompense) d’une nuit entière (de prière). Quand il resta quatre jours du mois, il rassembla sa famille, ses femmes et tout le monde et nous dirigea une prière qui se prolongea de sorte que nous craignîmes de rater al-falah. (Le rapporteur  dit : je lui ai demandé ce que signifiait al-falah et il a dit que c’était le repas de l’aube). Et puis il ne nous dirigea pas de prière pour le reste du mois ». ( hadith authentique cité par les auteurs des Sounan).

La cause du non maintien par le Prophète de la célébration collective de la prière surérogatoire.

Le Prophète n’a pas maintenu cette prière tout au long du mois par crainte qu’elle ne fût une prescription à observer par tous pendant le Ramadan et que l’on se trouve incapable de l’exécuter comme cela a été indiqué dans un hadith d’Aïcha rapporté dans les Deux Sahih et ailleurs. Cette crainte disparut après l’achèvement de la charia et le décès du Prophète .La disparition de la cause entraîne celle de l’effet qui consistait en l’abandon de la célébration collective et régulière de la prière surérogatoire du Ramadan. Mais le statut antérieur reste maintenu. C’est-à-dire l’institutionnalité de la prière. C’est pourquoi Omar Que Dieu soit satisfait de lui رضي الله عنه  radi Allah eanah la remit en pratique comme cela est indiqué dans le Sahih de Boukhari et ailleurs.

L’institution de la prière collective pour les femmes 

La participation féminine à cette prière est instituée comme l’indique le précité hadith d’Abou Dharr. Mieux, on peut même leur affecter leur propre imam qui officierait parallèlement à celui des hommes. En effet, il est rapporté de façon sûre que quand Omar  rassembla les gens en vue de la célébration de cette prière, il désigna Ubay ibn Kaab comme imam pour les hommes et Soulayman ibn Abi Hathma comme imam pour les femmes.

Arfadja ath-Thaqafdi a dit : «  Ali ibn Abi Talib Que Dieu soit satisfait de lui رضي الله عنه  radi Allah eanah donnait aux gens l’ordre de célébrer la prière surérogatoire du Ramadan et désignait un imam pour les hommes et un autre pour les femmes. J’étais, moi-même, l’imam de celles-ci. »

Je dis : ceci s’applique si la mosquée est vaste (autrement, il faut s’en abstenir) pour éviter que les uns perturbent les autres.

Le nombre des rak’a ﺭﻛﻌﺎﺕ de la prière

Le nombre des rak’a ﺭﻛﻌﺎﺕ qui la composent s’élève à 11. Nous préférons de ne pas faire plus afin de rester conforme à la pratique du Messager d’Allah  . En effet, il n’avait jamais dépassé ce nombre jusqu’à sa mort. Aïcha (P.A.a) a été interrogée à propos de la prière du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) en Ramadan et elle a dit : «  Le Messager d’Allah   ne dépassait ni en Ramadan ni en dehors de lui  11  rak’a ﺭﻛﻌﺎﺕ puis quatre autres belles et longues rak’a ﺭﻛﻌﺎﺕ puis trois. » (cité par les Deux Cheikh (Boukhari et Mouslim) et d’autres.

Le fidèle est autorisé à diminuer ce nombre. On peut même se contenter d’une unique rak’a conformément aux actes et propos du Messager d’Allah  .

Quant à l’acte, il réside en ceci : Aïcha Que Dieu soit satisfait d'elle رضي الله معها  radi Allah maeaha a été interrogée en ces termes : «  Par combien de rak’a, le Messager clôturait ses prières ? » Elle a répondu : «  Il clôturait par 4 + 3 ou 6 + 3 ou 10 + 3 et ne les avait jamais clôturées pour moins de 7 ou plus de 13 » (rapporté par Ahmad, Abou Dawoud et d’autres. ».

Quant à ses propos, les voici : «  Le witr  وتر  (la clôture de la prière) est vrai ; quiconque veut le limiter à 5 peut le faire et quiconque veut le limiter à 3 peut aussi le faire et quiconque veut se contenter d’une seule rak’a  ركعة peut encore le faire. »

La récitation dans la prière

Le Prophète n’a pas déterminé une limite précise à atteindre et à ne pas dépasser pour ce qui est de la récitation à faire pendant la prière surérogatoire du Ramadan ; la longueur de sa récitation variait : tantôt, il récitait au cours d’une rak’a   ركعة l’équivalent de la sourate (73) qui compte 20 versets, parfois il récitait l’équivalent de 50 versets. Il disait : «  Celui qui récite 100 versets au cours d’une nuit ne sera pas compté parmi les distraits ». Une autre version dit : «  ...deux cents versets, sera inscrit parmi les dévots sincères. »

Au cours d’une nuit pendant laquelle il était malade, le Prophète  a récité les Sept longues sourates, à savoir les 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e et 8e sourates du Coran.

Un récit portant sur une prière effectuée par Houdahayfa derrière le Prophète indique que celui-ci a récité au cours d’une seule rak’a la deuxième, puis la troisième puis la quatrième sourate du Coran de façon très lente.

Il a été rapporté par la chaîne la plus sûre que quand Omar (Que Dieu soit satisfait de lui رضي الله عنه  radi Allah eanah  donna à Ubay ibn Kaab l’ordre de diriger une prière de 11ra k’a  ﺭﻛﻌﺎﺕ pour les gens pendant les nuits du Ramadan, Ubay récitait les longues sourates dites  les miine (celles qui comptent une centaine de versets ou plus) de sorte que certains finissaient par s’appuyer sur une canne en raison de la longueur de la posture debout puisqu’ils ne terminent leur prière qu’au début de l’aube.

Il a été rapporté de façon sûre encore qu’Omar a convoqué les lecteurs du Coran en Ramadan et a demandé au plus rapide d’entre eux de réciter 30 versets et à celui qui avait une rapidité moyenne de réciter 25 versets et au lent de réciter 20 versets. Sur la base de cela, on peut opter pour la longueur si on prie tout seul ou avec quelqu’un qui approuve cette option. Dans ce cas, plus la prière est longue, mieux cela vaudra. Il ne faut cependant pas exagérer de sorte à passer toute la nuit en prière, à moins que cela soit rare. En effet, il faut se conformer à la pratique du Prophète qui a dit : «  La meilleure direction est celle de Muhammad ».

Quand on sert d’imam, on peut prolonger la prière, à condition de ne pas faire de la peine à ceux qui prient derrière l’imam compte tenu des propos du Prophète : « Quand l’un de vous dirige la prière à d’autres, qu’il allège sa prière puisqu’il a derrière lui le petit, le vieux, le faible, le malade et celui qui a une affaire à régler. S’il prie tout seul, qu’il prolonge sa prière comme il l’entend.

Le temps de la prière

La prière surérogatoire de Ramadan s’accomplit entre la prière d’isha et celle de l’aube, compte tenu des propos du Prophète : «  Certes, Allah vous a ajouté une prière. C’est le witr وتر ; accomplissez-le entre la prière de la nuit   صلاة العشاء  salat al isha' et celle de l’aube ».

Il est préférable d’accomplir cette prière dans la dernière partie de la nuit, si on peut le faire, compte tenu des propos du Prophète : « Celui qui craint de pouvoir se réveiller dans la dernière partie de la nuit, qu’il clôture sa prière au début de la nuit. Celui qui préfère clôturer ses prières à la fin de la nuit, qu’il le fasse ainsi ; la prière de fin de nuit est bien assistée donc meilleure.

S’il s’agit de choisir entre le fait de prier en public au début de la nuit et le fait de prier tout seul en fin de nuit, la première option est préférable parce qu’elle vaut la prière d’une nuit entière. C’est du reste conforme à la pratique adoptée par les Compagnons sous le règne d’Omar Que Dieu soit satisfait de lui رضي الله عنه  radi Allah eanah.  Abd Rahman ibn Ubayd al-Qari a dit : «  Je suis sorti au cours d’une nuit de Ramadan en compagnie d’Omar pour nous rendre à la mosquée. À notre grande surprise, nous avons trouvé les gens dispersés de sorte que celui-ci priait tout seul et celui-là priait avec quelques fidèles. C’est alors qu’il dit : au nom d’Allah !  بِسْمِ اللهِ bismi Allah je pense qu’il est préférable de rassembler ces gens derrière un seul lecteur. Et puis il en a décidé ainsi et les a réunis derrière Ubay ibn Ka’ab. » - Il dit : «  Par la suite, je suis sorti en sa compagnie (Omar) au cours d’une autre nuit au moment où des gens priaient sous la direction d’un imam et Omar dit : quelle belle innovation celle-là! L’heure qu’ils passent en sommeil est meilleure que celle qu’ils consacrent à la prière »   (il entendait la dernière partie de la nuit). En ce moment, les gens faisaient la prière au début de la nuit. Zayd ibn Wahb dit : «  Abd Allah nous dirigeait la prière en Ramadan et l’achevait au milieu de la nuit ».

Le Prophète avait interdit de clôturer la prière par trois ra’ka et l’avait justifié en ces termes : «  Ne l’assimilez pas à la prière du Maghreb ». Cela veut dire que celui qui a accomplit trois ra’ka en guise de witr ne peut échapper à cette assimilation que de deux façons : la première est de couper la prière après un nombre pair de rak’a (donc deux) et d’effectuer ensuite une rak’a unique. Ce qui est plus fort et meilleur. La deuxième consiste à ne pas s’asseoir entre les deux premières rak’a et la troisième. Dieu seul connait الله وعلم Allah wa ealam

La récitation dans les trois rak’a de witr

La Sunna veut qu’on lise dans la première des trois rak’a la sourate 87 et dans la deuxième la sourate 109 et dans la troisième 112. On peut y ajouter parfois les sourates 113 et 114.

Il a été rapporté de façon sûre qu’une fois le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a récité 100 versets de la sourate 4 au cours d’une seule rak’a.

L’invocation dite dans la pause (al-Qunoute).

Dans cette invocation, on utilise cette prière que le Prophète avait appris à son petit fils al-Hassan ibn Ali Que Dieu soit satisfait de lui رضي الله عنه  radi Allah eanah, à savoir : «  Mon Seigneur, guide-moi parmi ceux que Tu as guidés ; accorde-moi la sécurité parmi ceux à qui Tu l’as accordée ; prends-moi en charge parmi ceux que Tu as pris en charge ; bénis ce que Tu m’as donné ; protège-moi contre Tes plus mauvaises décisions. Tu es Celui qui juges les autres et que personne ne juge. En vérité, Ton allié ne peut pas être humilié et Ton ennemi ne peut pas jouir de la puissance. Que Ta bénédiction est importante, ô notre Maître ; on ne peut T’échapper qu’en se réfugiant auprès de Toi ». Le fidèle peut ensuite prier pour le Prophète  en raison de ce qui viendra plus tard. Il n’y a aucun mal à ce que l’on ajoute d’autres invocations instituées (parce que) bonnes et authentiques.

Il n’y a aucun mal à placer le qunoute après le redressement de la génuflexion. Il n’y a aucun mal non plus à y ajouter la malédiction des mécréants, la prière pour le Prophète   et pour l’ensemble des Musulmans, notamment au cours de la deuxième moitié de Ramadan, compte tenu du fait que cela a été rapporté de façon sûre d’après les imam qui officiaient sous le règne d’Omar Que Dieu soit satisfait de lui رضي الله عنه  radi Allah eanah. Il a été mentionné à la fin du hadith d’Abd Rahman ibn Ubayd déjà cité : « Ils avaient l’habitude de maudire les mécréants au milieu (du Ramadan en ces termes) : Mon Seigneur ! Combats les mécréants qui détournent les gens de ton chemin, démentissent Tes Messagers et ne croient pas à Ta promesse. Fais apparaître la discorde dans leurs discours, inspire-leur la panique, jette Ton ridz et Ton châtiment sur eux, Toi qui est le vrai Dieu ». Et puis le fidèle prie pour le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et implore le bien pour les Musulmans dans la mesure du possible et demande pardon pour les croyants.

Il dit : « quand il avait fini de maudire les mécréants et de prier pour le   et de demander pardon pour les croyants et les croyantes, il disait : « Mon Seigneur, c’est Toi que nous adorons, c’est pour Toi que nous prions et nous prosternons, c’est vers Toi que nous marchons et nous nous rassemblons ; nous espérons Ta miséricorde, ô notre Maître. Nous craignons Ton dur châtiment. Certes, Ton châtiment atteindra ceux que Tu prends pour ennemis. » et puis, Il prononce la formule : Allah akbar اللهُ أَكْبَر  « Dieu est [le] plus grand » et se prosterne.

Ce que le fidèle doit dire à la fin du witr

La Sunna veut que le prieur dise à la fin de son witr (avant ou après le salut final) : « Mon Seigneur, je cherche à travers Ta complaisance à me protéger contre Ta colère, et à travers la paix que Tu procures la protection contre Ton châtiment. Je Te demande de me protéger contre Toi-même ; je ne saurais Te louer assez. Ce que Tu mérites ce sont les louanges que Tu T’es faites. »

Une fois le witr terminé, le prieur doit dire :

Subhana al-malik al-quoddos  سبحان الملك القدوس  subhan al malik alquddus (x 3) en prolongeant les voyelles et en élevant la voix au cours de la troisième fois.

Les deux rak’a consécutives au witr.

Il est permis au fidèle d’effectuer deux rak’a après le witr (s’il le désire) étant donné que cette pratique a été sûrement rapportée du Prophète : bien plus, il a même dit : «  Le voyage est certes lourd et pénible ; quand l’un de vous a accomplit le witr, qu’il y ajoute deux rak’a ; s’il se réveille par la suite ... sinon, elles lui seront inscrites ».

La Sunna veut qu’on récite dans ces deux rak’a  la sourate n°  99 et la sourate 109).

Retarder le délai de la prière d’isha durant le Ramadan « salât isha صلاة العشاء » Tarāwīḥ  تراويح prière de repos 

تأخير صلاة العشاء في رمضان

takhir salat aleisha' fi Ramadan

version arabe : https://islamqa.info/ar/38270

Quand l’imam de votre mosquée retarde la la prière d’isha صلاة العشاء  salât al isha' d’une heure pendant le Ramadan …

Le temps de la prière d’isha صلاة العشاء  salât al isha' s’étend de la disparition des rayons rouges qui apparaissent à l’horizon suite au coucher du soleil à minuit.

Il est préférable de retarder l’accomplissement de la prière d’isha صلاة العشاء  salât al isha' à condition que cela ne soit pas pénible pour les gens. Ceci est fondé sur un hadith rapporté par Abou Hourayra Que Dieu soit satisfait de lui رضي الله عنه  radi Allah eanahdans lequel le Messager d’Allah a dit : « Si je ne voulais pas faire de la peine à ma communauté, je lui donnerais l’ordre de retarder la prière d’isha صلاة العشاء  salât al isha' jusqu’à la fin du tiers de la nuit ou jusqu’à minuit » (rapporté par at-Tirmidhi, 167).

Ce hadith indique qu’il est recommandé de retarder la prière d’isha صلاة العشاء  salât al isha' à condition de ne pas faire de la peine aux fidèles prieurs. Si cela risque d’être pénible pour ceux-ci, il vaut mieux hâter l’accomplissement de la dite prière.

Aïcha Que Dieu soit satisfait d'elle رضي الله معها  radi Allah maeaha a dit : « Au cours d’une nuit, le Prophète  retarda la la prière d’isha صلاة العشاء  salât al isha' jusqu’à une heure tardive et les fidèles furent gagnés par le sommeil. Et il fit la prière et dit :  « ce serait sa vraie heure, si je ne voulais pas faire de la peine à ma communauté » (cité par Mouslim, 638).

Dans un hadith de Djabir consacré aux heures des prières du Prophète   il dit : « Parfois il retardait la prière d’isha صلاة العشاء  salât al isha' parfois il en hâtait l’accomplissement, quand il s’apercevait que les gens étaient déjà là. Quand ils tardaient à se rassembler, il retardait la prière » (cité par al-Boukhari, 1/141 et par Mouslim, 646).

Voir ma’arifat awqat al-ibaadaat par Dr Khalid al-Mouchayqir, 1/291.

Dans certains pays, les gens ont pris l’habitude de reculer la prière d’isha صلاة العشاء  salât al isha' une demie heure environ par rapport au début de son heure pendant le mois de Ramadan afin de permettre aux gens de rompre leur jeûne tranquillement et de se préparer pour l’accomplissement de la prière d’isha صلاة العشاء  salât al isha' et celle des Tarāwīḥ  تراويح prières de repos 

Il n’y a aucun inconvénient à agir ainsi à condition que l’imam ne retarde pas la prière de sorte à faire de la peine aux fidèles comme il a été dit plus haut.

Il vaut mieux se référer à l’avis des gens de la mosquée et se mettre d’accord avec eux puisqu’ils connaissent mieux ce qui leur convient. Dieu seul connait الله وعلم Allah wa ealam

 

L’enseignement du Prophète à propos de la retraite pieuse

هدي النبي صلى الله عليه وسلم في الاعتكاف

hudi al Nabiu salaa aAllah ealayh wa salam fi al aetikaf

version en arabe :https://islamqa.info/ar/12658

Louanges à Allah

Son enseignement à cet égard était le plus parfait et le plus facile. Il a d’abord pratiqué cette retraite au cours des dix premières nuits du mois puis au cours de la deuxième décade dans le but de tomber sur la nuit du Destin. Et puis il a constaté que celle-ci se trouvait dans les dix dernières nuits. Depuis lors, il situait sa retraite dans cette période jusqu’à sa rencontre avec son Maître Puissant et Majestueux. Une fois, il a omis de pratiquer la retraite au cours des dix dernières nuits et l’a rattrapée au cours des dix premières nuits de Shawwal. (rapporté par Mouslim et par al-Boukhari).

Lors de l’année de sa mort, il effectua une retraite de 20 jours. (rapporté par al-Boukhari, 2040).

On dit en guise d’explication de cette donnée (exceptionnelle) que le Prophète savait que sa vie allait atteindre son terme et, pour cela, il voulait multiplier les bonnes œuvres afin de montrer aux membres de sa communauté ce qu’il faut faire vers la fin de leur existence pour rencontrer Allah dans les meilleures conditions. On dit (aussi) que c’était parce que Gabriel l’écoutait réciter le Coran une fois pendant chaque Ramadan et que lors de l’année de sa mort, Gabriel lui a fait répéter la récitation deux fois. D’où lui serait venue l’idée de doubler la durée de sa retraite.

Une autre explication plus solide est qu’il doubla la durée de sa retraite cette année là parce qu’il était en voyage l’année précédente. Ceci s’atteste dans un hadith rapporté par an-Nassaï (auteur de la présente version) et par Abou Dawoud et déclaré authentique par Ibn Hibban et d’autres d’après Ubay Ibn Kaab selon lequel : « le Prophète effectuait une retraite pieuse au cours des dix dernières nuits du Ramadan… Une fois, il voyagea et ne put observer la retraite. Au cours de l’année suivante, il effectua une retraire de 20 nuits .» Extrait de Fateh al-Bari.

Le Prophète se faisait installer un abri semblable à une tente dans l’enceinte de la mosquée et il s’y isolait  et s’orientait exclusivement vers son Maître Béni et Très Haut et restait ainsi jusqu’au terme de sa retraite.

Une fois, il effectua la retraite dans une tente turque (petite) et installa une natte à sa porte pour s’en servir de rideau ». (rapporté par Mouslim).

Dans Zad al-maad (2/90) Ibn al-Qayyim dit : « Tout ceci vise à effectuer la retraite pleinement, à la différence des ignorants qui transforment leur lieu de retraite en une assemblée de visiteurs où l’on se dispute la parole. Ce qui n’a rien à voir avec la retraite pieuse telle que pratiquée par le Prophète .

Le Prophète restait à la mosquée et ne la quittait que pour aller satisfaire ses besoins humains. À ce propos Aïcha (P.A.a) dit : « Quand il effectuait la retraite pieuse, il ne revenait à la maison que pour satisfaire ses besoins humains ». (rapporté par Al-Boukhari, 2029 et par Mouslim (297). Une version de Mouslim précise « sauf pour les besoins humains ». c’est à dire l’urine et la défection selon az-Zuhri.

Le Prophète veillait à rester propre. C’est pourquoi il sortait sa tête vers la chambre d’Aïcha Que Dieu soit satisfait d'elle رضي الله معها  radi Allah maeaha pour qu’elle la lui lavât et peignât. Al-Boukhari (2028) et Mouslim (297) ont rapporté d’après Aïcha Que Dieu soit satisfait d'elle رضي الله معها  radi Allah maeaha: « Le Prophète tendait sa tête vers moi tout en s’étant retiré dans la mosquée. Et je la lui peignais, bien qu’ayant mes règles ». Une version d’al-Boukhari et Mouslim dit : « Je la lui lavais ».

L’expression « tardjil ash-Shaar  تاردجيل الشعار » signifie peigner. Al-Hafiz الحافظ a dit : « Le hadith indique qu’il est permis de se nettoyer, de se parfumer, de se laver, de se raser et de s’entretenir le corps. La majeure partie des ulémas pense que seuls les actes réprouvés dans une mosquée le restent pendant la retraite pieuse ».

Quand le Prophète pratiquait la retraite pieuse, il ne se rendait plus au chevet des malades et n’assistait plus aux enterrements. C’était parce qu’il devait concentrer son attention sur ses entretiens avec Allah Très Haut et veiller à la réalisation de l’objectif de la retraite qui est de s’isoler des gens pour s’orienter résolument vers Allah Très Haut. Aïcha Que Dieu soit satisfait d'elle رضي الله معها  radi Allah maeaha  a dit : « La Sunna veut que celui qui effectue la retraite pieuse ne se rende pas au chevet d’un malade, ne participe pas à un enterrement, ne caresse pas une femme et ne couche pas avec elle et ne quitte pas sa place que pour une nécessité absolue. (Rapporté par Abou Dawoud, 2473 et déclaré authentique par al-Albani dans Sahihi Abou Dawoud).

Dans Nayl al-awtar, نيل الأوطار al Chawkani  الشوكاني dit : « L’expression ne caresse pas une femme  signifie: ne couche pas avec une elle ».

Certaines de ses épouses lui rendaient visite pendant sa retraite .Quand l’une d’elle le quittait, il la raccompagnait. Cela se passait dans la nuit. À ce propos, Safiyya, Que Dieu soit satisfait d'elle رضي الله معها  radi Allah maeaha  l’une de ses épouses raconta qu’elle était allée lui rendre visite pendant la retraite pieuse qu’il effectuait dans la mosquée au cours des dix dernières nuits du Ramadan. Et elle était restée avec lui pour un certain temps. Et quand elle voulait rentrer chez elle, le Prophète la raccompagna » (rapporté par al-Boukhari, (2035) et par Mouslim (2175).

En somme, le Prophète pratiquait la retraite pieuse avec facilité et en l’absence de tout excès de rigueur. Tout son temps était consacré au rappel d’Allah le Très Haut et à l’accomplissement des actes d’obéissance dans le cadre de la recherche de لَيْلَةُ الْقَدْرِ. Laylat al-Qadr  la Nuit du Destin

Voir Zad al-maad d’Ibn al-Qayyim, 2/90 ; al-i’itikaf nadhra tarbawiyya par Dr Abd Latif Balto

Les conditions de la retraite pieuse

شروط الاعتكاف

shurut al etikaf

version arabe : https://islamqa.info/ar/12411

La retraite الاعتكاف al etikaf doit être observée dans une grande mosquée. Si « le retraité اعتكافه a etikafuh » fait partie de ceux qui doivent participer à la prière du vendredi صلاة الجماعة salât aljamaea

La prière congrégationaliste et si la période de sa retraite couvre un vendredi, celle-ci doit être faite dans une mosquée où la prière du vendredi est célébrée. C’est une préférence.

Le jeûne n’est pas un corollaire de la retraite pieuse.

Selon la sunnah والسنة  wal sunnah, « le retraité اعتكافه a etikafuh » ne peut ni se rendre au chevet d’un malade ni répondre à une invitation ni s’occuper  des affaires de sa famille ni assister à un enterrement ni se rendre à son travail. Cela s’atteste dans ces propos d’Aïcha Que Dieu soit satisfait d'elle رضي الله معها  radi Allah maeaha: « La Sunna veut que l’auteur d’une retraite pieuse (en cours) ne se rende pas au chevet d’un malade ni assister à un enterrement, ni ne touche à une femme ni ne couche avec elle ni ne sorte de la mosquée sauf en cas de force majeure » (rapporté par Abou Dawoud, 2473).

L’invocation dite qunût القنوت à faire au cours de la prière   . دعاء القنوت. La Duʿāʾ du Qunūt

القنوت في الصلاة

Al qunut fi al salât

version arabe : https://islamqa.info/ar/20031

Désigne une invocation à réciter à un moment précis.

vous invoquez Dieu pour le pardon et tout ce qui est bien dans la vie et après la mort et on demande sa protection contre tout ce qui est mal dans cette vie et après la mort on l'invoque pour nous et pour tt les musulmans vivants et morts on demande le paradis sans châtiment et l'éloignement de l'enfer et la colère de Dieu on y utilise les noms de Allah .

Selon la définition des spécialistes du droit musulman, qunût قنوت  désigne une invocation à réciter à un moment précis pendant la prière en observant la posture debout. Il est préconisé dans les prières impaires صلاة الوتر salat al witr après la génuflexion, selon le plus juste des deux avis émis par les ulémas à cet égard. La pratique est recommandée quand les musulmans sont frappés par une calamité. C’est alors qu’on invoque après être redressé suite à la génuflexion effectuée dans la dernière rakaa de chacune des cinq prières quotidiennes obligatoires : min al rukue fi akhir rakeat min kuli faridat min alsalawa. من الركوع في آخر ركعة من كل فريضة من الصلوات .Et ce jusqu’à ce qu’Allah mette fin à la calamité et en débarrasse les musulmans. Voir l’ouvrage de Cheikh Bakr Abou zayd intitulé Tas’hîh ad-Dou’a, تصحيح الدعاء « la correcte invocation »  p. 460.

Quant au qunût قنوت perpétué dans le cadre de la prière du matin, il n’est pas rapporté de façon sûre que le Prophète l’ai fait. Ce qui est rapporté de manière vérifiée c’est que le Prophète réservait aux périodes de calamités des qunût قنوت   appropriés. Il a pratiqué celui-ci dans la prière du matin et dans d’autres pour formuler des invocations, contre Raal, Dhakwan et Ussayya qui avaient tué des lecteurs du Coran (enseignants) envoyés par le Prophète pour leur apprendre leur religion. De même, il a fait des invocations au cours de la prière du matin et d’autres au profit des croyants faibles, afin qu’Allah les protège contre Satan leur ennemi. Mais il n’a pas perpétué cette pratique. Les califes bien guidés ont fait comme lui.

Dès lors, il vaut mieux que l’imam se contente de pratiquer le qunût قنوت t en temps de calamité à l’instar du Messager d’Allah . Il a été rapporté de façon sûre qu’Abou Malick al-Achdja’i a dit :

 

فيما ثبت عن أبي مالك الأشجعي قال : قلت لأبي : يا أبت قد صليت خلف رسول الله صلى الله عليه وسلم وخلف أبي بكر وعمر وعثمان وعلي رضي الله عنهم أفكانوا يقنتون في الفجر ؟ فقال : أي بنيّ مُحدَث

ima thabat ean 'abiin Malik al'ashjaeii qal : qult li'abi : ya 'abat qad salayt khalf Rasul Allah salaa Allah ealayh wasalam wakhalaf 'abou Bakr wae Umar wae Outhman wae Ali radia Allah eanhum 'afkanuu yaqnitun fi alfajr ? faqal : (ay bny muhdath)

 « J’ai dis à mon père : Papa, tu as prié derrière le Messager d’Allah  et derrière Abou Bakr, Omar, Outhmane et Ali radia  Que Dieu les bénissent  رضي الله عنهم  Allah eanhum. Avaient-ils l’habitude de faire le qunût قنوت dans le cadre de la prière du matin ? » - « fiston, c’est inventé plus tard »

Rapporté par les cinq, à l’exception d’Abou Dawoud et jugé authentique par Al-Albani dans al-Irwaa, الإرواء  « la perfusion » n° 435. Or, le meilleur enseignement est celui de Muhammad  .

Allah est le garant de l’assistance. Puisse-t-Il bénir et saluer notre Prophète Muhammad,   sa famille et ses compagnons.

La Commission permanente pour les Recherches Religieuses et la Consultance (7/47).

Si y a une formule déterminée à utiliser dans le qunût قنوت  à faire dans la prière impaire  صلاة الوتر  salat al witr  prière surérogatoire très recommandée et dans celles accomplies en période de calamité, je vous réponds que le premier se présente sous plusieurs formules. En voici quelques unes :

1 La formule que le Messager d’Allah   apprit à Hassan ibn Ali Que Dieu le bénisse رضي الله عنهما  radi Allah eanhuma

 اللهم اهدني فيمن هديت ، وعافني فيمن عافيت ، وتولني فيمن توليت ، وبارك لي فيما أعطيت ، وقني شر ما قضيت ، فإنك تقضي ولا يقضى عليك ، إنه لا يذل من واليت ، ولا يعز من عاديت ، تباركت ربنا وتعاليت ، لا منجى منك إلا إليك

« Allahouma ihdinî fî man hadayta, wa aafinî fî man aafayta wa tawallanî fî man ta wallayta, wa bârik lî fî mâ a’tayta, wa qinî sharra ma qadayta, fa innaka taqdhî wa lâ yuqdhâ alayka ; innahou lâ yadhillou ma waalayta wa lâ ya’izzou man âdayta, tabârakta rabbanâ wa ta’aalayta, la mandjâ mink illâ ilayka ». (cité par Abou Dawoud, n° 1213 et par an-Nassaï, n° 1725 et jugé authentique par al-Albani dans Irwâ, n° 429)

Mon Seigneur, guide-moi avec ceux que tu guides; Donne moi la sécurité avec ceux auxquels Tu la donnes; Prends-moi en charge avec ceux que Tu prends en charge; Bénis pour moi ce que Tu m’as donné; Protège-moi contre Tes pires décisions; Tu juges et personne ne Te juge; Ton protégé ne sera pas humilié et celui que Tu hais n’auras pas le dessus; Tu procures bénédiction et Tu restes transcendant. L’on ne peut t’échapper qu’en se réfugiant auprès de Toi.

2 D’après Ali ibn Abi Talib le Prophète  disait au terme de son « witr » :

 اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِرِضَاكَ مِنْ سَخَطِكَ وَبِمُعَافَاتِكَ مِنْ عُقُوبَتِكَ وَأَعُوذُ بِكَ مِنْكَ لا أُحْصِي ثَنَاءً عَلَيْكَ أَنْتَ كَمَا أَثْنَيْتَ عَلَى نَفْسِكَ

« Allahoumma, innî aaoudhou biridhâka min sakhatika wa bi mu’âfâlika min uqûbatika wa aoudhou bika minka ; lâ uhsi thanâ’an alayka ; anta kamâ athnayta alâ nafsika »

 Mon Seigneur, je demande que Ton agrément me protège contre Ton mécontentement, que la sécurité que Tu procures me mette à l’abri de Ton châtiment. Je demande que Tu me protèges contre Toi-même ; je ne saurais Te louer parfaitement; Tu es comme Tu T’es présenté.

Rapporté par at-Tirmidhi, n° 1727 et jugé authentique par al-Albani dans al-Irwâ, الإرواء n° 430 et dans Sahihi Abi Dawoud, n° 1282

Ensuite, le prieur prie pour le Prophète  comme il a été sûrement rapporté que certains Compagnons le faisaient au terme du qunût قنوت dit dans le cadre du witr. Parmi les dits Compagnons  figuraient Ubay ibn Kaab et Mu’adh al-Ansari que Dieu les bénissent   رضي الله عنهما   radi allah eanhuma. Voir Tas’hîh ad-Du’aa تصحيح الدعاء la correcte invocation, par Cheikh Bakr Abou Zayd, p. 460.

Le qunût القنوت en temps de calamité

Quand on fait le qunût قنوت   en période de calamité, on utilise une formule adaptée à la situation à l’instar du Prophète   qui maudit des tribus arabes ayant assassiné un groupe de ses compagnons et pria au profit de croyants persécutés à La Mecque afin qu’Allah le Très Haut les sauvât. Selon Ibn Omar, il utilisa cette formule :

اللهم إنا نستعينك ونؤمن بك ، ونتوكل عليك ونثني عليك الخير ولا نكفرك ، اللهم إياك نعبد ، ولك نصلي ونسجد ، وإليك نسعى ونحفد ، نرجو رحمتك ونخشى عذابك ، إن عذابك الجدَّ بالكفار مُلحق ، اللهم عذِّب الكفرة أهل الكتاب الذين يصدون عن سبيلك

« Allahoumma, innâ nas’ta înouka wa nou’minou bika wa natawakkalou alayka wa nouthni alayka al-khayra wa laa nakfourouka, allahoumma iyyaka na’boudou wa laka noussali wa nasdjoudou, wa ilayka nas’aa wa nahfidou, narjou rahmataka wa nakhafou adhabaka inna adhabaka al-djidda bi al-kaafirîna mulhaqun. Allahoumma adhib al-kafarata ahl al-kitabi al ladhina yasuddûna an sabilika »

« Mon Seigneur, nous croyons en Toi, sollicitons Ton assistance, et nous nous confions à Toi, Te faisons de bonnes louanges et ne Te renions pas. Mon Seigneur, c’est Toi que nous adorons et C’est pour Toi que nous prions et nous prosternons. C’est vers Toi que nous nous dirigions et nous rassemblons. Nous espérons bénéficier de Ta miséricorde et redoutons Ton châtiment. Il est vrai que Ton châtiment inéluctable frappera les mécréants. Mon Seigneur, châtie les mécréants, gens du livre qui détournent les gens de Ton chemin ».

Rapporté par al-Bayhaqi, 2/210 et jugé authentique par al-Albani dans al-Irwâ, al-Irwâ, الإرواء 2/170. Al-Al-Banni dit : « cette version vient d’Omar et s’applique à la prière du matin. Il paraît que cette formule était employée en période de calamité comme l’indique la mention des mécréants.

Si vous me demandez s’il vous est possible d’utiliser d’autres formules, ma réponse est affirmative. Car an-Nawawi dit dans al-Madjmou’ (3/497) : « Ce qui est notoirement et résolument vrai pour la majorité (des ulémas‘oulamâ’ عُلَمَاء savants  en islam, théologiens) c’est que la formule ci-dessus indiquée ne s’impose pas puisqu’on peut employer toute autre invocation.

Ladite formule ne s’imposant pas puisque n’étant pas employée par le Prophète  ; il n’y a aucun mal à la dépasser. Cheikh al-Albani Puisse Allah lui accorde Sa miséricorde  رحمه الله  rahimah Allah a dit : « Il n’y a aucun mal à y ajouter la malédiction des mécréants, la prière pour le Prophète  et pour l’ensemble des musulmans ». Voir Qiyâmou Ramadan  par al-Albani, 31.

Il nous reste à traiter une question importante. C’est de savoir si le qunût قنوت est à dire avant ou après la génuflexion roukou’ ركوع. La plupart des hadith  adopté par la majorité des ulémas‘oulamâ’ عُلَمَاء savants  en islam, théologiens indiquent que le qunût قنوت est à faire après s’être redressé de la génuflexion. Cependant il n’y a aucun mal à le faire avant la génuflexion. Le fidèle a le choix (entre deux façons de procéder) :

 S’incliner à la fin de sa récitation puis se redresser et dire :Dieu te bénisse ربّنا ولك الحمد  rabbana wa laka al-hamd avant de dire le qunût قنوت ;

Procéder au qunût قنوت dès la fin de la récitation puis prononcer Allahou Akbar  الله أكبر Dieu est le plus grand, puis s’incliner.

L’une et l’autre pratiques s’attestent dans la Sunna ». Ici prennent fin les propos de Cheikh Muhammad ibn Outhaymine Puisse Allah lui accorde Sa miséricorde  رحمه الله  rahimah Allah, dans ach-charh al-mumti’, 4/64.

Remarque : l’auteur de la question dit : la meilleure prière est celle qui comporte le plus long qunût قنوت ». Peut-être fait-il allusion au hadith rapporté par Mouslim (n° 1257) d’après Djabir selon lequel le Prophète a dit : « Le plus grand mérite de la prière réside dans la longueur du qunût قنوت ».

An-Nawawi dit : « Par qunût قنوت on entend à l’avis unanime des ulémas la longueur de la posture debout, à ce que je sache ».

Dans ce hadith, il ne s’agit point d’indiquer que le qunût قنوت se fait après que le fidèle s’est redressé suite à la génuflexion, mais d’indiquer que le qunût قنوت implique une longue posture debout ». Dieu seul connait الله وعلم Allah wa ealam

Réunir les prières Isha, Maghrib et tarawih en cas de pluie

هل نجمع العشاء والتراويح مع المغرب في رمضان إذا نزل المطر

hal najmae aleasha' waltarawih mae almaghrib fi ramadan 'iidha nazal almatar

https://islamqa.info/ar/11643

Cheikh Abd Al-Aziz ibn Baz Puisse Allah lui accorde Sa miséricorde رحمه الله فأجاب  rahimah Allah fa'ajab  a répondu ainsi :

الأمر واسع إن شاء الله ، والجمع : في هذه الحالة قد يفوت به مصالح كثيرة للناس

al'amr wasie 'in sha' allh , waljame : fi hadhih alhalat qad yafwat bih masalih kathirat lilnaas « L’affaire est souple, s’il plaît à Allah. La réunion des prières :d ans ce cas, peut faire rater beaucoup d’intérêts aux gens» Dieu seul connait الله وعلم Allah wa ealam

 L’accomplissement collectif des prières dites tarawih en Ramadan est conforme à la Sunnah et n’est pas une innovation (bid’a بدعة )

صلاة التراويح جماعة في رمضان سنة وليس بدعة

salat al tarawih jamaeatan fi Ramadan sunnah walays bid’a

version arabe : https://islamqa.info/ar/21740

Il est inexact de dire que l’accomplissement des prières dites tarawih صلاة التراويح salât al tarawih est une innovation. En revanche, on peut se demander s’il ne s’agit pas d’une initiation d’Omar ibn al-Khattab qui n’avait pas existé au temps du Prophète ou s’il s’agit d’une pratique instaurée par ce dernier ?

Certains ont prétendu que c’est une initiative d’Omar. Et  ils arguent que ce dernier avait donné à Ubay ibn Kaab et à Tamim ad-Daari l’ordre de diriger une prière de 11 rak’aa pour les gens et que, quand, au cours d’une nuit, il trouva les gens entrain de prier, il dit : « quelle belle innovation ! ». Ce qui indique que la pratique n’avait pas existé avant lui.

Cet avis est faible et ses partisans n’ont pas tenu compte de ce hadith authentique rapporté dans les deux Sahih et ailleurs et selon lequel :

 le Prophète célébra la prière en public pendant trois nuits puis s’absenta au cours de la quatrième nuit et dit (en guise d’explication) : « Je crains qu’elle ne vous soit prescrite » (rapporté par al-Boukhari, 872).

أن النبي صلى الله عليه وسلم ( قام بأصحابه ثلاث ليال وفي الثالثة أوفي الرابعة لم يُصلّ ، وقال : إني خشيت أن تُفرض عليكم

'ana al Nabia salaa Allah ealayh wasalam ( qam bi'ashabih thalath layal wafi alththalithat3 'uwfi al rabieat 4 lm yusl , waqal : 'iiniy khashit 'an tufrd ealaykum

 La version de Muslim مسلم dit :

ولكني خشيت أن تُفرض عليكم صلاة الليل فتعجزوا عنها

walikuni khashit 'an tufrd ealaykum salat allayl fataejizuu eanha

 « Mais je crains qu’elle ne vous soit prescrite et que vous soyez incapables de vous en acquitter » (1271).

Aussi s’atteste-t-il que la prière des tarawih repose sur la pratique du Prophète et que celui-ci a expliqué ce qui l’avait empêché de perpétuer sa célébration en public, à savoir la crainte de sa prescription.

Cette crainte disparut avec le décès du Messager qui entraîna l’interruption de la révélation et l’impossibilité de nouvelles prescriptions. La dite crainte, qui constituait la cause du non maintien de la pratique, étant disparue, le caractère de pratique prophétique de la prière demeure. Voir ach. Charh al-mumti’ d’Ibn Outhaymine, tome 4/p.78.

Selon un hadith authentique cité dans les deux Sahih, Aïcha, Que Dieu soit satisfait d’elle رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا   radi alllah eanha a dit :

قَالَتْ إِنْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَيَدَعُ الْعَمَلَ وَهُوَ يُحِبُّ أَنْ يَعْمَلَ بِهِ خَشْيَةَ أَنْ يَعْمَلَ بِهِ النَّاسُ فَيُفْرَضَ عَلَيْهِمْ

qalat 'iin kan Raçul Alllah salla Alllah ealayh wasallam layadae aleamal wahu yuhibb 'an yaemal bih khashyat 'an yaemal bih al nnas fayufrad alayhim

« le Messager s’abstenait d’une pratique qu’il aimait par crainte que les gens l’adoptassent et qu’elle fût rendue obligatoire

Rapporté par al-Boukhari, al djoum’a, الجمعة « le vendredi »  1060 et par Mouslim, salat al-moussafirineصلاة المسافرين  « la prière du voyageur »1174.

An-Nawawi النووي a dit :

  بَيَان كَمَالِ شَفَقَته صَلَّى اللَّه عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَرَأْفَته بِأُمَّتِهِ 

bayan kamal shafaqath salla Alllah ealayh wasallam warafath bi'ummatih

« le hadith montre l’ampleur de la grande compassion qu’il éprouvait à l’endroit de sa Umma ».

Aussi est-il inexact de dire que la prière des tarawih ne constitue pas une pratique du Messager d’Allah car elle en est une et le Prophète ne s’en était abstenue que par crainte de la voir transformer en obligation. Sa mort mit fin à cette crainte…

Abou Bakr dont le califat ne dura que 2 ans était de surcroît absorbé par les combats qu’il livrait aux apostasiés… Quand Omar arriva au califat et rétablit l’ordre musulman, il donna aux fidèles l’ordre de se rassembler pour célébrer la prière en question pendant le Ramadan comme ils l’avaient fait au début avec le Prophète Omar n’avait donc fait que restaurer une pratique prophétique (suspendue) السنة وإحياؤها  al sunnah wa'iihyawuha 

Que Dieu bénisse والله الموفق wallah almuafaq Dieu est le garant de l’assistance.

Rester avec l’imam jusqu’à ce qu’il termine la prière dite tarawih

متابعة الإمام حتى ينصرف في التراويح

mutabaeat al'imam hataa yansarif fi al Tarawih

version arabe :http://https://islamqa.info/ar/3456

S’il est vrai que le nombre de rak’a le plus sûr pour cette prière est 11 et que je prie dans une mosquée dans laquelle l’imam porte le nombre à 21, pourrai-je quitter la mosquée après la 11e rak’a  ou devrai-je terminer les 21r  rak’a avec eux ?

Il est préférable de terminer la prière avec l’imam, même s’il fait plus de 11r rak’a puisqu’il est permis de faire plus compte tenu de la généralité des propos du Prophète  :

مَنْ قَامَ مَعَ الإِمَامِ حَتَّى يَنْصَرِفَ كَتَبَ اللَّهُ لَهُ قِيَامَ لَيْلَةٍ

 man qam mae al' imam hatta yansarif katab Alllah lah qiam layla

«  Celui qui prie avec l’imam jusqu’à la fin de la prière, Allah inscrira en sa faveur la prière d’une nuit complète »

Rapporté par an-Nassaï et d’autres. Voir les Sounan d’an-Nassaï : chapitre sur l’animation du mois de Ramadan (en prière) et compte tenu aussi des propos du Prophète  :

 «  La prière nocturne (surérogatoire) consiste en des unités de deux rak’a chacune. Quand tu crains l’entrée de la matinée, tu les clôtures par une seule rak’a »

صَلاةُ اللَّيْلِ مَثْنَى مَثْنَى فَإِذَا خَشِيتَ الصُّبْحَ فَأَوْتِرْ بِوَاحِدَةٍ

salât al layl mathnaa mathnaa fa'iidha khashit al subh fa'awatir bi wahida

Rapporté par les Sept,  رواه السبعة rawah alsabeat, mais la présente version est celle d’an-Nassaï

Il est hors de doute que la conformité à la Sunna du Prophète   est meilleure et préférable et plus apte à générer une récompense, sous réserve de prolonger et embellir la prière.

S’il s’agit de choisir entre l’abandon de l’imam en raison de son dépassement des 11 rak’a et son accompagnement jusqu’à la fin, la dernière option reste préférable pour les hadith précités. Cela dit, il faut tout de même conseiller à l’imam de se conformer à la Sunna.

Une rak’a de trop dans le cadre des tarawih

زاد ركعة في أحد تسليمات التراويح

zad rakeat fi 'ahad taslimat al Tarawih

version arabe :https://islamqa.info/ar/8825

Réponse:

 يسجد للسهو ، ثم يكمل الصلاة مثنى مثنى ، كما لو كان هذا في الفريضة

yasjud lilsahu , thuma yukmil al salât mathanaa mathanaa , kama law kana ahdha fi alfarida

«  Il doit se prosterner pour le manquement puis il continue sa prière par pair de rak’a, comme s’il s’agissait d’une prière obligatoire ».

Allah le sait mieux. والله أعلم Allah wa ealam

Lecture du texte du Coran pendant la prière

حكم القراءة من المصحف في الصلاة

hakam alqira'at min almusahaf fi alsala

version arabe : https://islamqa.info/ar/1255

Il n’y a aucun inconvénient à lire dans le Coran pendant les prières du Ramadan parce que c’est un moyen de faire entendre aux prieurs la totalité du Coran et que des preuves tirées du Coran et de la Sunna indiquent la légalité de la lecture du Coran dans la prière. Cette lecture s’applique aussi bien à la lecture dans un livre qu’à la récitation. Il a été rapporté de façon sûre qu’Aïcha Que Dieu soit satisfait d’elle رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا   radi Alllah eanha donna à son esclave Dhakwan l’ordre de lui diriger la prière surérogatoire du Ramadan et Dhakwan lisait dans le Coran. Cet événement est rapporté par Boukhari dans son Sahih صحيح   "hautentique" de façon suspendue mais clairement affirmative.

Laylat al-Qadr لَيْلَةُ الْقَدْرِ Nuit du Destin elle est trouvée durant la 21e, 23e, 25e, 27e ou 29e nuit ;Au cours de cette nuit, le Coran aurait été révélé à Muhammad ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam ﷺ : que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui par l'ange Gabriel Jibrīl جبريل ou Jibrā’ī lجبرائيل . A vous de la découvrir !

Invocation pour la nuit du destin 1

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