un peu d'histoire a travers les âges

un peu d'histoire a travers les âges

 

 

ATTENTION AUX ORTHOGRAPHES OCCIDENTALES LATINES: sa exemple Mohamed = MUHAMMAD

Quand il est mention du Prophète Muhammad il est conseillé de dire :

ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم : « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui

Les califes

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_califes

Bataille de l'Islam

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Bataille_de_l%27islam

SAVANTS DE L'ISLAM

http://islamsunnite.net/les-savants-de-lislam/

Le Prophète (Paix et  bénédiction d'Allah sur lui) a dit: 
« Tous les fils d‘Adam se trompent et les meilleurs d‘entre eux sont ceux qui se repententRapporté par Ahmad, ibn Majah et Tirmidhi. Sa chaîne de transmission est authentique.

le Prophète (Paix et  bénédiction d'Allah sur lui) disait 
Ne fait pas parti de nous, celui qui n’honore pas les plus âgés parmi nous, n’est pas miséricordieux envers nos jeunes et ne reconnaît pas les droits des savantsRapporté par l’imam Ahmad dans son Mousned, ainsi que son fils ‘Abdallah et el Hakem.. 

Ibn El Qayim disait en commentant les paroles de ’Ali : 
« Car la science est l’héritage des prophètes, et les savants sont leurs héritiers, donc l’amour de la science et des savants est une preuve d’amour de l’héritage des prophètes, et par conséquent détester les savants revient à détester l’héritage des prophètes et leurs heritiers […] Allah est Savant et aime tout savant, et il n’accorde Sa science qu’a celui qu’Il aime, alors celui qui aime la science et les gens de science a effectivement aimé ce qu’Allah a aimé et ceci fait parti du culte d’Allah »Extrait du livre de ibn el Qayim, Miftah Dar es Sa’ada.

 

Expansion de l'islam

https://fr.wikipedia.org/wiki/Expansion_de_l%27islam

livres

Les musulmans en Europe, XVI-XVIIIe siècles

 

Lucette VALENSI,  Ces étrangers familiers. Musulmans en Europe, XVI-XVIIIe siècles, Payot, 2012.

Jocelyne DAKHLIA et Bernard VINCENT (dirs.), Les musulmans dans l’histoire de l’Europe,tome 1 Albin Michel, 2011.

Les musulmans de l'Europe du sud est  athalie Clayer et Xavier Bougarel EDITION Karthala

L’Europe du Sud-Est, qui s’étend de la Croatie à la Grèce et de l’Albanie à la Bulgarie, compte environ huit millions d’habitants de culture musulmane.

Europe orientale : 5 siècles d’Islam, 12 millions de musulmans

Nathalie Clayer et Xavier Bougarel sont chercheurs au Centre d’études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBAC). Nathalie Clayer est spécialiste des questions religieuses et nationales dans l’Europe du Sud-Est aux époques ottomane et post-ottomane. Xavier Bougarel est spécialiste de l’islam en Europe du Sud-Est et des guerres et après-guerres en ex-Yougoslavie.

 

 

Chrétiens, juifs, musulmans : comment ont-ils appris à vivre ensemble ?

Au 4e siècle, le christianisme s’affirme comme religion d’abord tolérée, ensuite dominante et enfin (à la fin du siècle), religion officielle. Sa nouvelle domination s’affirme parfois avec violence, lorsque des groupes de chrétiens (y compris des moines) s’attaquent aux temples païens ou aux synagogues des juifs. Divers empereurs et leurs agents tentent d’enrayer ces violences et réaffir-ment le droit des juifs à détenir des synagogues et à y pratiquer leur religion sans entrave. Ainsi, une loi de 397 proclame : «  les vexations contre les juifs doivent être repoussées et leurs synagogues doivent demeurer dans le calme accoutumé. » Mais cette protection est ac-compagnée de limites: en 408, par exemple, une loi de l’empereur Théodose II interdit aux juifs certains rites associés à la fête du Pourim qui étaient perçus comme une parodie de rites chrétiens.

Dès les premières conquêtes islamiques du 7e siècle, des autorités musulmanes accordent aux chrétiens et aux juifs un statut de dhimmi, « protégé ». Un traité de paix de 641 (conservé dans un texte du 9e siècle), par exemple, à la suite de la conquête d’Égypte, confirme le droit des chrétiens égyptiens à leurs églises. De nombreux autres textes des siècles suivants vont dans le même sens, même si certains cherchent à limiter de nouvelles constructions d’églises, notamment dans des quartiers où vivent des musulmans, en particulier quand une église était plus haute qu’une mosquée environnante. Certes, certaines églises étaient converties en mosquées (c’est le cas à Damas ou à Cordoue, par exemple), tout comme, lors des conquêtes chrétiennes à partir du 11e siècle, la grande mosquée d’une ville était souvent transformée solennel-lement en cathédrale, ce qui n’a pas empêché de nombreux souverains chrétiens d’Espagne ou de Sicile de garantir l’utilisation des mosquées à leurs sujets musulmans. On trouve aussi de nombreux accords qui confirment le droit des juifs européens à jouir de leurs synagogues, même si à la fin du Moyen Âge, dans le contexte de violences anti-juives et d’expulsions, de nom-breuses synagogues sont converties en églises.

Ces garanties de la jouissance de lieux de culte et de la pratique du culte sont les bases de l’existence même de communautés religieuses minoritaires dans des sociétés où dominent le christianisme ou l’islam, et où l’idéologie du pouvoir est fortement liée à la religion. Les interactions quotidiennes entre membres de différentes confessions peuvent poser des problèmes à la fois pour les autorités de la majorité et pour celle de la minorité. Ainsi, des juristes tentent de régler, de limiter, voir d’interdire toute sorte d’interactions perçues comme potentiellement dange-reuses: certains échanges économiques, les fêtes et repas partagés, les relations sexuelles interconfessionnelles. Les lois qui limitent les juifs à la nourriture cachère leur interdisent de fait de se mettre à la table des chrétiens, même si certains rabbins juifs font preuve de souplesse concernant certaines restrictions, notamment sur la consommation du vin qui avait été touché par un non-juif, dont le respect strict rendrait le commerce et le trans-port de vin quasiment impossibles. Pour certaines autorités ecclésiastiques, ce refus desjuifs de partager la nourriture des chrétiens est perçu comme une insulte. Comment réagir? Cela provoque un débat parmi des hommes d’Église: certains soutien-nent que le chrétien peut tout manger (y compris la nourriture des juifs), mais dès le 4e siècle, le concile d’Elvire interdit aux chrétiens de partager des repas avec des juifs; plus tard, d’autres législateurs ecclésiastiques, tel le pape Innocent III (1198-1216), interdiront aux chrétiens d’acheter la viande ou le vin des juifs. Des autorités reli-gieuses, juives et chrétiennes, fulminent contre les festivités communes, par exemple la participation des « fidèles » aux fêtes de mariage des « infidèles ». De la même manière, en Espagne musulmane, des muftis (ex-perts juridiques) s’offusquent du fait que les musulmans participent aux fêtes de leurs voisins chrétiens, notam-ment Noël et la Saint-Jean. Paradoxalement, nous voyons cette convivialité interconfessionnelle surtout dans ces textes qui essaient de la limiter, sinon de l’interdire. Pires encore, aux yeux de ces autorités, sont les rela-tions sexuelles entre fidèles et infidèles. Dès le 4e siècle, on interdit aux chrétiens d’épouser des juifs ou des païens. La loi musulmane permet à l’homme musulman d’épouser une juive ou une chrétienne (mais non l’inverse): di-vers fatwas (consultations juridiques) du Moyen Âge précisent que le mari musulman doit laisser sa femme juive ou chrétienne pratiquer sa religion (et la laisser boire du vin et pour une chrétienne manger du porc MALGRES CE CELA EST INTERDIT DANS LA BIBLE ET LES EVANGILES "voir pages alccol et porc interdit ") et ne peut pas l’obliger de respecter des pratiques musul-manes (d’ablution, de jeûne, etc.). Les enfants de ces mariages mixtes sont musulmans. Mais à part cette exception musulmane, les autorités religieuses interdisent les mariages mixtes, sauf excep-tions rares (dans le cadre de la conversion d’un juif ou d’une juive au christianisme, par exemple, le converti pouvait rester marié à son époux toujours juif). De nom-breuses lois émanant d’autorités ecclésiastiques, royales, voire municipales en Europe tentent d’interdire les rela-tions sexuelles interconfessionnelles. Le quatrième concile du Latran, réuni en 1215 par le pape Innocent III, veut obliger juifs et musulmans à porter des habits distinctifs pour qu’on ne puisse pas se tromper et se trouver au lit avec un « infidèle ». C’est cette même peur qui pousse di-vers papes et conciles à interdire, au 13e siècle, que des chrétiennes servent de domestiques aux juifs et surtout qu’elles logent dans leurs maisons. Cela n’empêche pas des hommes chrétiens d’acheter des esclaves musulmanes qu’ils entretiennent comme concubines, notamment en Espagne, où nombre de lois municipales règlent le statut d’enfants nés de telles unions. Ces contacts de tout genre menacent, du point de vue de certains juristes, de bouleverser l’ordre social qui consacrait la place supérieure de la religion du souve-rain (le christianisme ou l’islam). En Europe chrétienne, on trouve un grand nombre de lois qui interdisent aux non-chrétiens d’exercer une autorité sur des chrétiens. L’accès à la justice, dans ces sociétés non-égalitaires, pose aussi de nombreuses questions. Le plus souvent, on re-connaît l’autonomie juridique des communautés religieuses minoritaires quand il s’agit de régler leurs af-faires internes, que ce soit mariage ou divorce, contrats ou conflits entre membres de la communauté. De nom-breux juristes musulmans, par exemple, affirment que les musulmans doivent laisser les juges juifs et chrétiens en terre d’islam régler leurs différends. Mais que se passe-t-il si l’un des litigants, voire les deux, préfèrent soumettre leur différend au qadi (juge musulman)? Ici les juristes ne sont pas tous du même avis, mais en général ils affirment que ce ne pourrait être qu’une exception à la règle de l’autonomie juridique des communautés minoritaires. Mais quelle était la place du minoritaire devant la justice de la majorité? Un juif, par exemple, peut-il té-moigner contre un membre de la majorité (musulmane ou chrétienne)? Peut-il accuser? Le Décret de Gratien, texte incontournable du droit ecclésiastique au 12e siècle, interdit formellement qu’un juif porte une accusation contre un chrétien ou témoigne contre lui: ce serait met-tre un « infidèle » en position d’autorité sur un chrétien. Mais ces interdictions sont intenables dans une société où des juifs ont des interactions quotidiennes avec des chré-tiens et ont besoin d’accéder à la justice quand ils rentrent en conflit avec des chrétiens. On voit donc toute une sé-rie de lois, souvent au niveau d’un royaume ou d’une municipalité, qui accordent aux juifs ou aux musulmans vivant en terre chrétienne la possibilité de poursuivre un chrétien en justice ou de témoigner contre lui. On voit le même phénomène en terre musulmane, où l’on énu-mère des exceptions à la règle qui interdirait en théorie qu’un minoritaire témoigne contre un musulman.

Voilà quelques exemples des thèmes qui sont abordés dans ces centaines de textes légaux. Ils suffisent à montrer que la cohabitation dans une même société de personnes pratiquant diverses religions pose de nombreuses ques-tions juridiques, souvent complexes, et que les juristes européens (juifs, chrétiens et musulmans) y répondirent souvent de manière réfléchie et nuancée. Ces textes font montre d’une grande diversité d’opinions et de pratiques. Dans ces sociétés hiérarchisées du Moyen Âge, la diffé-rence religieuse était certes importante, mais elle était un critère de distinction sociale entre autres.

Il serait anachronique de parler de « tolérance », dans sa définition actuelle, pour les sociétés du Moyen Âge. Mais la place des minorités religieuses était souvent ga-rantie et protégée, même si l’on voit ces protections s’affaiblir puis disparaître au fil du temps, notamment lors de l’apparition progressive d’États nations à la lisière de la période moderne. Déjà divers princes chrétiens de l’Europe médiévale décident d’expulser des juifs de leur territoire. Philippe II Auguste, roi de France, expulse les juifs de ses territoires (essentiellement l’Île de France) en 1182, mais permet leur retour en 1198. Jean le Roux,duc de Bretagne, expulse les juifs du duché en 1240  en 1288, c’est le tour des juifs angevins. En 1290 Edouard Ie expulse les juifs d’Angleterre; ils ne seront pas autorisés à y habiter avant 1656. Les rois de France expulsent les juifs en 1306, puis les laissent revenir pour les expulser de nouveau en 1321 et 1394. La plus grande expulsion fut celle déclarée en 1492 par les monarques espagnols. Puis, à la fin du 15e et au 16e, les juifs de Portugal, de Provence, et de plusieurs villes italiennes et germaniques subirent le même sort. Pendant la même période, les communautés musulmanes de l’Europe se voient elles aussi contraintes à la conver-sion ou à l’expulsion.

Pourquoi ces vagues d’expulsions? Pourquoi en Europe passe-t-on d’une tolérance limitée à une volonté d’ex-clure les non-chrétiens de la société? Ces questions font débat parmi les historiens, et sans doute n’y a-t-il pas une seule explication valable pour toutes les expulsions. Chacune de ces décisions est à comprendre dans un maillage de causes économiques, politiques, religieuses. Mais nous passons, peu à peu, de sociétés où l’existence de minorités religieuses était la norme à des sociétés où l’adhésion de tous les fidèles à une même doctrine et à une même Église devient la norme obligatoire.

C’est dans ce contexte que surgit le protestantisme et les guerres de religions qui déchirent l’Europe aux 16e et 17e siècles. Ces conflits vont aboutir à une série de mesures légales, non pas pour instaurer la tolérance ou en-core moins la liberté religieuse, mais pour permettre la cohabitation de différentes religions: en France, l’Édit de Nantes (1598) accorde une liberté de culte limitée aux protestants jusqu’à sa révocation en 1685. Dans l’em-pire germanique, les traités de Westphalie (1648) établissent le principe cujus regio, ejus religio, selon lequel chaque prince peut imposer sa religion à son territoire –principe qui poussa des milliers de catholiques et de pro-testants à s’exiler. Certains princes cherchèrent à créer des conditions de coexistence paisibles entre catholiques, protestants de diverses dénominations et juifs (par exem-ple dans la République des Deux Nations polono-lituanienne). En même temps, l’empire Ottoman, qui domine un territoire allant de la péninsule arabique jusqu’en Hongrie, continue de pratiquer le système dhimmi. Dans les provinces des Balkans, notamment, les chrétiens restaient souvent numériquement majoritaires, surtout dans les campagnes, tandis que dans les villes une élite dirigeante musulmane (d’origine mixte: turque, arabe, européenne) côtoyait chrétiens (orthodoxes, catholiques, protestants) et juifs. Cette cohabitation se déroule sous la bannière de l’is-lam, puisque les sultans réclament le titre de calife depuis Mehmed le Conquérant au milieu du 15e siècle jusqu’à l’abolition du califat par Ataturk en 1924

Le tournant des Lumières

C’est à partir du 18e siècle, d’abord dans des textes philosophiques, puis dans des programmes politiques, que d’autres modèles furent érigés par des promoteurs d’États « séculiers » au sens où ceux-ci ne pouvaient plus être ni subordonnés ni même attachés à un culte parti-culier. Voltaire exprime son admiration pour la tolérance (qu’il a sans doute idéalisée) des sociétés plurireligieuses d’Angleterre et des Pays-Bas. Le premier article dans le « bill of rights » voté par le Congrès américain en 1791 précise que celui-ci ne pouvait adopter aucune loi confé-rant un statut officiel à une religion ni interdisant la libre expression religieuse. C’était un modèle de liberté et d’égalité entre confessions et de non-ingérence de l’État dans leurs affaires. La France révolutionnaire reconnaît, au même moment, l’égalité des droits à tout citoyen, que celui-ci se réclamât d’une confession ou qu’il n’en eût pas. Dans un contexte de violence accrue, liée aux divisions in-ternes et aux interventions militaires des États voisins, une partie des Républicains prennent alors la décision de conduire une politique volontariste de déchristiani-sation et de substitution du religieux traditionnel (culte de la déesse Raison; culte de l’Être suprême; changement du calendrier etc.). Puis, le Concordat de 1801, auxquels furent joints les articles organiques, fixe pour un siècle les rapports entre État et citoyens catholiques, régime étendu rapidement aux citoyens protestants puis juifs: même si les cultes sont reconnus, ce sont les individus qui se voient accorder des droits et des devoirs. Une génération plus tard, la Grande-Bretagne intégre les catholiques et les juifs dans le régime commun.

Le 19e siècle est marqué par l’essor du nationalisme européen " prohibbé en islam voir page en question"et par l’expansion des empires coloniaux français et britannique.  « Les Églises européennes face au choc de la modernité ». Les États cherchent à faire de la nation le socle identitaire par excellence, face à des identités régionales, locales ou confessionnelles. Les États sont prêts à mobiliser le clergé ou le sentiment d’appar-tenance religieuse quand cela sert leur intérêt, tout en les subordonnant à leur pouvoir. Les 19e et 20e siècles voient la sécularisation progressive des sociétés euro-péennes: les institutions religieuses perdent, lentement mais inexorablement, leur place prédominante dans les sociétés: que ce soit dans l’éducation ou dans la définition es mœurs prédominantes. La sécularisation n’empêche pas la haine religieuse, bien entendu; les pogroms du 19e et la Shoah au 20e en témoignent – même si cette dernière est entreprise non pas au nom de la religion mais au nom de l’infériorité supposée de la « race sé-mite ». À la fin du 20e et à l’aube du 21e siècle, bon nombre des institutions religieuses, si elles ne renoncent pas en théorie à leur message universel, cherchent à dé-finir leur rôle dans une société multiconfessionnelle où elles se trouvent parfois en concurrence rude les unes avec les autres, parfois au contraire en alliance pour dé-fendre des valeurs et des intérêts communs.

Quelle place pour l’islam dans les sociétés européennes?

la sécularisation des 20e et 21e siècles n’empêche pas ce retour du religieux, à partir notamment des années 1970, que nous avons noté au début de cet article. En Europe et ailleurs, la religion devient souvent un vecteur identi-taire – y compris pour des personnes pour qui la pratique et la croyance religieuse ont peu d’importance. Un cer-tain nombre de partis nationalistes européens affichent une identité « chrétienne » – sans être liés à aucune Église. Dans ce contexte de sécularisation accrue et en même temps de retour du religieux, ce sont les débats sur la place de l’islam dans les sociétés européennes qui ont fait couler le plus d’encre, allusion.les lois française et belge inter-disant le voile intégral représentent des cas d’acharnement législatifs et violeraient tous simplement le droit d’ex-pression religieuse des femmes musulmanes concernées. Elle oppose ce choix français et belge à celui du gouver-nement danois. Il a demandé un rapport à des spécialistes de l’université de Copenhague qui ont conclu qu’une interdiction générale n’était ni nécessaire, ni construc-tive. Le gouvernement danois choisit de calmer les débats pour favoriser des choix réfléchis, alors que les États fran-çais et belge auraient plutôt cherché à marquer des points politiques en proclamant rapidement une interdiction générale pour résoudre un « problème » surtout créé par leurs propres proclamations médiatisées.  Il s’agit d’une continuité avec la « société persécutrice » l'élite cléricale du Moyen Âge face aux hérésies. Non pas, bien entendu, que le traitement de quelques femmes voilées soit comparable à la chasse médiévale aux hérétiques, mais parce que dans les deux cas une élite légifère pour identifier et stigmatiser un « autre » religieux dans le but de justifier son propre pouvoir.

 Le modèle de la laïcité à la française  est en crise. Alors qu’en théorie elle devrait garantir la liberté de religion pour tous et l’égalité entre les cultes, elle est évoquée de plus en plus pour justifier la stig-matisation de la religion et du religieux, en particulier (mais pas exclusivement) envers l’islam. Pour eviter une stratégie de stigmatisation des musulmans de France, un véritable débat sur la laïcité et sur la place des religions dans la société serait peut-être le bienvenu. Une discussion où personne, croyant ou non-croyant, ne serait stigmatisé pour ses convictions religieuses et où l’on pourrait débattre de la place de la religion et des re-ligions dans notre société. La cohabitation religieuse en Europe dure depuis quinze siècles. À nous de faire en sorte qu’elle puisse continuer dans l’harmonie et dans le respect mutuel

 

Histoire de l'Asie musulmane

Expansion et fractures de l'Asie musulmane

L'islam, nouvelle religion monothéiste, apparaît en Arabie, se fondant sur les révélations reçues par le prophète Mahomet à partir de 61041. Entre 622 et sa mort en 632, Mahomet soumet une grande partie de la péninsule arabique, soumission achevée par son successeur Abou Bakr As-Siddiq en 634. Le deuxième calife, Omar ibn al-Khattâb (634-644) poursuit les conquêtes en tirant profit des qualités militaires des Arabes (renforcée par l'utilisation du chameau), en profitant des faiblesses de l'Empire byzantin et de l'Empire sassanide, et en obtenant assez facilement l'adhésion des populations locales42. À la mort du troisième calife, Othmân ibn Affân, l'empire arabe couvre l'Arabie, le Proche et le Moyen-Orient, y compris le sud de la Turquie actuelle, le nord du Caucase, ainsi qu'une grande partie de l'Iran et de l'Afghanistan, allant jusqu'à la rive droite de l'Indus43. En 661, à la suite de dissensions parmi les chefs musulmans, le pouvoir est pris par la dynastie omeyyade, qui installe la capitale à Damas. Sous les Omeyyades, l'expansion territoriale est limitée, mais les califes contribuent à améliorer leur administration, à répandre l'usage de l'arabe et à mettre en place une économie plus prospère en améliorant la sécurité des échanges au sein de l'empire44.

En 750, après leur défaite à la Bataille du Grand Zab, les Omeyyades sont remplacés par les Abbassides dans une large partie orientale d'un empire couvrant les territoires asiatiques ; ils transfèrent leur capitale à Bagdad en 76245. La bataille de Talas en 751, voit s'affronter les armées abbassides et celles de la Chine des Tang. Malgré leur victoire, les Abbassides ne tentent pas d'aller plus loin. Ce succès a néanmoins d'autres conséquences, car les Arabes apprennent des prisonniers chinois certaines techniques, et surtout la fabrication du papier, qui contribue à la vie culturelle du monde musulman puis, indirectement, de l'Europe. C'est surtout sous cette dynastie que les populations de l'empire se convertissent majoritairement à l'islam46. Vers la fin du Xe siècle, le monde musulman se divise de facto. La partie orientale, correspondant à l'Iran, à l'Irak et aux territoires à l'est, continue à obéir au pouvoir se trouvant à Bagdad. Ce pouvoir est pris par les Seldjoukides, d'origine turque, en 1055. Les Seldjoukides conquièrent ensuite une grande partie de la Syrie et de la Palestine ainsi qu'une partie de l'Anatolie gagnée sur l'Empire byzantin. En Égypte, en Syrie et dans une grande partie de la péninsule Arabique, les Fatimides, d'origine berbère, prennent le pouvoir et se proclament eux-mêmes califes. Ils bâtissent une nouvelle capitale au Caire. Les menaces des Seldjoukides sur la capitale byzantine, Constantinople, ont une conséquence importante : l'appel à l'aide auprès du pape Urbain II entraîne le mouvement des Croisades47. Les Croisades donnent naissance, dans la Méditerranée orientale, aux États latins d'Orient, dont le royaume de Jérusalem. Saladin, d'origine kurde, s'empare du pouvoir en Égypte en 1169 et conquiert la Syrie, fondant la dynastie ayyoubide et chassant en grande partie les croisés48. Au XIIIe siècle, l'Empire mongol s'étend vers l'ouest : il s'empare de l'Iran et de l'Irak et renverse en 1258 les Abbassides qu'il remplace à Bagdad49. En Égypte, les Mamelouks, de condition servile à l'origine, s'emparent du pouvoir et viennent affronter les Mongols qu'ils défont.

Asie XVe siècle

À partir de 1368, la Chine est gouvernée par la dynastie Ming d'origine Han50. Les empereurs Hongwu et Yongle notamment œuvrent pour un renforcement de l'appareil administratif et pour une relance économique par le développement de l'irrigation et de l'agriculture, la plantation de forêts et une augmentation de la production minière. Yongle connaît des succès diplomatiques avec des émissaires envoyés dans toute l'Asie centrale. Militairement, il vainc les Mongols en 1410 et contrôle le Tonkin de 1410 à 142751. C'est aussi à cette époque que l'amiral Zheng He assure d'importants voyages de commerce et d'exploration dans tout l'Océan indien et la côte orientale de l'Afrique : des comptoirs chinois sont établis dans tous ces territoires, mais cette initiative reste sans lendemain en raison de difficultés financières52. La capitale de la Chine est transférée progressivement de Nankin à Pékin entre 1407 et 145053.

ASIE Époque moderne : XVIe au XVIIIe siècles

L’Asie ottomane

Les Ottomans sont à l'origine une famille qui contrôle un territoire de l'Anatolie, mais forts de leurs succès militaires dans les Balkans, ils s'emparent de Constantinople en 1453, mettant fin à l'Empire byzantin54. En 1516-1517, ils soumettent l'Égypte, la Syrie et l'Arabie occidentale. Ils affrontent aussi les Séfévides à qui ils prennent Bagdad en 1524. Ils s'assurent aussi une importante domination sur la Méditerranée, notamment en établissant des ports militaires à Alger, Tripoli et Tunis55.

Au début du XVIIe siècle, les affrontements avec les Séfévides reprennent et l'Empire ottoman subit la perte de Bagdad et de la Mésopotamie entre 1623 et 1638. Au XVIIIe siècle, dans toutes les parties de l'Empire, les pouvoirs locaux prennent davantage de libertés avec le pouvoir central de Constantinople56. Le Maghreb se comporte de manière plus indépendante, tandis que l'Empire ottoman est confronté aux pressions de ses ennemis tant en Europe, qu'à l'est avec l'Iran57

L’inde royaumes locaux

Bâbur met fin au sultanat de Delhi en 1526 et crée l'Empire moghol, créant ainsi une civilisation indo-persane58. En 1603, cet Empire couvre l'Afghanistan, le Cachemire, le Sind, le Gujarat, le Bengale et toute l'Inde du Nord59. Le sultan Aurangzeb annexe le Bihar en 1661 et combat les pirates, mais il doit aussi affronter les révoltes des Afghans60. Le sud de l'Inde est lui le domaine du royaume de Vijayanâgara, dominé par l'hindouisme. Mais en 1565 la bataille de Talikota remportée par l'État moghol entraîne le démantèlement de ce royaume61.

Catégorie:Islam en Chine

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Islam_en_Chine

Tibetains musulmans

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tib%C3%A9tains_musulmans

Catégorie:Inde musulmane

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Inde_musulmane

Islam en Afghanistan

https://fr.wikipedia.org/wiki/Islam_en_Afghanistan

Catégorie:Islam en Afrique

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Islam_en_Afrique

AFRIQUE NOIRE (Culture et société) Religions

 L'islam noir

Bien que l'islam soit une religion importée, il est nécessaire d'aborder ici son introduction, sa diffusion et ses modifications, dans la mesure où il a marqué de nombreuses civilisations qui en furent transformées, en même temps qu'elles l'adaptaient à leur propre nécessité. En outre, d'importants moments de l'histoire politique d'Afrique noire sont étroitement liés à l'islam, qui a servi d'idéologie de combat à de nombreux conquérants et réformateurs noirs. Actuellement, on estime à plus de trente millions le nombre des musulmans négro-africains, dont la majorité se trouve en Afrique soudanienne, cette portion du continent qui, de l'Atlantique au Nil, est limitée au nord par le désert et au sud par la forêt ; on rencontre aussi des groupements de moindre importance le long de la côte orientale et dans les grandes villes de l'Ouest.

L’islam noir « est très différent de l’islam méditerranéen ou du Proche-Orient, il est différent aussi de l’islam maure : l’islam noir est un islam repensé, repétri, négrifié » (Froelich 1962 : 11), adapté aux caractères des populations noires. Autrement dit, l’islam noir est un islam historique, fruit de la rencontre de l’islam arabo-berbère avec l’Afrique noire.

5Aujourd’hui, les pays les plus islamisés sont situés dans l’Afrique sahélienne (la Mauritanie avec 99,5 % de musulmans, suivie du Niger avec 98,7 %, de la Gambie 95,4 %, du Sénégal 92 %, du Mali 90 %, de la Guinée 86,9 %, du Soudan 73 %, du Tchad 54 %, du Burkina Faso 50 %). D’autres pays d’Afrique connaissent aussi une forte présence de musulmans : les Iles Comores (99,3 % de musulmans), Djibouti (97,2 %), la Sierra Léone (60 %), le Nigeria (50 %), la Tanzanie (35 %), l’Erythrée (50 %) (Istituto Geografico De Agostini 2001). Mais il s’agit d’estimations peu fiables, du fait que les recensements ne sont pas effectués de façon systématique et qu’il n’y a pas de normalisation des méthodes d’enquête, ce qui rend difficile la comparaison des données d’un pays à l’autre (Kanvaly Fadiga 1988 : 134-136).

https://etudesafricaines.revues.org/199

 Conquêtes marocaines dans l'Ouest africain (XIe-XVIe s.)

La pénétration s'est faite lentement dès la fin du viiie siècle, mais c'est surtout à partir du xie siècle que l'islam a commencé à jouer un rôle dans l'histoire des sociétés et des formations politiques africaines.

À l'ouest, les Almoravides, disciples berbères d'Ibn Yacin, partent à la conquête du premier grand empire noir connu, le Ghana, qu'ils détruisent, convertissant ses populations Sarakolé, Toucouleur et Soninké. Sur les ruines de cet empire se constitue l'empire du Mali qui couvre une partie de la vallée du haut Niger et dont un souverain, Kankan Musa, fait au xive siècle un pèlerinage fastueux à La Mecque. Attaqué de toutes parts et notamment par les Mossi et les Bambara que l'islam n'avait pas atteints, le Mali s'effondre peu à peu, laissant la place à l'empire des Songhaï qu'il avait soumis au xiiie siècle. Le véritable fondateur de l'empire songhaï est Sonni Ali (1464-1492), défenseur des formes africaines de religion et considéré comme un grand roi-magicien. Un de ses successeurs, l'Askia Mohammed, fait un grand pèlerinage

Islam en Russie

https://fr.wikipedia.org/wiki/Islam_en_Russie

La Russie compte 20 millions de musulmans pour 142 millions d’habitants, ce qui fait de l’islam la deuxième religion du pays ; deux million d’entre eux vit à Moscou.4 mosquées (mosquée du quartier Prospekt Mira, la plus grande de Moscou) Contrairement à l' europe, l'islam en russie a toujours fait partie intégrante de la vie religieuse Russe. Elle a tout intérêt à se montrer attentive envers cette minorité religieuse.

http://www.dementieva.fr/russie/religion1.html

Islam aux États-Unis 1 209 mosquées

https://fr.wikipedia.org/wiki/Islam_aux_%C3%89tats-Unis

Islamic Center of America

https://fr.wikipedia.org/wiki/Islamic_Center_of_America

Nation of Islam

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nation_of_Islam

L’islam en Amérique Latine

http://www.elkalam.com/L-islam-en-Amerique-Latine-une-presence-discrete-une-evolution-lente_a145.html

Les conversions à l’islam des personnes d’origine latino-américaine sont choses courantes.  déjà fin 2012 que le nombre de conversions s’échelonnait entre 100 000 et 200 000 individus

La population latino américaine augmente considérablement, les hispaniques sont d’ailleurs la plus importante minorité au sein de l’Etat et il en va de même pour l’augmentation croissante des musulmans d’origine hispanique. Et ceci n’est pas seulement dû à l’émigration des arabes d’Amérique Latine aux Etats-Unis. 

D’après des organisations telles que whyislam.org, les hispaniques sont l’un des groupes de la communauté musulmane qui croit le plus vite. 

Environ 6% des musulmans américains sont désormais d’origine latine. Et un cinquième des nouveaux convertis à l’islam sont latinos. 

Ce n’est pas que la conversion à l’islam soit facile dans la société hispanique. 

Marina Gonzalez, une jeune américaine d’origine nicaraguayenne raconte que les membres de sa famille ne lui parlaient plus lorsqu’ils ont appris qu’elle s’était convertie et avait commencé à porter le voile. Ils la surnommaient « Talibana ». 

 

Le passé islamique de l’Espagne

En réalité, le fait que beaucoup de latinos quittent leur culture catholique pour l’islam ne devrait pas surprendre. 

En fait, les américains d’origine hispanique sont en train de découvrir leurs propres liens historiques et culturels avec l’islam et le monde arabe, à savoir : l’Espagne. 

« Notre langue compte plus de 4 000 mots venant de l’arabe », affirme Wilfredo Ruiz, un converti à l’islam, d’origine porto-ricaine, avocat pour le CAIR (Council of American-Islamic Relations, le conseil des relations entre islam et Etats-Unis) en Floride du Sud. 

« Tous les mots qui commencent par « al » par exemple, comme « alcalde », « alcantarilla », « almohada ». » (respectivement maire, égout, coussin)

Ceci en raison du fait que les arabes musulmans ont dirigé l’Espagne pendant 800 ans au  cours du Moyen-Âge et ont fait de la péninsule Ibérique l’une des civilisations les plus avancées de l’époque.

Pour Ruiz, le passé est une partie de l’ADN dont les hispaniques ne peuvent se détacher. Ruiz poursuit en déclarant : 

« Ce que les Latinos qui embrassent l’islam trouvent le plus étonnant est leur affinité culturelle à la culture musulmane. C’est comme de redécouvrir votre passé. Que le temps de votre passé vous a été caché. »

Il met en exergue la similitude des valeurs partagées par les hispaniques aussi bien que les musulmans comme les valeurs familiales ou encore l’hospitalité aux étrangers.

Les femmes se reconvertissent davantage que les hommes

De manière générale, d’après différentes enquêtes et ce, dans plusieurs pays, les statistiques ont montré que la proportion de femmes reconverties à l’islam représente en moyenne 70% du total des personnes reconverties

Ce phénomène se repère également au sein de la population latino-américaine. 

 

 

 

 

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