SUR LA TRAÎNÉE DES VÊTEMENTS

SUR LA TRAÎNÉE DES VÊTEMENTS

 

EN COURS DE CONSTRUCTION

SUR LA TRAÎNÉE DES VÊTEMENTS


De part le  Nom de Dieu l’Unique , le Tout Clément  et Plein de Miséricorde بِسْمِ اللهِ الرَّحْمنِ الرَّحِيمِ   Bismi Allahi al Rahmani al Rahim

Je cherche  refuge auprès de Dieu contre Satan (le Diable) le maudit أعوذ بالله من الشيطان الرجيمA`ūdhu billāhi min ash-shaitāni r-rajīmi,

Quand nous nommons Dieu, il s'agit de Dieu l’Unique  اللّهُ  Allah

Quand nous nommons le Prophète Muhammad محمد il est bon de dire :   que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā allāh `alayhi wa sallam

sur ses compagnons ou un membre de sa famille:  « que Dieu soit satisfait de lui » رضي الله عنه  raḍī allāh ʿanhu


Le fait qu’une personne laisse traîner son manteau par orgueil, son châtiment est que Dieu l’Unique le Très Haut ne le regardera pas le jour de la Résurrection et ne lui parlera pas et ne lui donnera pas Sa bénédiction et il aura un supplice douloureux ; et si par ailleurs il ne le faisait pas par ostentation, son châtiment sera, tout de même, le châtiment par le feu pour tout ce qui dépassera les chevilles. Ceci selon les dires du Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) lorsqu’il a dit : « Trois individus, Dieu ne leur parlera pas le jour de la Résurrection, ne les regardera pas, ne leur donnera pas Sa bénédiction, et ils auront un supplice douloureux » ; Ce hadith concerne ceux qui laisse traîner leur vêtement par terre par orgueil ; quant à celui qui ne le fait pas par orgueil, on trouve dans le recueil authentique de El Boukhari le hadith rapporté par Abou Hourayra, que Dieu l’agrée, qui dit le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) a dit : « Tout ce qui dépasse du manteau les chevilles est destiné au Feu ».
Le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui), dans ce dernier hadith ne spécifie pas ce châtiment aux seuls orgueilleux , et il est donc faux de croire que le fait de traîner son vêtement est
interdit qu’à ceux qui le font par orgueil en se basant sur le premier hadith , car justement Abou Sa’id El Khoudri , que Dieu l’agrée, rapporte que le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui)
a dit « Le manteau du musulman doit arriver à la mi-jambe, cependant il n’y a pas de mal à ce qu’il arrive entre la mi-jambe et la cheville. Mais tout ce qui dépasse la cheville est voué au Feu et celui qui laisse traîner son manteau par vanité et orgueil Allah ne le regardera pas le jour de la Résurrection ». Ce hadith est rapporté par l’imam Malek, Abou Daoud, Nassaî, Ibnou maja et Ibnou Hibane dans son recueil authentique…

Comme les deux actions sont différentes, ainsi que leurs châtiments, on ne peut rassembler les deux premiers hadiths, car ce serait contradictoire, pour la raison suivante : lorsque deux jugements divergent ainsi que les causes, il est interdit de confondre un hadith général [1]
avec un autre hadith qui est limité à ceux qui le font par orgueil.

Quant à celui qui s’innocente en citant le hadith d’Abou Bakr[2] on lui dira qu’il n’y a rien dans ce hadith qui prouve le droit de laisser traîner son vêtement, et cela pour deux raisons : la première est qu’Abou Bakr que Dieu l’agrée, a dit «qu’une partie de mon vêtement tombe parfois de mon épaule à moins que je le retienne », donc il ne le faisait pas tomber par orgueil mais c’est bien le vêtement qui tombait de son épaule et, après cela, il s’empressait de le relever. Alors que ceux qui  laissent traîner leur vêtement en prétendant ne pas le faire par orgueil, sont ceux-là qui laissent tomber leur vêtement par choix délibéré. On leur dit, donc, que ce même choix volontaire qui consiste à laisser traîner ses vêtements sous les chevilles sans orgueil auront pour châtiment le feu pour tout ce qui descendit des chevilles seulement ; et si vous le faîte par orgueil, alors le châtiment qui s’y attache est beaucoup plus grand : Dieu ne vous parlera pas le jour de la Résurrection, ne vous regardera pas, ne vous donnera pas Sa bénédiction et vous aurez un supplice douloureux. La deuxième raison est qu’Abou Bakr, que Dieu l’agrée, a été innocenté par le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) qui a attesté qu’il ne le faisait pas par orgueil : y a t-il, donc, une seule personne parmi celles qui laissent traîner ses vêtements, qui est reçue une telle disculpation et une telle attestation ? Mais, c’est bien le diable qui incite à quelques gens de ne suivre des Textes du Coran et de la Sunna que ceux qui
peuvent prêter à confusion afin que leurs actions en soient, par-là, justifiées. Mais Dieu guident qui Il veut vers le droit chemin, nous demandons donc à Dieu le Très Haut qu'Il nous guide et qu’Il les guide.[3]

Ce que dit le grand savant, que Dieu lui fasse miséricorde, Ibnou Baz sur ce sujet :

On a questionné le Cheikh : comment juger le fait de laisser traîner les vêtements par orgueil ou pas ? Quel jugement l’Islam donne lorsqu’une personne est «obligée » de porter des vêtements qui dépassent les chevilles qu’elle soit forcée par la famille si la personne est un enfant ou que la personne le fasse par habitude lorsque la société a vulgarisé ce principe ?

Réponse du savant : Le jugement de l’Islam de cet acte est l’interdiction de porter des vêtements au-dessous des chevilles pour les hommes seulement ,d’après les paroles du Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) « tout ce qui dépasse du manteau les chevilles est au Feu », hadith rapporté par El Boukhari dans son recueil authentique, et Mouslim rapporte dans son recueil authentique d’après Abou dharr , que Dieu l’agrée, a dit le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) a dit « trois individus ,Dieu ne leur parlera pas ,ne les regardera pas , ne leur donnera pas de Sa bénédiction et ils auront un supplice douloureux : celui qui laisse traîner son manteau, celui qui se vante de ses bonnes actions et celui qui écoule sa marchandise avec de faux serments. » Ces deux hadiths englobent ceux qui laissent traîner leur vêtement par orgueil et ceux qui le laissent traîner pour d’autres raisons, car le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) a généralisé en globalisant la loi à toute personne sans la restreindre à quelques personnes, quant à ceux qui laissent traîner leur vêtement par orgueil, le mal en devient plus grand et le châtiment plus dur comme a dit le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) : «et celui qui laisse traîner son manteau par orgueil Dieu ne le regardera pas le jour de la Résurrection. »
Il est interdit de croire que l’interdiction n’est à attribuer qu’à ceux qui le font par orgueil car le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) n’a pas restreint l’interdiction pour un cas seulement comme le prouvent les deux premiers hadiths déjà cités et comme il ne l’a pas restreint dans ces paroles qu’il a dites à certains de ces compagnons «fais attention à la traîne des vêtements car cela est un signe de vanité ». Ainsi le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) a rendu tout ce qui traîne comme de la vanité, car en effet c’est vrai dans la plupart des cas, et celui qui laisse traîner ses vêtements sans orgueil est une œuvre qui mène à l’orgueil, et les « moyens » ont le même jugement que la « fin », car elle incite aux dépenses inutiles, mais aussi cette œuvre expose l’individu aux impuretés et autres saletés qui traînent par terre, c’est d’ailleurs pour cette raison qu’on rapporte une parole authentique de Omar, que Dieu l’agrée, lorsqu’il vit un jeune faisant traîner son habit par terre il lui dit alors : « redresse tes habits car grâce à cela tu seras plus pieux auprès de ton
Seigneur et ton habit en sera plus propre ». […]
Donc l’obligation pour tout musulman est de faire très attention à la traîne des vêtements et qu’il craigne Dieu et que ses habits ne dépassent pas les chevilles en mettant en application les hadiths authentiques pour éviter la colère et le châtiment de Dieu, et Dieu est celui qui mène vers le succès.

Le Cheikh dira en répondant à une autre question :

La traîne des vêtements est interdite et répugnante et cela concerne les tuniques (kamisse), manteau ou pantalon…

Après avoir cité tout les hadiths vus plus haut Cheikh ibnou Baz en conclut :« tous les hadiths prouvent que la traîne des vêtements fait parti des grands péchés, même si la personne prétend qu’elle ne le fait pas par orgueil[4]…

Quelques hadiths sur le sujet

1) Abou Hourayra, que Dieu l’agrée, a dit : « Alors que quelqu’un priait en laissant traîner son manteau, le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) lui dit : « Va refaire tes ablutions ! » Il s’en alla, refit ses ablutions et revint. Il lui redit encore la même chose. Quelqu’un lui demanda : « O Messager de Dieu ! Pourquoi lui as-tu ordonné de refaire ses ablutions tout en s’abstenant de lui répondre ? » Il dit « Il priait en laissant traîner son manteau et Dieu n’agrée pas la prière de celui qui laisse traîner son manteau ». ( Rapporté par Abou Daoud)

2) Abou sa’id El Khoudri, que Dieu l’agrée, rapporte : « Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) a dit : « Le manteau du musulman doit arriver à la mi-jambe, cependant il n’y a pas de mal ce qu’il arrive entre la mi-jambe et la cheville, mais tout ce qui dépasse les chevilles est voué au Feu et celui qui laisse traîner son manteau par vanité et orgueil, Dieu ne le regardera pas ». (rapporté par Abou Daoud)


3) Ibnou Omar, que Dieu l’agrée, a dit : je suis passé une fois devant le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) alors que mon manteau traîner un peu. Il me dit :
« O ‘Abdullah ! Relève ton manteau » .Je le relevai aussitôt. Puis il dit : « Relève-le davantage », je le relevai encore. A partir de ce jour j’y faisais bien attention ». L’un des assistants lui demanda : « Jusqu’où relèves-tu ton manteau ? » Il dit : » Jusqu’à la mi-jambe ». (rapporté par Muslim)


4) Selon lui encore, le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) a dit :
« Celui qui laisse traîner son manteau par vanité et orgueil, Dieu ne le regardera pas le jour de la Résurrection ».
Oummou Salama dit «Que font alors les femmes avec leurs voiles ? »
Il dit : « Elles le laissent dépasser la mi-jambe d’une palme ». Elle dit «Mais elles laissent ainsi découvrir leurs pieds » Il dit «Qu’elles les laissent donc dépasser d’une coudée et rien de plus »
.(rapporté par Abou Daoud et Tirmidhi)[5]


Que Dieu fasse qu’on soit de ceux qui suivent la Voie tracée par le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) et pas de ceux qui se sont égarés ! AMINE. Si j’ai fait une faute c’est à cause de moi seul et de satan, et si j’ai dit la vérité c’est grâce à Dieu seul. Et notre dernière invocation est la «louange à Dieu Seigneur de l’univers ».


[1] Il s’agit du deuxième hadith cité qui s’applique à tout le monde sans exception.

[2]
Selon Ibnou Omar, que Dieu l’agrée, le Prophète (sbdl) a dit «celui qui laisse traîner son vêtement par vanité et orgueil, Dieu ne les regardera pas le jour de la Résurrection ». Abou Bakr, que Dieu l’agrée, dit alors : « Ô Messager de Dieu ! Mon manteau tombe parfois de mes épaules à moins que je le retienne ». Le Messager de Dieu (bsdl) lui dit : « Toi tu n’es pas de ceux qui le font parorgueil ». (rapporté par EL Boukhari)
[3]
Ce texte a été écrit par le grand savant, que Dieu le préserve, Ibnou El Otheïmine, le 29 /06/1399h (1979 environ)
[4]
Tous les propos du savant ibnou Baz, qu’Allah lui fasse miséricorde, ont été recueillis dans son livre intitulé «fatawas réunies » dans le tome 6 p383-384
[5]
Tous ces hadiths ont été pris du livre «le Jardin des Vertueux » de l’imam El Nawawi, que Dieu lui fasse miséricorde, et tous
ces hadiths sont déclarés authentiques par les savants de
l’islam, ils ont été notamment jugés ainsi par le savant El Albani, que dieu lui fasse miséricorde, sauf le premier hadith qui est considéré selon lui comme faible .

La femme doit allonger son habit de telle sorte qu’il traîne par terre, même si elle porte des chaussettes

Il a été rapporté dans la Sunna que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) a ordonné cela en disant : « le bas du vêtement doit mesurer un empan ».

 Oum Salama ou l’une de ses femmes (que Dieu les agrée) lui dit : « Nous craignons que se dévoilent nos pieds ».

 Il lui répondit (que dieu prie sur lui et le salue) : « Qu’elles le rallongent alors d’une coudée ».

 Donc, ce qui est légiféré, c’est que la femme laisse traîner le vêtement d’une coudée ou une mesure équivalente, suivant ce qui a été rapporté du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) dans cette sunna.

Par RabiIbn Hâdi 'Oumayr al-Madkhali ربيع بن هادي عمير المدخلي) professeur salafiste d'université islamique en Arabie

Les pieds de la femme

 


Dieu  a dit dans la sourate 24 النور Nour la Lumière verset 31:

Période Médinoise, qui occupe la 102è place dans l'ordre chronologique
 

« Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds afin que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures (*) »

Texte Parole Divine  entière

.وَقُل لِّلْمُؤْمِنَاتِ يَغْضُضْنَ مِنْ أَبْصَارِهِنَّ وَيَحْفَظْنَ فُرُوجَهُنَّ وَلَا يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ إِلَّا مَا ظَهَرَ مِنْهَا وَلْيَضْرِبْنَ بِخُمُرِهِنَّ عَلَى جُيُوبِهِنَّ وَلَا يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ إِلَّا لِبُعُولَتِهِنَّ أَوْ آبَائِهِنَّ أَوْ آبَاء بُعُولَتِهِنَّ أَوْ أَبْنَائِهِنَّ أَوْ أَبْنَاء بُعُولَتِهِنَّ أَوْ إِخْوَانِهِنَّ أَوْ بَنِي إِخْوَانِهِنَّ أَوْ بَنِي أَخَوَاتِهِنَّ أَوْ نِسَائِهِنَّ أَوْ مَا مَلَكَتْ أَيْمَانُهُنَّ أَوِ التَّابِعِينَ غَيْرِ أُوْلِي الْإِرْبَةِ مِنَ الرِّجَالِ أَوِ الطِّفْلِ الَّذِينَ لَمْ يَظْهَرُوا عَلَى عَوْرَاتِ النِّسَاء وَلَا يَضْرِبْنَ بِأَرْجُلِهِنَّ لِيُعْلَمَ مَا يُخْفِينَ مِن زِينَتِهِنَّ وَتُوبُوا إِلَى اللَّهِ جَمِيعاً أَيُّهَا الْمُؤْمِنُونَ لَعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ

 Invite également les croyantes à baisser pudiquement une partie de leurs regards, à préserver leur vertu, à ne faire paraître de leurs charmes que ceux qui ne peuvent être cachés, à rabattre leurs voiles sur leurs poitrines, à ne montrer leurs atours qu'à leurs époux, leurs pères, leurs beaux-pères, leurs fils, leurs beaux-fils, leurs frères, leurs neveux, aux femmes musulmanes, leurs servantes, leurs esclaves, leurs serviteurs impuissants, ou aux garçons impubères. Dis-leur aussi de ne pas agiter les pieds pour faire deviner les autres atours de leur féminité. Ô croyants, revenez tous à Dieu, si vous voulez assurer votre salut !

Wa qoul lilmouminati yaghdoudna min absarihinna wa yahfathna fouroujahounna wa la youbdina zinatahounna illa ma thahara minha wa al yadribna bikhoumourihinna Aala juyoobihinna wa la youbdina zinatahounna illa libouAoulatihinna aw aba-ihinna aw aba-i bouAoulatihinna aw abna-ihinna aw abna-i bouAoulatihinna aw ikhwanihinna aw bani ikhwanihinna aw bani akhawatihinna aw nisa-ihinna aw ma malakat aymanouhounna awi alttabiAina ghayri ouli al-irbati mina al rijali awi al tifli alladhina lam yathharou Aala Aawrati al nisa-i wa la yadribna bi-arjoulihinna liyouAlama ma youkhfina min zinatihinna wa toubou ila Allahi jamiAan ayouha al mouminouna laAallakoum touflihouna

.

(*) C'est à dire les bracelets qui sont portés aux chevilles.


قال الله تعالى : وَلا يَضْرِبْنَ بِأَرْجُلِهِنَّ لِيُعْلَمَ مَا يُخْفِينَ مِن زِينَتِهِنَّ 
(سورة النور ٣١)



L'imam Ibn Hazm (mort en 456) a dit: « Ceci est un texte sur le fait que les pieds et les mollets font partie des choses qui doivent être cachées et qu'il n'est pas permis de les montrer ».
(Al Mouhala vol 3 p 216)

D'après 'Abdallah Ibn 'Omar (que Dieu les agrée), le Prophète (que la prière de Dieu et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui laisse traîner son vêtement par orgueil Dieu ne le regardera pas le jour du jugement ».
Oum Salama (que Dieu l'agrée) a dit: Comment doivent faire les femmes avec leurs traînes ?
Le Prophète (que la prière de Dieu et Son salut soient sur lui) a dit: « Elles les font descendre d'un empan (*) ».
Elle a dit: Alors leurs pieds vont se découvrir.
Le Prophète (que la prière de Dieu et Son salut soient sur lui) a dit: « Elles les font descendre d'une coudée et qu'elles ne rajoutent pas à cela ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°1731 qui l'a authentifié et il a été également authentifié par cheikh Albani dans sa correction de Sounan Tirmidhi)

(*) C'est à dire la longueur d'une main.


عن عبدالله بن عمر رضي الله عنهما قال النبي صلى الله عليه و سلم : من جر ثوبه خيلاء لم ينظر الله إليه يوم القيامة
فقالت أم سلمة رضي الله عنها : فكيف يصنع النساء بذيولهن ؟
قال : يرخين شبرا
فقالت : إذا تنكشف أقدامهن
قال : فيرخينه ذراعا ، لا يزدن عليه 
(رواه الترمذي في سننه رقم ١٧٣١ و صححه و صححه أيضاً الشيخ الألباني في تحقيق سنن الترمذي



L'imam Al Bayhaqi (mort en 458) a dit: « Il y a dans ce hadith une preuve sur l'obligation pour la femme de cacher ses pieds ».
(Sounan Al Koubra vol 2 p 329)

L'imam Chawkani (mort en 1250) a dit: « Il y a dans ce hadith une preuve pour celui qui dit que les pieds de la femme sont une 'awra (nudité) ».
(Neyl Al Awtar p 298)

Cheikh Albani a dit: « Il y a dans ce hadith une preuve pour celui qui dit que les pieds de la femme sont une 'awra et que les femmes savaient cela à l'époque du Prophète (que la prière de Dieu et Son salut soient sur lui) car lorsqu'il a dit: Elles les font descendre d'un empan, Oum Salama lui a dit: Alors leurs pieds vont se découvrir. Ceci montre qu'elle savait que les pieds sont une nudité et le Prophète (que la prière de Dieu et Son salut soient sur lui) l'a approuvé dans cela et c'est pour cela qu'il lui a ordonné de laisser tomber le vêtement d'une coudée.
De plus il y a dans le Coran une allusion à cette vérité dans le verset: Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds afin que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures ».
(Silsila Sahiha vol 1 p 828)


Remarque: Les impuretés qui pourraient toucher ce qui traîne du vêtement de la femme sont purifiées par la terre pure dans laquelle elle marche ensuite.

D'après Houmayda, j'ai dit à Oum Salama (que Dieu l'agrée): Je suis une femme qui a une longue traîne et je marche dans des endroits où il y a des impuretés.
Elle a dit: Le Prophète (que la prière de Dieu et Son salut soient sur lui) a dit: « Purifiera le vêtement ce qui viendra après ».
(Rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°383 et authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Abi Daoud)


عن حميدة أنها سألتْ أمَّ سلمةَ زوجَ النبيِّ صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ ، فقالت : إني امرأةٌ أُطيلُ ذَيلي ، وأمشي في المكانِ القذِرِ ؟ ! فقالت أمُّ سلمةَ : قال رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ : يُطهِّرُه ما بعدَه 
(رواه أبو داود في سننه رقم ٣٨٣ و صححه الشيخ الألباني في تحقيق سنن أبي داود)



D'après une femme de Bani 'Abdel Achhal, j'ai dit: Ô Messager de Dieu ! Nous avons un chemin vers la mosquée sur lequel il y a de la terre (*), comment devons-nous faire lorsqu'il pleut ?
Le Prophète (que la prière de Dieu et Son salut soient sur lui) a dit: « N'y a t-il pas après un chemin meilleur ? ».
Elle a dit: Certes si.
Le Prophète (que la prière de Dieu et Son salut soient sur lui) a dit: « Ainsi celui-ci pour celui-là ».
(Rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°384 et authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Abi Daoud)

(*) C'est à dire qu'il y a des impuretés car la terre en elle-même est pure.
(voir Awn Al Ma'boud)


عن امرأة من بني عبدالأشهل قلتُ يا رسولَ اللهِ إنَّ لنا طريقًا إلى المسجدِ مُنتِنةٌ فكيف نفعلُ إذا مُطِرْنا ؟
قال النبي صلى الله عليه و سلم : أليس بعدها طريقٌ هي أطيبُ منها ؟
قالت : بلى
قال النبي صلى الله عليه و سلم : فهذه بهذِه 
(رواه أبو داود في سننه رقم ٣٨٤ و صححه الشيخ الألباني في تحقيق سنن أبي داود)

 


Laisser descendre son vêtement au-dessous de la cheville

Prenons par exemple la question de laisser descendre les vêtements au-dessous de la cheville, sujet de débat et de polémique dans certains milieux de jeunes. Certains parmi eux n’hésitent pas à faire montre d’une extrême rigueur au point de faire du port de vêtements courts un devoir religieux et une marque de piété, considérant que le port de pantalon qui descend au-delà de la cheville est une preuve de négligence religieuse et une marque d’impiété. Le degré de la foi est, pour eux, inversement proportionnel à la longueur du vêtement.

Cette extrême intransigeance est déduite des hadîth suivants :

« Il est trois hommes à qui Dieu ne parlera pas le Jour de la Résurrection : L’homme qui rappelle ses bienfaits et ne donne quelque chose que pour faire valoir sa générosité ; le marchand qui cherche à écouler sa marchandise par des serments mensongers ; et l’homme qui laisse traîner son habit »[1]

Selon une autre variante de ce hadîth : « Il est trois hommes à qui Dieu ne parlera pas le Jour de la Résurrection, qu’Il ne regardera pas et qu’Il ne purifiera pas, et qui auront un châtiment douloureux » Il le répéta trois. Abû Dharr dit alors : « Ils sont biens perdants ! De qui s’agit-il, ô Messager de Dieu ? » Il répondit : « L’homme qui fait traîner son habit, celui qui rappelle ses bienfaits et celui qui cherche à écouler sa marchandise par des serments mensongers »[2]

Al-Bukhârî rapporte d’après Abû Hurayra que le Prophète (saws) a dit : « Ce qui descend de l’habit au-dessous de la cheville sera dans le Feu »[3]

An-Nasâ’î rapporte la variante suivante : « La partie de l’habit qui est au-dessous de la cheville sera dans le Feu »[4]

Cela signifie que la partie du pied au-dessous de la cheville de l’homme qui fait traîner son habit serait dans le Feu ; le vêtement représente métaphoriquement le corps de celui qui le porte comme le souligne Ibn Hajar Al-‘Asqalânî dans son « Fath Al-Bârî »[5].

Avant d’entamer la question, rappelons que la règle en matière de culte est de se conformer aux prescriptions du Coran et de la Sunna sans en considérer les significations, quant aux différents domaines du profane, la recherche des raisons et des objectifs est demandée.

La question que nous traitons est une question relative au domaine du profane et n’appartient nullement au domaine cultuel, il est donc légitime de s’interroger sur les raisons d’une telle menace de châtiment ? Est-ce pour le vêtement en lui-même, ou pour ce qu’il représente ?

En réunissant tous les hadîth portant sur le même thème, il nous apparaît clairement que les textes prophétiques cités ci-dessus doivent être compris dans le cadre de la condamnation de l’arrogance et de la vanité qui constituent la cause réelle du châtiment mentionné.

Dans le chapitre « Celui qui laisse traîner son habit sans vanité »[6], Al-Bukhârî rapporte d’après ‘Abd Allâh Ibn ‘Umar que la Prophète (saws) dit : « Celui qui laisse traîner son habit par vanité, Dieu ne le regardera pas le Jour de la Résurrection ». Abû Bakr dit alors : « L’un des pans de mon habit se relâche si je n’y prends pas constamment garde ! » Le Prophète (saws) répondit : « Tu n’es pas de ceux qui le font par vanité »[7].

D’autre part, Al-Bukhârî rapporte dans le chapitre intitulé « Celui qui laisse traîner son habit par vanité » d’après Abû Hurayra que le Prophète () dit : « Dieu ne regardera pas celui qui laisse traîner son habit par arrogance »[8]

A noter qu’en distinguant dans deux chapitres différents « celui qui laisse traîner son habit par vanité » de « celui qui laisse traîner son habit sans vanité », Al-Bukhârî estime que le statut juridique relatif à chaque cas n’est pas le même.

Muslim rapporte dans le chapitre « L’interdiction de traîner les habits par vanité » d’après Abû Hurayra que le Prophète (saws) dit : « Celui qui laisse traîner son habit sans autre intention que la vanité, Dieu ne le regardera pas le Jour de la Résurrection »[9]

Dans cette variante du hadîth, le motif de vanité a été expressément évoqué d’une manière explicitement restrictive, « sans autre intention que la vanité », excluant ainsi toute autre interprétation.

Le Prophète (saws) dit également : « Celui qui laisse traîner son vêtement pendant la salat par vanité et orgueil, Dieu ne lui pardonnera pas ses péchés et ne le préservera pas de tomber dans la désobéissance »[10]

Il en résulte que le fait de laisser tomber ses habits au-dessous de la cheville n’est pas interdit en soi. A l’époque de l’énonciation de ces hadîth, laisser traîner ses habits était un signe d’arrogance et de vanité. C’était l’habitude des notables, des princes et des rois. C’est dans ce sens que le Prophète (saws) dit : « N’insulte personne, ne sous-estime aucune action de bien, et parler à ton frère avec un visage souriant est une action de bien, et relève le bord inférieur de ton manteau à la mi-jambe (la moitié de la partie inférieure de la jambe) ou, si tu y tiens absolument, à la hauteur des chevilles. Prends garde surtout à ne pas laisser traîner ton manteau car c’est là un signe de vanité et Dieu n’aime pas la vanité »[11]. D’ailleurs, c’est en observant un prince qui laissait traîner derrière lui son habit en marchant pour se faire remarquer, se faisant annoncer par son sujet : « Voici le prince ! Voici le prince ! » (Il s’agissait du prince du Bahreïn), qu’Abû Hurayra a cité le hadîth : « Celui qui laisse traîner son habit sans autre intention que la vanité, Dieu ne le regardera pas le Jour de la Résurrection ». Or, de nos jours, le fait que le bas du pantalon soit au-dessous de la cheville n’est pas concerné par la condamnation formulée par les hadîth car cela ne constitue nullement une marque d’arrogance.

Dans son commentaire de Sahîh Muslim, An-Nawawî, pourtant, réputé pour sa rigueur, dit à propos du hadîth de l’homme qui laisse traîner son habit : « Dans le hadith, l’expression: « L’homme qui laisse traîner son vêtement » désigne l’homme qui relâche son habit pour en faire traîner le pan par pure ostentation, comme l’explique cet autre hadîth : « Dieu ne regardera pas celui qui laissera traîner son vêtement par vanité », c’est-à-dire par arrogance. Cette précision indiquant qu’il s’agit de l’homme qui laisse traîner son habit par vanité, restreint la portée générale de l’expression « l’homme qui fait traîner son habit » et démontre que les seuls concernés par la menace de châtiment sont ceux qui le font par vanité. Le Prophète (saws) a, par ailleurs, autorisé Abû Bakr As-Siddîq (rad) à laisser traîner son vêtement en lui disant : « Tu n’es pas de ceux qui font cela par vanité. » »[12]

Dans son commentaire de Sahîh Al-Bukhârî, Ibn Hajar Al-‘Asqalânî dit au sujet des hadîth sur la menace divine adressée à celui qui laisse traîner son vêtement : « Ces hadîth montrent que laisser traîner son vêtement par ostentation constitue un grand péché. Mais laisser traîner son vêtement pour quelque autre raison, serait également interdit comme semble l’indiquer le sens littéral des hadîth, mais on s’est appuyé sur les restrictions des hadîths liant la menace divine à l’ostentation pour dire que le blâme provoqué par le fait de laisser traîner son vêtement, exprimé en des termes généraux, doit être compris comme étant tributaire d’une condition. Ainsi laisser traîner son vêtement n’est aucunement interdit dès lors qu’il n’est pas accompagné d’ostentation ».

Le hafidh et juriste Ibn ‘Abd Al-Barr dit : « On comprend que la menace divine ne concerne pas celui qui laisse traîner son habit pour tout autre raison que l’ostentation ; il n’en demeure pas moins que, dans tous les cas, il est répréhensible (makrûh) de laisser traîner son qamîs (tunique) ou tout autre vêtement. »[13]

A noter qu’Ibn ‘Abd Al-Barr juge répréhensible le fait de laisser traîner son habit en toute circonstance, c’est-à-dire même si ce n’est pas fait par vanité. An-Nawawî partage cet avis concernant le fait de laisser traîner l’habit sans arrogance. C’est également l’avis d’Ash-Shâfi‘î et de Abou Hanifa que se soit pendant la salat ou en dehors. L’imam Malik autorise le fait de laisser traîner les vêtements pendant la salat mais pas en marchant car c’est en marchant que se manifeste l’orgueil. Mais cette répréhension (karâha) s’explique par le fait que laisser traîner son habit, même sans vanité, présentait, à l’époque, une certaine ressemblance avec ceux qui le font par orgueil. Ce qui n’est plus le cas de nos jours, puisqu’il n’entre plus dans les habitudes des gens de laisser traîner leur habit par vanité.

En matière de vêtements, l’islam instaure une éthique vestimentaire[14] ; quant à la forme, la longueur ou l’ampleur, elles sont déterminées par la norme sociale ou l’habitude des gens (Al-‘urf). Seuls l’excès et la vanité sont prohibés.

Le Prophète (saws) dit : « Mangez, buvez, habillez-vous et faites l’aumône, sans excès ni vanité »[15]

Ibn ‘Abbâs, que Dieu l’agrée dit : « Mange ce que tu veux et porte les vêtements que tu veux, tant que tu évites deux choses : l’excès et la vanité »[16]

L’usage fait donc loi en la matière. Ibn Hajar cite son maître al-Hâfidh al-‘Irâqî qui dit dans son commentaire d’At-Tirmidhî : « Toute partie (des vêtements) qui touche le sol par vanité est sans aucun doute illicite… et si l’on disait que ce qui est illicite, c’est ce qui dépasse l’usage habituel, on ne serait pas loin de la vérité. Mais les gens ont pris l’habitude de porter des vêtements plus longs, et chaque catégorie de gens a désormais ses propres usages vestimentaires. Tout ce qui se fait dans ce domaine par vanité est sans aucun doute illicite. Ce qui est relatif à la coutume n’est pas illicite, tant qu’on n’en arrive pas à avoir une traîne à son habit, ce qui est interdit ».

Le qadi ‘Iyâd rapporte d’après les juristes qu’il est répréhensible (makrûh) d’aller au-delà de la coutume, en portant des vêtements soit plus longs soit plus amples »[17]

S’écarter de l’usage habituel et de la norme sociale est parfois une manière de chercher à se distinguer, or, se distinguer par sa manière de s’habiller (libâs ash-shûhra) est également condamné par le Prophète (saws).

Extrait du livre «http:// La Sunna : mode d’emploi »
de Moncef Zenati

 

[1] – Rapporté par Muslim

ثلاثة لا يكلمهم الله يوم القيامة: المنان، الذي لا يعطي شيئا إلا منة، والمنفّق سلعته بالحلف الكاذب، والمسبل إزاره

[2] – Rapporté par Muslim

ثلاثة لا يكلمهم الله يوم القيامة، ولا ينظر إليهم ولا يزكيهم ولهم عذاب أليم. قال (أبو ذر): فقرأها رسول الله (ص) ثلاث مرات. قال أبو ذر: خابوا وخسروا، من هم يا رسول الله؟ قال: المسبل، والمنان والمنفّق سلعته بالحلف الكاذب

[3] – Rapporté par Al-Bukhârî

 ما أسفل من الكعبين من الإزار فهو في النار

[4] – Rapporté par An-Nasâ’î

ما تحت الكعبين من الإزار ففي النار

[5]– « Fath al-Bârî » de Ibn Hajar Al-‘Asqalânî ; tome 10 ; p. 315/316

[6] – باب من جر ثوبه من غير خيلاء

[7] – Rapporté par Al-Bukhârî

من جر ثوبه خيلاء لم ينظر الله إليه يوم القيامة. قال: أبو بكر: يا رسول الله، إن أحد شِقّي إزاري يسترخي، إلا أن أتعاهد ذلك منه. فقال النبي (ص): لست ممن يصنعه خيلاء

[8] – Rapporté par Al-Bukhârî

لا ينظر الله إلى من جر إزاره بطرا

[9] – Rapporté par Muslim

من جر إزاره لا يريد بذلك إلا المخيلة، فإن الله لا ينظر إليه يوم القيامة

[10] – Hadith « mawqouf » (attribué à un compagnon, il s’agit ici de Ibn Mas’oud) rapporté par Abou Daoud

من أسبل إزاره في الصلاة خيلاء فليس من الله في حل ولا حرام

[11] – Rapporté par Abou Daoud et at-Tirmidhi

لاتسبن أحدا، ولا تحقرن شيئا من المعروف، وأن تكلم أخاك وأنت منبسط إليه وجهك إن ذلك من المعروف، و ارفع إزارك إلى نصف الساق، فإن أبيت فإلى الكعبين، وإياك وإسبال الإزار فإنها من المخيلة، وإن الله لا يحب المخيل

[12] – Voir « Kayfa natâ‘amal ma‘a as-sunna an-nabawiya » d’Al-Qaradâwî ; p. 125-127.

[13] – Item.

[14] – Le vêtement doit cacher la nudité « al-‘awra », il ne doit être ni transparent ni moulant.

[15] – Rapporté par Al-Bukhârî et Ibn Abû Ad-Dunyâ.

كلوا واشربوا والبسوا وتصدقوا في غير إسراف ولا مخيلة

[16] – Rapporté par Ibn Abû Shayba

كل ما شئت والبس ما شئت ما أخطأتك اثنتان: سرف أو مخيلة

[17] – « Kayfa natâ‘amal ma‘a as-sunna an-nabawiya » d’Al-Qarâdâwî ; p. 28

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