savants musulmans عالِم مسلمون

savants musulmans عالِم

Théologiens savants عالِم

Un alem (en arabe : عالِم /ʿālim/ ; au pluriel ouléma) est un théologien de l'islam.

En arabe le mot ʿālim (عالِم) signifie savant. Son pluriel est عُلَماء qui se lit ʿulamāʾ. Le ʿâlim est celui qui détient la science (ʿilm), mot de la racine verbale علم [ʿalama], savoir.

Fonction

L'alem est un savant effectuant ses recherches dans le domaine du Coran et de la tradition prophétique (la sunna), mais son savoir peut aller bien au-delà de la connaissance théologique. Généralement indépendant du pouvoir séculier, il est le gardien de la tradition musulmane et un homme de référence.

Dans le Coran, al-'Alîm (العليم), l'omniscient est l'un des nombreux noms de Dieu. Il fait partie des 99 noms de Dieu connus.

 

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sahih bukhari

Muhammad al-Boukhârî (en arabe : محمد البخاري), connu populairement sous le nom d'imam Boukhari ou d’Al-Boukhari (810 - 870) est un célèbre érudit musulman sunnite Perse. Son nom complet est Abou ‘Abdillah Mouhammad ibn Isma’il ibn Ibrahim ibn al Moughira.

L’imam Al-Boukhârî naquit le (20 juillet 810) à Boukhara, dans la province perse du Khorassan. Aujourd'hui, la ville natale de l'Imam se trouve en Ouzbékistan. Il est le premier converti à l'islam parmi les ancêtres de Boukhari.

Avant l'âge de dix ans, il connaissait le Coran par cœur. Puis, il commença à acquérir la connaissance du hadith. Déjà à l’âge de 11 ans, al-Bukhari corrigeait quelques erreurs de hadiths de son enseignant al-Dakhili. Il voyagea à La Mecque à l'âge de seize ans, accompagné par sa mère et son frère aîné. Il choisit d'y rester. Il y resta deux ans puis se rendit à Médine. Après six ans à Al-Hijâz (La Mecque et Médine), il partit pour Bassorah, Al Koufa et Bagdad et visita de nombreuses contrées, notamment l'Égypte et la Syrie. Il visita Bagdad plusieurs fois et y rencontra beaucoup de savants, dont l’imam Ahmad Ibn Hanbal. En tout, al-Bukhari a voyagé pendant 16 ans, et il a fait sa maîtrise de la jurisprudence chaféiste chez Abdallah ibn Zubayr al-Hamidi, et il visitait à chaque occasion Ahmad ibn Hanbal qui avait pour lui un grand respect. Al-Bukhari est également historien ; il a en effet rédigé deux ouvrages de chroniques spécialisées sur les biographies des premiers musulmans jusqu'à son époque, le Tarikh-ul-Kabîr et le Tarîkh-ul-Saghîr.

Les récits sur la persévérance de l’imam Al-Boukhârî, qui ne cessa de voyager vers l'un ou l'autre des territoires islamiques pour rassembler les propos du prophète de l'islam Muahammad sur lui le salut et la paix, à rassembler les hadiths sont nombreux. Il aurait rassemblé près de 600 000 hadiths (voir l'introduction de l'auteur dans son al-Jâmi'us-Sahih) et en aurait mémorisé 200 000.

Il mourut en 870 et fut enterré à Khartank, un village près de Samarcande.

L'imam Al-Boukhârî est l'auteur de nombreux livres, mais le plus connu est le Sahîh Al-Boukhârî - Al-Jâmi'us-Sahih- qui est un recueil de hadîth. Son livre contient 7 563 Hadîth avec répétition et environ 2 230 sans répétition.

Il est établi chez les savants sunnites à l'unanimité que le livre de hadith le plus authentique est le Al-Jâmi'us-Sahih. Très peu de savants musulmans ont critiqués ce livre.

Al-Jâmi'us-Sahih a été transmis par une voie double, écrite et orale. Bedruddin Aynî et ibn Hajar comptent parmi les plus illustres savants qui ont fait l'exégèse de cette œuvre ; ils rapportent trois chaînes de transmissions différentes. Il n'existe entre les sources de l'un et l'autre exégètes que d'infimes variations

Œuvres de Bukhari

  • Al-Jâmi'us-Sahih, contenant près de 7275 hadiths authentiques
  • Al-adab al-mufrad, traité sur le bon comportement en islam
  • Al-târikh ul-kabîr, traité sur la bibliographie des rapporteurs de hadiths
  • Al-târikh us-saghîr, synthèse de Al-târikh ul-kabîr
  • Al-du’afâ' us-saghîr, collection de hadiths faibles
  • Tawarih wa-l ansâb, traité sur certains rapporteurs de hadiths
  • At-tafsir’ul kebir, exégèse du Coran, disparu
  • Raf’il yadayni fis-salâh, concernant la position des mains pendant la prière
  • Kitab al-qiraati khalf al-imam, concernant la récitation derrière l’imam
  • Al Aqîda, le dogme musulman
  • Khalq al-af’alil-'ibad wa’l raddu ala’jahmiya, réfutation aux Jahmites
  • Akhbârus sifat, traité sur les Qualités Divines
  • Al-târikh fi ma'rifati Ruwad’il hadith, au sujet des rapporteurs de hadiths

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http://www.planete-islam.com/showthread.php?32361-Sah%EEh-Al-Boukh%E2r%EE-complet-en-francais-Par-l%92im%E2m-Al-Boukh%E2r%EE

sahih muslim

Muslim ou Abû al-Husayn Muslim ben al-Hajjaj al-Quchayri an-Nisaburi (né à Nichapur en Iran vers 821; décédé le 6 mai 875) (abū al-ḥusayn muslim ben al-ḥajjāj al-qušayrī an-nīšābūrī, أبو الحسين مسلم بن الحجاج القشيري النيسابوري), est l'auteur du second des deux recueils d'hadiths les plus sûrs de l'islam sunnite. Ce recueil est appelé La collection authentique de Muslim fréquemment appelé Al-Muslim

L’œuvre principale de Muslim est Sahih Muslim. L’authenticité de ce recueil de hadiths est reconnue et conduit certains à le privilégier au Jâmi’us-Sahih d’al Bukhari. L’auteur précise qu’il a tiré son recueil d’entre 300.000 hadiths en 15 années.

Ses œuvres

  • Al-Kunâ wal-Asmâ’,
  • Tabaqât At-Tabi`în,
  • Al-Munfaridât wal-Wijdân
  • Sahîh Muslim, le célèbre recueil de hadîths authentiques.
  • Awlâd As-Sahâbah (Les Fils des Compagnons) (perdu),
  • Al-Ikhwah wa Al-Akhawât (les Frères et les Sœurs) (perdu),
  • Al-Aqrân (Les Paires) (perdu),
  • Awhâm Al-Muhadithîn (les Illusions des Muhaddiths) (perdu),
  • Dhikr Awlâd Al-Husayn (Mention des Fils d’Al-Husayn) (perdu),
  • Mashâyikh Mâlik (les sheikhs de Mâlik) (perdu),
  • Mashâyikh Ath-Thawrî (les sheikhs d’Ath-Thawrî) (perdu),
  • Mashâyikh Shu`bah (les sheikhs de Shu`bah) (perdu)

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Ahmad Ibn Hanbal ( : الإمام أحمد بن حنبل al-imām aḥmad ibn ḥanbal), né à Bagdad en 780 (ère chrétienne), mort en 241/855, est un théologien juriconsulte et traditionaliste musulman, fondateur de l'une des quatre grandes écoles juridiques (madhhab) sunnites, connue sous le nom de "hanbalite". Il est aussi à l'origine de la fondation de l'école théologique islamique (`aqida), l'école atharite.

On lui doit un important recueil de traditions, le Musnad ("fondé"), où les ahadîth sont classés suivant les chaînes de transmetteurs, remontant jusqu'à un des compagnons de Muhammad,sur lui le salut et la paix et en fonction de leur authenticité considérée comme "parfaite" (sahîh), bonne ("hasan") ou "faible" (da'îf). Ibn Hanbal a également écrit des ouvrages de commentaires sur la Tradition et sur les principes moraux dans l'islam, ainsi que des éloges des premiers califes rashidoun, "les bien guidés". On doit enfin à ses disciples, dont l'un de ses fils, 'Abdullâh (mort en 903), une compilation des "réponses" qu'il donnait aux questions qui lui étaient posées sur les sujets les plus divers.

 

Nuʿmān ibn Thābit ibn Zūṭā ibn Marzubān (arabe : نعمان بن ثابت بن زوطا بن مرزبان), mieux connu par sa kunya Abou Ḥanīfah, (أبو حنيفة) (767-702), fut un célèbre juriste musulman et fondateur de l'école hanafite de droit musulman.

On le désigne parfois sous le nom de « plus grand imâm » (al-Imâm al-A'zam, ar. الإمام الاعظم).

ses oeuvres

  • Kitaab-ul-Aathaar contenant près de 70 000 hadithscompilé par ses deux élèves Abou Youssouf أبو يوسف) (Kûfa 113 ou 117 H/735 - ? 182 H/795)  cadi hanafite célèbre pour sa connaissance de la jurisprudence islamique (fiqhفقه). et Mouhammad Al-Shaybânî  محمد بن الحسن الشيباني (749 – 805)  éminent juriste hanafite,né à Wasit, et grandit à Koufa, en Irak  .
  • Al-Fiqh al-Akbar. L'attribution de cet ouvrage à Abou Hanîfa est contestée par certains hanafites et autres. Son contenu fait appel à des notions qui n'étaient pas connues à son époque
  • Kitaabul Rad ala-l-Qaadiriyah
  • Al-'Âlim wa'l-Muta'allim, qui se présentait sous la forme de dialogues. L'ouvrage semble perdu.
  • Musnad Abou Hanîfa, recueil de hadiths réunis en un seul volume par Abou al-Mu'yid Muhammad ben Mahmûd al-Khwârezmî (m. en 665 H). Pour composer cet ouvrage, l'auteur s'est appuyé sur une douzaine recueils de hadiths dans la tradition d'Abou Hanîfa

Abu Abdullah Muhammad bin Idris ash-Shâfi'î (أبو عبد الله محمد بن إدريس الشافعي) a(767, Gaza, Palestine - 820, Égypte), ou imam Al-chafii fut un juriste et savant musulman, fondateur de l'école (madhhab) de droit musulman (fiqh), l'école chaféite. Il appartient à la dynastie des hachémites de la tribu des Quraych.

oeuvres

  • Al-Umm : ouvrage de jurisprudence islamique. Il y a noté ses opinions sur diverses questions, et y a rapporté des débats qu'il a eu avec d'autres oulémas, notamment hanafites et malékites.
  • Ar-Risâlah : ouvrage de principes fondamentaux de jurisprudence.

Ses exégèses de certains versets du Coran ont été rassemblés par le chaféiste Al-Bayhaqiy dans un livre intitulé Ayat ul-Ahkam

Mālik ibn Anas aussi connu par la dénomination Imām dār al Hijrah, l'Imâm de Médine ou plus communément imām Mālik (708/716 - 796),Son nom complet est Abou Abd Allāh Mālik b. Anas b. Mālik b. 'Āmir b. 'Amr b. al-Hārith b. Ghaymân b. Khuthayl b. 'Amr b. am-Hārith al-Asbahî, en  : أبو عبد الله مالك بن أنس بن مالك بن أبي عامر بن عمرو بن حارث fut un juriste musulman, traditionaliste et fondateur d’une des quatre écoles juridiques de droit musulman sunnite, l'école malékite.

Les musulmans considèrent qu'il fut annoncé par le prophète Muhammad dans un hadîth rapporté par Tirmirdhî où il est dit : " Les gens vont aller très loin avec leur monture, et ils ne trouveront guère quelqu'un de plus savant que le savant de Médine. "

On a demandé à l'Imâm Ibn 'Uyaynah qui était le savant de Médine, et Il répondit qu'il s'agissait de l'Imâm Mâlik Ibn Anas

ses ouvrages

  • Al-Muwatta (anglais) (arabe)
  • Tafsîr Gharîb Al-Qur’ân Al-Karîm : Interprétation des singularités du Noble Coran
  • Kitâb As-Surûr : Le livre de la félicité.
  • Kitâb fî An-Nujûm wa Hisâb Dawrân Iz-Zamân wa Manâzil Il Qamar : Livre des étoiles, du calcul du temps et des positions de la lune
  • Risâlah fil Aqdiyah : Traité sur les jugements.
  • Risâlah ilâ Ibn Wahb fil Qadar wa Ar Radd 'alal Qadariyyah : Lettre à Ibn Wahb concernant la prédestination et la réfutation des qadarites.

Al Imâm As Suyûtî rapporta que l'Imâm 'Abdu Llâh Ibn Wahb écrivit un livre exclusivement composé de paroles de l'Imâm Mâlik intitulé Kitâb Ul Mujâlasât 'An Mâlik

Sufyān al-Thawrī سفيان الثوري(97  mort 161 ) est un Imam. Connu pour sa grande piété, il ne dormait que très peu la nuit du fait de ses prières et de sa recherche de la science religieuse. Il naquit à Koufa et il vécut de nombreuses années à Bassorah pour échapper aux autorités religieuses. Il fonda une école de droit qui ne rencontra pas un grand écho au sein de la communauté musulmane. Il était très modeste. Nombreuses sont les fois où ce noble homme a dû interrompre sa prière à cause de l'abondance de ses pleurs. Il mourut à Bassorah en 778. On ne doit pas le confondre avec Sufyān ibn Uyayna, natif lui aussi de Kūfa, et qui vécut dans la même période mais se fixa et enseigna à La Mecque

Mouḥammad ibn al-Ḥasan al-Shaybānī (749 – 805) : محمد بن الحسن الشيباني) était un éminent juriste hanafite, disciple de Abou Hanifa et de Abou Youssuf.

L'imam Muhammad est né à Wasit, et grandit à Koufa, en Irak. Comme Abou Yousuf, il étudia d'abord le hadith. Il étudia sous l'imam Abu Hanifa jusque sa mort, puis sous Abou Yousuf pendant trois ans. Il passa également 3 ans à étudier auprès de l'imam Malik, et constitue un des rapporteurs de son recueil de hadith Al-Muwatta. Les imams Ash-Shâfi'î et Ahmad Ibn Hanbal étudièrent au départ auprès de lui à Bagdad.

Il accepta un poste de cadi durant le califat de Haroun Al Rashid, mais l'abandonna peu après du fait de trop nombreux compromis à faire ; il retourna à son poste d'enseignant islamique à Bagdad.

Il est l'auteur du Grand recueil (Al-Djâmi Al-Kabîr) rapportant les positions de l'imâm Abu Hanifa.

Aboû Yoûsuf Ya`qoûb bin Ibrâhîm al-Kûfî, plus connu sous le nom d'Aboû Yoûsuf ( : أبو يوسف) (Kûfa 113 ou 117 H/735 - ? 182 H/795) était un cadi hanafite célèbre pour sa connaissance de la jurisprudence islamique (fiqh).

oeuvres

  • Kitab al-Kharâj (Livre de l'impôt foncier).
  • Kitab al-Athar (Livre de la tradition), une compilation de hadiths.
  • Kitab Ikhtilaf Abi Hanifa wa Ibn Abî Laylâ, (Livre de l'opposition entre Abû Hanifa et Ibn Abî Layla).
  • Kitab al-Radd ‘Ala Siyar al-Awza`i, (Livre de la réfutation des lois de la guerre d'Al-Awza`i), réfutation du juriste Al-Awza`i sur les lois de la guerre.

Tabarî ou Mohammad bin Jarīr bin Yazīd al-Imām abū Ja`far (persan : محمد بن جریر طبری), né en 839 au Tabaristan en Iran et mort le 17 février 923 à Bagdad, est l'un des plus précoces et des plus célèbres historiens et exégètes perses du Coran. Musulman de tradition sunnite, il a passé l'essentiel de sa vie à Bagdad, écrivant tous ses ouvrages en arabe

Tabarî a écrit des livres touchant à presque tous les domaines de la vie musulmane : histoire, commentaire du Coran (tafsīr, « exégèse »), recueil de hadiths, commentaires de droit (fiqh). Il s'est aussi intéressé à la médecine profitant de ses connaissances pour prescrire des remèdes à ses amis et étudiants.

Ses œuvres les plus connues et les plus volumineuses sont :

  • les Chroniques de Tabari, histoire des prophètes et des rois ;
  • le Jâmi' Ul Bayân Fî Tafsîr Il Qur°ân, plus connu sous le nom de Tafsir At-Tabari ; il a été édité en 896 et 930. Ce tafsir allait devenir un des travaux de ce genre les plus connus et un des plus précoces. Il aurait été beaucoup plus long que les 3 000 pages imprimées actuelles et il se dit qu'un exemplaire original se trouve en Afghanistan. Des auteurs tels que جلال الدين الأسيوطيJalāl al-Dīn al-Khudayrī al-Suyūtī. Né en 1445 au Caire, savant égyptien Shâfi'ite est connu pour son œuvre abondante.,  théologien Ash'arite et  Soufi de renomVoir et modifier les données sur Wikidata, Baghawi البغوي, [al-Baghawī])(1041/1044-1122)  célèbre exégète musulman d'origine persane,  savant du hadith,  juriste (Faqih) Chaféite et  théologien Ash'arite ou Ibn Kathir  بن كثيرjuriste shâfi'ite, traditionniste arabe musulman et historien.  né en 1301 à Bosra au sud de la Syrie. s'en sont forteme nt inspirés pour rédiger leurs tafsirs ;
  • Tahdhīb al-Athār ( : تهذيب الآثار), commencé par l'auteur mais non terminé ; il concerne les traditions rapportées des sahabahs.

Abū ‘Īsā Muḥammad ibn ‘Īsā ibn Sawra ibn Mūsā ibn al-Daḥḥāk al-Sulamī al-Tirmidhī.

بو عيسى محمد بن عيسى بن سورة بن موسى بن الضحاك السلمي الترمذي

Né en 824 dans le village de Būgh, une banlieue de Tirmidh (Termez, en Ouzbékistan), situé sur les rives du fleuve de Jīhūn (Amou Daria). Sa famille appartenait aux Banū Sulaym. Dès son enfance, il se montra désireux d’apprendre les sciences islamiques et étudia auprès des savants de son village puis, à l’âge de vingt ans, se mit à voyager et se rendit dans le Khurāsān, à Kufa, puis en Iraq, à Bassorah et dans le Hijāz, auprès de grands traditionnistes tels que Bukhārī, qui joua un rôle clef dans sa formation à la fois en matière de hadith et de jurisprudence islamique, et Muslim ou encore de spirituels tels qu’Abū Dāwūd al-Sijistānī. Il écrivit neuf ouvrages dont al-Jāmi, référence incontournable, une des six compilations de hadith canoniques de l’islam sunnite, et al-Ilal, où il exposa, entre autres, la méthode qu’il avait adoptée dans la composition d’al-Jāmi‘, sont les plus connus et dont seulement quatre nous sont parvenus. On lui doit d’avoir établi diverses définitions et une terminologie classificatrice plus précise en matière de science du hadith. Il compte parmi les grands traditionnistes de l’islam. Sa droiture et sa piété l’ont rendu célèbre. Par crainte de Dieu, il pleurait abondamment au point de finir par en perdre la vue les deux dernières années de son existence. Il mourut dans sa ville natale le 9 octobre 892. On lui doit aussi le fameux al-Shamā’il al-Muhammadiyya traitant des qualités et des vertus du prophète Muhammad, “Le Livre de l’Ascétisme”, Kitāb al-Zuhd, et enfin le Kitāb al-Asmā’ wa l-Kunā.

Abou Ḥamid Muḥammad ibn Muḥammad al-Ghazālī (1058-1111), autrefois connu en Occident sous le nom de Algazel (persan : ابوحامد محمد غزالی abū ḥāmid Imām muḥammad-e ġazālīy) est un soufi musulman d'origine persane.

Personnage emblématique dans la culture musulmane, il représente le mysticisme le plus profond

Selon al-Ghazali, l'individu vertueux est celui qui renonce à ce monde pour tendre vers l'au-delà, qui préfère la solitude à la fréquentation de ses semblables, le dénuement à la richesse et la faim à la satiété. C'est l'abandon à Dieu et non le goût du combat qui dicte son comportement et il est plus enclin à faire preuve de patience que d'agressivité

Œuvres traduites en français

  • L'Alchimie du Bonheur, trad. & notes de Muhammad Marcelot, Alif, Lyon, 2010, (EAN 978-2-908087-22-2).
  • Le chemin vers le Paradis. Le Minhâj, traduit de l’arabe par Djamel Ibn Fatah, Beyrouth, Albouraq, 2005, 296 pages.
  • L'Epître des oiseaux ("Risalat al-Tayr") texte en ligne
  • Erreur et délivrance (Al-Munqid min adalâl), trad. F. Jabre, Beyrouth, 1959. (Autobiographique. Récit de sa conversion au soufisme).
  • Le licite et l'illicite, éd. al-Bustane, Paris, 2002 (ISBN 978-2-910856-32-8). al-Ghazâlî, Le livre du licite et de l'illicite (Kitâb al-halâl wa-l-harâm), introduction, traduction de l'arabe et notes Régis Morelon, Paris, Vrin, 1981, XVIII+339 p. (Collection "Études musulmanes", XXV) ; seconde édition revue et corrigée, Paris, Vrin, 1991, 208 p.
  • Livre de l'Amour, du Désir ardent, de l'intimité et du parfait contentement, introduction, traduction et notes par M.-L. Siauve. Préface de Roger Arnaldez. Librairie J.Vrin, Paris, 1986.
  • Épître au disciple, traduction de Soufiane Ben Farhat, éd. Perspectives Éditions, Tunis, 2012 (ISBN 9789938843064).
  • Le Livre de la patience, Tayeb Chouiref, Ed. la Ruche, 2002
  • Le Livre de la science, Tayeb Chouiref, Ed. la Ruche, 2004
  • Le Livre du savoir, Ed. de l'Aire, 2010
  • Maladies de l’âme et maîtrise du cœur, Livre XXII de l’hyâ’ ‘Ulûm al-dîn intitulé : «Livre de la discipline de l’âme, de l’éducation des comportements moraux et du traitement des maladies du cœur», Préface par Maurice Borrmans, Introduction, traduction et notes par Marie-Thérèse Hirsch, Collection "Patrimoines islam", Paris, Cerf, 2007, 192 pages.
  • La paix du cœur. L'alchimie du bonheur ici-bas et dans l'au-delà (Kimiya'-yi sa'adat) (1097), trad., La Ruche, 2006, 54 p. ("De l'animal à l'ange" : connaissance de soi, connaissance de Dieu, connaissance de ce monde, connaissance de l'autre monde).
  • La Perle précieuse (Al-Durra al-fâkhira), trad. de Lucien Gauthier, Alif, Lyon, 1995 (ISBN 978-2-908087-08-6)
  • La perle précieuse (Ad-Doura al-fâkhira), trad. L. Gautier, 1878, rééd. Les Deux Océans, 1986.
  • La revivification des sciences religieuses (Ihyâ' ulûm al-dîn), trad. A. Massouli, Alger, Entreprise nationale du livre, 1985.
  • Le tabernacle des lumières (Mishkât al-anwâr), trad. R. Ladrière, Seuil, 1981. (Sa dernière œuvre. Sur la véracité du langage).
  • Des vertus du mariage, trad. de A. Demazières, Alif, Condrieu, 1997 (EAN 978-2-908087-12-3)

Al-Hakim al-Tirmidhî (arabe: الحكيم الترمذي), le nom complet Abū ʿ Abd Allah Muhammad ibn ʿ Alī al-Hakim al-Tirmidhî al-ḥanafite (d. ca 910.), À ne pas confondre avec le célèbre maître de hadith Abū ʿ Īsā al-Tirmidhi, était un juriste sunnite (de faqih) et traditionaliste (mouhaddith) de Khorasan, mais est surtout connu comme l'un des grands auteurs au début du soufisme. Son nom complet est: Abu Abdullah Muhammad bin Ali bin Hasan bin Bashir (dans certaines sources, il est "Bishr ') Al Hakim At-Termizi. Il est connu localement comme A-Termizi ou Termiz Ota ("Père de Termiz ville")

Ibn Taymiyya


Taqī ad-Dīn Abu 'l Abbās Ahmad ibn 'Abd al-Halīm ibn 'Abd as-Salām ibn 'Abdullah ibn Taymiyya al-Harrānī  :

 تقي الدين أبو العباس أحمد بن عبد السلام بن عبد الله ابن تيمية الحراني

Né en 1263 à Harran en Turquie, mort en 1328 à Damas), est un théologien et un juriconsulte (faqîh) kurde musulman sunnite du XIIIe siècle, influent au sein du madhhab hanbalite. Son époque est marquée par les conflits entre Mamelouks et Mongols, il tente d'organiser le jihad contre ces derniers qu'il accuse de mécréance. Se distinguant par son refus de toute innovation dans la pratique religieuse, rejetant tant Al-Ghazâlî qu'Ibn Arabî tout comme l'ensemble des philosophes, son radicalisme le fait incarcérer à plusieurs reprises par les autorités mameloukes de son époque et il trouve la mort en prison. Il est considéré par certains comme une source d'inspiration importante de l'islamisme moderne

Il est l'auteur de nombreux ouvrages religieux. Son disciple Al-Dhahabi a estimé ses écrits à plus de 500 volumes. Plusieurs de ses écrits ont été rassemblés, au début du XXe siècle, dans le recueil Majmû'u Fatâwâ Shaykh il-Islâm Ibn Taymiyyah. Auxquels il faut ajouter plusieurs autres ouvrages dont :

  • Al-`Aqîdat ul-Hamawiyya ;
  • Al-`Aqîdat ut-Tadmuriyya ;
  • Al-`Aqîdat ul-Wâsitiyya ;
  • Al-Asma wa's-Sifât
  • Al Fourqan ;
  • Al-Iman ;
  • Al-Jawâb us-Sahîh li-man baddala dîn al-Masîh (la réponse qui suffit à ceux qui ont altéré la religion du Messie) ;
  • An-Noubouwat ;
  • Al-Ouboûdiyya ;
  • As-Sârim ul-Maslûl 'alâ shâtim ir-rasûl (à propos de la punition de celui qui insulte le prophète de l'islam) ;
  • Al-Siyasa al-shar'iyya ;
  • At-Tawassoul wal-Waçîlah, où il distingue l'intercession licite de l'intercession interdite (notamment en ce qui concerne le culte des saints) ;
  • Charh Futuh al-Ghayb (Commentaire sur les révélation sur l'invisible d'Abd al Qadir al-Jilani) ;
  • Charh Hadith Jibrîl (Le deuxième hadith des 40 ahadith compilés par l'imam An-Nawawi) ;
  • Charh ul-Hadîth in-Nuzûl : Explication du hadith selon lequel "Allah descend au premier ciel, au dernier tiers de la nuit..." ;
  • Dar`u ta'ârudh il-'aqli wan-naql (réfutation de l'opposition entre raison et révélation), en 5 tomes ;
  • Fatawa al-Misriyyah ;
  • Fatawa al-Kubra ;
  • Iqtidhâ`u is-Sirât il-Mustaqîmi Mukhâlafata ash`âb il-Jahîm (Après le droit chemin) ;
  • Majmu al-Fatwa : Compilation de Fatwa (36 volumes) ;
  • Majmu al-Fatwa al-Kubra : Cet ouvrage a été recueilli plusieurs siècles après sa mort, et contient plusieurs des œuvres mentionnées ici ;
  • Minhâj as-Sounnat in-Nabawiyyah. Réfutation du chiite Ibn Al-Mutahhir, en plusieurs tomes ;
  • Naqd at-Ta'sis ;
  • Ar-Radd 'ala al-Mantiqiyyin (réfutation de la philosophie grecque) ;
  • Raf' al-Malam (sur le fait de suivre un maddhab ou non)

.L’Imâm An-Nawawî النووي

le Sheikh de l’Islam, l’appeleur à Dieu, l’Argument, un des piliers de l’Ecole Juridique Shaféite, Sayyidî Muhyiddîn, Abû Zakariyyâ, Yahyâ Ibn Sharaf Ibn Marrî Ibn Hasan Ibn Husayn Ibn Hizâm Ibn Muhammad Ibn Jumu`ah An-Nawawî, que Dieu l’agrée.

Son enfance

Il naquit en 631 A.H. dans le village de Nawâ — un village affilié à Damas en Syrie. Il apprit le Coran dans son enfance et se forma dans diverses sciences islamiques comme le Hadîth, la Langue Arabe et le Fiqh.

Doté d’une excellente mémoire, l’Imâm An-Nawawî se dépensait dans l’apprentissage des sciences religieuses et assistait quotidiennement à près de douze cours traitant de diverses branches des sciences islamiques.

Les signes de l’excellence et la piété apparurent en lui dès son enfance. Son père raconte que la veille du 27e jour de Ramadan en l’an 638 A.H., le jeûne An-Nawawî, alors âgé de sept ans, dormait auprès de lui. Il se réveilla et s’exclama : « mon père ! quelle est cette lumière qui emplit la maison ?! ». Son père dit : « Nous nous sommes réveillés et ne vîmes aucune lumière. Nous avons alors su qu’il s’agissait de Laylat Al-Qadr (La Nuit du Destin) ».

Sheikh Yâsîn Ibn Yûsuf Al-Marrâkishî raconte : "J’ai vu le Sheikh [i.e. An-Nawawî] à Nawâ alors qu’il n’avait que dix ans. Les enfants essayaient de le forcer à jouer avec eux, mais il fuyait en récitant le Coran et pleurait de leur comportement. Son amour s’installa alors dans mon cœur. Son père le fit travailler dans une petite boutique, mais les ventes et les achats ne le distrayaient guère de la récitation du Coran. Je partis voir celui qui lui enseignait le Coran et lui recommandai de lui porter des soins particuliers. Je lui dis : « Il est à espérer que ce garçon devienne le plus savant des gens de son temps et le plus versé dans l’ascétisme parmi eux, et il est à espérer que les gens bénéficient de son savoir ». « Tu prédis l’avenir ?! » m’a-t-il répondu. « Non, dis-je, mais Dieu m’a fait dire cela ».". L’enseignant de Sheikh An-Nawawî rapporta cela à son père qui lui accorda beaucoup de soins, si bien que l’Imâm An-Nawawî termina l’apprentissage du Coran vers sa puberté.

Sayyidî l’Imâm An-Nawawî ne se maria pas et n’eut par conséquent aucune descendance. Mais ses meilleurs héritiers sont certainement ses remarquables ouvrages.

 Il composa un précieux commentaire de Sahîh Muslim. Il commenta également une partie de Sahîh Al-Bukhârî ; il s’arrêta à Kitâb Al-`Ilm (Le Livre du Savoir, et intitula son commentaire At-Talkhîs. Il commença aussi un commentaire de Sunan Abî Dâwûd. L’Imâm As-Sakhâwî dit : "Il arriva à la partie traitant des ablutions et intitula son commentaire Al-Îjâz. J’ai entendu dire que l’ascète de son temps, Ash-Shihâb Ibn Raslân, a repris intégralement cet écrit de l’Imâm An-Nawawî au début de son propre commentaire de Sunan Abî Dâwûd, et ce en guise de tabarruk 

 Il écrivit également deux valeureux ouvrages répandus parmi les musulmans et les étudiants en sciences islamiques : Al-Adhkâr et Riyâd As-Sâlihîn.

 On lui doit aussi Al-Arba`în An-Nawawiyyah, qu’il acheva 668 A.H.

 Il aborda l’éthique des mémorisateurs du Noble Coran dans son ouvrage At-Tibyân fî Âdâb Hamalat Al-Qur’ân. L’Imâm As-Sakhâwî témoigna de l’importance de ce ouvrage en disant : "C’est un livre précieux dont on ne peut se passer, surtout les récitateurs et les enseignants de la récitation coranique".

 Il composa aussi At-Tarkhîs fil-Ikrâm wal-Qiyâm. L’Imâm As-Sakhâwî dit : "C’est un ouvrage pour les gens de vertus et leurs semblables".

 Il écrivit dans de domaine de l’ascétisme et du soufisme : Bustân Al-`Ârifîn (Le Jardin des Gnostiques).

 On lui doit aussi, entre autres : Rawdat At-Tâlibîn, Al-Minhâj, Al-Manâsik fil-Fiqh, Al-Fatâwâ An-Nawawiyyah, Tabaqât Al-Fuqahâ’, Tahdhîb Al-Asmâ’ wal-Lughât, Tashîh At-Tanbîh, At-Tahqîq, Ru’ûs Al-Masâ’il wa Tuhfat Ashâb Al-Fadâ’il.

 

Les traditions du Prophète LES 40 HADITHS Al-Arba`în An-Nawawiyyah  : الأربعين النووية

 

http://www.hadithdujour.com/coran/CHARH-40-HADITHS-NAWAWI.pdf

 

 Ibn Kathîr بن كثير

ʿimād ad-dīn ʾabū al-fidāʾ ʾismāʿīl ben ʿumar ben kaṯīr, al-qurašī ad-dimašqī aš-šāfiʿī

عماد الدين أبو الفداء اسماعيل بن عمر بن كثير بن ضوء بن كثير ، القرشي الدمشقي الشافعي

est un juriste shâfi'ite, traditionniste arabe musulman et historien. Il est né en 1301 à Bosra au sud de la Syrie. Ibn Kathîr est mort en février 1373 à Damas et est enterré au cimetière des Soufis de cette même ville, aux côtés de Ibn Taymiyyah

Il a étudié auprès d'Abou al Hajaj al Mizzi qui était son principal cheikh, ainsi qu'Ibn Taymiya à Damas de l'école hanbalite pendant la période mamelouke en Syrie. À la fin de ses études en 1341, sa première fonction officielle est de participer à une commission d'enquête chargée de trancher certain problèmes d'hérésies. Par la suite il occupe des fonctions plus ou moins officielles. En juin/juillet 1366 il devient professeur dans la grande mosquée de Damas.

Ibn Kathîr est l'auteur d'un commentaire du Coran (tafsir). Ibn Kathir met les versets du Coran en relation avec les hadiths. Le commentaire du Coran par Ibn Kathîr est réputé et un des plus répandus.

Ibn Kathîr est célèbre pour sa capacité à mémoriser les textes, il savait par cœur tout le Coran et un grand nombre de hadiths. Il est connu comme juge (cadi), comme historien. Bien qu'ayant étudié avec des hanbalites, Ibn Kathîr se réclame du chaféisme. Deux de ses ouvrages en sont témoins, l'un d'eux ayant pour titre Les Catégories des disciples de l'imam Ach-Chafî.

Son ouvrage ayant le plus de succès est sa grande histoire de l'islam La Bidâya3 qui comprend une importante chronique de la ville de Damas.

À la fin de sa vie, Ibn Kathîr devint aveugle. Il attribua cette cécité à son habitude de travailler tard le soir dans sa tentative de réorganiser le recueil de hadiths d'Ahmad ibn Hanbal (Musnad المسند) en rangeant les hadiths par thème plutôt que par chaîne de garants (isnad إسناد). référence, citation, preuve) désigne, dans un khabar أخبار  (signifie littéralement "nouvelle", "bruit qui court" ; le mot a aujourd'hui le sens générique d'"information) ou un hadith حديث, la chaîne des garants (ou transmetteurs) d'une information.

  • Tafsir ibn Kathir (en)
  • Al Bidayah wa al-Nihayah (en) (Le commencement et la fin ou Tarikh ibn Kathir (en)), disponible en arabe sur Wikisource
  • Al-Sira Al-Nabawiyya (Ibn Kathir) (en)
  • Al-Baa'ith al-Hatheeth: un résumé de la science du hadith d'Ibn al-Salah (en)
  • Tabaqaat ah-Shafi'iah
  • Talkhis al-Istighatha
  • Les signes précurseurs de la fin des temps
  • Les péchés et leurs conséquences
  • Qasas al-Anbiya (traduit en français dans plusieurs maisons d'édition sous le nom d'Histoires des prophètes)

http://bibliotheque-islamique-coran-sunna.over-blog.com/article-le-commentaire-tafsir-complet-du-coran-d-ibn-kathir-sourate-1-a-30-121170381.html

Abû Bakr Ibn Fawrâk (Ibn Fûrâk) - ابو بكر ابن فوراك (m.406)

Il s'agit de l'Imâm Abû Bakr Muhammad Ibn Al Hasan Ibn Fawrâk Al Isfahânî Al Ash'arî Ash Shâfi'î, un  grands théologiens  un grand muhaddith, un juriste et un grammairien hors pair. Il fut l'un des grands Imâms du Madh-hab Ash'arî. On compte parmi ses travaux des chefs d'oeuvres comme Mushkil Ul Hadîth wa Bayânihi et Mujarrad Maqâlât Al Ash'arî. fut l'un des grands défenseurs et propagateurs de la Sunnah et du Tawhîd.

 

'Abd al-Jabbar ibn Ahmad ibn 'Abd al-Jabbar al-Hamadani al-Asadabadi, Abu 'l-Hasan (935 - 1025) fut un théologien musulman, l'un des plus renommés du courant mu'tazilite. Son nom, 'Abd Al Jabbar, signifie « Serviteur du Tout Puissant ». Il appartenait à l'école shafi'ite, l'une des quatre grandes écoles de jurisprudence musulmanes.

Il vécut à Bagdad jusqu'à ce qu'il fut invité à Rey, en 367 H (978 ap. J.-C.) par l’émir Ibn Abbad, un grand partisan du mu'tazilisme. Il fut nommé cadi (jurisconsulte) de la province. À la mort d’Ibn 'Abbad, il fut destitué et arrêté par le gouverneur, Fakhr al-Dawla, en raison d'une remarque futile qu'il avait faite à propos de son bienfaiteur, le défunt Ibn 'Abbad. Il mourut par la suite, en 445 (1025 après JC).

Son disciple le plus célèbre sera Abû-l-Husain al-Basri (mort en 436/1045), lui aussi théoricien du droit

Œuvres et doctrine

Kitab al Mughni

Le Kitab al-Mughni fi al-tawhid Abwab wal-adl est notre principale source sur la doctrine Mu'tazilite المعتزلة al-muʿtazilah. C'est l'œuvre maîtresse d'Abd Al-Jabbar, une somme théologique (Kitab al Mughni) où il présente la pensée mu'tazilite المعتزلة al-muʿtazilahà travers ses deux aspects doctrinaux les plus importants : l'unicité divine (tawhidتَوْحيد ) et la justice ('adl عَدْل, justice, témoin instrumentaire). Il y argue que la distinction ascharite entre d’un côté la Parole Incréée de Dieu, et de l'autre, les mots rassemblés dans un Coran matériel créé, rendait la volonté de Dieu méconnaissable.

Le manuscrit (incomplet) a été photographié au Yemen en 1951 lors d'une expédition égyptienne, qui assura ensuite sa publication dans les années1960.

Kitab al Usul al Khamsah

Deuxième ouvrage de grande importance laissé par le Qadi Abdel al Jabbar. Dans le Kitab al Usul al Khamsah, Livre des cinq fondements, les cinq principes mu'tazilites (Unicité, Justice, Promesse du paradis et Menace de l'enfer, Demeure intermédiaire, et ordre de faire le bien et interdiction de faire le mal) sont développés. Le Qadi mu'tazilite est surtout un théoricien du droit qui estime le Kalâm, la théologie spéculative, supérieure au fiqh, droit à proprement parler.

Tathbit Dald’il

Abd Al-Jabbar rédigea un texte polémique contre le christianisme Tathbit Dala’il Nubuwwat Sayyidina Muhammad (Établissement des preuves de la prophétie de notre maître Muhammad)

Shlomo Pines (1966) a fait valoir que ce travail était basé sur un ancien différend entre les chrétiens syriaques et les chrétiens grecs. Pines a également examiné le texte arabe et montré qu’il s’appuyait sur la Peshitta (version syriaque de la Bible), et peut-être utilisé d’autres sources syriaques.

Ce livre contient également des passages dirigés contre les croyances des manichéens

  • le manichéisme est une religion de l'antiquité ;
    • le manichéisme en Chine concerne sa diffusion en Chine ;
  • le manichéisme au Moyen Âge  désigne des penseurs chrétiens dualistes ;
  • le manichéisme, sens moderne du mot, est une attitude simplificatrice consistant à tout ramener à un combat du bien et du mal.

 Abou al-Hassan Alī ibn Ismā'īl al-Ash'arī (874–936) ( : ابو الحسن علي ابن إسماعيل اﻷشعري) était un théologien musulman arabe et le fondateur de l'école théologique acharite au sein de la philosophie islamique et du Kalâm. Descendant d'Abu Musa al-ʾAshʿarī, compagnon de Muhammad, et issu de la tribu yéménite des acharites. Les adhérents à cette école sont nommés les acharites (الأشعرية al-ʾAšʿarīyya ou أشاعرة, ʾašʿarīa)

L'imam Al-Ash`arî se forgea une réputation de dialecticien et de controversiste. En sus de ses aptitudes en théologie scolastique, il était également juriste, ayant un penchant pour la vie modeste de l'ascétisme. Certaines sources précisent d'ailleurs qu'il était soufi

 

Wassil Ibn Ata (واصل إبن عطاء) est un théologien musulman considéré comme le fondateur de l'école mu'tazilite, première école théologique importante de l'islam sunnite.

Wassil est né vers 700 ap. J.-C. près de Médine. Il grandit dans cette ville où il est initié à la pensée mu'tazilite par Muhammad Ibn Al hanafya, fils de l'imam Ali Ibn Abi Taleb. Mais c’est plus au nord, à Basra (actuel Irak) que Wassil se « fera » vraiment un nom. Il y est vendeur de draps. Ce métier, peu prestigieux, y était plutôt déconsidéré. Néanmoins, Wassil ne semble pas avoir vécu dans le besoin. Ce serait même le contraire, car lorsqu’il en aura besoin, il paiera de sa poche le financement de l’envoi de missionnaires dans plusieurs parties du monde musulman. Ce qui présuppose une certaine capacité et facilité financière. Marchand épanoui, Wassil fait partie de la bourgeoisie basrienne. Il est aussi disciple d’Hassan al-Basrî (642-729), reconnu aujourd’hui encore comme un grand maître dans le sunnisme, un précurseur du soufisme et un défenseur du libre-arbitre. En outre, Hassan était un tabi’i (personne ayant été disciple d’un compagnon direct du Prophète). Ce qui fait de Wassil le disciple d’un tabi’i."suiveur" *التابعون

 *Les Tābi‘ūn (suiveurs) ( : التابعون) sont la génération de musulmans qui ont connu les compagnons de Muhammad mais qui n'ont pas connu Muhamad lui-même. Ils ont joué un rôle important dans le développement de la pensée islamique, la philosophie, ainsi que la politique des premiers califats. Ils jouèrent un rôle particulièrement essentiel dans la communauté islamique musulmanes sunnites et chiites.

Les sunnites considèrent comme Tabi‘i (singulier de Tābi‘ūn, suiveur) tout musulman qui:

  1. A vécu avec au moins un des compagnons du Prophète Muhammad,ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم ou: « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui
  2. Était « bien guidé » (faisant partie des Ahlu-s-Sunnah wa-l-Jama`a),
  3. Mourut en cette condition. Un bon contre-exemple étant les Khawarij qui virent des compagnons du prophète, vécurent avec eux mais dont une partie fut tuée dans le conflit avec Ali bn Abi Talib (avis partagé par les sunnites et les chiites).

Ils sont considérés comme la meilleure génération après les Sahaba. Pour cela, ils s'appuient sur la parole de Muhammad  ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  : « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui qui a dit : « Les meilleures de ma communauté sont ma génération, celle qui vient après et celle qui vient après. ». Ils sont ainsi considérés comme la meilleure des générations après les Sahaba.

Abū l-Fadl ‘Abd al-Raḥmān ibn Abī Bakr ibn Muḥammad Jalāl al-Dīn al-Khudayrī al-Suyūtī. Né en 1445 au Caire, ce savant égyptien est connu pour son œuvre prolifique. Il fut un éminent savant Shâfi'ite, un théologien Ash'arite et un Soufi de renom. D’origine persane par son père et circassienne par sa mère, il serait né dans la bibliothèque familiale ce qui lui valut son surnom de « fils des livres » (ibn al-kutub). Son père mourut alors qu’il n’avait que six ans. Plusieurs tuteurs le formèrent et, dès l’âge de quatorze ans, il avait une solide base religieuse. À dix-huit ans, il reprit l’enseignement du droit chaféiste qu’exerçait son père à la mosquée de Shaykhū puis du hadith à la Shaykhūniyya en 1472. D’une mémoire prodigieuse, il connaissait par cœur quelque deux cents mille hadiths. Il se rattacha à la ṭarīqa shādhiliyya et prôna l’équilibre entre la Loi et la Voie. Il se mit assez tôt à écrire et, avant d’avoir atteint la trentaine, ses livres se répandirent très vite hors d’Égypte jusqu’en Inde. Sa renommée le mit bientôt en butte à la jalousie de ses pairs. On lui reprocha notamment son emploi de l’ijtihād mais sans qu’il fut jugé condamnable. En 1486, jugeant corrompu le milieu des oulémas, il se retira du monde et cessa de délivrer des fatwas. Ses relations avec le sultan s’envenimèrent et il s’opposa à lui en diverses circonstances et déclina l’offre que lui fit son successeur de diriger la madrassa. D’une façon générale, il rejeta le pouvoir des Mamelouks. C’est en 1501 qu’il se retira totalement dans sa maison de Rawda où il mourut en 1505. Sa sainteté et la valeur scientifique de ses écrits est alors reconnue par tous. Il affirma avoir vu plus de soixante-dix fois le prophète à l’état de veille et on rapporte à son propos divers miracles. Il prôna la complémentarité de l’exotérisme et du soufisme. On lui attribue jusqu’à 981 ouvrages

Al-Suyūtī a également écrit douze traités d'érotologie et une multitude de livres parmi lesquels :

  • Al-Itqân fî ‘ulūm al-Qur’ān, Le précis des sciences du Coran.
  • Sharh Sunan Ibn Majah, Commentaire des sunans d’Ibn Majah.
  • Al-Jami‘ al-Kabir, La Grande Encyclopédie (Hadith).
  • al-Jâmi' al-saghîr , La petite encyclopédie (Hadith).
  • Sharh al-Suyūtī ‘alā Sunan ‘an-Nisa’ī, Commentaire des sunans d’an-Nisa’ī.
  • Tafsir al-Jalâleyn, Commentaire du Coran.
  • Târîkh al-khulafâ al-râshidûn, Histoire des Califes bien-guidés.
  • Tibb al-Nabî , La médecine du Prophète.
  • Jazîl al-mawâhib fî ikhtilâf al-madhâhib, L'intérêt de la divergence entre les quatre écoles.
  • Shurût al-du'â' a-mustajâb, Les conditions de l'invocation exaucée.
  • Al-Hawî li-l-Fatawî, Recueil de Fatwas

Al-Ghazâlî

Abou Ḥamid Moḥammed ibn Muḥammed al-Ghazālī  بوحامد محمد غزالی (1058-1111), connu en Occident sous le nom de Algazel est un soufi d'origine persane. Il représente le mysticisme le plus profond.

Al-Ghazali eut une formation philosophique très poussée ; il écrivit un essai tentant de résumer la pensée de philosophes musulmans déjà célèbres (Al-Kindi, Rhazès, Al-Farabi, Avicenne (Ibn Sina)...). Déçu dans sa recherche d'une vérité philosophique finale, il s'oriente vers un mysticisme profond refusant toute vérité aux philosophes et les accusant d'infidélité. Dans son ouvrage Tahafut al-Falasifa (L'incohérence des philosophes) (1095), il montre, par la méthode même des philosophes, qu'il maîtrise du fait de ses études, que les philosophes n'aboutissent qu'à des erreurs, condamnables car contredisant la Révélation. La critique vise principalement l'aristotélisme d'Ibn Sina ابن سینا ."Avicenne pour les Occidentaux" Il sera un siècle plus tard encore critiqué par Ibn Rouchd Averroès.

La pensée d'al-Ghazali, comme la pensée islamique de manière générale, tourne essentiellement autour du concept de Dieu et de ses rapports avec ses créations (le monde et l'homme). Certes, al-Ghazali commence par suivre le courant du fiqh et, plus précisément, celui de la théologie dogmatique ash'arite, dans sa description de l'identité et des attributs de Dieu, et le courant soufi dans la définition de la relation entre Dieu et l'être humain, mais il va plus loin en proposant une idée neuve de l'identité de Dieu, de ses attributs et de son action.

Al-Ghazali est en accord avec les jurisconsultes et les théologiens quant à l'unicité et l'éternité de Dieu, un dieu sans substance ni forme, qui ne ressemble à aucune chose et auquel aucune chose ne ressemble, un dieu omniprésent, omniscient et omnipotent, un dieu doué de vie, de volonté, d'ouïe, de vue et de parole. Mais le dieu d'al-Ghazali est différent en ce que l'univers et ses composantes, et les actes des hommes, sont soumis à sa forte emprise et à son intervention directe et constante, et que les concepts propres à la justice des hommes ne sauraient lui être appliqués. Il diffère aussi par la prise en considération du bien des créatures.

À l'instar de nombreux jurisconsultes et philosophes, al-Ghazali distingue deux mondes, celui-ci, qui est éphémère, et l'autre qui est éternel. Le premier, celui de l'existence matérielle, est une existence provisoire, soumise à la volonté de Dieu ; il n'est pas régi par un ensemble de lois scientifiques, qui sont selon lui une partie de ce monde, mais dominé, régi et dirigé par l'intervention directe et constante de Dieu (refus de la causalité). Il pense que Dieu n'est pas seulement le créateur de l'univers, de ses caractéristiques et de ses lois (ou cause de l'existence), il est aussi la cause de tout événement qui y survient, insignifiant ou important, passé, présent ou à venir

·  L'Alchimie du Bonheur, trad. & notes de Muhammad Marcelot, Alif, Lyon, 2010,

·  Le chemin vers le Paradis. Le Minhâj, traduit de l’arabe par Djamel Ibn Fatah, Beyrouth, Albouraq, 2005, 296 pages.

·  L'Epître des oiseaux ("Risalat al-Tayr")

·  Erreur et délivrance (Al-Munqid min adalâl), trad. F. Jabre, Beyrouth, 1959. (Autobiographique. Récit de sa conversion au soufisme).

·  Le licite et l'illicite, éd. al-Bustane, Paris, 2002 (ISBN 978-2-910856-32-8). al-Ghazâlî, Le livre du licite et de l'illicite (Kitâb al-halâl wa-l-harâm), introduction, traduction de l'arabe et notes Régis Morelon, Paris, Vrin, 1981, XVIII+339 p. (Collection "Études musulmanes", XXV) ; seconde édition revue et corrigée, Paris, Vrin, 1991, 208 p.

·  Livre de l'Amour, du Désir ardent, de l'intimité et du parfait contentement, introduction, traduction et notes par M.-L. Siauve. Préface de Roger Arnaldez. Librairie J.Vrin, Paris, 1986.

·  Épître au disciple, traduction de Soufiane Ben Farhat, éd. Perspectives Éditions, Tunis, 2012 (ISBN 9789938843064).

·  Lire et comprendre le Coran, texte arabe établi, traduit, présenté et annoté par Tayeb Chouiref, édition bilingue, Ed. Tasnîm, 2014. Il s'agit du livre VIII de la Somme intitulée Ihyâ’ ‘Ulûm al-dîn.

·  Le Livre de la patience ('Kitâb al-sabr'), traduit, présenté et annoté par Tayeb Chouiref, Ed. la Ruche, 2001. Il s'agit du livre premier de la Somme intitulée Ihyâ’ ‘Ulûm al-dîn. Al-Ghazâlî y expose les fondements nécessaires pour comprendre l'ensemble de sa Somme spirituelle.

·  Le Livre de la science (Kitâb al-'ilm), traduit, présenté et annoté par Tayeb Chouiref, Ed. la Ruche, 2000. Il s'agit du livre XXXII de la Somme intitulée Ihyâ’ ‘Ulûm al-dîn.

·  Le Livre du savoir, Ed. de l'Aire, 2010

·  Maladies de l’âme et maîtrise du cœur, Livre XXII de l’Ihyâ’ ‘Ulûm al-dîn intitulé : «Livre de la discipline de l’âme, de l’éducation des comportements moraux et du traitement des maladies du cœur», Préface par Maurice Borrmans, Introduction, traduction et notes par Marie-Thérèse Hirsch, Collection "Patrimoines islam", Paris, Cerf, 2007, 192 pages.

·  La paix du cœur. L'alchimie du bonheur ici-bas et dans l'au-delà (Kimiya'-yi sa'adat) (1097), trad., La Ruche, 2006, 54 p. ("De l'animal à l'ange" : connaissance de soi, connaissance de Dieu, connaissance de ce monde, connaissance de l'autre monde).

·  La Perle précieuse (Al-Durra al-fâkhira), trad. de Lucien Gauthier, Alif, Lyon, 1995 (ISBN 978-2-908087-08-6)

·  La perle précieuse (Ad-Doura al-fâkhira), trad. L. Gautier, 1878, rééd. Les Deux Océans, 1986.

·  La revivification des sciences religieuses (Ihyâ' ulûm al-dîn), trad. Antoine Moussali, Alger, Entreprise nationale du livre, 1985.

·  Le tabernacle des lumières (Mishkât al-anwâr), trad. R. Ladrière, Seuil, 1981. (Sa dernière œuvre. Sur la véracité du langage).

·  Des vertus du mariage, trad. de A. Demazières, Alif, Condrieu, 1997

http://bibliotheque-islamique-coran-sunna.over-blog.com/article-telecharger-le-livre-d-explication-des-merveilles-du-coeur-par-l-imam-abou-hamid-al-ghazali-pdf-79251897.html

http://bibliotheque-islamique-coran-sunna.over-blog.com/article-telecharger-les-exhortations-sublimes-par-l-imam-abou-hamid-al-ghazzali-pdf-word-69569987.html

Al-Kindi

Abū Yūsuf Yaʿqūb ibn Isḥāq al-Kindī (801 à Koufa-873 à Bagdad) ( : أبو يوسف يعقوب ابن إسحاق الكندي), plus connu sous son nom latinisé de Alkindus ou Al-kindi, est considéré comme l'un des plus grandsالفلسفة الإسلامية philosophes (faylasuf) musulman. Après avoir fait des études à Bassora et à Bagdad, il bénéficie du mécénat des trois califes mu'tazilite abbassides (dont Al-Ma’mūn). Al-Kindi est un savant complet, dans des domaines très variés : philosophie, mathématiques, médecine, musique, physique, astronomie

Il écrit 290 ouvrages, généralement sous la forme de brefs traités, dont les principaux se répartissent dans les domaines suivants :

  • géométrie (32 ouvrages),
  • philosophie (22),
  • médecine (22),
  • astronomie (16),
  • physique (12),
  • arithmétique (11),
  • logique (9),
  • musique (7),
  • psychologie (5)

·  Œuvres philosophiques et scientifiques d'Al-Kindi, tome 1 : L'Optique et la catoptrique d'al-Kindî; éd. Roshdi Rashed. Leyde, Brill, 1997. (ISBN 978-9004-09781-0).

·  Œuvres philosophiques et scientifiques d'Al-Kindi, tome 2 : Métaphysique et cosmologie; éd. Roshdi Rashed. Leyde, Brill, 1998. (ISBN 978-9004-11073-1).

·  Cinq épîtres, CNRS, 1976, 101 p. Épître des définitions, Propos succint et bref sur l'âme, Traité sur la quiddité du sommeil et de la vision, De ce qu'il y a des substances incorporelles, De l'unicité de Dieu et de la finitude du corps du monde.

·  Épître sur le discours sur l'âme (Al-qawl fî al-nafs), trad. espagnole in Obras filosoficas, Madrid, 1968, p. 134-138. (Influence de la Théologie du Pseudo-Aristote).

·  De mutatione temporum (De la mutation des temps), éd. G. Bos, Ch. Burnett, London-New York, 2000 (textes arabe, hébreu, latin).

Rhazès

Abu Bakr Mohammad Ibn Zakariya al-Razi,  أبو بكر الرازيconnu aussi comme Razi (persan: رازی ) ou Al-Razi, ou Ar-Razi, ou Ibn Zakaria (Zakariya) ou (en latin) comme Rhazes et Rasis, ou Rhasès (865-925) est un savant pluridisciplinaire iranien qui a énormément contribué aux domaines de la médecine, de l'alchimie et de la philosophie. Alchimiste devenu médecin, il aurait isolé l'acide sulfurique et l'éthanol dont il fut parmi les premiers à prôner l'utilisation médicale. S'agissant de la pratique médicale, il a vigoureusement défendu la démarche scientifique dans le diagnostic et la thérapeutique et a largement influencé la conception de l'organisation hospitalière en lien avec la formation des futurs médecins. Empiriste et rationaliste, il fut l'objet de nombreuses critiques pour son opposition à l'aristotélisme et sa libre-pensée vis-à-vis de la religion musulmane.

De nos jours son nom est commémoré avec l'institut Razi (en) près de Téhéran et son anniversaire est célébré tous les 27 août en Iran lors de la journée de la pharmacie.

Il aurait d'abord été musicien, probablement joueur de oud d'une grande virtuosité, avant de se tourner vers l'alchimie, la philosophie, les mathématiques et l’astronomie. Contrairement à une idée répandue, il n'est pas le premier à dire que le monde est rond car Ératosthène, au IIIe siècle av. J.-C., avait calculé avec une assez bonne précision la circonférence terrestre et plus tard, le mathématicien indien Aryabhata l'Ancien fera de même au VIe siècle. Il semblerait qu'il se soit aussi intéressé à l'orfèvrerie.

Selon certains de ses biographes, Razi aurait souffert d'une maladie des yeux provoquée par les émanations résultant de ses expériences d'alchimie qui lui aurait fait abandonner ce domaine pour s'intéresser à la médecine mais Razi aurait dit lui-même que sa vue avait été affectée par des lectures prolongées. Vers l'âge de trente ans, il débute donc une formation de médecin à Ray. Lettré, il est persan mais lit et écrit en arabe, il étudie les textes des anciens Grecs (Hippocrate, Galien), et aussi hindous, éventuellement traduits en syriaque puis en arabe. Les écrits d'Ali ibn Rabban al-Tabari (mort vers 870) auront notamment une grande influence sur lui. Il poursuit sa formation en voyageant en Syrie, en Égypte, en Andalousie, complétant ses connaissances livresques par une pratique clinique et expérimentale

Œuvre scientifique et médicale

  • Kitab al-Hawi fi al-Tibb

Somme médicale en 22 volumes, en partie posthume, qui reprend les connaissances d'auteurs plus anciens sous forme de longs extraits aux références précises et des commentaires, enseignements et observations de Razi.

  • (la) Havi seu continens (Contenant de Rhazes), trad. Faraj ben Salim, 5 vol. manuscrits

Traduit en latin au XIIIe siècle, cet ouvrage exercera une profonde influence sur la médecine occidentale ; aux côtés de neuf autres ouvrages, il constituera le fonds de la bibliothèque de la Faculté de Médecine de Paris en 1395.

Traité médical plus général dédicacé au souverain samanide de Ray, Abu Salih al-Mansur.

  • Kitab fi al-jadari wa-al-hasbah (La variole et rougeole)
  • Kitab ila man la yahduruhu al-tabib (Livre pour qui n'a pas accès à un médecin)
  • Shukuk 'ala alinusor (Doutes sur Galien) — Essai critique sur la théorie de Galien et sur la façon dont ses successeurs s'en servent aveuglément.
  • Al-Teb al Molooki (Médecine royale)
  • al-Murshid aw al-Fusul (Aphorismes) Guide du médecin nomade

En chimie 

  • At-Tadbîr
  • Sirr Al-Asraar

Psychiatrie et psychologie

Razi est l'auteur d'un des tout premiers traités de psychologie et de psychiatrie. L'hôpital qu'il dirigea à Bagdad fut le premier à posséder un service pour les malades mentaux

·  Abi Bakr Mohammadi Filii Zachariae Raghensis or Opera Philosophica, fragmentaque quae superssunt. Seul le t. I, édité par Paul Kraus au Caire en 1939, a paru. Comprend : Al Tibb al-rûhânî, Al-Sîrâh al-falsafiyyah, Amârât iqbâl al-dawlah, Kitâb al-ladhdhah, Maqâlah fî mâ ba'd al-tabî'ah (ce dernier étant apocryphe).

·  La conduite du philosophe, dans P. Kraus, "Raziana I", Orientalia, IV (1935), p. 300-334.

·  La médecine spirituelle, trad. Rémi Brague, Garnier-Flammarion, 2003.

·  Le secret des secrets, ou Lettre [d'Aristote] à Alexandre [le Grand] (texte arabe Kitâb Sirr al-Asrâr. Livre du secret des secrets) vers 730, par Sâlim abû al-'Alâ, mais certains historiens, dont J. Ruska (Al-Razi's Buch Geheimnis der Geheimnisse, 1937, rééd. 1973) lui donnent pour auteur Abû Bakr al-Râzî (865-925), d'autres ont proposé Yuhannâ ibn al-Bitrîq, vers 941. ; texte latin Secretum secretorum en version longue vers 1243, par Philippe de Tripoli). Secretum secretorum Aristotelis ad Alexandrum Magnum, Cambridge (Mass.), Omnisys, 1990, 153 p. (reprint de l’éd. de Venise en 1555).

·  Traité d'anatomie, dans P. de Koning, Trois traités d'anatomie arabe par Muhammad ibn Zakariya al-Râzî, Leyde, Brill, 1903

Original : coll. « Publications of the Institute for the History of Arabic-Islamic Science. Islamic medicine », Francfort-sur-le-Main, Institute for the history of Arabic-Islamic Science, 1996

Al-Fârâbî

Fârâbî de son nom complet أبو نصر محمد الفارابيAbû Nasr Muhammad ibn Muhammad ibn Tarkhân ibn Uzalagh al-Fârâbî également connu en Occident sous les noms de Alpharabius, Al-Farabi, Farabi, Abunaser ou Alfarabi est un philosophe iranien médiéval. Né en 872 à Wâsij près de Farab en Transoxiane, ou à Faryab au Grand Khorassan , il meurt à Damas, en Syrie en 950. Il approfondit toutes les sciences et tous les arts de son temps, et est appelé le Second instituteur de l'intelligence.

Il étudie à Bagdad (actuel Irak). On lui doit un commentaire de La République de Platon, ainsi qu'un Sommaire des Lois de Platon. Il fut aussi un théoricien de la musique et un excellent joueur de lut

Il y a un débat sur les origines d'Al-Fârâbî. Les sources les plus anciennes mentionnent une origine turque Dans ces travaux, on dit que le lieu de naissance de Farabi est Faryab une région dans la Perse. Le lieu de son naissance est Turkestan, Parce que ses parents y étaient immigrés. Aujourd'hui dans les ouvrages les plus importants, Farabi est classé dans la catégorie des savants musulmans

Farabi est un philosophe (il travaille sur les textes de Platon et d'Aristote) qui vit dans un contexte troublé, celui du rapport entre l'islam et les successeurs politiques de Muhammad. Le califat central se morcelle en émirats et en États qui se veulent indépendants. Les détails de la science de la religion et du droit musulman (fiqh) structurent les détails et les discussions qui se développent au sein de la vie intellectuelle en pays d'islam. Cette vie n'est pas monolithique. Farabi, qui est un esprit encyclopédique, s'intéresse particulièrement à la question du régime politique. Il publie un certain nombre de textes qui sont des commentaires, ou des synthèses personnelles sur la philosophie de Platon et d'Aristote : « L'Accord des Philosophes Platon et Aristote », une énumération des Dialogues de Platon, un ouvrage consacré aux Opinions des habitants de la Cité vertueuse et un Sommaire des Lois de Platon.

Les originaux de plusieurs de ses ouvrages sont perdus, mais il en subsiste des versions hébraïques. Ses ouvrages majeurs sont :

  • une Encyclopédie, qui se trouve manuscrite à l'Escurial,
  • un Traité de musique,
  • les Opuscula varia, dans lesquels on trouve un Traité sur les sciences et un Traité sur l'entendement où il développe la doctrine d'Aristote sur ce point.
  • En latin : Corpus platonicum medii aevi. Plato latinus, édi. par R. Klibanski, 1950 : De Platonis Philosophia d'âl-Fârâbî et Traité sur les "Lois" de Platon, d'al-Fârâbî.
  • De l'obtention du bonheur, première partie d'une trilogie Les deux philosophies, Allia, 2005, (ISBN 978-2-84485-186-4), texte partiellement en ligne books.google.fr
  • La Philosophie de Platon, deuxième partie de la trilogie,(ISBN 978-2-84485-097-3), la dernière, La Philosophie d'Aristote, n'est pas disponible en français; traduction anglaise partiellement en ligne books.google.fr
  • Épître sur l'intellect (Risâla fî-l-'aql), trad., L'Harmatan, 2003 (ISBN 978-2-7475-1501-6) books.google.com;
  • Traité des opinions des habitants de la cité vertueuse (ISBN 978-2-7116-1036-5);
  • Commentary and Short Treatise on Aristotle 's De Interpretatione, traduction et notes de F.W Zimmermann, Oxford, 1981.
  • L’Harmonie entre les opinions de Platon et d’Aristote, édition bilingue de Fawzi Mitri Najjar et Dominique Mallet, 1999

Avicenne appélé aussi 'ibn sīnā

Avicenne, ابوعلی سینا ('abū `alī sīnā), ابن سینا ('ibn sīnā) né le 7 août 980 à Afshéna, près de Boukhara, faisant partie de la province de Grand Khorasan (actuellement en Ouzbékistan) et mort en juin 1037 à Hamadan (Iran), est un philosophe, écrivain, médecin et scientifique médiéval persan. Il s'intéressa à de nombreuses sciences, notamment l'astronomie, l'alchimie, la chimie et la psychologie.

Ses disciples l'appelaient Cheikh el-Raïs, prince des savants, le plus grand des médecins, le Maître par excellence, le troisième Maître (après Aristote et Al-Farabi). Plusieurs théologiens musulmans de son époque comme Al-Ghazali, Ibn Taymiyya, Ibn Al-Qayim et Al-Dhahabi l'ont traité de kafir (non croyant)

son nom complet Abu 'Ali al-Husayn Ibn Abd Allah Ibn Sina, est né au mois d’août 980 à Khormeytan (ou Afshéna, le pays du soleil), près de Boukhara, (Transoxiane, l'actuel Ouzbékistan). Son père, 'Abdallah, musulman chiite ismaélien originaire de Balkh au nord de l'Afghanistan actuel, était préfet de Kharmaythân, chef-lieu d'un district du souverain samanide Nuh ibn Mansur, sa mère, Setareh ou Sitara, vivait à Afshanah. Avicenne se serait plus tard converti au chiisme duodécimain. Il semble qu'il fut précoce dans son intérêt pour les sciences naturelles et la médecine, qu'à 14 ans, il étudie seul. Avicenne fut envoyé durant sa petite enfance étudier le calcul chez un marchand, al-Natili. Ayant une bonne mémoire, le jeune garçon finit par surpasser son maître en calcul et en mathématiques. Il étudia à Boukhara, s'intéressant à toutes les sciences, et surtout à la médecine. Il est influencé par un traité d'al-Farabi, qui lui permet de surmonter les difficultés qu'il rencontre dans l'étude de la Métaphysique d’Aristote. Cette précocité dans les études se double d’une précocité dans la carrière : à 16 ans déjà, il dirigeait des médecins célèbres.

Tout alors s'enchaîne : ayant guéri le prince samanide de Boukhara, Nuh ibn Mansûr, d’une grave maladie, il est autorisé à consulter la vaste bibliothèque du palais. Son appétit de connaissance aidant, il aurait possédé à 18 ans toutes les sciences connues. Après la mort du prince et celle de son père, qui le contraignent à gagner sa vie, commence sa vie itinérante. Il voyage d'abord dans le Khârezm, principauté qui fut indépendante (de 994 à 1231) au sud de la mer d'Aral, sur les deux rives du Djihoun (Amou-daria), entre Boukhara et la mer Caspienne. À Djouzdjan, un puissant protecteur, Abu Muhammed Chirâzi, lui permet de donner des cours publics. Il commence à composer son œuvre majeure, le Qanûn (ou Canon) de médecine.

Il passe ensuite par le Khorassan, puis Ray (Rhagès, proche de l’actuel Téhéran), enfin à Hamadan (à l'ouest de l'Iran) où l'émir bouyide Chams ad-Dawla le choisit comme ministre (vizir). Il s'impose alors un programme de travail harassant: le jour, il se consacre à la chose publique, la nuit à la science. En plus de vivre deux carrières, il travaille doublement : il mène de front la composition du Shifa et celle du Canon médical ; la tâche est alors si écrasante qu'il doit se faire aider : deux disciples se partagent la relecture des feuillets des deux ouvrages, dont le fidèle Al-Juzjani, secrétaire et biographe. En 1021, la mort du prince Shams o-dowla, et le début du règne de son fils Sama' ad-Dawla, cristallisent les ambitions et les rancœurs : victime d'intrigues politiques, Avicenne connaît la prison. Déguisé en derviche, il réussit à s'évader, et s'enfuit à Ispahan, auprès de l'émir kakouyide Ala ad-Dawla Muhammed. Ces bouleversements n'entament pas sa boulimie de travail.

Il jouissait d'une telle réputation que plusieurs princes de l'Asie l'appelèrent à leur cour : le roi de Perse l'employa à la fois comme vizir et comme médecin. Il cultiva aussi avec succès la philosophie.

Lors d'une expédition, dont il faisait partie, de l'émir `Ala o-dowla contre Hamadan, Avicenne est frappé par une crise intestinale grave, dont il souffrait depuis longtemps, et contractée, dit-on, à la suite d'excès de travail et de plaisir. Avicenne tenta de se soigner de lui-même, mais son remède lui fut fatal. Il mourut à l’âge, toujours précoce, de cinquante-sept ans au mois d'août 1037 (428 de l’hégire) à Hamadan après avoir mené une vie fort agitée et pleine de vicissitudes, épuisé par l'excès de travail.

  • De l'âme (Kitâb al-nafs, 6e traité de la Physique du Livre de la guérison Kitâb al-Shifâ), trad. Iân Bakôs, Psychologie d'Ibn Sînâ (Avicenne) d'après son œuvre Ash-Shifâ, Prague, 1956, 2 t, t. I : texte, t. II : traduction.
  • Autobiographie (avec la continuation par al-Jûzajânî), trad. 'Abdurrhmân Badawi, Histoire de la philosophie en Islam, Vrin, 1972, t. 2, p. 595-599.
  • Commentaire sur le livre lamba de la 'Métaphysique' d'Aristote, trad. Mereyem Sebti et Marc Geoffroy, Vrin, 2014, 120 p.
  • Commentaire sur la 'Théologie d'Aristote' (Tafsîr Kitâb Utûlûgiâ), trad. G. Vajda, "Les notes sur la 'Théologie d'Aristote' ", Revue thomiste, vol. 51, 1951, p. 346-406.
  • Divisions des sciences intellectuelles, trad. G. C. Anawati, "Les divisions des sciences intellectuelles d'Avicenne", Mélanges de l'Institut dominicain d'études orientales, t. 13, Le Caire, 1977.
  • Canon de la médecine. Al-Qânûn fi'l-Tibb (vers 1020) : pas de trad. fr. Traduction anglaise par Oskar Cameron Grüner : The Canon of Medicine of Avicenna (1930), livre I, AMS Press, New York, 1973, 612 p. Voir P. Mazliak, Avicenne et Averroès. Médecine et Biologie dans la civilisation de l'Islam, Vuibert/Adapt, 2004, 250 p. Qanûn (Avicenne)
  • Gloses sur le 'Traité de l'âme' d'Aristote (Al-ta'lîqât 'alâ hawashî), trad. G. Vajda, "Les notes sur la 'Théologie d'Aristote' ", Revue thomiste, vol. 51, 1951, p. 75-116.
  • Livre de la délivrance. Kitâb al-Najâh (vers 1030), trad. partielle in J.-C. Bardout et O. Boulnois, Sur la science divine, PUF, 2002, p. 62-82.
    • partie métaphysique : trad. latine Mgr. Nematallah Carame, Metaphysica compendium, Rome, 1926.
    • partie logique : trad. par P. Vattier : La logique du Fils de Sina, communément appelé Avicenne, 1658.
    • partie psychologique : trad. an. par F. Rahman, Avicenna's Psychology, Oxford, 1952.
  • Le Livre de la guérison. Kitâb al-Shifâ (1020-1027). Quatre parties : Logique (al-mantiq), physique (al-tabî iyyât), mathématiques (al-riyâdiyyât), métaphysique (al-ilâhiyyât).
    • I La logique du Shifâ (al-mantiq) : trad. partielle en anglais du 4° traité de logique (le syllogisme) N. Shehaby, The propositional logic of Avicenna, Boston, 1973 ; trad. en anglais du 9° traité de logique (la poétique) I. M. Dahiyat, Avicenna's Commentary on the Poetics of Aristotle, Leyde, 1974.
    • II Les mathématiques du Shifâ (al-riyâdiyyât) : trad. du 4° traité de mathématiques (la musique) R. d'Erlanger, in La musique arabe, 1935, vol. II, p. 103-245.
    • III La physique du Shifâ (al-samâ al-tabî'î) : texte, trad. latine et trad. an. du traité niant la transmutation alchimique De la congélation et de la conglutination de la pierre (De congelatione et conglutinatione lapidum, being sections of the Kitâb al-Shifâ E. J. Holmyard et D. C. Mandeville, 1927. De l'âme (Kitâb al-nafs, 6e traité de la Physique du Livre de la guérison Kitâb al-Shifâ), trad. Iân Bakôs, Psychologie d'Ibn Sînâ (Avicenne) d'après son œuvre Ash-Shifâ, Prague, 1956, 2 t, t. I : texte, t. II : traduction.
    • IV La métaphysique du Shifâ (al-ilâhiyyât) : trad. de l'arabe Georges C. Anawati, t. I : La métaphysique du Shifâ'. Livres I à V, t. II : La métaphysique du Shifâ'. Livres VI à X, Vrin, 1978-1985, 2 t.
  • Le livre de la guidance (Kitâb , 1021). Trad. de la 6° et dernière section : J. R. Michot, "L'eschatologie dans le 'Livre de la guidance' d'Avicenne", Bulletin de philosophie médiévale, vol. XXX, 1988, p. 138-152.
  • Le Livre de la science. Dânesh-Nâmeh (1021-1037), trad. du persan M. Achena et H. Massé, t. I : Logique, métaphysique, t. II : Physique, Arithmétique, Géométrie, Astronomie, Musique, Les Belles Lettres, 1955-1958.
  • Livre des directives et remarques. Kitâb al-Ishârât wa-l-tanbîhât, trad. Anne-Marie Goichon, Vrin, 1951.
  • Livre des définitions, trad. Anne-Marie Goichon, Vrin, 1963.
  • Notes d'Avicenne sur la Théologie d'Aristote, G. Vajda, Revue Thomiste, 51, 1951, p. 346-406.
  • Poème de la médecine (condensé en vers du Canon de la médecine)
  • Le récit de Hayy ibn Yaqzân (1021), texte arabe, version persane, trad. fr. Henry Corbin, in Avicenne et le récit visionnaire, t. I : Le Récit de Hayy ibn Yaqzân, Adrien Maisonneuve, 1952, VIII-62-88 p. rééd. Verdier 1999 466 p. Ou trad. A.-M. Goichon, Le Récit de Hayy ibn Yaqzân, Desclée de Brouwer, 1959, 255 p.
  • Réfutation de l'astrologie, édi. et trad. Yahya Michot, Beyrouth, éditions Albouraq, 2006, XLV-86-269 p.
  • traités mystiques :
    • Traité sur le destin (Risâlet al-Qadr), trad. M. A. F. Mehren, Traités mystiques d'Avicenne, Leyde, éd. Brill, 1889-1899, p. 1-12.
    • Traité sur l'amour (Risâla fî al-'ishq), trad. an. E. L. Fackenheim, "A treatise on love by Ibn Sînâ", Mediaeval Studies, VII, 1945, p. 208-228.

lien fatawas islam

http://fatawaislam.com/la-croyance

Sahaba "compagnon" صحابة

Dans l'islam, les sahaba  صحابة désignent les compagnons du dernier Prophète de l'islam Muhammad. ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière bénédiction d'Allah soient sur lui Ils sont vus par l'ensemble des musulmans comme les premiers à avoir adhéré à la foi révélée par Dieu l'Unique الله Allah à Muhammad  ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  : « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur luiet qui l'ont propagée après la mort du celui-ci. De fait, les musulmans leur attribuent une haute autorité morale.

Les compagnons les plus illustres sont Abu Bakr as-Siddiq, `Umar ibn al-Khattab, `Uthman ben Affan, `Ali ibn Abi Tâlib, Talhah ibn Ubaydullah, Zubayr ibn al-Awwam, Abd ar-Rahman ibn Awf, Sa`d ibn Abi Waqqas, Abu Ubayda ibn al-Jarrah, Sa`îd ibn Zayd,سعيد بن زيد communément appelés par Muhammad  ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  : « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui Al-Ashara Mubashara, c'est-à-dire les dix compagnons promis au paradis. On peut ajouter aux compagnons les plus illustres Salmân al-Farisi et Bilal.بلال بن رباح / Bilāl ibn Rabāḥ), dit Al-Habashi al-Ḥabašī, « l'Abbyssinien » né à La Mecque, est un esclave noir des Banû Umayya qui, après avoir été racheté à Umayya ibn Khalaf lui-même — ou un(e) anonyme du clan — et affranchi par Abû Bakr, fut l'un des premiers compagnons du prophète de l’islam, Muhammad, et le premier muezzin forme pluriel ayant pour singulier « saḥābiy »  صحابي, [sahābīy] qui se traduit par « ami, compagnon ». Les « saḥābiyyāt »  صحابيات, [saḥābiyāt]) sont les femmes condisciples de Muhammad.ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui

Les sahaba ont joué un rôle majeur dans la propagation de l'islam en ce sens qu'ils sont les premiers maillons de la chaîne de transmission des hadiths, des méthodes de lecture du Coran et de la transmission de tout ce qui touchait de la vie première de l'islam. Ainsi, un compagnon transmettait le hadith à un tabi'i, qui n'avait pas eu de contact direct avec le Prophète de l'islam, qui transmettait ensuite au tab' tabi'i qui devenait alors le troisième maillon de la chaîne, et ainsi de suite. L'étude de ces chaînes de transmission est laissée à la discrétion des muhaddithūn المحدثون. La Science du hadith, ou hadithologie, ( علم الحديث ,ˤilm al-ḥadīth)est en Islam une catégorie regroupant plusieurs disciplines visant à analyser les hadiths. Elle regroupe les méthodes des érudits musulmans utilisées pour évaluer chaque hadith, c'est l'art de connaître en détail le contenu (matn)المتن et la chaîne de transmission (isnâd) إسناد du hadith afin de les classer selon leur degré d'authenticité. Les spécialistes des hadiths et des chaînes de transmission sont appelés علم الحديث muhaddithūn.

Le matn المتن) est un terme arabe qui désigne ce qui parait de la chose, c'est-à-dire sa partie visible .
En sciences du Hadith,حديث il désigne le texte de la tradition orale ou de l'acte rapporté du Prophète. En d'autres termes, il désigne la matière du hadith.

L’isnâd  إسناد, référence, citation, preuve) désigne, dans un khabar خبر ج أخبارou un hadith, la chaîne de garants d'une information. L'isnâd se présente généralement sous la forme "Untel me rapporta qu'Untel lui avait rapporté qu'Untel...", et précède le matn (l'information elle-même, qu'il s'agisse d'un fait ou d'une citation). L'isnâd permet ainsi de reconstituer la circulation de l'information, du premier au dernier émetteur.

Dans le hadith, l'isnâd a valeur de témoignage. Cette chaîne des témoins et la fiabilité que l'on attribue à ceux-ci permettent d'évaluer le degré de recevabilité du hadith.

Le khabar pl. akhbâr خبر ج أخبار dans la littérature arabe classique est une «donnée» à caractère historique, biographique ou anecdotique, correspondant à l'unité narrative minimale constituant les kutub كتب livres. Quand il prend une coloration morale, on peut le comparer à l'exemplum médiéval. Né avec la nécessité de collecter les informations relatives à la vie du Prophète et à la tradition coranique, puis appliqué aux données de la tradition orale transmises en prose, concernant aussi bien les guerres, les poètes, les conditions d'apparition d'un proverbe, les avis des grammairiens, etc.

Le khabar est constitué, comme le hadith, de l' isnâd, la chaîne de transmetteur, et du matn, l'information elle-même, récit ou citation.

Dans la littérature, le khabar devient "l'unité narrative minimale" des anthologies classiques. Dans le Livre des Chansons, les akhbâr constituent la matière première d'Isfahânî à côté de la poésie.

Statut des sahaba

L'eulogie « Allah en soit satisfait » رضي الله عنه, raḍiyAllāhu ‘anhu) est souvent mentionnée après évocation de leur nom.

Liste des Tabi‘un A Ibad Allah أعباد الله les serviteurs de Dieu

Notes d=décès

`Abd ar-Rahman ibn `Abdallah  عبد الرحمن بن  عبد الله (fils de `Abd Allah ibn Umar)

      `Abd ar-Rahman ibn `Abd al-Qari عبد الرحمن بن عبد القاري

      `Abd ar-Rahman ibn Abi Bakr  أبو بكر بن عبد الرحمن (d. 712 C.E. (94 A.H.)

`Abd ar-Rahman ibn Khalid  `عبد الرحمن بن خالد (616-667 C.E. (-6-46 A.H.)

`Abdullah ibn Mubarak  عبدالله بن المبارك (736-797 C.E. (118-181 A.H.)

Abu Bakr ibn `Abd al-Qays عبد الرحمن بن عبد القاري

Abu Bakr Muhammed ibn Sirin محمد بن سيري (653-728 C.E. (33-110 A.H.)

Abu Hanifa أبو حنيفة (699-765 C.E. (80-148 A.H.)

Abu Muslim al-Khawlani أبو مسلم الخولاني (d. 684 C.E. (64 A.H.)

Abu Zur'ah أبو زرعة

 Ach-Cha`bi عامر الشعبي (637-721 C.E. (16-103 A.H.)

`A'isha bint Talhah عائشة بنت طلحة

Al-Aswad ibn Yazid الأسود بن يزيد (d. 694 C.E. (75 A.H.)

Al-Hajjaj ibn Yusuf  الحجاج بن يوسف الثقفي (661-674 C.E. (41-95 A.H.)

Al-Hassan al-Basrî الحسن البصري (642-728/737 C.E. (21-110/118 A.H.)

`Alqama ibn Qays علقمة بن قيس (d. 682 C.E. (62 A.H.)

`Alqama ibn Waqqas علقمة بن وقاص

Al-Qasim ibn Muhammad ibn Abi Bark بن أبي بكر   القاسم بن محمد (d. 726 C.E. (108 A.H.)

Al-Rabi ibn Khuthaym  الربيع بن خثيم (d. 682 C.E. (62 A.H.)

`Amir ibn Abd al-Qays أمير بن عبد القيس (661-680 C.E. (40-60 A.H.)

`Amir ibn Abdi Qays عامر بن عبد قيس

`Ata' ibn Abi Rabah عطاء بن أبي رباح‎‎ (647/653-732 C.E. (27/33-114 A.H.)

`Ata' ibn Yassar عطاء بن يسار  (d. 721 C.E. (103 A.H.)

Atiyya ibn Sa'd ibn Junadaعطية بن سعد بن جنادة (d. 729 C.E. (111 A.H.)

  Ayyub as-Sakhtiyani أيوب السختياني (685/687-748 C.E. (66/68-131 A.H.)

Bushr al-Hafi بشر الحافي  (d. 769 C.E. (152 A.H.))

Busr ibn Mihjan Althagafi حافلة أبو محجن

Dhakawan ibn Kaysan ذكوان بن كيسان

Habib al-`Ajami حبيب العجمي

Hammam ibn Munabbih همام بن منبه‎‎  (d. 750 C.E. (132 A.H.)

Hisham ibn Urwah هشام بن عروة (680-763 C.E. (61-146 A.H.)

Ibn Ishaq  ابن إسحاق (704-767/770 C.E. (85-150/153 A.H.)

Ibn Jurayj ابن جريج‎‎ (d. 767 C.E. (150 A.H.))

'Ikrimah Mawlâ Ibn 'Abbâs Ibn 'Abdi Llâh  أبو عبد الله عكرمة إبن عبد الله  (d.~723 C.E. (~105 A.H.)

Ibn Shihab al-Zuhri ابن شهاب الزهري (d. 742 C.E. (124 A.H.)

Ibrahim an-Nakha`i ibn Yazid an Nakha’i إبراهيم بن يزيد النخعي (666-715 C.E. (45-96 A.H.)

Ja`far ibn Ali جعفر بن علي

Jarir ibn Atiyah al-Khatfi Al-Tamimi جرير بن عطية الخطفي التميمي‎‎ (653-732 C.E. (33-133 A.H.)

Ka`b al-Ahbar كعب الأحبار‎‎, (d. 652 C.E. (32 A.H.)

Kathir ibn Murra كثير بن مرة

Kumayl ibn Ziyad an-Nakha'i كُميل بن زياد النخعي  622 CE

Malik ibn Aws al-Hadathan An-Nasri  مالك بن أوس الحدثان الناصري‎‎

Mālik b. Dīnār as-Sami.  سامي. مالك ب لم دينا  (d. 748 C.E. (131 A.H.)

Malik ibn Harith al-Ashtari مالك بن حارث أشتاري- (d. 657 C.E. (37 A.H.)

Masruq ibn al-Ajda` مَسْرُوقْ بِنْ اَلْأَجْدَع (d. 682 C.E. (62 A.H.))

Muhammad al-Nafs al-Zakiyya  محمد النفس الزكية (d. 762 C.E. (145 A.H.) « l'homme à l'âme pure »

Muhammad ibn Abî Bakr محمد بن أبي بكر (631-658 C.E. (10-38 A.H.)

  Muhammad ibn al-Hanafiya  محمد بن الحنفية(637-700 C.E.(15-81 A.H.)

Muhammad ibn Ja'far محمد بن جعفر

Muhammad ibn Munkadir محمد بن المنكدر (650-747 C.E. (30-130 A.H.)

Muhammad Ibn Wasi' Al-Azdi محمد بن وصي الأزدي (d. 744/751 C.E. (126/133 A.H.)

 Mujahid ibn Jabr al-Makki مجاهد بن جبير المكي (d. 718/722 C.E. (100/104 A.H.)

Nafi` ibn `Abd al-Rahman أبو سهيل العام نافع (d. 785 C.E. (169 A.H.)

Nafi` Mawla ibn `Omar نافع مولى ابن عمر (d. 734 C.E. (117 A.H.)

Qubays ibn Dhuayb قبيصة بن ذؤيب (d. 705 C.E. (87 A.H.)

Rabi ibn Sabih ربيع بن صبيح (d. 776 C.E. (160 A.H.)

Rabi'at al-Ra'i ربيعة الرأي (d. 753 C.E. (136 A.H.)

Rafa`a ibn Shadid al-Fatyani رفاعة بن شداد الفتياني

 Raja ibn Haywah in Kindi رجاء بن حيوة الكندي(d. 730 C.E. (112 A.H.))

Sa`id ibn Jubayr سعيد بن جبير‎‎ (666-713 C.E. (46-95 A.H.)

Sa'id bin Jubair سعيد بن جبير (635-712 C.E. (14-94 A.H.))

Salim ibn `Abdillah سالم بن عبد الله (d. 724 C.E. (106 A.H.)

Sulaym ibn Qays سليم بن قيس‎‎ (d. 695 C.E. (76 A.H.))

Sulayman ibn Yassar سليمان بن يسار (d. 712/722/725 C.E. (94/104/107 A.H.)

Tawus ibn Kaysan طاووس بن كيسان (d. 724 C.E. (106 A.H.)

`Ubayd Allah ibn Abdillah عبيد الله بن عبد الله (d. 716 C.E. (98 A.H.))

Abū Ḥafṣ `Umar ibn Abd al-Aziz أبو حفص عمر بن عبد العزيز ʿUmar II (682-720 C.E. (61-101 A.H.)

 Umm al-Banin أم البنين (d 64 A.H. (683/684) ou 69 A.H. (688/689) فاطمة بنت حزام الكُلَّابيَّة Fāṭimah bint Ḥuzam al-Kilābī

 Umm Kouthoum bint Ali أم كلثوم بنت علي

Urwah ibn Zubayr ibn al-'Awwam al-Asad عروة بن الزبير بن العوام الأسدي (d. 713 C.E. (94 A.H.)

Uwais al-Qarni أويس بن انيس القرني  Oways b. Anis al-Qarni, (594-657 C.E. (-29-36 A.H.)

Wahb ibn Munabbih وهب بن منبه (654-728/732 C.E. (34-110/114 A.H.)

Yahya ibn Sa'd يحيى بن سعد  (d. 760 C.E. (143 A.H.)

Yahya ibn Ya`mur يحيى بن يعمر (d. 746 C.E. (129 A.H.)

Yahya ibn Zayd يحي بن زيد (725-742 C.E. (107-125 A.H.)

Yazid ibn Abi Sufyan يزيد بن ابي سفيان (d. 639 C.E. (17 A.H.)

Yazid ibn al-Muhallab يزيد بن المهلب (655/672-720 C.E. (35/51-102 A.H.)

Yunus ibn `Obayd يونس بن عبيد (d. 741/756 C.E. (124/139 A.H.)

Yusuf ibn Talhah يوسف بن طلحة

Zayd ibn Alî ben al-Husayn ben `Alî  زيد بن علي بن الحسين بن علي (d. 740 C.E. (122 A.H.)

Zayd ibn Aslam زيد بن أسلم (d. 753 C.E. (136 A.H.)

Le Wajiz : Les Règles du Commerce en Islam

https://ribh.wordpress.com/2015/10/04/le-wajiz-les-regles-du-commerce-en-islam/

La Vie des Compagnons du Prophète auteur ibn kathir

Ibn khatir sahaba

 Vie des Compagnons Hayat as sahabas 3 Tomes auteur Mouhammed Youssef Alkandahlaoui

Vie des compagnons

 

Kutub Al-Sittah
( "Les Six Livres»)

Sahih Bukhari

صحيح البخاري

Sahih Muslim

صحيح مسلم

Al-Sunan Al-Sughra

السنن الصغرى

Sunan Abou Dawoud

سنن أبي داود

Sunan al-Tirmidhi

جامع الترمذي

Sunan ibn Maja

سنن ابن ماجه

 

 

  •  

Autres

Période ( CE )

Muwatta Imam Malik

8ème-9ème cent.

Musnad Ahmad Ibn Hanbal

780-855

Sunan Al-Darimi

868

Shama'il Muhammadiyah
( Shamaail Tirmidhi )

9ème siècle

Sahih Ibn Khuzaymah

923

Sahih Ibn Hibban

965

Al-Mustadrak a. Al-Sahihain

11ème siècle

Al-Mawdū'āt Al-Kubrā

1128-1217

RIAD As-Salihin

1233-1278

Mishkat Al-Masabih

1340

Talkhis Al-Mustadrak

1274-1348

Majma Al-Zawa'id

1335-1405

Boulough Al-Maram

1372-1449

Kanz al-Ummal

16ème siècle

Zujajat al-Masabih

19ème siècle

Muntakhab Ahadith

20e siècle

 

 

Des trois premiers siècles de l’Hégire)

(et de nombreux autres savants…)

jusqu’à nos jours

(et de nombreux autres savants…)

manuscrit de Ahmad Ibn Hanbal

 

 

Ibnhanbal

 

Madhhab carteRépartition des écoles juridiques dans l'islam contemporain

 Fragments coraniques de la collection Seymour de Ricci. CoranIsl coranIsl coran2

lien Manuscrits arabes BILIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE  possibilité de téléchargement sur le site

http://expositions.bnf.fr/islam/gallica/arabe8.htm

.LISTE DE SAVANT MUSULMANS JUSQU'AU XVè siècle

Muhammad Mūsā al-Khuwārizmī, généralement simplifié en Al-Khwarizmi, né dans les années 780, originaire de Khiva dans la région du Khwarezm qui lui a donné son nom, dans l'actuel Ouzbékistan, mort vers 850 à Bagdad, est un mathématicien, géographe, astrologue et astronome perse, membre de la Maison de la sagesse bayt al-ḥikma, بيت الحكمة,de Bagdad. Ses écrits, rédigés en langue arabe, puis traduits en latin à partir du XIIe siècle, ont permis l'introduction de l'algèbre en Europe. Sa vie s'est déroulée en totalité à l'époque de la dynastie abbasside.

 Il ne faut pas confondre ce mathématicien avec un autre auteur perse : Abū ʿAbdallāh Muḥammad ibn Aḥmad ibn Yūsuf al-Kātib al-Khwārizmī, appelé aussi al-Balkhī, est un encyclopédiste perse du Xe siècle, auteur de l'encyclopédieمفاتيح العلوم Mafātīḥ al-ʿulūm en langue arabe

 (Les clés des sciences), encyclopédie écrite dans les années 976-997

Alhacen, Alhazen ou Ibn al-Haytham, de son vrai nom Abu Ali al-Hasan ibn al-Hasan ibn al-Haytham (Bassora, 965 – Le Caire, 1039) est un mathématicien, philosophe et physicien du monde médiéval arabo-musulman . Il est d'origine perse

Un des premiers promoteurs de la méthode scientifique expérimentale, mais aussi un des premiers physiciens théoriciens à utiliser les mathématiques, il s'illustre par ses travaux fondateurs dans les domaines de l’optique physiologique et de l'optique domaine couvrant l'application de l'optique à l’œil et son extension à la vision, situé au croisement entre l'optique en tant que domaine de la physique, de la psychophysique appliquée aux perceptions visuelles et de la médecine.. Certains, pour ces raisons, l’ont décrit comme le premier véritable scientifique. À l’époque, Bassorah était sous le contrôle de la dynastie des Buwayhides البويهيون, al-buwayhiyyūn, ou بنو بويه, banū buwayh, en persan : بوییان, bōyīān) sont une dynastie chiite qui règne en Perse et dans l'Irak-Adjémi (Jibâl) aux Xe et XIe siècles, de 945 à 1055.. C’est pourquoi il est parfois mentionné sous le nom d’al-Bassri.

Les Banou Moussa (« fils de Moïse ») sont trois frères, tous d'éminents savants musulmans ayant vécu pendant le Moyen Âge :

  • Abou Jaʿfar, Mouḥammad ibn Moussa ibn Shākir (né avant 803 – mort en février 873),
  • Abou al‐Qāsim, Aḥmad ibn Moussa ibn Shākir (mort au IXe siècle)
  • Al-Ḥassan ibn Moussa ibn Shākir (mort au IXe siècle).

Les trois ont brillé dans plusieurs domaines : mathématiques, architecture, mécanique, astronomie, etc.

Les Benou Moussa ("fils de Moïse"), à savoir Abu Ja'far Muhammad ibn Musa ibn Shakir Khorasani (avant 803 - Février 873), Abū al-Qasim, Ahmad ibn Musa ibn Shakir Khorasani (. D 9ème siècle) et Al- Hassan ibn Musa ibn Shakir Khorasani (d. 9ème siècle), étaient trois 9ème siècle iraniens savants qui vivaient et travaillaient à Bagdad. Ils sont connus pour leur livre des dispositifs ingénieux sur automates (automatiques machines) et des dispositifs mécaniques. Un autre travail important de la leur est la livre sur la mesure des figures planes et sphériques, un travail fondamental sur la géométrie qui a été fréquemment cité par les deux mathématiciens islamiques et européens.

Le Banu Musa a travaillé dans observatoires astronomiques établis à Bagdad par le abbasside calife al-Ma'mûn, ainsi que faire des recherches dans la Maison de la Sagesse. Ils ont également participé à une expédition 9ème siècle pour faire géodésiques mesures pour déterminer la longueur d'un degré En mathématiques, en particulier la géométrie différentielle, une géodésique  est une généralisation de la notion de «ligne droite» à «espaces courbes". En présence d'une connexion affine, une géodésique est défini comme étant une courbe dont la tangente vecteurs restent parallèles lorsqu'ils sont transportés le long d'elle. Si cette connexion est la connexion de Levi-Civita induite par une métrique riemannienne, puis les géodésiques sont (localement) le plus court chemin entre deux points dans l'espace.

Abū Sahl ibn Rustam Wayjan al-Qawhi (al-Kuhi; Persique: ابوسهل بیژن کوهی Abusahl Bijan-e Koohi) était un persan  mathématicien, physicien et astronome. Il était de Kuh (ou Quh), un domaine dans Tabaristan, Amol, et a prospéré dans Bagdad au 10e siècle. Il est considéré comme l'un des plus grands géomètres musulmans, avec de nombreux écrits mathématiques et astronomiques qui lui sont attribués.

 .

 

Les grandes figures de l’Âge d'Or Islamique

au VIIIe siècle

Jabir Ibn Hayyan · Aboû Nouwâs

au IXe siècle

Al-Battani · Abbas Ibn Firnas · Al-Hallaj · Abu Kamil · Al-Kindi · Al-Khwârizmî · Al-Marwazi · Al-Razi · Tabari

au Xe siècle

Ibn Fadlân · Al-Fârâbî · Ibn al-Nadim · Al-Mas'ûdî · Abu Al-Qasim · Ibrahim ibn Sinan · Al-Soufi · Aboûl-Wafâ

au XIe siècle

Alhazen · Avicenne · Al-Bakri · Al-Biruni · Al-Ghazâlî · Ibn Hazm · Ibn Jazla · Omar Khayyam · Al-Maari · Mahsati Ganjavi

au XIIe siècle

Avempace · Averroès · Al-Djazari · Al Idrissi · Abou Madyane · Ibn Tufayl

au XIIIe siècle

Ibn Arabî · Farid al-Din Attar · Ibn al-Baitar · Ibn Nafis · Djalâl ad-Dîn Rûmî · Saadi · Ibn Taymiyya · Nasir ad-Din at-Tusi

au XIVe siècle

Ibn Battûta · Ibn Khaldoun · Ibn al-Khatib · Qadi-zadeh Roumi

au XVe siècle

Al-Kashi · Ali Qushji

 

 

Mathématiques dans l'Islam médiéval

 

Mathématiciens

9ème siècle

 

10ème siècle

 

11ème siècle

 

12e siècle

 

13ème siècle

 

14ème siècle

 

15ème siècle

 

16e siècle

 

 

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Bismill-Lâhi arr-Rahmâni err-Rahîm, Ce site a pour objectif de vous proposez les meilleurs ouvrages islamiques en langue française. Les auteurs de ces livres ne sont plus à présenter. Ils sont connus et reconnus pour leurs sciences et leurs bonnes croyances. Ces livres seront mis à votre disposition téléchargeable gratuitement au format word et pdf. Inscrivez-vous a notre Newsletter afin d’être tenue au courant des nouveautés. Et la Louange revient à Allâh ta’ala pour ces bienfaits.

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  • Lexique, Définitions de quelques termes Islamiques (24)
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  • Poésie [Chi'r] (6)
  • Aide (1)
  • Extraits de livres de savants

    Cette rubrique présentera un certain nombre d'extraits des livres des savants musulmans " des trois premiers siècles de l'hégire" ainsi que des savants du Khalaf خَلَف " qui ont suivi le Salaf  سلف« ancêtres » ou « prédécesseurs » Les « salaf » sont constitués par le Prophète de l'islam  محمد Muhammad ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui , ses compagnons les Sahaba صحابة, et les deux générations qui les suivent : les Tābi‘ūn التابعون et les Tābi‘ at-Tābi‘īn تابع التابعين. a ne pas confondre avec ceux qui s'en pretendre actuellement .

    Tous ces savants sont des références jusqu'à nos jours pour la communauté musulmane. L'importance de les suivre, et de s'attacher à leur enseignement a été mentionnée dans le Qur'an قرآن : lecture ; récitation :

    sourate 4  النساء An-Nisa' les femmes verset 115

    وَمَن يُشَاقِقِ الرَّسُولَ مِن بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُ الْهُدَى وَيَتَّبِعْ غَيْرَ سَبِيلِ الْمُؤْمِنِينَ نُوَلِّهِ مَا تَوَلَّى وَنُصْلِهِ جَهَنَّمَ وَسَاءتْ مَصِيراً

    Celui qui s'écarte de la voie du Messager, après avoir eu connaissance de la bonne guidée, et suit une voie autre que celle des croyants, Nous lui accorderons dans l'au-delà ce qu'il mérite, Nous le ferons entrer en enfer. Et quelle mauvaise demeure que l'enfer ! wa man youchaqiqi r-raçoula min ba^di ma tabayyana lahou l-houda wa yattabi^ ghayra sabili l-mou'minina nouwallihi ma tawalla wa nouslihi jahannama wa sa'at masi
  •  

    Extraits de livre au sujet de la Croyance en Allah :

    Al-Bayhaqiyy [Al-'Asma'ou wa s-Sifat]

     "Certains de nos compagnons ont pris pour argument concernant l'exemption de l'endroit au sujet de Allah, la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam :"

    أَنْتَ الظَّاهِرُ فَلَيْسَ فَوْقَكَ شَىْءٌ وَأَنْتَ الْبَاطِنُ فَلَيْسَ دُونَكَ شَىْءٌ

    ('anta dh-dhahirou falayça fawqaka chay' ; wa 'anta l-batinou falayça dounaka chay'

    ce qui signifie : "Tu es Adh-Dhahir, rien n'est au dessus de Toi ; et Tu es Al-Batin, rien n'est en dessous de Toi". Et s'il n'y a rien au-dessus de Lui et rien au-dessous de Lui, Il n'est donc pas dans un endroit."

    Al-Baghdadiyy [Al-Farqou bayna l-Firaq]

    "Certes, Allah a crée le Trône comme manifestation de Sa puissance, Il n'a pas pris le Trône comme endroit pour Lui-même". Et il a dit également : "Allah existe de toute éternité alors qu'il n'y a pas d'endroit qui soit de toute éternité, et Allah existe maintenant tel qu'Il existe de toute éternité [- c'est à dire que Allah existe toujours sans endroit. Ainsi, avant la création des endroits, Allah existe sans endroit, et après la création des endroits, Allah existe toujours sans endroit -]"".

    Al Ghazali ['Ihya'ou ^Ouloumi d-Din]

    « 'Ihya'ou ^Ouloumi d-Din » dans le chapitre consacré aux règles de la croyance :

    الأصل السابع : العلـم بأنَّ الله تعالى منـزه الذات عن الاختصاص بالجهات ، فإنَّ الجهة إما فوق وإما أسفل وإما يمين وإما شمال أو قدَّام أو خلف ، وهذه الجهات هو الذي خلقها

     « Le septième fondement : savoir que l'Être de Allah ta^ala est exempt d'être spécifié par les directions, car la direction est soit le haut, le bas, la droite, la gauche, le devant ou le derrière, et toutes ces directions, c'est Allah Qui les a créés ».

    An-Nawawiyy [Charh Sahih Mouslim

    أن الله تعالى ليس كمثله شيء وأنه منزه عن التجسم والانتقال والتحيز في جهة وعن سائر صفات المخلوق

     

    ce qui signifie : « Certes Allah ta^ala, rien n'est tel que Lui, Il est exempt du corps, du déplacement, de la localisation dans une direction et de toutes les caractéristiques des créatures ».

    Al-Qourtoubiyy Al-'Asna fi Charhi l-'Asma'i l-Lahi l-Housna

    « ومن علم أن الله سبحانه الغني على الاطلاق نزهه عن المكان و الزمان و الجهة »

     « Celui sait que Allah soubhanah est Al-Ghaniyy [c'est-à-dire Celui Qui n'a besoin d'aucune créature] dans l'absolu, exempte Allah de l'endroit, du temps et de la direction ».

    Le Moufassir [spécialiste de l'exégèse] Chamsou d-Din Ibnou ^Abdi l-Lah Mouhammad Ibnou Ahmad Al-'Ansariyy Al-Qourtoubiyy est un savant Malikite de référence du 7ème siècle de l'hégire [Il est décédé en 671 de l'Hégire]. Son livre de Tafsir « Al-Jami^ou li 'Ahkami l-Qour'an » est une des plus grandes références dans l'explication du Qour'an.

     Muhammad Ibnou Muhammad Al-Huçayniyy Az-Zabidiyy ['It-hafou s-Sadati l-Mouttaqin bi Charhi 'Ihya'i ^ouloumi d-Din,]

    Connu sous le nom de Mourtada est très connu parmi les savants, notamment pour son livre dans lequel il fait le commentaire du livre de Al-Ghazaliyy.

    Il rapporte avec une chaîne de transmission qui remonte jusqu'à l'Imam Zaynou l-^Abidin [- qui s'appelle ^Aliyy et qui est le fils de Al-Houçayn fils de Fatimah la fille du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam -] qu'il a dit durant le jour de ^Arafah :

    أنت الله الذي لا تحويك مكان

     « C'est Toi Allah Qu'aucun endroit ne contient ».

    Et Zaynou l-^Abidia également dit :

    أنت الله الذي لا تحد

     « C'est Toi Allah Qui est exempt des limites [- c'est à dire que Allah n'est pas un corps, car le corps est limité -] ».

     Badrou d-Din Az-Zarkachiyy [Tachnifou l-Maçami^]

    Livre de jurisprudence connu des savants  la parole de l'illustre Imam, 'Ahmad Ibnou Hanbal qui a dit :

    من قال أن الله جسم لا كالأجسام كفر

     « Celui qui dit que Allah est un corps pas comme les autres corps, il devient mécréant ».

    L'Imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l'agrée, a lui aussi déclaré mécréants ceux qui attribuent à Allah le corps [- c'est à dire ceux qui croient que Allah serait une substance ou un corps localisé dans une direction -]. Ceci a été rapporté de lui par le grand hafidh As-Souyoutiyy dans son ouvrage intitulé Al-'Achbahou wa n-Nadha'ir.

    At-Tahawiyy [^Aqidatou t-Tahawiyyah «  traité de croyance » ]

    Il présente dans ce traité un résumé de la croyance du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ainsi que de ses compagnons.

    هَذَا ذِكْرُ بَيَانِ عَقِيدَةِ أَهْلِ السُّنَّةِ وَالْجَمَاعَة

    (hadha dhikrou bayani ^aqidati 'ahli s-sounnati wa l-jama^ah)

     « Ceci est la mention de la présentation de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah [- il indique ici qu'il y a unanimité sur ce traité concernant la croyance de Ahlou s-Sounnah dans leur totalité -] ».

    Dans ce traité, il dit au sujet de Allah :

    تعالى عَنِ الْحُدُودِ وَالْغَايَاتِ وَالأَرْكَانِ وَالأَعْضَاءِ وَالأَدَوَات

    (ta^ala ^ani l-houdoudi wa l-ghayat wa l-'arkani wa l-'a^da'i wa l-'adawat)

    « Allah est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres ». Il indique donc ici que la croyance des musulmans est que Allah n’est pas un corps ou une substance ayant des limites, des côtés, des membres et des organes.

    لاَ تَحْوِيهِ الْجِهَاتُ السِّتُّ كَسَائِرِ الْمُبْتَدَعَات

    (la tahwihi l-jihatou s-sittou ka sa'iri l-moubtada^at)

     « Allah n'est pas concerné par les six directions comme le sont les créatures ». Ainsi, il confirme que Allah n'est pas concerné par les six directions. Allah est exempt d'être dans une direction, comme la direction du haut ou la direction du bas, car Allah n'est pas un corps.

    Voici donc une preuve supplémentaire qu'il y a unanimité chez les musulmans sur le fait que Allah est unique, qu'Il n'a pas d'équivalents et qu'Il existe sans endroits. Son existence est unique, elle est différente de l’existence des créatures.

    As-Souyoutiyy [Al-'Achbahou wa n-Nadha'ir]

    Le Hafidh As-Souyoutiyy mentionne que les moujassim  ceux qui attribuent à Allale corps (al-jism) sont déclarés mécréants. Il dit dans son livre Al-'Achbahou wa n-Nadha'ir :

    لا يكفر أحد من أهل القبله. واستثنى من ذلك: المجسم

     « On ne déclare pas mécréant quelqu'un faisant partie des gens de la qiblah à l'exception des moujassim [...] »

    Ont été déclarés mécréants :

    - les moujassimah : ceux qui croient que Allah est un corps  comme les wahhabiyyah, ceux qui suivent Muhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab, qui attribuent à Allah le corps, les organes, ils prétendent que Allah a un visage, des mains, des yeux, qu'Il serait installé au dessus du Trône, et qu'Il se déplacerait chaque nuit jusqu'au ciel de ce bas-monde, ce groupe égaré a clairement exposé sa croyance qui correspond effectivement à la croyance des moujassimah  

    - les qadariyyah : ceux qui renient la prédestination

    - les mou^tazilah : ceux qui ont prétendu qu'il y a plusieurs créateurs

    L'Imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy a mentionné dans son livre Al-Farqou bayna l-firaq les 73 groupes qui se réclament de cette communauté avec leur croyance. On y trouve les 72 groupes égarés avec le détail de leurs croyances [- et parmi ces groupes, il y a les moujassimah et les mouchabbihah -]. Le 73ème groupe décrit dans ce livre est le groupe qui s'est maintenu jusqu'à nos jours sur la vérité, à savoir le groupe de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, c'est à dire les Sunnites, ceux qui ont suivi la tradition du Prophète, sa croyance et ses lois, le groupe de la majorité dont se réclament les musulmans depuis l'époque des compagnons jusqu'au jour dernier .

    Abou Hanifah [Al-Fiqhou l-'Akbar]

    Page 324 édition du livre rédigé par le Chaykh Al-Moulla ^Aliyy Al-Qari] :

    « وهو شىءٌ لا كالأشياءِ، ومعنى الشىءِ إثباتُهُ بلا جسمٍ ولا جوهرٍ ولا عَرَضٍ، ولا حدَّ لهُ، ولا ضدَّ لهُ، ولا ندَّ له، ولا مِثلَ لهُ »

    « Il [c'est-à-dire Allah] existe sans aucune ressemblance avec ce qui existe, c'est-à-dire qu'Il a une existence dont la réalité n'est pas un corps, ni une substance, ni une caractéristique d'une substance. Il est exempt de la limite. Il est exempt de l'opposé. Il est exempt du semblable et du ressemblant »

    Ahmad Ibnou Hanbal [I^tiqadou l-Imami Ahmad]

    L'Imam ^Abdou l-Wahid Ibnou ^Abdi l-^Aziz Abou l-Fadl At-Tamimiyy Al-Baghdadiyy [décédé en 410 de l'hégire], a rapporté dans son livre « I^tiqadou l-Imami l-Mounabbal Ahmad bni Hanbal », que l'Imam Ahmad, le célèbre savant Moujtahid né en 164 de l'hégire,  a répliqué à ceux qui attribuent le corps à Allah en disant :

     إن الأسماء مأخوذة من الشريعة واللغة، وأهل اللغة وضعوا هذا ‏الاسم على ذي طولٍ وعرضٍ وسمكٍ وتركيبٍ وصورةٍ وتأليف والله تعالى خارج عن ذلك كله، فلم يجز أن يسمى ‏جسمًا لخروجه عن معنى الجسمية، ولم يجىء في الشريعة ذلك فبطل 

     « Les noms sont pris de la religion (ach-chari^ah) et de la langue (al-loughah), or les spécialistes de la langue ont mentionné que le mot « jism » (corps) est attribué à ce qui possède une longueur, une largeur, une épaisseur, une composition et une image, et Allah ta^ala est exempt de tout ceci. Il n'est donc pas permis de Lui attribuer le corps, de plus, ce terme n'a été cité dans aucun texte de la religion au sujet de Allah, la parole de ceux qui attribuent à Allah le corps est donc infondée ».

    As-Sakhawiyy [Al-Maqasidou l-Haçanah]

    Page 342 édition, Hafidh As-Sakhawiyy [décédé en 902 de l'hégire] a rapporté une parole de son Chaykh Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy [un des plus grands savants du hadith, décédé en 852 de l'hégire, qui est notamment connu pour son explication du Sahih de Al-Boukhariyy] :

     قال شيخنا – يعني الحافظ ابن حجر العسقلاني – : إنَّ علـم الله يشمل جميع الأقطار ، والله سبحانه وتعالى منـزه عن الحلول في الأماكن  

    « Notre Chaykh [c'est-à-dire le Hafidh Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy] a dit : La science de Allah concerne tous les endroits, et Allah soubhanahou wa ta^ala est exempt d'être incarné dans les endroits ».

    Tajou d-Din As-Soubkiyy [Tabaqatou ch-Chafi^iyyati l-Koubra ]

    né en 728 de l'hégire, fils de Taqiyyou d-Din As-Soubkiyy, rapporte dans son livre,au sujet du  traité de croyance « Al-^Aqidatou l-Mourchidah » du Chaykh Ibn ^Açakir [né en 550 de l'hégire], dans lequel il a dit :

     موجودٌ قبل الخلقِ، ليس له قبلٌ ولا بعدٌ، ولا فوقٌ ولا تحتٌ، ولا يَمينٌ ولا شمالٌ، ولا أمامٌ ولا خلفٌ، ولا كلٌّ، ولا بعضٌ. ولا يقالُ متى كانَ ولا أينَ كانَ ولا كيفَ، كان ولا مكان، كوَّنَ الأكوانَ ودبَّر الزمانَ، لا يتقيَّدُ بالزمانِ ولا يتخصَّصُ بالمكان 

     « Allah existe de toute éternité avant la création, sans début ni fin, sans haut ni bas, sans droite ni gauche, sans avant ni arrière. Il n'est ni composé, ni un composant. On ne dit pas : "quand a-t-Il existé ?" ni : "où était-Il ?" ni : "comment ?". Il existe de toute éternité alors qu'aucun endroit n'existe de toute éternité. Il a fait exister les créatures et Il a établi le temps. Il ne dépend pas du temps et il n'est pas spécifié par l'endroit. »

    Al-'Andalousiyy [Tafsir Al-Bahrou l-Mouhit livre d'éxégèse du Qour'an]

     Tome 9, page 18:

    إنـه تعـالى ليـس فـي جـهـة 

     « Allah ta^ala n'est pas spécifié par une direction [- c'est à dire qu'Il existe sans endroit -]».

    Al-^Asqalaniyy [Fathou l-Bari] décédé en 852 de l'hégire

      غرض البخاري في هذا الباب الرد على الجهمية المجسمة في تعلقها بهذه الظواهر ، وقد تقرر أن الله ليس بجسم فلا يحتاج إلى مكان

     « Al-Boukhariyy a répliqué dans ce chapitre aux groupes des Jahmiyyah, des Moujassimah qui ont retenu le sens apparent de ces textes, alors qu'il est confirmé que Allah n'est pas un corps, Il n'a donc pas besoin d'un endroit [- c'est à dire qu'Il existe sans endroit -] ».

    Ibnou Mandhur [Liçanou l-^Arab] décédé en 711 de l'hégire

    Savant, spécialiste de la langue arabe loughawiyya dit :

    المراد بقرب العبد من الله تعالى القرب بالذكر والعمل الصالح لا قرب الذات والمكان لأن ذلك من صفات الأجسام والله يتعالى عن ذلك

     « Ce qui est visé par "al-qourb" de l'esclave vis-à-vis de Son Seigneur, c'est la proximité de l'agrément de Allah par les évocations et les actes de vertu. Il n'est pas visé par cela la proximité par l'endroit car ceci fait partie des attributs des corps et Allah est exempt de cela ».

     Muhammad An-Naçafiyy [Tabsiratou l-'adil-lah] décédé en 508 de l'hégire:

    القول بالمكان منافي للتوحيد

     «Attribuer l'endroit à Allah contredit le tawhid [c'est-à-dire que le fait d'attribuer l'endroit et la localisation dans une direction à Allah contredit la croyance en Son unicité] ».

    Al-Qouchayriyy [Ar-Riçalah] décédé en 465 de l'hégire

    وقال جعفر الصادق : من زعم أن الله في شيء أو من شيء أو على شيء فقد أشرك إذ لوكان في شيء لكان محصورا ولوكان من شيء لكان محدثا ولوكان على شيء لكان محمولا

     « Ja^far As-Sadiq [décédé en 148 de l'hégire] a dit : 'Celui qui prétend que Allah est dans quelque chose, ou issu de quelque chose ou au-dessus de quelque chose a commis de l'association (chirk), car s'Il était dans quelque chose, Il serait limité, s'Il était issu de quelque chose, Il serait entré en existence, et s'Il était au-dessus de quelque chose, Il serait porté' [cela signifie donc que Allah existe sans endroit] ».

    Extraits de livre au sujet du Tawassoul et du Tabarrouk :

    Al-Boukhari [Al-'Adabu l-Mufrad “la véritable education”]

    Il est rapporté que Umar Ibnu l-Khattab a fait le tawassoul par Al-^Abbas, l'oncle paternel du Prophète, en disant :

      اللهم إنا نتوسل إليك بعم نبيك فاسقنا 

    (Allahoumma inna natawassalou 'ilayka bi^ammi nabiyyika fa sqina)

    ce qui signifie : « Ô Allah nous faisons le tawassoul à Toi par l'oncle de Ton Prophète. Donne-nous la pluie ».

    Il a aussi été rapporté dans les sahih de Mouslim et de Al-Boukhariyy que :

    ثلاثة نفر سألوا الله بصالح أعمالهم

    (thalathatou nafarin sa'alou l-Laha bisalihi 'a^malihim)

    ce qui signifie : « Trois personnes ont demandé à Allah par leurs bons actes ».

     

    Il a été confirmé que ^Abdou l-Lah, le fils de ^Oumar Ibnou l-Khatta [- celui en faveur duquel le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait confirmé qu'il était vertueux -] a dit :

    يا محمد

          ya Muhammad

     « Ô Muhammad » lorsque sa jambe s'était presque paralysée

     

    At-Tabarani  [Al-Mou^jam As-Saghir

    Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a dit :

    إِنْ شِئْتَ صَبَرْتَ وَإِنْ شِئْتَ دَعَوْتُ لَكَ  

    ('in chi'ta sabarta wa 'in chi'ta da^awtou laka)

     « Si tu veux, tu patientes et si tu veux, j'invoque Allah pour toi ». Il lui répondit : Ô Messager d’Allah, la perte de la vue m'est très difficile et je n'ai personne pour me diriger. Alors, le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a dit :

    إِئتِ الْمِيضَأَةَ (أَيْ مَكَانُ الْوُضُوءِ) فَتَوَضَّأْ وَصَلِّ رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ قُلْ هَؤُلاَءِ الْكَلِمَاتِ الَّلهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ وَأَتَوَجَّهُ إِلَيْكَ بِنَبِيِّنَا مُحَمَّدٍ نَبِيِّ الرَّحْمَةِ

    Al-Boukhariyy a également rapporté que ^Oumar Ibnou l-Khattaa fait le tawassoul par Al-^Abbas, l'oncle paternel du Prophète, en disant :

      اللهم إنا نتوسل إليك بعم نبيك فاسقنا 

    (Allahoumma 'inna natawassalou 'ilayka bi^ammi nabiyyika fa sqina)

     « Ô Allah nous faisons le tawassoul à Toi par l'oncle de Ton Prophète. Donne-nous la pluie ».

    Il a aussi été rapporté dans les sahih de Mouslim et de Al-Boukhariyy que :

    ثلاثة نفر سألوا الله بصالح أعمالهم

    (thalathatou nafarin sa'alou l-Laha bisalihi 'a^malihim)

     « Trois personnes ont demandé à Allah par leurs bons actes ». Il s'agit de trois personnes qui étaient restées dans une grotte parce qu'un rocher en avait bloqué la sortie. Ils ont alors chacun invoqué Allah par des actes de bien qu'ils avaient fait, et chaque fois, le rocher s'écartait un peu, jusqu'à ce qu'ils aient pu sortir sain et sauf. C'est par la cause du tawassoul qu’ Allah les a délivrés.

    يَــا مُحَمَّد إِنِّي أَتَوَجَّهُ بِكَ إِلَى رَبِّي في حَاجَتِي (وَتُسَمِّي حَاجَتَكَ) لِتُقْضَى لِي

    ('i'ti l-mida'ata fatawadda' wa salli rak^atayni thoumma qoul ha'oula'i l-kalimat : 'Allahoumma 'inni 'as'alouka wa 'atawajjahou 'ilayka binabiyyina Muhammad, nabiyyi r-rahmah. Ya Muhammad, 'inni 'atawajjahou bika 'ila Rabbi fi hajati litouqda li

    « Va à l'endroit où on fait le woudou', fais le woudou', accomplis deux rak^ah puis dis ces paroles : "Ô Allah, je Te demande et je m'adresse à Toi par notre Prophète Muhammad le Prophète de la miséricorde. Ô Muhammad je m'adresse par toi à mon Seigneur pour mon affaire pour qu'elle me soit réglée". 

     Muslim [Sahih Muslim]

    Rapporte une information importante à propos d'Asma', la fille du célèbre compagnon Abou Bakr As-Siddiq :

     فرجعت إلى أسماء فخبرتها فقالت هذه جبة رسول الله صلى الله عليه وسلم فأخرجت إلي جبة طيالسة كسروانية لها لبنة ديباج وفرجيها مكفوفين بالديباج فقالت هذه كانت عند عائشة حتى قبضت فلما قبضت قبضتها وكان النبي صلى الله عليه وسلم يلبسها فنحن نغسلها للمرضى يستشفى بها

     « 'Asma' nous a présenté une tunique longue (joubbah), dont l'encolure était ornée de brocart et les emmanchures ourlées, puis elle a dit : C'est la joubbah du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ; elle se trouvait chez ^A'ichah. Je l'ai récupérée lorsqu'elle est décédée. Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam la portait. Nous la trempons dans l'eau afin de rechercher par elle la guérison ».

     Ce hadith qui est du degré du sahih nous indique clairement que les compagnons et les proches de la famille du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam pratiquaient le tabarrouk par les traces du Prophète. Le tabarrouk consiste à rechercher la bénédiction par les traces physiques d'un Prophète ou d'un saint, tout en ayant la croyance que c'est Allah Qui crée le profit et la guérison.

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Commentaires (1)

Abdoul
  • 1. Abdoul | 07/03/2016
BarakALLAHOU fikoum

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