PARACLET παράκλητος, Parakletos Paracletus فارقليط

PARACLET παράκλητος, Parakletos Paracletus فارقليط

 

 

Paraclet, du latin paracletus, (παράκλητος, Parakletos ; en latin Paracletus) est un mot d'origine grecque qui signifie « celui qu'on appelle à son secours » (de παρακαλέω «appeler auprès de soi»), ou « celui qui intercède », formant les substantifs « avocat », « défenseur », « intercesseur ». néologisme forgé par Jérôme de Stridon  347-420 dans la traduction en latin de l'Évangile de Jean. Appliqué à l'Esprit-Saint *,الروح القدس  alrruh alquds ce mot a le sens de « défenseur », d' « intercesseur », de « consolateur ».

Dans l'islam le Saint-Esprit n'est autre que l'ange Gabriel גַּבְרִיאֵל جبرائيل Jibrāʾīl comme le montrent les deux versets suivants, qui en sont une preuve, car personne n'a peut contredire la Parole de Dieu l'Unique :

Sourate 16  النحل ʾAn-Naḥl  les Abeilles verset 102

قُلْ نَزَّلَهُ رُوحُ الْقُدُسِ مِن رَّبِّكَ بِالْحَقِّ لِيُثَبِّتَ الَّذِينَ آمَنُواْ وَهُدًى وَبُشْرَى لِلْمُسْلِمِينَ
102. Réponds-leur : «C'est le Saint-Esprit Jibrîl qui l'a transmis de la part de ton Seigneur en toute vérité, pour conforter la foi de ceux qui croient, et comme guide et bonne nouvelle pour les musulmans.»

Qul nazzalahu roohu alqudusi min rabbika bialhaqqi liyuthabbita allatheena amanoo wahudan wabushra lilmuslimeena

 

Sourate 2  البقرة   ʾAl-Baqara  la Vache verset 97

قُلْ مَن كَانَ عَدُوّاً لِّجِبْرِيلَ فَإِنَّهُ نَزَّلَهُ عَلَى قَلْبِكَ بِإِذْنِ اللّهِ مُصَدِّقاً لِّمَا بَيْنَ يَدَيْهِ وَهُدًى وَبُشْرَى لِلْمُؤْمِنِينَ
2.97. Dis à qui se déclare ennemi de Gabriel que c'est lui qui, sur ordre de Dieu, a déposé progressivement dans ton cœur le Coran qui confirme les Écritures antérieures et qui constitue en même temps un guide et une bonne nouvelle pour les fidèles (croyants)

 Qul man kana AAaduwwan lijibreela fa-innahu nazzalahu AAala qalbika bi-ithni Allahi musaddiqan lima bayna yadayhi wahudan wabushra lilmu/mineena

 

Etymologie

Paraclet (παράκλητος, Parakletos ; en latin Paracletus) est un mot d'origine grecque qui signifie « celui qu'on appelle à son secours » (de παρακαλε ́ω «appeler auprès de soi»), ou « celui qui intercède », formant les substantifs « avocat », « défenseur », « intercesseur ».

Occurrences dans le Nouveau Testament

La forme verbale παρακληθήσονται est utilisée dans Matthieu 5,4, dans le sermon sur la montagne : « Heureux les affligés, car ils seront consolés ! »

La forme nominale παράκλητος est utilisée six fois.

Dans la première Epître de Jean 2,1, le terme est appliqué à Jésus et la Vulgate et toutes les versions française donnent à paraklêtos le sens d' « avocat » :

« Si quelqu'un pèche, nous avons pour avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste par excellence. »

Les cinq autres occurrences se situent dans le discours de l'adieu de l'Evangile de Jean. Le Paraklêtos y est déclaré être l'Esprit de vérité, l'Esprit Saint.

Jean 14, 16-17 . « Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre paraklêtos, afin qu'il demeure éternellement avec vous, l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. »
Jean 14, 25-26 . « Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous. Mais le paraklêtos, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. »
Jean 15, 26-27 . « Quand sera venu le paraklêtos, que je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi ; et vous aussi, vous rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement ».
Jean 16, 7-11 . « Cependant je vous dis la vérité : il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le paraklêtos ne viendra pas vers vous ; mais, si je m'en vais, je vous l'enverrai. Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement : en ce qui concerne le péché, parce qu'ils ne croient pas en moi ; la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus ; le jugement, parce que le prince de ce monde est jugé. »
Jean 16, 13-14 . « Quand le paraklêtos sera venu, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Il me glorifiera, parce qu'il prendra de ce qui est à moi, et vous l'annoncera. Tout ce que le Père a est à moi ; c'est pourquoi j'ai dit qu'il prend de ce qui est à moi, et qu'il vous l'annoncera. »

Au Vème siècle, la traduction latine de Jérôme introduit, pour ces cinq occurrences, le néologisme paracletus, qui dans certaines traduction est rendu par paraclet.

Dans la tradition chrétienne

Le paraclet est, chez les chrétiens, un des noms du Saint Esprit.

Ainsi, selon le catéchisme de l'église catholique : "Jésus, lorsqu’il annonce et promet la venue de l’Esprit Saint, le nomme le " Paraclet ", littéralement : " celui qui est appelé auprès ", ad-vocatus (Jn 14, 16. 26 ; 15, 26 ; 16, 7). " Paraclet " est traduit habituellement par " Consolateur ", Jésus étant le premier consolateur (cf. 1 Jn 2, 1). Le Seigneur lui-même appelle l’Esprit Saint " l’Esprit de Vérité " (Jn 16, 13)."1

Dans le judaïsme

"Celui qui console" existe aussi dans la tradition juive, et il est assimilé au Messie מָשִׁיחַ - mashia'h, araméen meshi'ha משיחא, en arabe masih المسيح .

Chez les gnostiques

Paraclet est le nom de l'un des éons de Valentin.

Dans le Montanisme

Montanus (vers 173) affirma être l'organe en extase du paraclet. Selon lui, le Paraclet serait différent du Saint-Esprit qui serait descendu sur les apôtres.

Dans la tradition islamique

Le paraclet est le Prophète Muhammad à qui Dieu dictera, par l'intermédiaire de l'ange Gabriel, le Coran, qui clôt le cycle de la Révélation. L'allusion au paraclet, contenue dans le Coran,

sourate. 7, الأعراف  Al-A'raf L'enceinte du Paradis : verset 157

الَّذِينَ يَتَّبِعُونَ الرَّسُولَ النَّبِيَّ الأُمِّيَّ الَّذِي يَجِدُونَهُ مَكْتُوباً عِندَهُمْ فِي التَّوْرَاةِ وَالإِنْجِيلِ يَأْمُرُهُم بِالْمَعْرُوفِ وَيَنْهَاهُمْ عَنِ الْمُنكَرِ وَيُحِلُّ لَهُمُ الطَّيِّبَاتِ وَيُحَرِّمُ عَلَيْهِمُ الْخَبَآئِثَ وَيَضَعُ عَنْهُمْ إِصْرَهُمْ وَالأَغْلاَلَ الَّتِي كَانَتْ عَلَيْهِمْ فَالَّذِينَ آمَنُواْ بِهِ وَعَزَّرُوهُ وَنَصَرُوهُ وَاتَّبَعُواْ النُّورَ الَّذِيَ أُنزِلَ مَعَهُ أُوْلَـئِكَ هُمُ الْمُفْلِحُونَ
 A ceux qui suivront l'Envoyé, qui est le Prophète illettré qu'ils trouvent mentionné chez eux dans le Pentateuque et l'Évangile, et qui leur recommande le Bien et leur interdit le Mal, qui déclare licite pour eux ce qui est bon et illicite ce qui est impur, qui les soulage de leur fardeau et les délivre de leurs chaînes. Ceux qui auront cru en lui, qui l'auront secouru et soutenu, qui auront pris pour guide la lumière descendue avec lui, ceux-là connaîtront le vrai bonheur.»

 

 Allatheena yattabiAAoona alrrasoola alnnabiyya al-ommiyya allathee yajidoonahu maktooban AAindahum fee alttawrati waal-injeeli ya/muruhum bialmaAAroofi wayanhahum AAani almunkari wayuhillu lahumu alttayyibati wayuharrimu AAalayhimu alkhaba-itha wayadaAAu AAanhum israhum waal-aghlala allatee kanat AAalayhim faallatheena amanoo bihi waAAazzaroohu wanasaroohu waittabaAAoo alnnoora allathee onzila maAAahu ola-ika humu almuflihoona

 

Le mot "parakletos" signifie le "consolateur" ou "l'avocat", traduction adoptée par la communauté chrétienne. L’apologétique islamique le transcrit par le mot "periklytos", qui signifie quant à lui: "loué", le "glorieux", sens du terme "Mohamed" en arabe. Cependant, il n'est jamais fait mention de ce terme dans les manuscrits de la bible en langue grecque et une association de ces termes « reviendrait à traiter une langue indo-européenne (le grec) comme une langue sémitique » dans laquelle primeraient les consonnes, ce qui est inexact. De plus, c'est ignorer le contexte en oubliant la phrase qui suit

Jean 14,17

l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous.

en grec : τὸ πνεῦμα τῆς ἀληθείας, ὃ ὁ κόσμος οὐ δύναται λαβεῖν, ὅτι οὐ θεωρεῖ αὐτό, οὐδὲ γινώσκει  αὐτό. Ὑμεῖς δὲ  γινώσκετε αὐτό, ὅτι παρ’ ὑμῖν μένει, καὶ ἐν ὑμῖν ἔσται.

en latin Spiritum veritatis quem mundus non potest accipere quia non videt eum nec scit eum. Vos autem cognoscitis eum quia apud vos manebit et in vobis erit.

l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous.

Quant aux paroles bibliques "il vivra éternellement", les musulmans ont interprété cela comme le fait que Muhammad vit au travers des prières que continuent à lui adresser des milliers de musulmans. Selon d'autres exégètes, il est question du Coran que la religion musulmane identifie comme un miracle infalsifiable et éternel .

sourate15  الحجر Al Hijr, la Vallée des pierres verset 9.

إِنَّا نَحْنُ نَزَّلْنَا الذِّكْرَ وَإِنَّا لَهُ لَحَافِظُونَ
 C'est Nous, en vérité, qui avons révélé le Coran, et c'est Nous qui en assurons l'intégrité.

 Inna nahnu nazzalna alththikra wa-inna lahu lahafithoona

Dans la tradition baha'ie secte à éviter

Selon l'exégèse autorisée des écrits saints baha'is par le "Gardien de la Cause de Dieu" (Valí 'Amr'ulláh) Shoghi Effendi Rabbání (1897-1957), les allusions bibliques au "Mont Paran" et au "Paraclet" font référence à la révélation du prophète de l'islam. Dans ses ouvrages intitulés Javáhíru'l-Asrár ("Joyaux des Mystères Divins")et Kitáb-i-Íqán ("Livre de la Certitude") Bahá'u'lláh (1817-1892), qui est le prophète-fondateur de la foi bahá’íe, donne une explication des prophéties bibliques et coraniques visant à mettre en évidence l'unité fondamentale de tous les prophètes, comme autant de réapparitions de la même lumière divine se reflétant successivement dans différents miroirs. Et dans son ouvrage intitulée Lawḥ-i-Aqdas ("épître la plus sainte", surnommée "épître aux chrétiens"), il déclare ouvertement être le retour annoncé par Jésus de "l'Esprit de Vérité". ce qui est déjà annncé dans le Saint Coran, donc rien de nouveau !

sourate 4 النساء   ʾAn-Nisāʾ  les Femmes verset 159

وَإِن مِّنْ أَهْلِ الْكِتَابِ إِلاَّ لَيُؤْمِنَنَّ بِهِ قَبْلَ مَوْتِهِ وَيَوْمَ الْقِيَامَةِ يَكُونُ عَلَيْهِمْ شَهِيداً
 Il n'est pas une personne, parmi les gens des Écritures, qui ne croira pas en lui avant sa mort. Et, au Jour du Jugement, il se présentera pour témoigner contre eux.

 Wa-in min ahli alkitabi illa layu/minanna bihi qabla mawtihi wayawma alqiyamati yakoonu AAalayhim shaheedan

 

Dans le spiritisme

Le paraclet est l'un des Esprits dont les déclarations reçues lors de séances spirites sont signées : L'Esprit de Vérité. Plusieurs de ces déclarations sont rapportées dans l'Évangile selon le spiritisme.

Divers

L'Abbaye du Paraclet

Le Paraclet est le nom donné par Pierre Abélard 1079 - au couvent, l'Abbaye du Paraclet, qu'il a établi près Nogent-sur-Seine dans le département de l'Aube en France.

Dans la littérature

Le Vent Paraclet est un essai de Michel Tournier sur lui-même et la création littéraire.

Notes et références

  1. Catéchisme de l'église catholique, verset 691, sur le site du Vatican, consulté le 6 novembre 2008 [archive]
  2. Talmud de Babylone, Sanhédrin 98b [archive]
  3. Tertulien, Adversus Valentinianos, 8.
  4. Encyclopédie Encarta, rubrique Montan
  5. Jâmi'ul Ahkâm'il Qur'ân, Qurtubî ; (Cor. VII, Al-A'raf : 157) [archive]
  6. Lire également : (Cor. LXI, Le rang : 5), (Cor. III : La Famille d'Imran : 75), (Cor. II, La Vache : 75)
  7. Traduction en ligne du Coran en français [archive]
  8. Marie-Thérèse Urvoy, Abécédaire du christianisme et de l’islam, éditions de Paris,‎ , p. 69.
  9. Deutéronome: 33/2
  10. Évangile selon Saint Jean 14/16,26; 15/26 et 16/7-8,13-14
  11. Lettre du gardien du 26 décembre 1941 [archive] dans "Letters from the Guardian to Australia and New Zealand"
  12. Consultable en ligne sur la médiathèque baha'ie francophone [archive]
  13. Consultable en ligne sur le site Religare [archive]
  14. Consultable en ligne sur la médiathèque baha'ie francophone [archive]
  15. l'Évangile selon le spiritisme, chapitre 6, paragraphes 4 à 8.

NOTES EVANGILES

Chapitre 163 de l'évangile de Barnabé

Jésus s'en alla avec ses disciples au désert, au delà du Jourdain. Après avoir fait la prière du midi, il s'assit près d'un palmier et ses disciples s'assirent à l'ombre d'un palmier Jésus dit alors : «Frères, la prédestination est si secrète, je vous le dis en vérité, qu'elle ne sera clairement connu que par un seul homme. C'est celui qu'attendent les nations, à qui les secrets de Dieu sont si clairs que ceux qui écouteront ses paroles seront heureux quand il viendra dans le monde. Dieu en effet enverra sa miséricorde sur eux comme ce palmier est sur nous. Et de même que cet arbre nous défend de l'ardeur du soleil, ainsi la miséricorde de Dieu défendra-t-elle contre Satan ceux qui croiront en cet homme.»
Les disciples répondirent : «Maître, qui sera cet homme dont tu parles et qui viendra dans le monde ?» Jésus répondit dans la joie de son coeur : « C'est Muhammad, messager de Dieu! Sa venue dans le monde porteuse d'abondante miséricorde, comme la pluie qui fait fructifier la terre quand il n'a pas plu depuis longtemps, sera cause de bonnes actions parmi les hommes. Car il est une nuée blanche, remplie de la miséricorde de Dieu, que Dieu répandra sur les fidèles comme la pluie.

Les derniers entretiens de Jésus. Le Paraclet de l'Evangile de Jean-

Jean est le seul évangéliste à rapporter, à la fin du dernier repas de Jésus et avant l'arrestation de ce dernier, l'épisode des ultimes entretiens avec les apôtres, qui se termine par un très long discours : quatre chapitres de l'Evangile de Jean (14 à 17 voir ci-dessus) sont consacrés à cette narration, dont on ne trouve aucune relation dans les autres évangiles. Et, pourtant, ces chapitres de Jean traitent de questions primordiales, de perspectives d'avenir d'une importance fondamentale, exposées avec toute la grandeur et la solennité qui caractérisent cette scène des adieux du Maître à ses disciples.

Comment peut-on expliquer que fasse entièrement défaut chez Matthieu, Marc et Luc le récit d'adieux si touchants qui contiennent le testament spirituel de Jésus ? On peut se poser la question suivante :

Le texte existait-il initialement chez les trois premiers évangélistes ? N'a-t-il pas été supprimé par la suite ? Et pourquoi ? Disons tout de suite qu'aucune réponse ne peut être apportée ; le mystère reste entier sur cette énorme lacune dans le récit des trois premiers évangélistes.

Ce qui domine le récit est — cela se conçoit dans un entretien suprême — la perspective de l'avenir des hommes évoquée par Jésus et le souci du Maître d'adresser à ses disciples et, par eux, à l'humanité entière, ses recommandations et ses commandements et de définir quel sera en définitive le guide que les hommes devront  suivre après sa disparition. Le texte de l'Evangile de Jean et lui seul le désigne explicitement sous le nom grec de Parakietos, devenu Paraclet en français. En voici, selon la Traduction oecuménique de la Bible, Nouveau

Testament, les passages essentiels :

« Si vous m'aimez, vous vous appliquerez à observer mes commandements ; moi je prierai le Père : il vous donnera un autre Paraclet (14, 15-16). »

Que signifie Paraclet? Le texte que nous possédons actuellement de l'Evangile de Jean explique son sens en ces termes :

< Le Paraclet, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, vous communiquera toutes choses, et vous fera ressouvenir de tout ce que je vous ai dit » (14, 26).

« II rendra lui-même témoignage de moi » (15, 26).

« C'est votre avantage que je m'en aille ; en effet, si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas à vous ; si au contraire je pars, je vous l'enverrai. Et lui, par sa venue, il confondra le monde en matière de péché, de justice et de jugement... » (16, 7-8).

« Lorsque viendra l'Esprit de vérité, il vous fera accéder à la vérité tout entière, car il ne parlera pas de son propre chef, mais il dira ce qu'il entendra et il vous communiquera tout ce qui doit venir. D me glorifiera... » (16, 13-14).

Contradictions et invraisemblances des récits

(A noter que les passages non cités ici des chapitres 14 à 17 de l'Evangile de Jean ne modifient aucunement le sens général de ces citations.)

Si l'on en fait une lecture rapide, le texte français qui établit l'identité du mot grec Paraclet avec l'Esprit Saint n'arrête pas le plus souvent l'attention. D'autant plus que les sous-titres du texte généralement employés dans les traductions et les termes des commentaires présentés dans les ouvrages de vulgarisation orientent le lecteur vers le sens que la bonne orthodoxie veut donner à ces passages. Aurait-on la moindre difficulté de compréhension que des précisions comme celles données par le Petit Dictionnaire du Nouveau Testament d'A. Tricot, par exemple, seraient là pour offrir tous les éclaircissements. Sous la plume de ce commentateur, à l'article Paraclet, on peut y lire, en effet, ce qui suit :

< Ce nom ou ce titre, transcrit du grec en français, n'est employé dans le Nouveau Testament que par S. Jean : quatre fois quand il rapporte le discours de Jésus après la " Cène ' " (14, 16 et 26 ; 15, 26 ; 16, 7) et une fois dans sa première épître (2, 1). Dans l'Evangile Johannique, le mot s'applique à l'Esprit Saint ; dans l'épître, au Christ. " Paraclet " était un terme couramment employé par les Juifs hellénistes du l" siècle au sens d'intercesseur, de défenseur. [...] L'Esprit, annonce Jésus, sera envoyé par le Père et le Fils et il aura pour mission propre de suppléer le Fils dans le rôle secourable exercé par celui-ci durant sa vie mortelle au profit de ses disciples. L'Esprit interviendra et agira comme substitut du Christ en tant que paraclet ou intercesseur tout-puissant. »

Ce commentaire fait donc de l'Esprit Saint le guide ultime des hommes après la disparition de Jésus. S'accorde-t-il avec le texte de Jean?

La question doit être posée car, a priori, il semble curieux que l'on puisse attribuer à l'Esprit Saint le dernier paragraphe cité plus haut : < D ne parlera pas de son propre chef, mais il dira ce qu'il entendra et il vous communiquera tout ce qui doit venir. » II paraît inconcevable qu'on puisse prêter à l'Esprit Saint les pouvoirs de parler et de dire ce qu'il entend... A ma connaissance, cette question, que la logique commande de soulever, n'est généralement pas l'objet de commentaires.

1. En réalité, c'est bien au cours même de la < Ciné » que, pour Jean, Jésus a prononcé le long discours où il est sujet du Paraclet, discours non rapporté par les autres évangélistes.

Pour avoir une idée exacte du problème, il est nécessaire de se reporter au texte grec de base, ce qui est d'autant plus important que l'on reconnaît à l'évangéliste Jean d'avoir écrit en grec et non en une autre langue. Le texte grec consulté fut celui de Novum Testamentum graece '.

Toute critique textuelle sérieuse commence par la recherche des variantes. Il apparaît ici que, dans l'ensemble des manuscrits connus de l'Evangile de Jean, il n'existe pas d'autre variante susceptible d'altérer le sens de la phrase que celle du passage 14, 26 (voir plus bas) de la fameuse version en langue syriaque appelée Palimpseste (du grec ancien παλίμψηστος / palímpsêstos, « gratté de nouveau ») est un manuscrit constitué d’un parchemin déjà utilisé, dont on a fait disparaître les inscriptions pour pouvoir y écrire de nouveau. ). Ici, on ne mentionne pas l'Esprit Saint, mais l'Esprit tout court. Le scribe a-t-il fait un simple oubli, ou bien placé en face d'un texte à recopier qui prétendait faire entendre et parler l'Esprit Saint, n'a-t-il pas osé écrire ce qui lui paraissait être une absurdité ? A part cette remarque, il n'y a pas lieu d'insister sur d'autres variantes, si ce n'est les variantes grammaticales qui ne changent rien au sens général. L'essentiel est que ce qui est exposé ici sur la signification précise des verbes « entendre »-et <; parler » vaille pour tous les manuscrits de l'Evangile de Jean et c'est le cas.

Le verbe « entendre » de la traduction française est le verbe grec akouô, qui signifie percevoir des sons. Il a donné, par exemple, en français le mot acoustique, en anglais acoustics, qui est la science des sons.

Le verbe « parler » de la traduction française est le verbe grec laleô, qui a le sens général d'émettre des sons et le sens particulier de parler. Ce verbe revient très souvent dans le texte grec des Evangiles pour désigner une déclaration solennelle de Jésus au cours de sa prédication. Il apparaît donc que la communication aux hommes dont il est fait état ici ne consiste nullement en une inspiration qui serait à l'actif de l'Esprit Saint, mais elle a un caractère matériel évident en raison de la notion d'émission de son attachée au mot grec qui la dé finit.

Les deux verbes grecs akouô et laleô définissent donc des actions concrètes qui ne peuvent concerner qu'un être doué d'un organe de l'audition et d'un organe de la parole. Les appliquer par conséquent à l'Esprit Saint n'est pas possible.

Ainsi, tel qu'il nous est livré par les manuscrits grecs, le texte de ce passage de l'Evangile de Jean est parfaitement incompréhensible si on l'accepte dans son intégrité avec les mots Esprit Saint de la phrase 14, 26 : « Le Paraclet, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom... », etc., seule phrase qui, dans l'Evangile de Jean, établit l'identité entre Paraclet et Esprit Saint.

Jean 14-26

26 -Mais le consolateur, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.

en grec : Ὁ δὲ παράκλητος, τὸ πνεῦμα τὸ ἅγιον, ὃ πέμψει ὁ πατὴρ ἐν τῷ ὀνόματί μου, ἐκεῖνος ὑμᾶς διδάξει πάντα, καὶ ὑπομνήσει ὑμᾶς πάντα ἃ εἶπον ὑμῖν

en latin : Paraclitus autem, Spiritus Sanctus, quem mittet Pater in nomine meo, ille vos docebit omnia et suggeret vobis omnia quaecumque dixero vobis.

 

1. Nestlé et Aland, 1971.

2. Ecrit au IV ou V siècle et découvert au mont Sinaï, en 1812, par Agnès S.-Lewis, ce manuscrit est ainsi appelé parce que le texte initial avait été recouvert par un autre texte qui, effacé, fit apparaître le premier.

Contradictions et invraisemblances des récits

Mais si l'on supprime les mots Esprit Saint (to pneuma to agion) de cette phrase, tout le texte de Jean présente une signification extrêmement claire. Elle est d'ailleurs concrétisée par un autre texte de l'Evangéliste, celui de la première épître où Jean utilise le même mot Paraclet pour désigner tout simplement Jésus en tant qu'intercesseur  auprès d'Allah '. Et quand Jésus dit, selon Jean 14, 16 : « Je prierai le Père : il vous enverra un autre Paraclet », il veut bien dire qu'il sera envoyé aux hommes un « autre » intercesseur, comme il l'a été lui-même, auprès d'Allah en leur faveur lors de sa vie terrestre.

En grec  Καὶ ἐγὼ ἐρωτήσω τὸν πατέρα, καὶ ἄλλον παράκλητον δώσει ὑμῖν, ἵνα μένῃ  μεθ’ ὑμῶν εἰς τὸν αἰῶνα ,

en latin et ego rogabo Patrem, et alium Paraclitum dabit vobis ut maneat vobiscum in aeternum,

On est alors conduit en toute logique à voir dans le Paraclet de Jean un être humain comme Jésus, doué de faculté d'audition et de parole, facultés que le texte grec de Jean implique de façon formelle. Jésus annonce donc que Allah enverra plus tard un être humain sur cette terre pour y avoir le rôle défini par Jean qui est, soit dit en un mot, celui d'un prophète entendant la voix d'Allah et répétant aux hommes son message. Telle est l'interprétation logique du texte de Jean si l'on donne aux mots leur sens réel.

La présence des mots Esprit Saint dans le texte que nous possédons aujourd'hui pourrait fort bien relever d'une addition ultérieure tout à fait volontaire, destinée à modifier le sens primitif d'un passage qui, en annonçant la venue d'un prophète après Jésus, était en contradiction avec l'enseignement des Eglises chrétiennes naissantes, voulant que Jésus fût le dernier des prophètes.

1. Bien des traductions et des commentaires, surtout anciens, des Evangiles traduisent le mot par consolateur, cela est une erreur complète.

Fin de l’extrait du Livre, Dr Maurice Bucaille


Un Chrétien Doué d’Intelligence étudie le Paraclet et reconnait le Prophète Mohammed (saw)

 

http://www.islamreligion.com/fr/articles/52/

 

Anselm Tormeeda, prêtre et érudit chrétien, Espagne

 

Description: Le fidèle étudiant d’un érudit chrétien renommé de l’ancienne Andalousie participe à une discussion au sujet du Paraclet, un prophète à venir mentionner dans la Bible, et devient musulman. Par Anselm Tormeeda, publié le 22 Sep 2008.

De nombreux chrétiens ont embrassé l’islam à l’époque des conquêtes islamiques et dans les années qui ont suivi, après la mort du prophète de l’islam. Jamais ils ne se sont convertis par la force, mais plutôt parce qu’ils avaient reconnu dans l’islam ce qu’ils avaient longtemps attendu.  Anselm Tormeeda [1], un prêtre et érudit chrétien, est l’une de ces personnes dont l’histoire vaut la peine d’être racontée.  Il a écrit un livre bien connu intitulé « Cadeau pour l’intelligent : un guide servant à réfuter les arguments des chrétiens ». [2]  Dans l’introduction [3] de cet ouvrage, il raconte son histoire :

« Sachez que je suis originaire de Majorque, une belle ville en bord de mer sise entre deux montagnes et séparée par une petite vallée.  C’est une ville commerçante, qui compte deux ports.  De grands navires marchands y jettent l’ancre, apportant diverses marchandises.  La ville est située sur l’île qui porte son nom – Majorque – et l’on y retrouve de très nombreux figuiers et oliviers.  Mon père était un homme très respecté, dans cette ville, et j’étais son fils unique.

Quand j’avais six ans, mon père m’envoya chez un prêtre qui m’enseigna l’Évangile et la logique; cette instruction s’étala sur six années.  Par la suite, je quittai Majorque et me rendis dans la ville de Larda, dans la région de Castille, qui était le centre d’enseignement chrétien de la région, à l’époque.  Entre mille et mille cinq cents étudiants y étaient réunis.  J’y étudiai l’Évangile dans sa langue d’origine durant quatre autres années.  Puis, je partis pour Bologne.  Bologne est une très grande ville et chaque année, près de deux milles étudiants s’y rassemblaient, venant de plusieurs endroits différents.  Ils étaient vêtus de tissus rêches qu’ils appelaient la « clameur de Dieu ».  Chacun d’entre eux, fut-il le fils d’un ouvrier ou le fils d’un juge, était enveloppé de ce vêtement afin de se distinguer, en tant qu’étudiant.

Seuls les prêtres enseignaient, et ils avaient le plein contrôle sur les étudiants.  J’habitais dans l’église avec un prêtre assez âgé.  Vu son érudition, sa piété et son ascétisme qui le distinguaient des autres prêtres, il était très respecté.  Des gens de partout venaient lui poser des questions ou lui demander conseil, même des dirigeants et des rois qui, par la même occasion, lui apportaient des cadeaux de toutes sortes dans l’espoir qu’il les accepterait et leur accorderait sa bénédiction.  Ce prêtre m’enseigna les principes et les règles du christianisme.  Je devins très proche de lui; j’étais à son service et l’assistais dans ses tâches.  Je devins l’un de ses assistants à qui il accordait le plus sa confiance, au point où il me confia les clefs de ses appartements et des réserves de nourriture et de boisson.  La seule clef qu’il ne partageait pas avec moi était celle de la petite chambre où il dormait.  Je crois, mais Dieu sait mieux, qu’il gardait là ses trésors personnels.  Durant dix années, je fus à la fois son étudiant et serviteur; puis, il tomba malade, au point de n’être plus en mesure d’assister aux réunions avec les autres prêtres.

Durant son absence, les prêtres discutèrent de divers sujets et, un jour, ils abordèrent celui des paroles suivantes, que Dieu a transmises aux hommes par l’intermédiaire de Jésus, dans l’Évangile : « Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur [Paraclet]... »  En grec  Καὶ ἐγὼ ἐρωτήσω τὸν πατέρα, καὶ ἄλλον παράκλητον δώσει ὑμῖν, ἵνα μένῃ  μεθ’ ὑμῶν εἰς τὸν αἰῶνα , en latin et ego rogabo Patrem, et alium Paraclitum dabit vobis ut maneat vobiscum in aeternum,  (Jean 14 :16).  Ils débattirent longuement sur ce Paraclet et sur la personne à laquelle il faisait référence, parmi les prophètes.  Chacun donna son opinion en fonction de son savoir et de la compréhension qu’il avait du sujet, et la réunion se termina sans qu’ils se fussent mis d’accord.  Je retournai chez mon prêtre et, comme il en avait l’habitude, il m’interrogea sur les sujets dont avaient discuté ses collègues, ce jour-là.  Je lui rapportai les échanges qui avaient eu lieu au sujet du Paraclet et la divergence d’opinion entre les prêtres, qui n’avaient pu parvenir à un accord.  Il me demanda ce que j’en pensais, personnellement.  Je lui donnai mon opinion, qui était en fait basée sur l’interprétation d’un exégèse bien connu.  Il me dit que j’avais presque raison, comme certains autres prêtres, et que tous les autres avaient tort.  Mais il ajouta : « Toutefois, la vérité est différente de tout ce que vous avez pu avancer.  Cela parce que l’identité de ce noble Paraclet n’est connue que d’un petit nombre d’érudits.  Et nous ne possédons que peu de savoir...».  Je tombai à genoux et embrassai ses pieds et dit: « Monsieur, vous savez que j’ai voyagé et que je suis venu jusqu’à vous d’un pays lointain; je suis à votre service depuis plus de dix ans et j’ai acquis un savoir important, alors je vous en prie, dites-moi la vérité sur le Paraclet. »   Le prêtre se mit à pleurer et dit : « Mon fils, par Dieu tu m’es très cher pour m’avoir si bien servi et avoir pris soin de moi avec un tel dévouement.  Si je te dis la vérité sur ce nom, tu y trouveras un grand bienfait, mais un danger te guettera.  Et je crains, une fois que tu sauras la vérité, que si les chrétiens l’apprennent, ils tentent de te tuer sur-le-champ. »  Je dis : « Par Dieu, par l’Évangile et par celui qui a été envoyé avec, je ne dirai jamais un mot de ce que vous m’apprendrez; je le garderai au fond de mon coeur. »  Il dit : « Mon fils, lorsque tu es arrivé ici, en provenance de ton pays, je t’ai demandé si tu avais vécu près des musulmans, s’ils avaient organisé des attaques contre vous et vous contre eux.  Je t’ai posé ces questions pour connaître ton degré de haine envers l’islam.  Sache, mon fils, que le Paraclet est en fait leur prophète, Mohammed, à qui a été révélé le quatrième livre, tel que mentionné par Daniel.  Sa voie est la voie droite et claire mentionnée dans l’Évangile. »  Je dis : « Dans ce cas, monsieur, que dites-vous de la religion des chrétiens? »  Il dit : « Mon fils, si ces chrétiens suivaient toujours la religion transmise à l’origine par Jésus, alors ils suivraient la religion de Dieu; car la religion de Jésus et de tous les autres Prophètes est la véritable religion de Dieu.  Mais ils l’ont modifiée et sont devenus mécréants. »  Je lui demandai : « Mais alors, monsieur, comment s’en sortir? »  Il me dit : « Ô mon fils, embrasse l’islam! ».  Je lui demandai : « Celui qui embrasse l’islam sera-t-il sauvé? »  Il dit : « Oui : en ce monde et dans l’au-delà. »  Je dis : « La personne avisée fait les bons choix pour elle-même; si vous connaissez, monsieur, les bienfaits de l’islam, alors qu’est-ce qui vous empêche de l’adopter? »  Il répondit : « Mon fils, Dieu Tout-Puissant ne m’a fait connaître la vérité sur l’islam et le Prophète Muhammad qu’au moment où j’étais déjà vieux et que mon corps s’était déjà affaibli.  Oui, nous n’avons aucune excuse, nous chrétiens; au contraire, la preuve de Dieu a été établie contre nous.  Si Dieu m’avait fait connaître cette vérité quand j’avais ton âge, j’aurais tout laissé tomber et j’aurais embrassé la religion de vérité.

L’amour de ce bas monde est à la source de tout péché.  Vois comme je suis estimé, loué et honoré par les chrétiens, et vois comme je vis dans l’abondance et le confort!  Considérant ma position, si je démontrais la moindre inclination vers l’islam, ils me tueraient immédiatement.  Même en supposant que j’arrive à leur échapper et à me rendre en terre d’islam, les musulmans me diraient que ma conversion à la religion qui me sauvera du châtiment de Dieu n’est pas une faveur que je leur fais à eux, mais à moi-même d’abord et avant tout.  Je vivrais donc parmi eux comme un pauvre vieux de quatre-vingt-dix ans, sans connaître leur langue, et je mourrais de faim parmi eux.  Je suis – gloire à Dieu – sur la voie du Christ et de son message, et Dieu le sait. »  Je lui demandai alors : « Me conseillez-vous d’aller en terre d’islam et d’adopter leur religion? »  Il me dit : « Si tu es avisé et que tu souhaites trouver le salut, alors cours vers ce qui t’apportera le succès dans cette vie et dans l’au-delà.  Mais, mon fils, nul ne doit être mis au courant de cette affaire : elle reste entre toi et moi, efforce-toi d’en garder le secret.  Si la chose est révélée et que les gens l’apprennent, ils te tueront immédiatement et contre eux, je ne pourrai rien pour toi.  Il ne t’avancera à rien, non plus, d’aller leur dire ce que tu as entendu de ma part, au sujet de l’islam, ou de leur faire savoir que je t’ai encouragé à devenir musulman, car je nierai tout.  Ils me croiront avant de te croire, toi.  Alors quoiqu’il advienne, n’en souffle mot à personne. »  Je lui promis de ne rien révéler et il parut satisfait de ma promesse.

Je fis mes préparatifs pour le voyage et j’allai lui faire mes adieux.  Il pria pour moi et me donna cinquante dinars d’or.  Je pris un bateau jusqu’à Majorque, où j’allai passer six mois avec mes parents.  Puis je me rendis en Sicile, où je demeurai cinq mois, attendant un bateau qui partirait pour un pays musulman.  Finalement, un bateau arriva, qui repartait pour Tunis.  Nous partîmes avant le crépuscule et atteignîmes le port de Tunis le jour suivant, à midi.  Lorsque je descendis du bateau, des membres officiels de la communauté chrétienne, qui avaient entendu parler de mon arrivée, vinrent m’accueillir.  Je vécus avec eux, dans le plus grand confort, durant quatre mois.  Puis, je demandai à rencontrer un interprète.  Le sultan, à cette époque, était Abou al-Abbas Ahmed.  On m’indiqua un homme vertueux, nommé Yousouf al-Tari, qui était en fait le médecin du sultan et l’un de ses plus proches conseillers.  Je fus très content d’entendre cela et je demandai son adresse.  On m’y conduisit.  Une fois chez lui, je lui racontai mon histoire et la raison pour laquelle j’étais venu à Tunis (i.e. que je souhaitais embrasser l’islam).  Il se montra extrêmement enthousiaste et se sentit privilégié que cela se fasse par son intermédiaire.  Nous nous rendîmes au palais du sultan.  Il raconta mon histoire au sultan et lui demanda la permission de me présenter à lui.

Le sultan accepta et je me présentai à lui.  La première chose qu’il me demanda fut mon âge.  Je lui dis que j’avais trente-cinq ans.  Puis il m’interrogea sur mon éducation et sur les sciences que j’avais étudiées.  Après avoir entendu ma réponse, il dit : « Ta venue ici est la venue de la bonté de Dieu.  Sois musulman, par la grâce de Dieu. »  Je me tournai vers le médecin et lui dis: « Dites à l’honorable sultan qu’à chaque fois qu’une personne change de religion, ses semblables la diffament et parlent en mal d’elle.  Je lui serais reconnaissant d’envoyer chercher les prêtres chrétiens et quelques marchands de cette ville, de les interroger à mon sujet et d’écouter ce qu’ils auront à dire.  Puis, si Dieu le veut, j’embrasserai l’islam. »  Le sultan me dit, par l’intermédiaire de l’interprète : « Tu me demandes ce qu’Abdoullah bin Salam a demandé au Prophète lorsqu’il est venu lui annoncer sa conversion. »

Il envoya chercher les prêtres et certains marchands chrétiens et me fit asseoir dans une pièce adjacente où ils ne pouvaient me voir.  Le sultan leur demanda : « Qu’avez-vous à dire au sujet de ce jeune prêtre qui est récemment arrivé par bateau? »  Ils dirent : « C’est un érudit très versé dans notre religion.  Nos évêques disent qu’il est le plus instruit d’entre nous et que nul ne se situe à son niveau en matière de savoir religieux. »  C’est alors que le sultan me fit entrer dans la pièce, devant eux.  Je prononçai l’attestation de foi, i.e. que nul ne mérite d’être adoré à part Dieu et que Mohammed est Son messager.  Lorsque les chrétiens m’entendirent prononcer ces paroles, ils se signèrent et dirent : « Rien ne l’a poussé à faire cela si ce n’est son désir de se marier, car dans notre religion, les prêtres ne se marient pas. »  Et ils quittèrent, en état de choc.

Le sultan me fixa une somme d’un quart de dinar par jour et me fit épouser la fille d’al-Hajj Mohammad al-Saffar.  Lorsque vint le moment de consommer le mariage, il me donna cent dinars d’or et une magnifique garde-robe.  Je consommai mon mariage et Dieu, de par Sa grâce, me donna un fils que je nommai Mohammed, en hommage au Prophète.» [4]

notes:

[1] Après avoir embrassé l’islam, il changea son nom pour Abou Mohammed bin Abdoullah al-Tarjoumane.  Il s’appelait al-Tarjoumane (le Traducteur) parce que cinq mois après sa conversion, le Sultan le nomma général de l’administration de la marine, où il apprit l’arabe et devint un très bon traducteur, servant souvent d’interprète dans les discussions entre musulmans et chrétiens.  Après seulement un an, il devint si doué pour la langue arabe qu’il fut nommé dirigeant du Département de Traduction.  Il était connu des gens du peuple, qui lui donnaient des surnoms affectueux, dont le plus populaire était Sidi Tohfah, c’est-à-dire Maître Cadeau, qui faisait référence à son populaire ouvrage.

[2] Touhfat al-arib fi al-radd ‘ala Ahl al-Salib, en arabe.  L’ouvrage portait un coup puissant à la structure de la croyance chrétienne, car il provenait de l’un des plus grands érudits chrétiens de l’époque.

[3] Après l’introduction, il relatait et commentait certains événements s’étant produits dans l’État de Hafsah.  Puis suivaient neuf chapitres, dont l’un démontrait que les quatre évangiles n’avaient pas été rédigés par les disciples de Jésus, auxquels on les attribue habituellement.  Il abordait également d’autres sujets comme le baptême, la trinité, le péché originel, la cène, l’indulgence et la Loi.  Il réfutait chacune de ces doctrines sur la base même des textes évangéliques et en utilisant le raisonnement logique.  Il démontrait également la nature humaine de Jésus et la fausseté de sa prétendue nature divine.  Puis, il exposait les contradictions dans les textes falsifiés de la Bible.  Par ailleurs, il discutait de ces choses au sujet desquelles les chrétiens critiquaient les musulmans, comme le mariage chez les hommes versés en religion ou les hommes connus pour leur piété, la circoncision et les plaisirs charnels du Paradis.  Il concluait son ouvrage en démontrant le caractère véridique de la mission prophétique de Mohammed, soutenant ses arguments par des textes tirés de la Bible.

[4] Texte tiré de “Material on the Authenticity of the Quran: Proofs that it is a Revelation from Almighty God” (Documentation sur l’authenticité du Coran: preuves qu’il s’agit d’une révélation de Dieu Tout-Puissant), par Abdurraheem Green.

Un avocat

Le mot, « Paraclet παράκλητος  », se trouve ailleurs dans le Nouveau Testament, dans l’évangile selon

Jean Epitre 1 Chapitre 2 Verset 1.

« Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste. »
en grec : Τεκνία μου, ταῦτα γράφω ὑμῖν, ἵνα μὴ ἁμάρτητε. Καὶ ἐάν τις ἁμάρτῃ, παράκλητον ἔχομεν πρὸς τὸν πατέρα, Ἰησοῦν χριστὸν δίκαιον
en latin : Filioli mei haec scribo vobis ut non peccetis sed et si quis peccaverit advocatum habemus apud Patrem Iesum Christum iustum

 

En Grec, le terme « un avocat » s’écrit « Parakletos παράκλητος ». Pourquoi avoir traduit le mot « paraclet » par « avocat » dans ces conditions ?

Plusieurs points sont donc à soulever :

- Pour les chrétiens le « Paraclet » est assimilé au Saint Esprit comme l’affirme la traduction actuelle du verset 26, chapitre 14 de l’évangile selon Saint Jean. Mais le « Paraclet » est aussi Jésus fils de Marie, comme l’écrit ce même Saint Jean dans son 1ère Epitre, chapitre 2 Verset 1.

Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste.

en grec :Τεκνία μου, ταῦτα γράφω ὑμῖν, ἵνα μὴ ἁμάρτητε. Καὶ ἐάν τις ἁμάρτῃ, παράκλητον ἔχομεν πρὸς τὸν πατέρα, Ἰησοῦν χριστὸν δίκαιον

en latin :Filioli mei haec scribo vobis ut non peccetis sed et si quis peccaverit advocatum habemus apud Patrem Iesum Christum iustum
- Jésus serait alors le Saint Esprit ??? Ceci est tout simplement impossible.
- Jésus est un Paraclet, un Prophète, et il serait alors fait l’annonce par Jésus de la venue prochaine d’un autre prophète de Dieu.
- Autre problème, Avocat en Grec s’écrit « sunegorus » ou « Meditéa », nous somme bien loin du mot « Paraclet »

Selon toute logique, l’hypothèse que Jésus soit un prophète, et qu’il annonce la venue d’un prophète postérieur et semblable à lui est la plus vraisemblable.

L’esprit

L' Epitres de Jean Epitre 1 Chapitre 4 Verset 1-3 recèle également un contenu intéressant :

1. Bien-aimés, n'ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s'ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde.
en grec : Ἀγαπητοί, μὴ παντὶ πνεύματι πιστεύετε, ἀλλὰ δοκιμάζετε τὰ πνεύματα, εἰ ἐκ τοῦ θεοῦ ἐστίν: ὅτι πολλοὶ ψευδοπροφῆται ἐξεληλύθασιν εἰς τὸν κόσμον.
en latin : Carissimi nolite omni spiritui credere sed probate spiritus si ex Deo sint quoniam multi pseudoprophetae exierunt in mundum

2. Reconnaissez à ceci l'Esprit de Dieu: tout esprit qui confesse Jésus Christ venu en chair est de Dieu;
en grec : Ἐν τούτῳ γινώσκεται τὸ πνεῦμα τοῦ θεοῦ: πᾶν πνεῦμα ὃ ὁμολογεῖ Ἰησοῦν χριστὸν ἐν σαρκὶ ἐληλυθότα ἐκ τοῦ θεοῦ ἐστίν:
en latin : In hoc cognoscitur Spiritus Dei: omnis spiritus qui confitetur Iesum Christum in carne venisse ex Deo est

3. et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, c'est celui de l'antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde.
en grec : καὶ πᾶν πνεῦμα ὃ μὴ ὁμολογεῖ Ἰησοῦν  χριστὸν ἐν σαρκὶ ἐληλυθότα, ἐκ τοῦ θεοῦ οὐκ ἔστιν: καὶ τοῦτό ἐστιν τὸ τοῦ ἀντιχρίστου, ὃ ἀκηκόατε ὅτι ἔρχεται, καὶ νῦν ἐν τῷ κόσμῳ ἐστὶν ἤδη.
en latin : Et omnis spiritus qui solvit Iesum ex Deo non est; et hoc est antichristi quod audistis quoniam venit et nunc iam in mundo est

 

Si l’on prend ce passage mot à mot, et qu’on analyse le mot « esprit » dans le sens « d'être humain », on arrive à la conclusion que tout prophète qui attestera que Jésus est venu en chair et en os est de Dieu. Le mot grec pour Esprit est « pneuma », or l’évangile de Jean a était directement écrit en grec, il faut donc comprendre qu’il utilise à chaque fois le mot « pneuma » pour désigner le « paraclet ».

Si cet esprit était bien le Saint Esprit, comme le prétende les chrétiens, ce verset n’a plus aucun sens ! Comment expliquer que Jean, « inspiré par le Saint Esprit », est pu écrire « qu’un » Saint Esprit viendrait constater la réalité de Jésus ?

Le mot esprit (pneuma) correspond donc bien ici au prophète, le prophète qui attestera que Jésus est un vrai prophète. Le prophète qui n’attesterait pas cette vérité, ne serait pas de Dieu. Il est ici clairement fait l’annonce d’un prophète, d’un homme en chair et en os, après Jésus. Et pour reconnaître ce prophète, il suffit de lire la suite du verset : « tout esprit qui confesse Jésus Christ venu en chair est de Dieu ».
Jésus lorsqu’il parlait de la venue d’un « paraclet », parlait donc d’un homme saint, du dernier messager de Dieu.

Incohérence du dogme trinitaire

Il n’est donc plus raisonnablement concevable que Paraclet = Saint Esprit, il est possible d’enfoncer encore plus le clou en démontrant une bonne fois pour toute le non-sens de la Trinité.

Ainsi, Jésus a dit très explicitement :  Jean Chapitre 16 Verset 7.

Cependant je vous dis la vérité : il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; mais, si je m'en vais, je vous l'enverrai.

en grec : Ἀλλ’ ἐγὼ τὴν ἀλήθειαν λέγω ὑμῖν: συμφέρει ὑμῖν ἵνα ἐγὼ ἀπέλθω: ἐὰν γὰρ ἐγὼ  μὴ ἀπέλθω, ὁ παράκλητος οὐκ ἐλεύσεται πρὸς ὑμᾶς: ἐὰν δὲ πορευθῶ, πέμψω αὐτὸν πρὸς ὑμᾶς.

en latin : Sed ego veritatem dico vobis: Expedit vobis, ut ego vadam. Si enim non abiero, Paraclitus non veniet ad vos; si autem abiero, mittam eum ad vos.

Il faut donc que Jésus parte pour que le Paraclet vienne. Le Paraclet n’est donc pas encore venu.

Or, un très grand nombre de versets, antérieur à la mort de Jésus de façon chronologique dans le Nouveau Testament, mentionne le Saint Esprit et une action de ce dernier :


( Luc Chapitre 1-41 et 67
41- Dès qu'Élisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint Esprit
en grec : Καὶ ἐγένετο ὡς ἤκουσεν ἡ Ἐλισάβετ τὸν ἀσπασμὸν τῆς Μαρίας, ἐσκίρτησεν τὸ βρέφος ἐν τῇ κοιλίᾳ αὐτῆς: καὶ ἐπλήσθη πνεύματος ἁγίου ἡ Ἐλισάβετ,
en latin : Et factum est ut audivit salutationem Mariae Elisabeth, exultavit infans in utero eius et repleta est Spiritu Sancto Elisabeth
67 - Zacharie, son père, fut rempli du Saint Esprit, et il prophétisa, en ces mots :
en grec : Καὶ Ζαχαρίας ὁ πατὴρ αὐτοῦ ἐπλήσθη πνεύματος ἁγίου, καὶ προεφήτευσεν, λέγων,
en latin : Et Zaccharias pater eius impletus est Spiritu Sancto et prophetavit dicens:

 

Idem pour Siméon qui reçut l’Esprit Saint, alors que Jésus n’était pas encore partit :

 Luc Chapitre 2 Verset 26
 

Il avait été divinement averti par le Saint Esprit qu'il ne mourrait point avant d'avoir vu le Christ du Seigneur.

en grec : Καὶ ἦν αὐτῷ κεχρηματισμένον ὑπὸ τοῦ πνεύματος τοῦ ἁγίου, μὴ ἰδεῖν θάνατον πρὶν ἢ  ἴδῃ τὸν χριστὸν κυρίου.

en latin : et responsum acceperat ab Spiritu Sancto non visurum se mortem nisi prius videret Christum Domini.

Les Chrétiens expliqueraient ces arrivées du Saint Esprit comme des « miracles » de la Pentecôte, expliquant ainsi la prophétie de Jésus. Pourtant la Pentecôte a une signification bien particulière à l'époque du prophète Jésus et avant sa venue :

- La Pentecôte est à l’origine, une fête annuelle Juive célébrée le 50 ème jour après le début de la moisson du maïs.
- D’après le livre des Actes de Luc, le jour de la Pentecôte, les disciples de Jésus reçurent tous le Saint Esprit et furent à même de parler d’autres langues. On murmura dans la foule qu’ils devaient être ivre, mais Pierre répondit,

Actes , Chapitre 2 Verset 14-17 :

14. Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes: Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l'oreille à mes paroles!
en grec : Σταθεὶς δὲ Πέτρος σὺν τοῖς ἕνδεκα, ἐπῆρεν τὴν φωνὴν αὐτοῦ, καὶ ἀπεφθέγξατο αὐτοῖς, Ἄνδρες Ἰουδαῖοι, καὶ οἱ κατοικοῦντες Ἱερουσαλὴμ ἅπαντες,  τοῦτο ὑμῖν γνωστὸν ἔστω, καὶ ἐνωτίσασθε τὰ ῥήματά μου.
en latin : Stans autem Petrus cum undecim, levavit vocem suam, et locutus est eis: Viri Iudaei, et qui habitatis Ierusalem universi, hoc vobis notum sit, et auribus percipite verba mea
15. Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c'est la troisième heure du jour.
en grec : Οὐ γάρ, ὡς ὑμεῖς ὑπολαμβάνετε, οὗτοι μεθύουσιν: ἔστιν γὰρ ὥρα τρίτη τῆς ἡμέρας:
en latin : Non enim, sicut vos aestimatis, hi ebrii sunt, cum sit hora diei tertia:
16. Mais c'est ici ce qui a été dit par le prophète Joël:
en grec : ἀλλὰ τοῦτό ἐστιν τὸ εἰρημένον διὰ τοῦ προφήτου Ἰωήλ,
en latin : sed hoc est quod dictum est per prophetam Ioel
17. Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes.
en grec : Καὶ ἔσται ἐν ταῖς ἐσχάταις ἡμέραις, λέγει ὁ θεός, ἐκχεῶ ἀπὸ τοῦ πνεύματός μου ἐπὶ πᾶσαν σάρκα: καὶ προφητεύσουσιν οἱ υἱοὶ ὑμῶν καὶ αἱ θυγατέρες ὑμῶν, καὶ οἱ νεανίσκοι ὑμῶν ὁράσεις ὄψονται, καὶ οἱ πρεσβύτεροι ὑμῶν ἐνύπνια  ἐνυπνιασθήσονται:
en latin : Et erit in novissimis diebus, dicit Dominus, effundam de Spiritu meo super omnem carnem: et prophetabunt filii vestri, et filiae vestrae, et iuvenes vestri visiones videbunt, et seniores vestri somnia somniabunt.

 

Donc, si l’expérience de la Pentecôte est le résultat de l’accomplissement de la prophétie du prophète Joël, pourquoi l’attribuer ainsi à Jésus lors de ces dernières paroles ? Cette contradiction est plus que troublante, et pourtant, en contredisant leur propre livre, les chrétiens maintiennent cette hypothèse incohérente.

Toujours d’après le dogme de la Trinité, le Saint-Esprit ne ferait qu’un avec Dieu et Jésus. Que penser alors qu’en Jésus dit : 

Jean Chapitre 14 Verset 16

Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous,

en grec : Καὶ  ἐγὼ ἐρωτήσω τὸν πατέρα, καὶ ἄλλον παράκλητον δώσει ὑμῖν, ἵνα μένῃ μεθ’ ὑμῶν εἰς τὸν αἰῶνα,

en latin : et ego rogabo Patrem, et alium Paraclitum dabit vobis ut maneat vobiscum in aeternum


Un autre consolateur viendrait ? un autre Paraclet ? Jésus annonçant un autre Saint Esprit ? Par contre, si on prend le terme consolateur toujours comme « prophète », alors la phrase garde un sens. Le prophète Jésus annonce la venue d’un prophète après lui.

Enfin, la reprise, après coup, de l’analyse de Jean Chapitre 15 des versets 26 et 27  , peut suffire à confirmer l'hypothèse d'un prophète ultérieur à Jésus :

26 - Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi ;

en grec : Ὅταν δὲ  ἔλθῃ ὁ παράκλητος, ὃν ἐγὼ πέμψω ὑμῖν παρὰ τοῦ πατρός, τὸ πνεῦμα τῆς ἀληθείας, ὃ παρὰ τοῦ πατρὸς ἐκπορεύεται, ἐκεῖνος μαρτυρήσει περὶ ἐμοῦ:
en latin : Cum autem venerit Paraclitus, quem ego mittam vobis a Patre Spiritum veritatis, qui a Patre procedit, ille testimonium perhibebit de me;
 
27. et vous aussi, vous rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement.
en grec : καὶ ὑμεῖς δὲ μαρτυρεῖτε, ὅτι ἀπ’ ἀρχῆς μετ’ ἐμοῦ ἐστε.
en latin : t vos testimonium perhibetis quia ab initio mecum estis.

 

- « Il rendra témoignage de moi » : Pourquoi le Saint Esprit devrait rendre témoignage de Jésus alors que lui et Jésus ne formerait qu’un avec Dieu ?

- « et vous aussi, vous rendrez témoignage » : Pourquoi les disciples, inspirés par le Saint Esprit, devraient également rendre un témoignage, en complément du Saint Esprit ? Leur témoignage devrait pourtant être identique ! Par contre, dans le cas où le Paraclet est un prophète, la phrase retrouve sont sens.

Arrivé jusqu’ici, il est facile de dire que le Paraclet ne peut être autre qu’un messager postérieur à Jésus, et pour nous musulman, il s'agit de Muhammad (PBSL), le dernier Prophète de Dieu  الله  Allah l'Unique .

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