Omar ibn al-Khattâb عمر بن الخطاب

Omar ibn al-Khattâb عمر بن الخطاب

Omar ibn al-Khattâb عمر بن الخطاب

  •  Son vrai nom était Abū ḥafṣ `omar ibn al-ḫaṭāb ibn nufayl al-qurašī al-'adawī
    أبو حفص عمر بن الخطاب بن نفيل القرشي العدوي

Quand il est mention du Prophète Muhammad il est conseillé de dire :

ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui

 umar

Il est le premier calife à être appelé أمير المؤمنين amir al-mûminîn (« commandeur des croyants »).

Omar ibn al-Khattâb  عمر بن الخطاب ou Omar Ier est un compagnon et ami proche du Prophète Muhammad, ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui  et faisait partie du clan des Banu `Adi de la tribu Quraych. Il devint calife en succédant à Abu Bakr en 634 et dirigea la oumma pendant 10 ans. Il mourut à Médine le 7 novembre 644 assassiné par un captif perse ; Othmân ibn Affân lui succéda quelques jours plus tard, après avoir été nommé par l'assemblée des érudits et héritiers du Prophète Muhammad. Les sunnites le considèrent comme le deuxième des « califes bien guidés » (rashidun)  خلفاء راشدون, al-Khulafā’u r-Rāshidūn après Abou Bakr as-Siddiq et le surnomment Al-Fâroûqالفاروق.

Dans les hadiths Boukhary ou Mouslim il est noté différents aspects de la personnalité de Omar deux sources immensément reconnues fiables par les sunnites : exemple de références :

Sahih Boukhary, volume 1, page 52 ; Tabari, volume 3, page 226. tabakat ibn saad volume 2 page 190 ; tabakat ibn saad volume 2 page 190

tarikh tabari volume 3 page 226

tarikh ibn ai-athir volume 2 page 3 17

assira al-halabya volume 3 page 207

(2): tarikh tabari volume 3 page 226

tabakat al-kobra ibn saad volume 2 page 190

(4) tarikh ai-yacoubi volume 2 page 106

foutouh al-bouldan page 437

tarikh tabari volume 3 page 226

tarikh ibn ai-athir volume 2 page 3 17

`Omar ibn al-Khattâb serait né à la Mecque en 584 et faisait partie du clan des Banu `Adi, clan responsable des arbitrages entre les différentes tribus. D'après Tabari, ce serait entre 582 et 591. L'imam An-Nawawi rapporte qu'il serait né 13 ans après la bataille de l'Éléphant que l'on situe vers 569-570 et `Omar ibn al-Khattâb a dit lui-même qu'il est né 4 ans après la guerre d'al-Fujjâr (580). Son père, Al-Khattâb ibn Nufayl était connu pour son intelligence et sa mère, Hintimmah, était la fille de Hâchim ibn al-Moughîra de la tribu des Banu Makhzum . `Omar ibn al-Khattâb était un homme de classe sociale moyenne et était vu comme un homme impitoyable. Il avait l'habitude durant son adolescence de s'occuper des chameaux de son père dans les plaines de la Mecque. Lorsqu'Omar ibn al-Khattâb était calife, il déclara : « Mon père, Al-Khattâb, était un homme impitoyable et me faisait travailler dur. Si je ne travaillais pas, il avait l'habitude de me battre et de me faire travailler jusqu'à épuisement. ».

Malgré le faible taux d'alphabétisation de l'Arabie durant l'époque pré-islamique, `Omar ibn al-Khattâb apprit à lire et à écrire pendant sa jeunesse. Bien qu'il n'était pas poète, il développa un amour pour la poésie et la littérature. D'après la tradition des quraychites, `Omar ibn al-Khattâb apprit les arts martiaux, l'équitation et la lutte. Physiquement, il était très grand et fort et devint ainsi un lutteur renommé. La tradition le décrit aussi comme un orateur talentueux et, en raison de son intelligence et de son charisme, il succéda à son père pour arbitrer les conflits entre les tribus.

`Omar ibn al-Khattâb suivit la profession traditionnelle des quraychites. Il devint marchand et voyagea jusqu'à Rome ainsi qu'en Perse et y rencontra divers savants et étudia ces sociétés de près. Cependant, il est perçu comme quelqu'un n'ayant jamais réussi à prospérer commercialement.

Anecdote :

En qualité de calife il reçut à Médine l’ambassadeur de Rome

Un jour l'ambassadeur de l'empereur de Rome, vint à Médine, chargé de présents et de cadeaux. Arrivé à Médine, il s'informa auprès des gens à propos de l'adresse du Palais du Roi de Médine.

- Les habitants répondirent:

"Notre Roi n'a pas de palais. Cependant, le palais que possède le chef des croyants Omar (ra), c'est son être béni qui entretient une proximité avec Allah,à travers un lien spécial, ce qui fait que son être est illuminé par la splendeur de sa proximité. Et par cela donc, il considère les châteaux de toute la terre comme insignifiants.

Et ils lui informèrent en disant: " Vous pouvez rencontrer le chef des croyants, Omar (ra), au cimetière de Médine.» L'Ambassadeur romain s'y rendit et trouva le calife Omar (r.a) allongé au sol, le torse nu, sans chemise, et la partie basse de son corps recouverte d'un simple pagne, sans couronne, ni trône, ni militaires, ni de gardes du corps. Et au moment où son regard se posa sur Omar (r.a) le chef des croyants, il se mit à trembler, en se disant en lui-même : "J'ai rencontré beaucoup de grands Rois au cours de ma vie, et j'ai été à la cour de nombreux souverains. Mais je n'ai jamais ressenti une telle crainte en leur présence, mais pour quelle raison tout mon corps en tremble-t-il dans la présence de cet être sans apparat, ma raison se trouve t-elle secouée avec un respect qui s’impose, que même s'il m’était attribué sept corps que j’en tremblerai encore.”

Ensuite le messager se disait en lui-même :"Ce respect et cette crainte que je ressens ne s'adresse pas à celui qui est pauvrement habillé. Mais plutôt à Allah, parce que cette personne aux habits simples, recèle un cœur qui est béni du contact et de la proximité auprès d’Allah.”

Ainsi cet envoyé, grâce aux bénédictions de la compagnie du chef des croyants Omar (r.a), se convertit à l'Islam.

Au cours du vivant de Muhammad

Son opposition première à l'islam

En 610, alors que Muhammad commençait à propager le message de l'islam, `Omar défendait la religion traditionnelle des Quraych que les musulmans considéraient comme de l'idolâtrie. Comme beaucoup de Quraych de l'époque, il avait l'habitude de boire du vin avec ses compagnons. Il participait aux persécutions des musulmans et fut l'un des plus féroces opposants à l'islam car « son esprit de clan ainsi que son entêtement le poussaient à s'attacher contre toute logique aux traditions ancestrales. ». Il croyait fermement à l'unité des Quraych et voyait la nouvelle foi de l'islam comme une cause de division et de discorde parmi les Quraysh.

`Omar se chargea de torturer une servante des Banû Mou`ammil qui s'était convertie à l'islam afin de lui faire renier sa nouvelle foi. Il s'acharnait sur elle mais elle fut sauvée par Abou Bakr qui lui rendit la liberté en la rachetant. Suite à toutes ces persécutions, Muhammad demanda aux musulmans d'émigrer en Abyssinie, ce qui rendit fou de rage `Omar : « Tout cela est la faute de Muhammad ! Il sépare le fils du père, et les frères entre eux. À coup sûr, c'est Muhammad qui est la cause de ce trouble, et il faut mettre fin à cette agitation ! ». Alors il commença à envisager de tuer Muhammad .

Sa conversion à l'islam

`Omar ibn al-Khattâb se convertit à l'islam en 616 ou en 617, trois jours après la conversion de Hamza ibn Abd al-Muttalib. Ibn Ishaq dans son recueil Sirat An-Nabi   سيرة النبي (La vie du Prophète) rapporte que `Omar ibn al-Khattâb décida de tuer Muhammad lorsqu'il apprit la conversion de sa sœur Fatima bint al-Khattâb et de son mari à l'islam. Alors qu'il était en chemin, il rencontra son meilleur ami Nou`aym ibn Abdillah qui s'était secrètement converti à l'islam et l'informa de ses intentions. Nou`aym fut surprit et dit : « Tu prétends vouloir éliminer Muhammad, alors que sa propagande a ses supporters au sein même de ta famille ! » et ajouta : « Ta sœur a renié ta religion ! », ceci dans le but de détourner son attention de son objectif premier. Il comprit ce que ceci voulait dire et fit demi-tour pour se rendre chez elle. Au même moment, Khabbâb ibn al-Arât récitait la sourate Ta-Ha. `Omar ibn al-Khattâb frappa à la porte en hurlant. Khattâb, le mari de Fâtima, quitta la pièce précipitamment en entendant sa voix. Fâtima cacha le feuillet sous sa draperie et ouvrit la porte. `Omar ibn al-Khattâb les questionna brièvement sur ce qu'ils faisaient et se rua sur Khattâb. Fatima intervint pour défendre son mari et avoua leurs conversions à `Omar ibn al-Khattâb qui réagit violemment en la frappant au visage avec un objet qu'il avait en main, la faisant saigner abondamment.

. Elle a dit : « Vois-tu, ô `Oumar ! Et si la vérité se trouvait dans une autre religion que ta religion ?! Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allâh et je témoigne que Muhammad est le Messager de Allâh. »Ayant perdu tout espoir de les convaincre de retourner vers leur ancienne croyance,

 

 Elle lui dit : « Ô fils d'al-Khattâb, je me suis soumise à Dieu, fais ce que tu veux ! ». Lorsqu'il découvrit le feuillet, `Omar ibn al-Khattâb baissa le ton, fit les ablutions et elle finit quand même par lui montrer. `Oumar leur a dit : « Donnez- moi donc cet écrit que vous avez entre les mains afin que je le lise. », ce qu'elle refusa arguant qu'il n'était pas digne de le toucher car il n'était pas purifié, mais elle voulait surtout qu'il ne le détruise pas. Il a récité ainsi la sôurat Tâhâ jusqu’à arriver à la parole de Dieu :

CORAN sourate 20Tâhâ verset 14.

.إِنَّنِي أَنَا اللَّهُ لَا إِلَهَ إِلَّا أَنَا فَاعْبُدْنِي وَأَقِمِ الصَّلَاةَ لِذِكْرِي

20.14. En vérité, Je suis Dieu. Il n'y a d'autre dieu que Moi ! Adore-Moi donc et accomplis la prière en souvenir de Moi.
20.14. Innanee ana Allahu la ilaha illa ana faoAAbudnee waaqimi alssalata lithikree

La tradition raconte l'émotion qui traversa `Omar ibn al-Khattâb à la lecture des versets et que c'est à ce moment qu'il prononça l'attestation de foi (la shahada). Il voulut ensuite se rendre auprès de Muhammad, qui était dans la maison d'al-Arqam en bas de la colline d'as-Safâ, pour l'informer de sa conversion. Il frappa et Muhammad ordonna que l'on lui ouvre, malgré la réticence des gens présents et les menaces de Hamza, . `Omar ibn al-Khattâb les informa alors de sa conversion. La tradition raconte que les gens présents crièrent Allahou akbar  DIEU est  Grand الله أكبر tellement fort que tous les habitants de la Mecque l'entendirent. Ensuite, `Omar ibn al-Khattâb questionna Muhammad :

« Ô Prophète de Dieu, sommes-nous sur la Vérité ? » Le Prophète répondit : « Bien sûr ! » Alors `Omar ibn al-Khattâb lui dit : « Dans ce cas, pourquoi se cacher ? » `Omar ibn al-Khattâb raconte : « Nous sommes sortis en deux groupes, Hamza et moi à la tête de chacun d'eux. Nous sommes entrés dans l'enceinte de la Ka`ba, et quand j'ai regardé du côté des cercles des Quraych, j'ai aperçu sur leur visage une tristesse, comme je n'en ai jamais vu de semblable. Ce jour-là, le Messager de Dieu [...] m'a surnommé al-Fâroûq !. »

D'après `Abdullah ibn `Abbas, le premier homme à avoir publiquement annoncé sa conversion à l'islam fut `Omar ibn al-Khattâb. Les musulmans purent dès lors se rendre dans l'enceinte de la Ka`ba qu'ils ne pouvaient auparavant approcher. `Abdullah ibn `Omar, le plus illustre de ses enfants avait 6 ans au moment de la conversion de son père qui lui, était âgé de 26 ou 27 ans. Depuis ce jour il défendit l'islam et devint l'un des compagnons de Muhammad. Son surnom d'Al-Fâroûq lui vient de ses charges d'arbitrage, de médiation et d'ambassade au cours de la période pré-islamique. Il signifie "celui qui fait la distinction entre le Bien et le Mal, la justice et l'injustice et tranche". Il peut être traduit en français par : Le Sagace. `Omar ibn al-Khattâb se rendit ensuite auprès d'un Quraych afin que tout le monde apprenne la nouvelle. On lui conseilla Jamîl ibn Ma`mar al-Joumahî car il était connu pour être un rapporteur. `Omar ibn al-Khattâb le croisa en chemin et celui-ci s'empressa de transmettre la nouvelle à tous les cercles des Quraych. Ceux-ci se jetèrent alors sur lui pour le frapper jusqu'à ce que la chaleur du soleil les ait obligés à arrêter. Le plus violent d'entre eux fut `Otba ibn Rabî`a mais `Omar ibn al-Khattâb eut le dessus sur lui. `Omar ibn al-Khattâb leur déclara :

« Faites ce que bon vous semble, mais je jure par Dieu que si nous étions trois cents musulmans, nous vous aurions combattus jusqu'à ce que l'un des deux partis arrache définitivement à sa rivale l'autorité sur le Sanctuaire Sacré. »

Depuis ce jour, les musulmans purent se rendre dans l'enceinte sacrée. `Omar ibn al-Khattâb put aussi bénéficier de la protection d'Al-`Âs ibn Wâ`il As-Shahmî Abou `Amroû, qui faisait partie des Banû Sahm, protection qu'il déclara lui-même à la foule qui se dispersa ensuite. `Abdullah ibn Mas`ud déclara à propos de la conversion de `Omar ibn al-Khattâb :

« La conversion de `Omar ibn al-Khattâb fut une ouverture (fath), son émigration (hijra) fut une victoire et sa fonction de chef d'État (imâma) une bénédiction. Si vous nous aviez vus avant sa conversion ! Jusqu'à ce que `Omar ibn al-Khattâb devienne musulman, nous ne pouvions même pas prier dans l'enceinte de la Ka`ba ! [...]. »

Départ pour Médine

En 622, en raison de la popularité croissante de l'islam dans la ville de Yathrib, يثرب  plus tard rebaptisée Médine, Al-Madīna (المدينة) « la ville » ; Al-Madīna al-Munawwara (المدينة المنورة) « la ville illuminée », Madīnatu an-Nabî (ﻣﺩﯾﻨﺔ ﺍﻟﻨﺒﻲ)  Muhammad ordonna aux musulmans d'émigrer là-bas. C'est à ce moment que commence l'hégire. Les musulmans émigrèrent généralement durant la nuit afin de ne pas être inquiétés par les Quraych hormis `Omar qui le fit ouvertement en pleine journée. Il attacha son épée autour de la taille, mit son arc à l'épaule, prit des flèches en main puis se dirigea vers la Ka`ba pour y effectuer le tawâf et faire deux unités de prière. Il passa ensuite devant les Quraych et leur dit : « Que ces visages soient enlaidis ! Que Dieu humilie ces nez ! Que celui d'entre vous qui veut que sa mère le perde, que ses enfants deviennent orphelins ou que sa femme soit veuve, me suive au-delà de cette vallée ! ». `Omar partit alors pour Médine en compagnie de son cousin Sa`id ibn Zayd ainsi que quelques pauvres qui le suivirent après s'être convertis.

La vie à Médine

MédineAl-Madīna (المدينة) « la ville » ; Al-Madīna al-Munawwara (المدينة المنورة) « la ville illuminée », Madīnatu an-Nabî (ﻣﺩﯾﻨﺔ ﺍﻟﻨﺒﻲ) devint le nouveau centre de l'islam et la religion commença à se répandre rapidement à travers l'Arabie. Lorsque Muhammad arriva à Médine, il apparia les immigrés (muhâjiroûn) المهاجرون avec les habitants de la ville (ansâr) par un pacte de fraternisation. C'est ainsi que `Omar fut lié à Muhammad ibn Maslamah. Il fraternisa aussi avec un autre habitant de Médine. Un jour sur deux, il travaillait dans l'exploitation de palmiers-dattiers, et l'autre jour il restait auprès de Muhammad pour suivre ses enseignements. Plus tard, sous le califat de `Omar, Muhammad ibn Muslamah aurait été affecté au bureau des comptes en tant que chef inspecteur. Les musulmans restèrent en paix à Médine pendant environ un an avant que les Quraych ne décident de lever une armée pour les attaquer. En 624, `Omar participa à la première bataille, la bataille de Badr, غزوة بدر aussi appelée Invasion de Safouan, est la première bataille victorieuse des Arabes musulmans qui opposa les musulmans aux Quraych de la Mecque. Il participa aussi à la bataille de Uhud en 625. Dans la deuxième phase de la bataille, lorsque la cavalerie de Khalid ibn al-Walid attaqua les musulmans par l'arrière, des rumeurs se propagèrent comme quoi Muhammad était mort, ce qui mit de nombreux musulmans en déroute. `Omar crut d'abord aussi à ces rumeurs, mais lorsqu'il entendit ensuite que le Prophète était encore vivant, il alla le rejoindre à la montagne de Uhud pour préparer la défense de la colline face à l'armée mecquoise qui siégeait en contrebas. Plus tard dans l'année, `Omar participa à une partie de la campagne contre la tribu juive des Banu Nadir. En 625, Hafsa, la fille de `Omar se maria avec Muhammad. En 627, il participa à la bataille du fossé  ou bataille des coalisés, ġazwa al-ḫandaq, غَزوة الخَندَق,ainsi qu'à l'expédition contre les Banu Qurayza. En 628, il participa à l'expédition de Hudaybiya et fut l'un des témoins du traité. En 628, il participa en partie à la bataille de Khaybar. غزوة خيبر En 629, Muhammad envoya en renfort Amr ibn al-As à Dhât as-Sallasil ainsi qu'Abu Ubayda ibn al-Djarrah, qui avait sous ses ordres Abou Bakr et `Omar, et ceux-ci finirent par vaincre l'ennemi. En 630, `Omar participa à la conquête de la Mecque. La même année, il combattit lors de la bataille de Hunayn ainsi qu'au siège de Taïf . Il participa également à la bataille de Tabouk, غزوة تبوك, Ghazwat Tabūk, sous le commandement de Muhammad. La tradition raconte qu'il aurait financé les préparations de l'expédition avec la moitié de sa propre fortune. `Omar était présent lors du sermon d'adieu de Muhammad en 631.

Mort de Muhammad

Muhammad ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui mourut le 8 juin 632 à Médine et la nouvelle affecta beaucoup `Omar. Il menaça de couper la tête de celui qui répéterait que le Prophète était mort et c'est à ce moment qu'Abou Bakr le futur calife se présenta à la foule en déclarant :

« Celui qui aimait Muhammad, qu'il sache que Muhammad est mort, et celui qui adorait Dieu, faites-lui savoir que Dieu est vivant et ne meurt jamais. »

"من أحب محمد، دعه يعرف أن محمدا قد مات، وأيا كان يعبد الله، دعه يعرف أن الله هو على قيد الحياة ويموت أبدا. "

Ensuite, Abou Bakr récita les versets suivants du Coran : Sourate 3 (Al-Imràn/la famille d'Imran) verset 144

وَمَا مُحَمَّدٌ إِلاَّ رَسُولٌ قَدْ خَلَتْ مِن قَبْلِهِ الرُّسُلُ أَفَإِن مَّاتَ أَوْ قُتِلَ انقَلَبْتُمْ عَلَى أَعْقَابِكُمْ وَمَن يَنقَلِبْ عَلَىَ عَقِبَيْهِ فَلَن يَضُرَّ اللّهَ شَيْئاً وَسَيَجْزِي اللّهُ الشَّاكِرِينَ

3.144. Muhammad n'est qu'un Prophète parmi tant d'autres qui sont passés avant lui. Seriez-vous hommes à abandonner le combat, s'il venait à mourir ou à être tué? Ceux qui abandonnent le combat ne nuisent en rien à Dieu. Mais Dieu saura récompenser ceux qui sont reconnaissants.

Les sunnites pensent que ce déni de la mort du Prophète de l'Islam par `Omar fut occasionné par son profond amour pour lui

`Omar fut poignardé à plusieurs reprises le 3 novembre 644 dans la mosquée de Médine pendant la prière du fajr par un esclave persan zoroastrien nommé Fayroûz et surnommé Aboû Lou'lou'a. Il mourut 3 jours plus tard à la suite de ses blessures. Oumm Ayman, qui fut la nourrice de Muhammad, s'écria : « Aujourd'hui, l'islam est tombé ! ».
`Omar qui institua la shura  (ou choura) شورَى  concertation : désigne notamment le parlement d'un État islamique, le conseil d'administration d'un parti ou d'une institution religieuse. Dans le cadre religieux musulman c'est un concile de juges musulmans.désigna les مهاجرونmuhajirun  exilés, réfugiésafin qu'ils élisent entre eux et parmi eux le prochain calife au détriment des  أنصار ansars. les compagnons du Prophète de l'islam, Ces derniers seront écartés du pouvoir suprême et commandements militaires ce qui posera un problème politique qui éclatera sous Othmân ibn Affân

Ibn 'Omar رضي الله عنه dit

Nous avions l’habitude d’avoir une mauvaise opinion de la personne qui ne se présentait pas à la prière du icha et du fajr

Source : Kitab al Kaba-ir (Livre des grands péchés)

 

OMAR  a dit :


"Si tu vois des gens parler de leur religion sans le montrer en public, sache qu'ils sont sur le fondement d'un égarement"

Source: Sounan ad Darimi (307)

Le deuxième calife

`Omar a été le deuxième calife de l’Islam, il a été désigné par Abou Bakr. Il a dirigé les affaires du califat avec loyauté et justice. Il a fait preuve d’excellence dans la gestion et la stratégie. Il fait partie des dix compagnons auxquels le Messager de Allâh Salla lLâhou `alayhi wa sallam a annoncé la bonne nouvelle qu’ils seront des gens du Paradis.

Son surnom Al-Fârôuq الفاروق l'équitable

Il a été surnommé par le Prophète Al-Fârôuq, الفاروق l'équitable c’est-à-dire celui qui discerne le vrai du faux, celui qui a été équitable lors de son califat. Il est, parmi les Émigrants, l’un des premiers à entrer en Islam.

Il a donné sa fille HafSah en mariage au Messager de Allâh  صلى الله عليه و سلم Salla lLâhou `alayhi wa sallam. Il était un des grands savants parmi les compagnons. Le Messager disait pour évoquer le mérite de `Oumar Al-Fârôuq :

 إن الله جعل الحق على لسان عمر و قلبه

(‘Inna l-Lâha ja`ala l-Haqqa `alâ liçâni `Oumara wa qalbih)

ce qui signifie : « Allâh a fait que la vérité sorte de la bouche de `Oumar et qu’elle soit dans son cœur ».

.

Enfant(s)

1`Abdullah Abd Allah ibn Umar عبد الله بن عمر meurt à l'âge de 84 ans à la Mecque

Al-Bukhari disait que le meilleur des transmissions (Isnad) est :

« Mâlik d'après Nafî d'après `Abd Allah Ibn `Umar »


2`Abd al-Rahmân (al-akbar)
3`Abd al-Rahmân (al-asghar)
4`Abd al-Rahmân (al-awsat)
5`Âsim
6Fâtima
7Hafsa bint Omar ben al-Khattâb quatrième épouse de Muhammad âgée de 21 ans
8`Iyâd
9`Oubaydallah
10Rouqayyah
11Zayd  ibn Umar (al-akbar)  زيد بن عمر  
12 Zayd (al-asghar)
13 Zaynab

Sa générosité envers les plus pauvres

Voici un récit montrant la miséricorde de  `Oumar en faveur des musulmans.

Lors de l’année de la grande sécheresse à Médine (Ar-Ramâdah), une jeune chamelle a été égorgée afin que sa viande soit distribuée aux gens. Le meilleur morceau a été réservé pour `Oumar à son insu (sans qu’il ne soit au courant). Après l’avoir cuisiné, on le lui a apporté. Il a alors dit :

- « D’où provient-il ? »

- « Ô émir des croyants ! Cela provient de la chamelle que nous avons égorgée aujourd’hui », lui a-t-on répondu.

- « Quel mauvais gouverneur je serais si, de la chamelle, je mangeais la meilleure partie alors que je donne aux gens ce qui est moins bon. »

Puis, il a ordonné qu’on lui ramène du pain et de l’huile afin d’en faire sa nourriture : il trempait les morceaux de pain dans l’huile et les mangeait. Ensuite, il a dit à Yarfâ’ son serviteur : « Yarfâ’ prends ce grand récipient (dans lequel se trouvait la bonne viande) et envoie-le à telle famille à Bathmagh (qui est un endroit proche de Médine), je ne les ai pas visités depuis trois jours et je crois qu’ils sont dans le besoin, donne-le leur afin qu’ils le mangent. »

Sa'id Ben Al-Moussayeb a dit: 'Omar Ben Al-Khattab -que Dieu l'agrée- a dicté aux gens dix-huit paroles pleines de sagesse:  
 
- Tu n'auras pas puni celui qui désobéit à Dieu en toi comme tu auras obéi à Dieu en lui. 
 
- Prête attention à l'affaire qui concerne ton frère jusqu'à ce que tu reçoives de sa part ce qui te rend redevable à lui. 
 
- Ne doute pas qu'un mot prononcé par ton frère puisse être du mal alors que tu y trouves quelque germe de bien. 
 
- Celui qui s'expose aux accusations qu'il ne blâme que lui-même si on pense de mal de lui. 
 
- Celui qui garde son secret pour lui, est maître de sa décision. 
 
- Ne tiens pas compagnie qu'aux frères sincères, tu vivras paisiblement avec eux et ils te seront une parure au temps de l'aisance et un réconfort au temps des afflictions. 
 
- Ne dis que la vérité même si elle t'assujettit à la mort. 
 
- Ne t'occupe pas de ce qui ne te concerne pas. 
 
- N'interroge pas sur une chose qui n'a pas eu lieu car ce sera une préoccupation futile. 
 
- Ne demande plus ton besoin auprès de celui qui n'aime pas te le combler. 
 
- Prends garde du serment mensonger, sinon Dieu te fera périr. 
 
- Ne tiens plus compagnie aux pervers, sinon tu risques d'apprendre leur perversité. 
 
- Éloigne-toi de ton ennemi. 
 
- Méfie-toi de ton ami s'il n'est pas sincère, et nul n'est sincère s'il ne craint pas Dieu. 
 
- Humilie-toi auprès des tombes. 
 
- Humilie-toi en t'acquittant d'un devoir cultuel. 
 
- Demande à Dieu de te préserver contre toute désobéissance. 
 
- Dans tes affaires, demande conseil à ceux qui craignent Dieu car Dieu a dit: 'Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah.' (Coran 35.28).  
 
(Rapporté par Al-Khatib, Ibn Assaker et Ibn An-Najjar). 
 
Les Compagnons du Prophète (Hayat-Assahaba) 
Par Mouhammad Youssef Al-Kandahlawi - Volume II 
Traduit par Fawzi Chaaban 
Éditeur: Dar El Fikr - Beyrouth/Liban 
Page 336 

série télevisée en bilingue ( Mot de passe : omar ) 31 épisodes

http://www.serie-omar.fr/

livres

Omar Ben Al-Khattab, le Deuxième Calife de l'Islam

Auteur(s) :

Mohammed RIDA

Editeur(s) :

Dar Al-Kotob Al-Ilmiyah

Année : 2000
Pages : 200

La Vie du Calife Omar Ben Abdel-'Aziz - Celui que l'on appelait le Cinquième Calife Bien-guidée

Auteur(s) :

IBN ABD AL-HAKAM

Editeur(s) :

Iqra

Année : 2002
Pages : 207

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