Les Livres de Dieu l’Unique des juifs et chrétiens leurs véracités !

Les Livres de Dieu l’Unique des juifs et chrétiens leurs véracités !

 

 

Les Livres de Dieu l’Unique des juifs et chrétiens leurs véracités !

La croyance musulmane tient pour sacré un certain nombre de livres. Ces livres sont issus, pour cette religion, d'un livre commun, appelé La Mère des livres. De ce livre divin sont tirés les livres du monothéisme et seule une partie est communiquée aux hommes. Le Coran est l'un de ces livres, mais aussi les feuillets d'Abraham, صحف ابراهيم , Suhuf-i-Ibrahim le Pentateuque, appelé Thora תּוֹרָה Tawrat, التوراة, « instruction » les écrits de Salomon et/ou David (appelé Zabur  زبور le livre sacré des Sabéens et l'Évangile l'Injil   ‫إنجيل.

Face aux différences entre le Coran et les autres livres sacrés, le consensus islamique veut que les écrits dont nous avons connaissance aujourd'hui aient été altérés de leur forme originelle. Il est fait allusion à ces modifications en plusieurs passages du Coran.

 

MATTHIEU ΚΑΤΑ ΜΑΘΘΑΙΟΝ MATTHAEUM ﻣﺘﻰ. 13 : 57.

Et il était pour eux une occasion de chute. Mais Jésus leur dit : Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa maison

En Grec :Καὶ ἐσκανδαλίζοντο ἐν αὐτῷ. Ὁ δὲ Ἰησοῦς εἶπεν αὐτοῖς, Οὐκ ἔστιν προφήτης ἄτιμος, εἰ μὴ ἐν τῇ πατρίδι αὐτοῦ  καὶ ἐν τῇ οἰκίᾳ αὐτοῦ.

 En Latin :Et scandalizabantur in eo. Iesus autem dixit eis: "Non est propheta sine honore nisi in patria et in domo sua"

أمّا يَسُوعُ فَقالَ لَهُمْ: لا يَكُونُ نَبِيٌّ بِلا كَرامَةٍ إلّا فِي وَطَنِهِ وَفِي بَيتِهِ! En arabe

 

Le Messager de ALLAH a dit s’agissant des prophètes :

« الأَنْبِيَاءُ إِخْوَةٌ لِعَلاّتٍ دِينُهُم وَاحِد وَأُمَّهَاتُهُم شَتَّى »

(al ‘anbiyâ’ou ‘ikhwatoun li`allât dînouhoum wâHid wa ‘oummahâtouhoum chattâ)

Ce qui signifie : « Les Prophètes sont comme des frères du même père, leur religion est la même et leurs lois diffèrent », [rapporté par Al-Boukhâri].

Au sujet des gens du Livre

Sourate 4 النساء  ʾAn-Nisāʾ Les Femmes 46

يُحَرِّفُونَ الْكَلِمَ عَنْ مَوَاضِعِهِ

il en est qui altèrent le sens du discours,

yuharrifoona alkalima AAan mawadiAAihi

Sourate 2 البقرة ʾAl-Baqara La Vache verset 213

كَانَ النَّاسُ أُمَّةً وَاحِدَةً فَبَعَثَ اللّهُ النَّبِيِّينَ مُبَشِّرِينَ وَمُنذِرِينَ وَأَنزَلَ مَعَهُمُ الْكِتَابَ بِالْحَقِّ لِيَحْكُمَ بَيْنَ النَّاسِ فِيمَا اخْتَلَفُواْ فِيهِ وَمَا اخْتَلَفَ فِيهِ إِلاَّ الَّذِينَ أُوتُوهُ مِن بَعْدِ مَا جَاءتْهُمُ الْبَيِّنَاتُ بَغْياً بَيْنَهُمْ فَهَدَى اللّهُ الَّذِينَ آمَنُواْ لِمَا اخْتَلَفُواْ فِيهِ مِنَ الْحَقِّ بِإِذْنِهِ وَاللّهُ يَهْدِي مَن يَشَاءُ إِلَى صِرَاطٍ مُّسْتَقِيمٍ

213. Les hommes ne formaient, à l'origine, qu'une seule communauté. Dieu leur envoya les prophètes pour annoncer la bonne nouvelle et lancer un avertissement, de même qu'Il a fait descendre avec eux le Livre renfermant la Vérité afin d'arbitrer les différends qui opposent les hommes. Or, ce sont ceux-là mêmes qui avaient reçu le message qui entrèrent en désaccord à son sujet, en dépit des preuves évidentes qui leur furent apportées et ce, par pur esprit de rivalité. Puis Dieu, dans Sa sollicitude, voulut bien guider les croyants vers cette part de vérité sur laquelle justement les autres disputaient, car Dieu dirige qui Il veut dans le droit chemin.

213. Kana alnnasu ommatan wahidatan fabaAAatha Allahu alnnabiyyeena mubashshireena wamunthireena waanzala maAAahumu alkitaba bialhaqqi liyahkuma bayna alnnasi feema ikhtalafoo feehi wama ikhtalafa feehi illa allatheena ootoohu min baAAdi ma jaat-humu albayyinatu baghyan baynahum fahada Allahu allatheena amanoo lima ikhtalafoo feehi mina alhaqqi bi-ithnihi waAllahu yahdee man yashao ila siratin mustaqeemin

Sourate 3 آل عمران ʾĀl-ʿImrān La Famille de ʿImran verset 67

مَا كَانَ إِبْرَاهِيمُ يَهُودِيّاً وَلاَ نَصْرَانِيّاً وَلَكِن كَانَ حَنِيفاً مُّسْلِماً وَمَا كَانَ مِنَ الْمُشْرِكِينَ

67. Abraham n'était ni juif ni chrétien, mais il était un monothéiste convaincu et entièrement soumis à Dieu. Il n'a donc jamais appartenu au clan des païens.

67. Ma kana ibraheemu yahoodiyyan wala nasraniyyan walakin kana haneefan musliman wama kana mina almushrikeena

 

Sourate 3 آل عمران ʾĀl-ʿImrān La Famille de ʿImran verset 3

 

نَزَّلَ عَلَيْكَ الْكِتَابَ بِالْحَقِّ مُصَدِّقاً لِّمَا بَيْنَ يَدَيْهِ وَأَنزَلَ التَّوْرَاةَ وَالإِنجِيلَ

3. Il t'a révélé (Muhammad) graduellement le Livre en tant que Message de vérité, confirmant ce qui l'avait précédé, (les Livres célestes  révélés avant le Coran aux serviteurs de Dieu Allah l’Unique que sont les Prophètes) comme Il avait révélé la Thora (sur Moïse fils de ‘Imran « Amram »)et l'Évangile (sur Jésus fils de Marie) (Dun autre côté, la révélation du Coran confirme ce que ces Livres  anciens ont annoncé : l’avènement du Muhammad, promesse d’Allah Dieu l’Unique, auquel serait révélé le sublime Coran )

3. Nazzala AAalayka alkitaba bialhaqqi musaddiqan lima bayna yadayhi waanzala alttawrata waal-injeela

Les chrétiens considèrent à la différence des juifs, que la Bible se compose de l’Ancien Testament (écrits antérieurs à Jésus) et du Nouveau Testament.

Le mot « bible » vient du grec ancien τὰ βιβλία (ta biblia), un substantif au pluriel qui signifie « les livres », soulignant son caractère multiple. Ce mot est passé dans la langue française par l’intermédiaire du latin bíblia, et est devenu ainsi un mot au singulier

La Bible hébraïque constitue les 3/4 de la Bible chrétienne le ¼ qui reste sont les Évangiles (les actes des apôtres)

La Bible rassemble une collection d’écrits très variés (récits des origines, textes législatifs, récits historiques, textes sapientiaux, prophétiques, poétiques, hagiographies, épîtres) dont la rédaction s’est échelonnée entre le 8e siècle av. J.-C. et le 2e siècle av. J.-C. pour l'Ancien Testament, et la deuxième moitié du 1er siècle, voire le début du 2e siècle pour le Nouveau Testament. Les versions compilées connues aujourd'hui, comme le Codex Sinaiticus écrit en caractères de type onciale (type précis de graphie, qui se développe entre les 3e et 4e siècles de l’ère chrétienne, à partir de la majuscule quadrata « écriture carrée » et de l’ancienne cursive romaine  « écriture manuscrite ») entre 325 et 360. Il contient des parties de l'Ancien Testament ἡ Παλαιὰ Διαθήκη // hê Palaià Diathếkê, la totalité du Nouveau Testament Ἡ Καινὴ Διαθήκη «  Hê Kainề Diathếkê », l'Épître de Barnabé 2e siècle et le Pasteur d'Hermas 2e siècle, pour le Nouveau Testament, sont notablement plus tardives que la période supposée de leur rédaction. Cela laisse un immense champ d'exploration aux exégètes et aux historiens et pose en termes aigus la question de l'inerrance biblique.

Le mot « testament » vient du mot grec διαθήκη diathếkê : « testament, contrat, convention » traduit en latin par testamentum (testament, témoignage). Le mot grec a un sens plus large (celui de contrat) que le mot latin. Aussi certains préfèrent-ils le traduire par Alliance.

Ancien Testament ἡ Παλαιὰ Διαθήκη // hê Palaià Diathếkê

Un certain nombre de ces écrits composent la Bible hébraïque, nommée TaNaK ou Tanakh, תנ״ך  التناخ par abréviation des noms en hébreu des parties qui le composent : Torah תּוֹרָה, « instruction » (la Loi ou Pentateuque » Penta vient de πέντε/pente « cinq », et -teuque de τεῦχος/teukhos, « étui » il s'agit de la custode cylindrique contenant les livres en forme de rouleaux) » التوراة, Neviim נביאים (les Prophètes), Ketouvim כתובים (les Autres Écrits ou Hagiographes « écriture de la vie et  de l'œuvre des saints ») .

Qui a écrit la Bible ? Quand ? Comment est-elle parvenue jusqu’à nous ? Depuis plus d’un siècle la recherche travaille sur ces questions, mettant à jour des traditions orales, des textes écrits par différents auteurs, un travail de rédaction plus tardif.

Le Pentateuque (ou le recueil des cinq livres de la Torah תּוֹרָה, «instruction» fut traduit en grec à Alexandrie au 3e siècle av. J.-C. Selon une légende rapportée par la Lettre d'Aristée (difficilement datable d'avant - 100,) et amplifiée depuis, la traduction en grec de la Torah», dite « des Septante (LXX, latin : Septuaginta) » ou « alexandrine », serait l'œuvre de 72 (septante-deux) savants juifs, six par tribu, à Alexandrie Egypte, vers 270 av. J.-C., à la demande de Ptolémée II. Πτολεμαίος Φιλάδελφος  Ptolemaios Philadelphos : « Qui aime son frère / sa sœur ») né en 309/308 av. J.-C., mort le 28 ou 29 janvier 246 av. J.-C .Ils aboutirent à un texte commun

Cette traduction devait être reçue comme ayant autant de valeur que l'œuvre originale, malgré certaines critiques. Cette version fut conservée à la bibliothèque d'Alexandrie avec les « Lois » : elle ne relève pas alors de la religion, mais du code coutumier du peuple juif. Toujours est-il que le nom de « Septante » est resté à cette traduction commencée au 3e siècle av. J.-C., et à toute la Bible grecque par extrapolation. Les autres livres de la Bible hébraïque ont été traduits en grec au fil des siècles suivants. Certains livres ou passages ont été écrits directement en grec.

Ce corpus, largement répandu dans la diaspora juive hellénophone du Ier siècle, sera adopté tel quel par les apôtres et par les premiers chrétiens, et constitue l'Ancien Testament de l'époque.

Ce qui semble s’imposer à propos du Premier Testament, c’est que la conquête de Jérusalem par Nabuchodonosor en 587 avant Jésus-Christ et l’Exil d’une partie de la population à Babylone ont joué un très grand rôle dans la mise par écrit des récits et des textes.

Nous pouvons dater aujourd’hui les Evangiles des années 70 à 100, c’est-à-dire deux ou trois générations après le Christ χριστός - christós traduction de l’hébreu מָשִׁיחַ  mashia'h, en arabe 'Al-Masih' الْمَسِيحُ, dont dérive le nom français « Messie », signifiant « l’oint du Seigneur ».que nous appelons couramment Jésus عيسى Îsâ.

Le travail des exégètes n’a pas pour but de mettre en doute l’inspiration divine de la Bible, mais il nous protège d’une lecture fondamentaliste en montrant qu’il ne faut pas confondre la Parole de Dieu et les Écritures.

On entend parfois dire qu’il est impossible de savoir qui a écrit la Bible. Pourtant, elle mentionne clairement les noms de beaucoup de ses rédacteurs. Par exemple, certaines parties de la Bible – תנך  Hagiographes  כתובים débutent par ces expressions :

 Bible  תנך    Hagiographes  כתובים   Nehémia Néhémie  נחמיה  1-1 

Selon le Livre de Néhémie, seule source d'information sur le personnage, Néhémie est le fils de Hakhalia et appartient probablement à la tribu de Juda (des « enfants d’Israël » בני ישראל, Benei Israël , Banû Isrâîl, بنو إسرائيل les enfants d'Israël, c'est-à-dire les enfants de Ya`qoub (dont provient la dynastie du roi David דָּוִיד  Daoud داود « bien-aimé »); ses ancêtres avaient habité à Jérusalem avant l'exil à Babylone. la déportation des Judéens s'est faite en trois fois La première au temps de Joaquin (597 av. J.-C.), puis 11 ans plus tard, en 587 av. J.-C et cinq ans plus tard, soit en 581 av. J.-C.

« Les paroles de Nehémia »,

 דִּבְרֵי נְחֶמְיָה בֶּן־חֲכַלְיָה וַיְהִי בְחֹדֶשׁ־כִּסְלֵו שְׁנַת עֶשְׂרִים וַאֲנִי הָיִיתִי בְּשׁוּשַׁן הַבִּירָה

Phonétique : ddiveréy neh'èmeyah bèn-h'akhaleyah vayehiy veh'odèsh-kisselév shenath 'èseriym vaaniy hayiythiy beshoushan habiyrah

Parole de Ne'hemia, fils de 'Hakaliah : Ce fut dans le mois de kislew*1, dans la vingtième année, et j'étais dans Schouschane*2, la résidence

Grec septante : λόγοι νεεμια υἱοῦ αχαλια καὶ ἐγένετο ἐν μηνὶ χασεηλου ἔτους εἰκοστοῦ καὶ ἐγὼ ἤμην ἐν σουσαν αβιρα

Latin Vulgate : verba Neemiae filii Echliae et factum est in mense casleu anno vicesimo et ego eram in Susis castro

*1 Kislev ou kisleu כִּסְלֵו ; grec : χασελεû, « kaseleu ») est le troisième mois du calendrier hébraïque

*2 Schouschane Suse, شوشان Élam (Iran Khuzestan)

 Bible  תנך Prophètes  נביאים  Isaïe  ישעיהו 1:1

Isaïe qui aurait vécu sous le règne d'Ézéchias (Hizkiya) puisqu'il est fait mention de « la quatorzième année du roi Ézéchias »

Il aurait vécu à Jérusalem au 8e siècle av. J.-C., approximativement entre 766 et 701. Son époque est marquée par la montée en puissance de l'Assyrie » ancienne région du nord de la Mésopotamie, qui tire son nom de la ville d'Assur آشور Irak, » face au royaume de Juda qui voit toutefois une période de prospérité. Isaïe dénonce le relâchement des mœurs de ses concitoyens qui attire la colère de Dieu l’Unique.

Isaïe est considéré comme l'un des quatre grands Prophètes, avec Jérémie, Ézéchiel et Daniel (non pas du fait de la longueur de leurs livres mais à cause de la précision de leurs prophéties sur la venue du Messie מָשִׁיחַ - mashia'h en arabe masih المسيح ). En hébreu, le nom ישעיהו, se prononce « Yéshayahou ». « Yésha » (ישע) peut se traduire « il sauve » ou « [le] salut » ; « Ya » (יה) comme dans Hallelou-Yah הללויה (qui signifie "louez Dieu") est une forme abrégée du nom de Dieu ; « hou » (הו) = pronom personnel « lui ». Le nom d'Isaïe signifie donc « Lui, Dieu, sauve » ou « Lui, Dieu, est salut » 

 « La vision d’Isaïe »

חֲזוֹן יְשַׁעְיָהוּ בֶן־אָמוֹץ אֲשֶׁר חָזָה עַל־יְהוּדָה וִירוּשָׁלָםִ בִּימֵי עֻזִּיָּהוּ יוֹתָם אָחָז יְחִזְקִיָּהוּ מַלְכֵי יְהוּדָה

Phonétique : h'azon yesha'eyahou vèn-amots ashèr h'azah 'al-yehoudah viyroushalami biyméy 'ouzziyyahou yotham ah'az yeh'izeqiyyahou malekhéy yehoudah

Prophétie d'Esaïe, fils d'Amots, sur Juda et Jérusalem, au temps d'Ozias, de Jotham, d'Achaz, d'Ezéchias, rois de Juda.

Grec Septante : ὅρασις ἣν εἶδεν ησαιας υἱὸς αμως ἣν εἶδεν κατὰ τῆς ιουδαίας καὶ κατὰ ιερουσαλημ ἐν βασιλείᾳ οζιου καὶ ιωαθαμ καὶ αχαζ καὶ εζεκιου οἳ ἐβασίλευσαν τῆς ιουδαίας

Latin Vulgate : visio Isaiae filii Amos quam vidit super Iudam et Hierusalem in diebus Oziae Ioatham Ahaz Ezechiae regum Iuda

 Bible  תנך   Prophètes  נביאים  Yoël  Joël  יואל « Yahvé est Dieu » 1:1

L'absence de référence à un roi, les allusions à l'Exil, mais aussi au Temple reconstruit, les rapports avec le Deutéronome et les prophètes postérieurs : Ezéchiel, Sophonie, Malachie, Abdias font penser que le livre aurait été composé aux environs de 400 avant Jésus-Christ.

« La parole de Jéhovah qui vint à Yoël »

דְּבַר־יְהוָה אֲשֶׁר הָיָה אֶל־יוֹאֵל בֶּן־פְּתוּאֵל

Phontétique : ddevar-hashem ashèr hayah èl-yoél bèn-pethouél

La parole de l'Eternel qui fut adressée à Joël, fils de Pethuel.

Grec Septante : λόγος κυρίου ὃς ἐγενήθη πρὸς ιωηλ τὸν τοῦ βαθουηλ

 Latin Vulgate : verbum Domini quod factum est ad Iohel filium Fatuhel

 

Genealogie abraham

 

 

En général les érudits “bibliques” donnent pour Abraham אַבְרָהָם « Il aimait le père » ou « le père aime » Ibrahim إبراهيم communément appelé Khalil Allah خليل الله (l'ami intime de Dieu) et Sayyidina Ibrahim سيدنا إبراهيم (notre père/maître Ibrahim)

Certains spécialistes ont essayé de mettre Abraham en relation avec une tribu « R(w)hm » mentionnée dans une stèle égyptienne de Séthi Ier pharaon d'Égypte de la 19e dynastie 1294-1279, datant de 1289 av. J.-C. et découverte à Beït Shéan « bet šəʼan, בֵּית שְׁאָן., s’est appelée Scythopolis Σκυθόπολις; puis en latin : Scythopolis, La ville des Scythe ou Nysa  Νϋσα; puis en latin : Nysa peuples indo-européens d'Eurasie en grande partie nomades à la période Hellénistique et Romaine. Puis avec la conquête arabe elle s’est appelée Baysân بيسان ou en arabe dialectal : bayt šān, بيت شان

 Selon Mario Liverani, né en 1939 universitaire italien, professeur d'Histoire antique du Proche Orient, les membres de cette tribu se définissaient comme les « fils de Raham » (Banu Raham بني الرَحَم ) ils avaient pour ancêtre éponyme un « père de Raham » Abu-Raham أبو الرَحَم  c'est-à-dire Abraham Ibrahim إبراهيم.

 Ainsi, une hypothèse est qu'« Abraham serait à l'origine [...] l'éponyme d'une tribu de Banu Raham attestée en Palestine centrale au 13e siècle av. J.-C. pour disparaître ensuite en tant que telle, mais en laissant des traces dans les généalogies tribales ». Une autre stèle de victoire dans le temple d'Amon à Karnak fait peut-être référence au « champ d’Abraham » ou « fort d’Abraham » situé dans le Néguev נֶגֶב  « sud »; Naqab النقب une région désertique du sud d'Israël. Une autre conjecture onomastique (étude des noms propres) identifie ce nom au lexème rhn apparaissant dans des textes d’exécration (fin 3e, début 2e millénaire), rapprochant Abraham d'un dénommé Aburahana, prince de Samhuna, dans la vallée de Jezreel עמק יזרעאל - "Emek Yizreel  سهل زرعين  Sahl Zreyn en Galilée. Abraham signifierait alors « Père de la tribu rhn ». Toutes ces présupposées sources sont néanmoins incertaines et ne peuvent dédaigner que le récit de la Genèse 17:5 est avant tout un énoncé performatif (c'est-à-dire de réaliser lui-même ce qu'il énonce) par lequel Dieu l’Unique fait d'Abraham la figure par excellence de l'ancêtre.

Bible תנך   Torah  תורה   Genèse - בראשית    L'alliance et la circoncision. 17 - 5  

וְלֹא־יִקָּרֵא עוֹד אֶת־שִׁמְךָ אַבְרָם וְהָיָה שִׁמְךָ אַבְרָהָם כִּי אַב־הֲמוֹן גּוֹיִם נְתַתִּיךָ

Phonétique :velo-yiqqaré 'od èth-shimekha averam vehayah shimekha averaham kiy av-hamon ggoyim nethatthiykha

On ne t'appellera plus Abram; mais ton nom sera Abraham, car je te rends père d'une multitude de nations.

Grec  Septante : καὶ οὐ κληθήσεται ἔτι τὸ ὄνομά σου αβραμ ἀλλ' ἔσται τὸ ὄνομά σου αβρααμ ὅτι πατέρα πολλῶν ἐθνῶν τέθεικά σε

 Latin   Vulgate :  nec ultra vocabitur nomen tuum Abram sed appellaberis Abraham quia patrem multarum gentium constitui te

Il est avancé des dates de plus ou moins 1800 - 1700 av. J.C.  Des érudits situent Moïse  מֹשֶׁה בן עמרם en arabe  موسى  Moussa vers  1300 ou 1250 av. J.C.

Sur la période de générations d’Abraham qui se situe à environ -1750 ou-1550 av. J.C. et Moïse à environ -1300 av. J.C.  Si nous remontons jusqu’à Noé, en nous basant sur la liste des générations  telle que donnée par la Bible, nous arrivons à environ -2000 -1900 av. J.C. – à peu près l’époque de l’arrivée des Indo-Européens au Proche-Orient.  Une fois encore, quelque chose cloche dans les datations.

La question de l’historicité du personnage biblique Abraham a fait l’objet d’un travail scientifique considérable par les archéologues. Jusque dans les années 1980, les biblistes tels que Roland de Vaux  1903-1971 père dominicain français et archéologue, défendaient l'historicité de l' 'époque patriarcale (1850-1550 av. J.-C.) même s'ils n’étaient pas d’accord sur l’époque précise, proposant des dates entre -2000 et -1300 avant notre ère. Ils se fondaient sur quatre arguments traditionnels infondés : « les histoires des Patriarches seraient le reflet des grandes migrations du début du deuxième millénaire  des amorrites (en hébreu   אמורי ʼĔmōrī ; en grec ancien : Ἀμορραῖοι )peuple sémite de la Syrie ancienne vers le milieu du 3e millénaire av. J.‑C.; les coutumes et les modes de vie des Patriarches s’expliqueraient dans le contexte socio-historique attesté par des documents de l’époque du Bronze moyen (-1600 -1350 av. J.-C.), parfois nommée « Bronze véritable » ou récent Bronze final ,L'âge du fer, période marquant la fin de l'âge du bronze, débute en Anatolie (Turquie) au IIe millénaire av. J.-C., puis dans tout le Moyen-Orient et l'Égypte, la Grèce, l'Italie ; les noms divins et les concepts religieux garderaient les traces d’une religion pré-yahwiste (de l'hébreu יהוה (yhwh); les noms des Patriarches sont attestés au deuxième millénaire »

L’existence d’archives extraordinairement abondantes (tablettes d’argile) a permis de conclure depuis que le nom « Abraham » se retrouve à différentes époques et en différents lieux de Mésopotamie, sans qu’aucune utilisation particulière à Ur tall al-muqayyar, تل المقير, « la colline poissée/bitumée » dans l'actuel Irak puisse être notée. De plus, les migrations en Mésopotamie sont désormais assez bien connues et aucune ne correspond au trajet du récit biblique, depuis Ur jusqu’en Palestine. Les archéologues constatent également que la géographie de la Palestine à l'époque supposée d'Abraham ne correspond pas au récit biblique (la ville de Beer Sheva situé dans le nord du Néguev Israël ou le nom d'Ur-Casdim n'existaient par exemple pas au 19e siècle av. J.-C.). Abraham ne pouvait pas avoir de chameaux à cette époque car ils n'étaient pas domestiqués. Ces anachronismes et le fait qu'il n'y ait pas d’indications chronologiques dans les récits bibliques rend ainsi inadéquate l’idée d’une période patriarcale.

Le livre de la Bible dans lequel l'histoire d'Abraham est racontée a vraisemblablement été rédigé entre les 7e et 5e siècles av. J.-C., combinant des récits de provenances diverses réunies par plusieurs rédacteurs. Cela semble traduire une origine tardive par rapport à d'autres figures patriarcales plus anciennes comme celle de Jacob et l'idée d'un personnage ayant vécu au deuxième millénaire est abandonnée par la plupart des chercheurs. La conclusion des études scientifiques est le caractère du fait, qu’Abraham personnage biblique qui appartient à l'histoire, dont la réalité est que les textes ne correspondent pas avec les périodes d’âges mentionnées !

 

Vers 1750. Les Patriarches

Entre 2000 et 1750, période de bouleversements politiques en Égypte et en Mésopotamie. Entre les royaumes cananéens petits, mais nombreux, présence de nomades vivant de l'élevage des moutons et des chèvres. La Bible parle de quelques grandes figures qui ont laissé leur nom dans la mémoire de ces clans nomades: Abraham, Isaac, Jacob entre autres ; ce sont les Patriarches. Début de l'aventure du Peuple de Dieu.

 

Entre 1750 et 1550. En Égypte

Égypte gouvernée par des princes étrangers d'origine asiatique, favorisant l'arrivée dans le delta du Nil de nomades à la recherche de pâturages. Parmi eux se trouvent des clans venus de Palestine qui plus tard feront partie du Peuple d'Israël : descente en Égypte des fils de Jacob. 1750, des princes égyptiens chassent les rois étrangers : expulsion des Asiatiques, « premier » Exode.

 

Vers 1250. L'Exode

Datation traditionnelle 16è-12è siècle avant J.C

Datation historique 8è -3è siècle avant J.C

Pour échapper aux corvées des travaux de construction, ordonnées par Ramsès II, fuite de nomades sous la conduite de Moïse : l'Exode (ou sortie d'Égypte). Expérience spirituelle décisive pour l'avenir d'Israël à l’Horeb. Plus tard, partage de la foi nouvelle avec les autres tribus, à Qadesh Barnéa קדש ברנע, lieu de pèlerinage des nomades.

 

1200. Passage à une vie rurale

les nomades revenus en Palestine avec Josué rejoignent ceux qui sont restés dans le pays. Conflits fréquents avec les Cananéens de l'intérieur et les Philistins de la côte : leurs civilisations évoluées influencent les nomades. Sous la conduite des Juges et des premiers Prophètes, apprentissage de la solidarité entre tribus, et de la confiance dans le Dieu qui sauve.

 

1030-1010. Début de La monarchie

Fréquence des affrontements et manque d'unité conduisent les tribus à demander un roi à Samuel, le dernier des Juges. Saül, de la tribu de Benjamin, est désigné. Règne sans gloire qui permet de préciser les rôles respectifs du Prophète et du roi . Israël ne sera pas un royaume comme les autres puisqu'il est le peuple de Dieu, appelé à témoigner au milieu des nations de sa fidélité au Dieu Unique.

 

1010-970.
David

Après la mort de Saül dans la bataille de Gelboé, David consacré roi par Samuel. Il refait l'unité d'un peuple, où renaissent déjà les luttes tribales. Prise de Jérusalem par David : il en fait sa capitale. Campagnes militaires assurent l'indépendance et l'hégémonie d'Israël.

 

970-931.
Salomon

Salomon, fils de David, fait sienne la conception du pouvoir des souverains d'Orient : ses épouses étrangères introduisent à Jérusalem leurs dieux et leurs cultes. Construction du Temple sur la hauteur qui domine la ville et, tout à côté, le palais : en-haut, Dieu et le roi, en bas le peuple. Politique de pouvoir et de prestige : le poids en est porté principalement par les tribus du nord. La révolte couve.

 

Ce qui démontre la véracité du verset suivant :

Sourate 3 آل عمران ʾĀl-ʿImrān La Famille de ʿImran verset  65 à 71

يَا أَهْلَ الْكِتَابِ لِمَ تُحَآجُّونَ فِي إِبْرَاهِيمَ وَمَا أُنزِلَتِ التَّورَاةُ وَالإنجِيلُ إِلاَّ مِن بَعْدِهِ أَفَلاَ تَعْقِلُونَ

65. Ô gens des Écritures ! Pourquoi discutez-vous au sujet d'Abraham, alors que la Thora et l'Évangile n'ont été révélés qu'après lui? Êtes-vous donc déraisonnables à ce point?

65. Ya ahla alkitabi lima tuhajjoona fee ibraheema wama onzilati alttawratu waal-injeelu illa min baAAdihi afala taAAqiloona

 

هَاأَنتُمْ هَؤُلاء حَاجَجْتُمْ فِيمَا لَكُم بِهِ عِلمٌ فَلِمَ تُحَآجُّونَ فِيمَا لَيْسَ لَكُم بِهِ عِلْمٌ وَاللّهُ يَعْلَمُ وَأَنتُمْ لاَ تَعْلَمُونَ

66. Certes, vous pourrez discuter de choses que vous connaissez. Mais pourquoi disputez-vous de celles dont vous n'avez aucune connaissance? Dieu sait, mais vous, vous ne savez pas.

66. Ha antum haola-i hajajtum feema lakum bihi AAilmun falima tuhajjoona feema laysa lakum bihi AAilmun waAllahu yaAAlamu waantum la taAAlamoona

 

مَا كَانَ إِبْرَاهِيمُ يَهُودِيّاً وَلاَ نَصْرَانِيّاً وَلَكِن كَانَ حَنِيفاً مُّسْلِماً وَمَا كَانَ مِنَ الْمُشْرِكِينَ

3.67. Abraham n'était ni juif ni chrétien, mais il était un monothéiste convaincu et entièrement soumis à Dieu. Il n'a donc jamais appartenu au clan des idolâtres. *

67. Ma kana ibraheemu yahoodiyyan wala nasraniyyan walakin kana haneefan musliman wama kana mina almushrikeena

* est qualifié d'idolâtre tout ce qui est relatif au culte de tout dieu, autre que le Dieu, considéré comme Seul Vrai et Unique.

 

إِنَّ أَوْلَى النَّاسِ بِإِبْرَاهِيمَ لَلَّذِينَ اتَّبَعُوهُ وَهَـذَا النَّبِيُّ وَالَّذِينَ آمَنُواْ وَاللّهُ وَلِيُّ الْمُؤْمِنِينَ

68. Certes, les plus fondés à se réclamer d'Abraham sont sûrement ceux qui l'ont suivi, ainsi que ce Prophète et ceux qui ont cru en sa mission. Dieu est le Protecteur des croyants.

68. Inna awla alnnasi bi-ibraheema lallatheena ittabaAAoohu wahatha alnnabiyyu waallatheena amanoo waAllahu waliyyu almu/mineena

وَدَّت طَّآئِفَةٌ مِّنْ أَهْلِ الْكِتَابِ لَوْ يُضِلُّونَكُمْ وَمَا يُضِلُّونَ إِلاَّ أَنفُسَهُمْ وَمَا يَشْعُرُونَ

69. Certains, parmi les gens des Écritures, auraient bien voulu vous induire en erreur, mais, en réalité, ils n'égarent qu'eux-mêmes sans en avoir conscience.

69. Waddat ta-ifatun min ahli alkitabi law yudilloonakum wama yudilloona illa anfusahum wama yashAAuroona

يَا أَهْلَ الْكِتَابِ لِمَ تَكْفُرُونَ بِآيَاتِ اللّهِ وَأَنتُمْ تَشْهَدُونَ

70. Ô gens des Écritures ! Qu'avez-vous à nier les signes de Dieu, alors que vous en êtes témoins?

70. Ya ahla alkitabi lima takfuroona bi-ayati Allahi waantum tashhadoona

 

يَا أَهْلَ الْكِتَابِ لِمَ تَلْبِسُونَ الْحَقَّ بِالْبَاطِلِ وَتَكْتُمُونَ الْحَقَّ وَأَنتُمْ تَعْلَمُونَ

71. Ô gens des Écritures ! Qu'avez-vous à mêler le mensonge à la vérité? Qu'avez-vous à dissimuler la vérité, alors que vous la connaissez?

71. Ya ahla alkitabi lima talbisoona alhaqqa bialbatili wataktumoona alhaqqa waantum taAAlamoona

 

وَقَالَت طَّآئِفَةٌ مِّنْ أَهْلِ الْكِتَابِ آمِنُواْ بِالَّذِيَ أُنزِلَ عَلَى الَّذِينَ آمَنُواْ وَجْهَ النَّهَارِ وَاكْفُرُواْ آخِرَهُ لَعَلَّهُمْ يَرْجِعُونَ

72. Certains, parmi les détenteurs des Écritures, ont dit : «Faites semblant de croire, en début de journée, à ce qui a été révélé aux musulmans et rejetez-le le soir même. Peut-être les ferons-nous ainsi revenir à leurs anciennes croyances?

72. Waqalat ta-ifatun min ahli alkitabi aminoo biallathee onzila AAala allatheena amanoo wajha alnnahari waokfuroo akhirahu laAAallahum yarjiAAoona

 

وَلاَ تُؤْمِنُواْ إِلاَّ لِمَن تَبِعَ دِينَكُمْ قُلْ إِنَّ الْهُدَى هُدَى اللّهِ أَن يُؤْتَى أَحَدٌ مِّثْلَ مَا أُوتِيتُمْ أَوْ يُحَآجُّوكُمْ عِندَ رَبِّكُمْ قُلْ إِنَّ الْفَضْلَ بِيَدِ اللّهِ يُؤْتِيهِ مَن يَشَاءُ وَاللّهُ وَاسِعٌ عَلِيمٌ

73. Et surtout n'ayez foi qu'en vos coreligionnaires.» Dis-leur : «Certes, la meilleure voie est Celle de Dieu. Mais convenez cependant que quelqu'un d'autre que vous puisse recevoir une révélation semblable à celle que vous aviez reçue, ou qu'il puisse vous opposer ses arguments auprès de votre Seigneur !» Et ajoute : «En vérité, la grâce est entre les mains de Dieu ! Il l'accorde à qui Il veut, car Dieu est Incommensurable et Omniscient.

73. Wala tu/minoo illa liman tabiAAa deenakum qul inna alhuda huda Allahi an yu/ta ahadun mithla ma ooteetum aw yuhajjookum AAinda rabbikum qul inna alfadla biyadi Allahi yu/teehi man yashao waAllahu wasiAAun AAaleemun

 

 Généalogie

Moïse la descendance d’Abraham

Moïse  מֹשֶׁה בן עמרם  Moché ben Amram, grec Mωϋσῆς ou Μωσῆς, Mō(y)sēs, latin Moyses, arabe  موسى  Moussa fils de `Amram, עַמְרָם, "peuple élevé" en arabe : ʿimrān, عمران fils de Kehath*1 קְהָת , Qəhāṯ  ou Kohath et de sa tante de Jochebed*2 Yokébed יוֹכֶבֶד soeur de Kehath et enfants de  Lévi לוי en arabe لاوي 2è ou 3è fils de Jacob  יעקב, Ya`aqov, « il talonnera » ; en arabe يعقوب, Ya`qūb fils de Isaacיצחק «  il rira »  en arabe إسحاق  isHāq fils d’Abraham אַבְרָהָם « Il aimait le père » ou « le père aime » Ibrahim إبراهيم fils de Térach תּרח.

*1 Kehath fils de Lévi la mère de Kehath, est Milkah , fille d' Aram

*2Yokébed  יוֹכֶבֶדFille de Lévi elle épousa aussi son neveu Amram fils de Kehath.  Amram était le père de Moïse מֹשֶׁה موسى  Moussa, Aaron אַהֲרֹן هارون  Hārūn  et Myriamמרים  مريم sœur ainée de Moïse.

Descendence de levi

 Bible  תנך    Torah - תורה   Exode  שמות   Généalogie de Moïse et Aaron.  6 -  20 

וַיִּקַּח עַמְרָם אֶת־יוֹכֶבֶד דֹּדָתוֹ לוֹ לְאִשָּׁה וַתֵּלֶד לוֹ אֶת־אַהֲרֹן וְאֶת־מֹשֶׁה וּשְׁנֵי חַיֵּי עַמְרָם שֶׁבַע וּשְׁלֹשִׁים וּמְאַת שָׁנָה

Am'rame prit pour femme sa tante Iocheved ; elle lui enfanta Aharone et Mosché. Am'rame vécut cent trente-sept ans

 Grec  Septante :καὶ ἔλαβεν αμβραμ τὴν ιωχαβεδ θυγατέρα τοῦ ἀδελφοῦ τοῦ πατρὸς αὐτοῦ ἑαυτῷ εἰς γυναῖκα καὶ ἐγέννησεν αὐτῷ τόν τε ααρων καὶ μωυσῆν καὶ μαριαμ τὴν ἀδελφὴν αὐτῶν τὰ δὲ ἔτη τῆς ζωῆς αμβραμ ἑκατὸν τριάκοντα δύο ἔτη

 Latin  Vulgate : accepit autem Amram uxorem Iocabed patruelem suam quae peperit ei Aaron et Mosen fueruntque anni vitae Amram centum triginta septem

Les mariages consanguins étaient très fréquents et perdurent de nos jours dans certaines communautés juives de la diaspora qui ont vécu pendant des siècles en cercle fermé.

Moïse מֹשֶׁה موسى Moussa meurt à 120 ans  Décès : 1200 av. J.-C

 Bible  תנך   Torah  תורה  Deutéronome  דברים  Mort de Moïse 34 - 7 

וּמֹשֶׁה בֶּן־מֵאָה וְעֶשְׂרִים שָׁנָה בְּמֹתוֹ לֹא־כָהֲתָה עֵינוֹ וְלֹא־נָס לֵחֹה

Phonétique : oumoshèh bèn-méah ve'èseriym shanah bemotho lo-khahathah 'éyno velo-nass léh'oh

Moïse était âgé de cent vingt ans lorsqu'il mourut; sa vue n'était point affaiblie, et sa vigueur n'était point passée.

Grec Septante :  μωυσῆς δὲ ἦν ἑκατὸν καὶ εἴκοσι ἐτῶν ἐν τῷ τελευτᾶν αὐτόν οὐκ ἠμαυρώθησαν οἱ ὀφθαλμοὶ αὐτοῦ οὐδὲ ἐφθάρησαν τὰ χελύνια αὐτοῦ

Latin  Vulgate : Moses centum et viginti annorum erat quando mortuus est non caligavit oculus eius nec dentes illius moti sunt

Avant de mourir, La tradition talmudique, fixe au 7 Adar  אֲדָר l'anniversaire de cette mort, que le Seder Olam Rabba סדר עולם רבה Grand Ordre du monde date de l'année 2488 de la Création du Monde.

‘Amram עַמְרָם, c'est-à-dire "peuple élevé" ʿimrān, عمران meurt à 137 ans

 Bible  תנך  Torah  תורה   Exode  שמות   Généalogie de Moïse et Aaron. 6 -  20 

וַיִּקַּח עַמְרָם אֶת־יוֹכֶבֶד דֹּדָתוֹ לוֹ לְאִשָּׁה וַתֵּלֶד לוֹ אֶת־אַהֲרֹן וְאֶת־מֹשֶׁה וּשְׁנֵי חַיֵּי עַמְרָם שֶׁבַע וּשְׁלֹשִׁים וּמְאַת שָׁנָה

Phonétique : vayyiqqah' 'ameram èth-yokhèvèd ddodatho lo leishah vatthélèd lo èth-aharon veèth-moshèh oushenéy h'ayyéy 'ameram shèva' ousheloshiym oumeath shanah

Amram prit pour femme Jokébed, sa tante; et elle lui enfanta Aaron, et Moïse. Les années de la vie d'Amram furent de cent trente-sept ans.

Grec Septante : καὶ ἔλαβεν αμβραμ τὴν ιωχαβεδ θυγατέρα τοῦ ἀδελφοῦ τοῦ πατρὸς αὐτοῦ ἑαυτῷ εἰς γυναῖκα καὶ ἐγέννησεν αὐτῷ τόν τε ααρων καὶ μωυσῆν καὶ μαριαμ τὴν ἀδελφὴν αὐτῶν τὰ δὲ ἔτη τῆς ζωῆς αμβραμ ἑκατὸν τριάκοντα δύο ἔτη

Latin Vulgate : accepit autem Amram uxorem Iocabed patruelem suam quae peperit ei Aaron et Mosen fueruntque anni vitae Amram centum triginta septem

Kehath  קְהָ֔ ת meurt à 133 ans  -2288  -2421 ?

Kehath deuxième fils de Lévi est né en Canaan. Alors que la Bible ne donne pas de date spécifique pour sa naissance ou pour sa mort, la Bible dit bien qu'il a véçu depuis 133 ans. Floyd Nolen Jones estime, en The Chronology of the Old Testament, que Kehath est né en 1716 av. J-C et a entré dans Égypte dix ans après avec son père et deux frères, Guerschon et Merari. Il avait une soeur, Jokébed, en outre de ses frères.

Bible תנך   Torah  תורה   Nombres  במדבר   Les clans des Lévites 4 - 2 

נָשֹׂא אֶת־רֹאשׁ בְּנֵי קְהָת מִתּוֹךְ בְּנֵי לֵוִי לְמִשְׁפְּחֹתָם לְבֵית אֲבֹתָם

Phonétique : naso èth-rosh benéy qehath mitthokhe benéy léviy lemishepeh'otham levéyth avotham

Compte les fils de Kehath parmi les enfants de Lévi, selon leurs familles, selon les maisons de leurs pères

 Grec  Septante : λαβὲ τὸ κεφάλαιον τῶν υἱῶν κααθ ἐκ μέσου υἱῶν λευι κατὰ δήμους αὐτῶν κατ' οἴκους πατριῶν αὐτῶν

 Latin  Vulgate : tolle summam filiorum Caath de medio Levitarum per domos et familias suas

Jacob יעקב, « il talonnera »  يعقوب, Ya`qūb meurt à 147 ans

 Bible  תנך   Torah  תורה  Genèse  בראשית   Vayehi  ויחי  47 – 28

וַיְחִי יַעֲקֹב בְּאֶרֶץ מִצְרַיִם שְׁבַע עֶשְׂרֵה שָׁנָה וַיְהִי יְמֵי־יַעֲקֹב שְׁנֵי חַיָּיו שֶׁבַע שָׁנִים וְאַרְבָּעִים וּמְאַת שָׁנָה

Phonétique : vayeh'iy ya'aqov beèrèts mitserayim sheva' 'èseréh shanah vayehiy yeméy-ya'aqov shenéy h'ayyayv shèva' shaniym veareba'iym oumeath shanah

Jacob vécut dix-sept ans dans le pays d'Egypte; et les jours des années de la vie de Jacob furent de cent quarante-sept ans.

Grec Septante : ἐπέζησεν δὲ ιακωβ ἐν γῇ αἰγύπτῳ δέκα ἑπτὰ ἔτη ἐγένοντο δὲ αἱ ἡμέραι ιακωβ ἐνιαυτῶν τῆς ζωῆς αὐτοῦ ἑκατὸν τεσσαράκοντα ἑπτὰ ἔτη

 Latin Vulgate : et vixit in ea decem et septem annis factique sunt omnes dies vitae illius centum quadraginta septem annorum

Isaac יצחק   il rira ; إسحاق meurt à 180 ans

 Bible תנך  Torah  תורה  Genèse  בראשית  Mort d'Isaac. 35 -28 

וַיִּהְיוּ יְמֵי יִצְחָק מְאַת שָׁנָה וּשְׁמֹנִים שָׁנָה

Phonétique : vayyiheyou yeméy yitseh'aq meath shanah oushemoniym shanah

Les jours d'Isaac furent de cent quatre-vingts ans.

Grec Septante : ἐγένοντο δὲ αἱ ἡμέραι ισαακ ἃς ἔζησεν ἔτη ἑκατὸν ὀγδοήκοντα

Latin Vulgate : et conpleti sunt dies Isaac centum octoginta annorum

ʾAḇrāhām; Ἀβραάμ, Ibrahim;: ابراهيم meurt à 175 ans Date de décès : 1600 av. J.-C.

 

 Bible  תנך   Torah  תורה  Genèse  בראשית  Mort d'Abraham. 25 - 7 

וְאֵלֶּה יְמֵי שְׁנֵי־חַיֵּי אַבְרָהָם אֲשֶׁר־חָי מְאַת שָׁנָה וְשִׁבְעִים שָׁנָה וְחָמֵשׁ שָׁנִים

Phonétique : veéllèh yeméy shenéy-h'ayyéy averaham ashèr-h'ay meath shanah veshive'iym shanah veh'amésh shaniym

Voici les jours des années de la vie d'Abraham: il vécut cent soixante quinze ans.

Grec  Septante : ταῦτα δὲ τὰ ἔτη ἡμερῶν ζωῆς αβρααμ ὅσα ἔζησεν ἑκατὸν ἑβδομήκοντα πέντε ἔτη

Latin Vulgate : fuerunt autem dies vitae eius centum septuaginta quinque anni

Térach תּרח, meurt à 205 ans

Bible  תנך   Torah - תורה  Genèse  בראשית  La descendance de Térah. 11 - 32 

וַיִּהְיוּ יְמֵי־תֶרַח חָמֵשׁ שָׁנִים וּמָאתַיִם שָׁנָה וַיָּמָת תֶּרַח בְּחָרָן 

Phonétique : vayyiheyou yeméy-thèrah' h'amésh shaniym oumathayim shanah vayyamath tthèrah' beh'aran

Les jours de Térach furent de deux cent cinq ans; et Térach mourut à Charan.

Grec  Septante : καὶ ἐγένοντο αἱ ἡμέραι θαρα ἐν χαρραν διακόσια πέντε ἔτη καὶ ἀπέθανεν θαρα ἐν χαρραν

Latin Vulgate : et facti sunt dies Thare ducentorum quinque annorum et mortuus est in Haran

Entre Abraham Date de décès : 1600 av. J.-C. et Moïse date de Décès : 1200 av. J.-C .il y aurait selon les écrits Bibliques 400 ans d’écart, :Abraham vécu 175 années, Isaac vécu 180 années,  Jacob vécu 147 années, Kehath vécu 137 années,’Amram vécu 137 années, Moise vécu 120 années.

Historicité de la Bible

Pour ce qui concerne les premiers livres de la Bible התנ"ך الكتاب المقدس « alkitab almuqaddas », de Genèse  ספר בראשית  Sefer Bereshit سفر التكوين  « safar alttakwin » à Juges, ספר שופטים  Sefer Shoftim سفر القضاة « safar alquda »  les fouilles des lieux qui sont cités dans la Bible ne corroborent pas les faits qu'elle décrit. Par exemple, l'exode, le séjour au désert pendant quarante ans et la conquête du pays de Canaan ne sont corroborés ni par l'archéologie ni par l'histoire.

Plus on s’approche de la période de l’exil 6e siècle av. J.-C., et plus le texte biblique s’accorde avec l’histoire bien attestée de la région du Levant. Ainsi, la Bible fait référence à la destruction du royaume d’Israël en -722, à la mort du roi Josias en -609, à la destruction du premier temple de Jérusalem en 587, puis à sa reconstruction vers -515.

Datation de la Bible

Depuis le 19e siècle, des fouilles archéologiques au Moyen-Orient ont fourni de nouveaux éléments sur le contexte dans lequel la Bible a pris forme. Ces découvertes permettent de mieux préciser l'histoire des royaumes d'Israël מַמְלֶכֶת יִשְׂרָאֵל  مملكة إسرائيل « mamlakat 'Iisrayiyl » 930 av. J.-C. – 720 av. J.-C et de Juda יְהוּדָה يهوذا « Yahudha », aidant à mieux comprendre la formation du texte biblique qui s'y inscrit. La tradition faisant de Moïse מֹשֶׁה موسى  Moussa l'auteur de la Torah תּוֹרָה « Lois » توراة , Tawrah, de Davidדָּוִיד داوُد Daoud l'auteur du livre des Psaumes (Livre des Louanges  )ספר תהילים  Sefer Tehillim,; كتاب المزامير kitab al mazamiret de Salomon שְׁלֹמֹה, سليمان Sulayman celui du livre des Proverbes משלי litt. Paraboles سفر الأمثال safar al'amthal est ainsi démentie, et une nouvelle approche historique et critique s'opère, reposant sur une base plus historique et scientifique que proprement religieuse.

La datation des textes bibliques dépend de méthodes telles que la philologie, (l'étude d'un langage à partir de documents écrits) la paléographie,(l'étude des écritures manuscrites anciennes, indépendamment de la langue utilisée) la comparaison avec d'autres textes antiques, et l'archéologie. Les dates de rédaction des textes de la Bible hébraïque sont parfois difficiles à établir, et certaines datations font l'objet de débats entre les spécialistes.

 La majorité d'entre eux s'accordent toutefois pour situer son écriture entre les 8e et 2e siècle av.J.C.

Israel12 tribus

Une quarantaine d’hommes ont participé à la rédaction de la Bible sur une période de 1 600 ans ; certains d’entre eux en ont rédigé plus d’une partie. La Bible est une bibliothèque miniature qui compte 66 livres. Les 39 premiers forment les Écritures hébraïques (connues sous le nom d’Ancien Testament), et les 27 derniers les Écritures grecques chrétiennes (appelées aussi Nouveau Testament).

L'Ancien Testament ou Ancienne Alliance en grec : ἡ Παλαιὰ Διαθήκη // hê Palaià Diathếkêa العهد القديم  « aleahd alqadim » été écrit par environ 31 personnes entre 1473 et 460 avant la naissance de Jésus.

La Thora a été probablement écrite par Moïse מֹשֶׁה موسى  Moussa et Josué יְהוֹשֻׁעַ يَشُوعُ Yashue. Elle est composée par les 5 premiers livres de la Bible (Genèse בראשית Bereshit, Exode שְׁמוֹת Shemot, Lévitiqueויקרא  Vayikra, Nombreבמדבר  Bəmidbar, et Deutéronome דְּבָרִים  Devarim). Les livres suivants ont été écrits par des rois (David דָּוִיד, داوُد Daoud ? Salomon שְׁלֹמֹה, Shlemo, سليمان Sulayman), ainsi que des chefs, des sages et des Prophètes נביאים  nébīīm (Samuel שְׁמוּאֶל , Gad  גָּד, Nathan אֶל־נָתָן, Jonas יוֹנָה, Joël יוֹאֵל, Amos עָמוֹס, Osée הושֵעַ, Isaïe יְשַׁעְיָהוּ, Michée מִיכָה, Sophonie צְפַנְיָה, Nahum נַחוּם, Habacuc חֲבַקּוּק, 'Abdias עֹבַדְיָה Ezékiel יְחֶזְקֵאל, Jérémie יִרְמְיָהוּ, Daniel  דָּנִיֵּאל, Aggée חַגַּי, Zacharie זְכַרְיָה, Malaki מַלְאָכִי.

Les douze petis prophetes

Les Evangiles : Il en existe en réalité plus d'une centaine (!), dont quatre seulement ont été canonisés en 364* apr. J.-C. lors du concile de Laodicée,(métropole de la Phrygie actuellement la  Turquie) l'Église ayant estimé, « guidée dans cette opération par le Saint-Esprit », que tous les autres évangiles étaient apocryphes et hérétiques

Actuellement, il a été découvert  environ 5700 manuscrits grecs du Nouveau Testament. Aussi, en langues variées (Syriaque, Latin, Copte, etc.), Certaines copies comportent la totalité des textes néotestamentaires, tandis que d’autres n’en contiennent qu’une partie. Les manuscrits ou fragments ont été eux-mêmes produits à partir de copies et non pas des textes « originaux »

 Tous les manuscrits grecs du Nouveau Testament sont divisés en trois catégories : (1) les papyri (on peut compter la découverte d’une centaine (datant entre les 2e et 8e siècle de notre ère). Les onciaux; (manuscrits écrits en majuscules.) les minuscules, à partir du 9e siècle de notre ère à ce jour. Les évangiles canoniques sont attestés vers 250 de notre ère dans le Papyrus Chester Beatty I

* sa date exacte est incertaine : pour certains (Baronius et Binus) il eut lieu en 314, avant le concile de Nicée (aujourd'hui, İznik, en Turquie du

Papyrus evangile

Epitres catholique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

גַּבְרִיאֵל  جبرائيل Jibrāʾīl

 

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