les écoles juridiques islamiques

les écoles juridiques islamiques

 

 Les écoles juriques islamiques

 

Quand il est question du Prophète Muhammad il est bon de dire ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui »

les écoles juridiques islamiques COURANTS ET MOUVEMENTS EN ISLAM طوائف إسلامية   tawayif 'iislamia

Il est à rappeler que la sharî‘a  الـشَّـرِيعَـة  Littéralement "chemin menant à la source", devient dans le contexte religieux "chemin pour respecter la loi". a été établie par Allah pour sauvegarder cinq principes fondamentaux de l'homme :

La religion   الدين , la vie الحياة , La conscience العقل , les biens المال, et la descendance النسل.

Les sources du droit Les usûl al-fiqh أصول الفقه

Les usûl al-fiqh أصول الفقه sont une science qui permet de définir clairement les sources du droit et de les hiérarchiser.

la connaissance d'un statut juridique s'échelonne sur cinq niveaux différents. Nous pouvons les classer comme suit :
1. La certitude yaqîn يقين: c'est un savoir indiscutable dont nous sommes totalement sûrs.

2. Le probable azh-zhann الظن : c'est un savoir dont la véracité a davantage de probabilités d'être confirmée qu'infirmée.

3. Le doute ash-shakk الشك : c'est un savoir qui provoque un état d'hésitation qui empêche la prise de décision.

4. L'improbable al-wahm الوَهم : c'est un savoir illusoire dont la véracité a plus de raisons d'être infirmée que confirmée.

5. L'ignorance al-djahl جَهْل: C'est l'absence de savoir. Cette catégorie comporte deux niveaux : l'ignorance simple al-djahl al-bassît الجهل البسيط et l'ignorance complexe al-djahl al-murakkab الـجـهـل الـمـركّـب. La première catégorie fait état d'une absence de savoir préalable, quant à la seconde catégorie, elle fait état d'un faux savoir.  

Le fiqh الفقه est donc une analyse profonde de la pratique afin d'en déterminer le statut légal.

Les sources du droit musulman se divisent en deux parties. Il y a d'une part celles qui font unanimité et d'autre part celles qui font divergence. Les sources qui font unanimité sont le Coran, القُرْآن, al-Qur’ān et la tradition prophétique Sunna سنة. Pour ce qui est des sources qui font divergence, nous pouvons les répertorier ainsi :

1. Le consensus al-idjmâ'. إِجْمَاع sources du droit musulman fiqh, فقه, après le Coran القُرْآن, al-Qur’ān et la sunna سنة. Les écoles juridiques مذهب maḏhab, pluriel : مذاهب maḏhâhib lui accordent une place plus ou moins grande. Le consensus est généralement compris comme celui des oulémas عالم spécialistes du domaine dont il est question. Une règle de droit prise par ce procédé ne peut en aucun cas contredire le Coran القُرْآن, al-Qur’ān et la sunna سنة.

2. Le raisonnement analogique al-qiyâs قياس. « analogie », « référence » ou « syllogisme » désigne un type de raisonnement utilisé dès une époque ancienne par les juristes musulmans فقهاء المسلمين  fuqaha' almuslimin pour déterminer la solution d'un problème de droit fiqh فقه non prévu par les textes du Coran القُرْآن, al-Qur’ān et la sunna سنة

L'importance de cette méthode comme source du droit musulman est variable selon les écoles d'interprétation (madhhab  مذهب  pluriel : مذاهب maḏhâhib, conception ; école juridique musulmane) . Elle s'appuie, notamment, sur un verset du Coran sourate 59 verset 2

فَاعْتَبِرُوا يَا أُولِي الْأَبْصَارِ.......................................................

................................faiAAtabiroo ya olee al-absari

qui précise deux versions de traduction

................................Méditez cette leçon, vous qui êtes doués d'intelligence !

ou

................................Méditez cette leçon, vous qui êtes doués d'intelligence !

 

 

 , et sur le sourate 4 verset 43, qui autorise l'ablution* avec du sable lorsque l'on manque d'eau.

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ لاَ تَقْرَبُواْ الصَّلاَةَ وَأَنتُمْ سُكَارَى حَتَّىَ تَعْلَمُواْ مَا تَقُولُونَ وَلاَ جُنُباً إِلاَّ عَابِرِي سَبِيلٍ حَتَّىَ تَغْتَسِلُواْ وَإِن كُنتُم مَّرْضَى أَوْ عَلَى سَفَرٍ أَوْ جَاء أَحَدٌ مِّنكُم مِّن الْغَآئِطِ أَوْ لاَمَسْتُمُ النِّسَاء فَلَمْ تَجِدُواْ مَاء فَتَيَمَّمُواْ صَعِيداً طَيِّباً فَامْسَحُواْ بِوُجُوهِكُمْ وَأَيْدِيكُمْ إِنَّ اللّهَ كَانَ عَفُوّاً غَفُوراً
.43. Ô vous qui croyez ! Ne faites pas la salât lorsque vous êtes ivres , attendez que vous ayez retrouvé votre lucidité ! Ne la faites pas non plus lorsque vous êtes en état d'impureté , attendez que vous ayez fait vos grandes ablutions, à moins que vous ne soyez en voyage ! Si vous êtes malades ou en voyage, ou si vous venez de satisfaire vos besoins naturels, ou si vous avez approché une femme et que vous ne trouviez pas d'eau, utilisez alors de la terre propre pour vous en essuyer le visage et les mains, car Dieu est Indulgent et Miséricordieux.
43. Ya ayyuha allatheena amanoo la taqraboo alssalata waantum sukara hatta taAAlamoo ma taqooloona wala junuban illa AAabiree sabeelin hatta taghtasiloo wa-in kuntum marda aw AAala safarin aw jaa ahadun minkum mina algha-iti aw lamastumu alnnisaa falam tajidoo maan fatayammamoo saAAeedan tayyiban faimsahoo biwujoohikum waaydeekum inna Allaha kana AAafuwwan ghafooran

* les grandes ablutions ġhusl, غسل, bain rituel et les petites ablutions wuḍūʾ, وضوء, ablution et les ablutions sèches التيمم Tayammum . Ces ablutions visent à se mettre dans un état de pureté rituelle

Le prophète de l'islam, Muhammad, ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui » lui-même aurait habilité le gouverneur du Yémen, Mu'adh ben Djabal, معاذ بن جبل   originaire de Médine « à faire de son mieux » s'il ne trouvait pas de solution appropriée dans le Coran et la sunna.

Il ne s'agit pas d'un jugement personnel à plus forte raison qu'une interprétation de la « Loi divine », mais d'un raisonnement rigoureux qui n'est pas susceptible d'arbitraire, systématique et encadré par les règle de l'analogie.

Le Prophète ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui » dit :
«Une roche propre est un moyen de purification pour que le musulman fasse ses ablutions même si l'eau manque dix ans» [Nassai et Ibn Hayyan].

3. La loi révélée avant le Coran, القُرْآن, al-Qur’ān   shar'min qablinâشرع من قبلنا «Initié par nous,"les dispositions légales établies dans les Lois des Prophètes et des Apôtres avant La Loi envoyée au Prophète محمد, Muḥammad, le loué ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui »

شرع من قبلنا" هو تلك الأحكام الشرعية المقررة في شرائع الأنبياء والرسل

«Initié par nous," est que les dispositions légales établies dans les canons des Prophètes et des Apôtres

4. L'avis du compagnon qawl as-sahâbî.  قول الصحابي   Allah en soit satisfait : رضي الله عنه, raḍiyAllāhu ‘anhu .Dans de nombreux textes du Coran القُرْآن, al-Qur’ān et la sunna سنة qui sont devenus les dogmes des musulmans dans leurs croyances il est mentionnée le bon comportement privé, du bon compagnon الصحابة aṣ-ṣaḥābah .pluriel  صحابي, sahābīy qui se traduit par « ami, compagnon ». Les « saḥābiyyāt » صحابيات, saḥābiyāt sont les femmes condisciples de محمد, Muḥammad, le loué . Tous les sahabas الصحابة sont considérés comme justes `udul عُدُول avec cependant des degrés différents auprès d'Allah الله du fait de leurs sacrifices pour la cause de l'islam. عُدُولَة

5. L'intérêt général al-maslaha al-murssala. المصالح المُرسَلة Il est composé de deux termes: « Al-Maslaha المصالح  ou pl. المصلحة» qui signifie intérêt ‘s’, profit ou avantage, et le terme Mursalah المُرسَلة qui veut dire absolu.

6. Le principe de préférence al-istihsân اِسْتِحْسان l’approbation. (La préférence juridique) consiste pour le juriste Faqīh فقيه à préférer un argument juridique à un autre argument juridique d'égale force. La préférence peut-être réalisée par le texte, par consensus, par nécessité, par analogie implicite, par l’usage coutumier, par l’intérêt général.
Exemple : Le dévoilement de la `awrah عورة partie intime désigne toute chose restée à découvert ou toute partie du corps que l’être humain cache par pudeur et faisant partie de sa vie privée, car la pudeur est considérée comme « une branche de la foi ».est illicite, une exception sera faite à ce jugement pour des raisons médicales où le patient devrait exposer des membres de sa  `awrah عورة au médecin. Dans ce cas de nécessité médicale, la préférence est donnée au jugement exceptionnel.

Sourate 7 الأعراف ʾAl-ʾAʿrāf les limbes verset 26

.يَا بَنِي آدَمَ قَدْ أَنزَلْنَا عَلَيْكُمْ لِبَاساً يُوَارِي سَوْءَاتِكُمْ وَرِيشاً وَلِبَاسُ التَّقْوَىَ ذَلِكَ خَيْرٌ ذَلِكَ مِنْ آيَاتِ اللّهِ لَعَلَّهُمْ يَذَّكَّرُونَ

Ô fils d'Adam ! Nous vous avons dotés de vêtements pour couvrir votre nudité, ainsi que de parures. Mais le meilleur vêtement est la crainte révérencielle du Seigneur ! C'est là un des signes de Dieu. Peut-être s'en souviendront-ils !

Ya banee adama qad anzalna AAalaykum libasan yuwaree saw-atikum wareeshan walibasu alttaqwa thalika khayrun thalika min ayati Allahi laAAallahum yaththakkaroona

7. La coutume al-'urf. عُرْف « us et coutume » ou « le convenable »malheureusement dans certains pays dit musulmans la coutume interfère constamment avec la charia الشريعة « chemin pour respecter la Loi de Dieu ». « L’émanation de la volonté de Dieu  Shar' لشَّر» Tel est le cas, par exemple, dans l'islam indien sunnite, ainsi qu'en Indonésie,  Afghanistan, les Comores etc où la vie quotidienne est plus commandée par la coutume appelée 'âda عدا que par le fiqh فقه.

8. Le principe de l’état d’origine al-istis-hâb الاستصحاب « preuve secondaire dans la science de la jurisprudence principe juridique stipulant que les règlements continuent d'être valides jusqu'à preuve du contraire. Ce qui nécessite la survie de ce qui a été réalisé et l'existence ou l'absence de celui-ci dans le cas pour ce qu'il était à cause du manque de preuves pour changer».

9. La coutume des Gens de Médine 'amal ahl al-Madina. عَمَل أهْل المدِينَة La pratique des Médinois est ce qui fait consensus chez les savants de Médine, dans leur totalité ou leur quasi-totalité, au temps des Salafs  سلف plus spécifiquement du temps des Compagnons et de leurs élèves at-Tabi’oune التابعون.

10. Le principe de précaution sadd adh-dharâ'i' سد الذرائع   signifie littéralement mettre obstacle sadd سد aux moyens ou aux prétextes dharâ'i' الذرائع Combler excuses.

Les sources que nous venons d'évoquer sont hiérarchisées dans un système global qui régit l'ensemble du droit musulman. Le Coran القُرْآن, al-Qur’ān et la sunna سنة sont absolument prioritaires. C'est à ces deux sources qu'il faut se référer en premier lieu pour étudier un cas juridique.

 Sourate 4 النساء ʾAn-Nisāʾ Les Femmes, verset 59.

.يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ أَطِيعُواْ اللّهَ وَأَطِيعُواْ الرَّسُولَ وَأُوْلِي الأَمْرِ مِنكُمْ فَإِن تَنَازَعْتُمْ فِي شَيْءٍ فَرُدُّوهُ إِلَى اللّهِ وَالرَّسُولِ إِن كُنتُمْ تُؤْمِنُونَ بِاللّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ ذَلِكَ خَيْرٌ وَأَحْسَنُ تَأْوِيلاً

4.59. Ô croyants ! Obéissez à Dieu, obéissez au Prophète et à ceux d'entre vous qui détiennent le pouvoir. En cas de litige entre vous, référez-vous-en à Dieu et au Prophète, si votre croyance en Dieu et au Jugement dernier est sincère. C'est là la démarche la plus sage et la meilleure voie à choisir.

4.59. Ya ayyuha allatheena amanoo ateeAAoo Allaha waateeAAoo alrrasoola waolee al-amri minkum fa-in  tanazaAAtum fee shay-in faruddoohu ila Allahi waalrrasooli in kuntum tu/minoona biAllahi waalyawmi al-akhiri thalika khayrun waahsanu ta/weelan

 Le consensus prend la troisième position et le raisonnement analogique occupe la quatrième.

Les sources se divisent au niveau de leur nature en deux parties : les sources informatives (les textes juridiques) et les sources analytiques- effort intellectuel d'interprétation. Les sources informatives sont : le Coran القرآن ; al Qur'ān, « la récitation », la Sunna, سنة signifie « cheminement » ou « pratique(s) » le consensus, la coutume, la loi révélée avant le Coran القرآن ; al Qur'ān, l'avis du compagnon et la coutume des gens de Médine 'amal ahl al-Madina. عَمَل أهْل المدِينَة. Quant aux sources analytiques, ce sont : le raisonnement analogique, l'intérêt général, l'avis prioritaire, l'état de continuité et le principe de précaution.

Pour ne pas tomber dans l’ignorance ou dans l’innovation, cherchez la Science par ses racines, non pas plus loin au risque d'y retrouver de fausses vérités. La source de la religion de la foi  est : al Qur'ān القرآن, « la récitation », les hadiths véridiques أحاديث,  croire  en l’ultime Messager  رسول النهائي de Dieu محمد, Muḥammad, le loué  l’Unique الله, envoyé pour l’humanité afin de  revivre  la religion monothéiste d’Abraham » dernier Prophète, qu’un ultime messager de Dieu serait envoyé à l’humanité faire revivre « la religion d’Abraham إبراهيم Ibrahim

vidéo interressante non pas que c'est mon beau frère mais pour son savoir (en arabe uniquement)

الباحث خالد ترغي/المغرب: "علم المنطق والأصول: أية علاقة"

Chercheur Khalid Targhi  Maroc: «Logique et actifs: toute relation."

albahith khalid Targhi almghreb: "elm almantiq walaswl: ayt ealaqa"

https://www.youtube.com/watch?v=90FzypCRmaM&feature=youtu.be&app=desktop

Khalid targhi

 

COURANTS ET MOUVEMENTS EN ISLAM طوائف إسلامية   tawayif 'iislamia

 

 

SUNNITES أهل السنة

Écoles de jurisprudence

فقه مذاهب maḏhâhib fiqh

 

Hanafite  حنفى fondé par Nuʿmān ibn Thābit ibn Zūṭā ibn Marzubān نعمان بن ثابت بن زوطا بن مرزبان  connu par Abou Ḥanīfah, أبو حنيفة 699-767 la plus ancienne des quatre écoles sunnites سني sunnīy madhhab مذهب de droit musulman مصادر الشرع الإسلامي  masadir alshsharae al'iislami et de jurisprudence fiqh فقه : dérive du verbe signifiant comprendre,

L'école hanafite, fortement représentée chez les musulmans non arabophones, est la principale école de l'islam depuis l'époque de la dynastie des Omeyyades الأمويون  al-ʾUmawiyyūn 661-750. Elle est particulièrement répandue en Turquie, où l’Empire ottoman l'officialisa la majorité des Turcs sont hanafis حنفى, dans les régions asiatiques à l'est de l'Iran

Les sources sont, par ordre d'importance :

  1. Le Coran القُرْآن, al-Qur’ān : c'est la source première et les sources suivantes sont vues sous l'angle de celle-ci. Elles ne peuvent contredire le livre saint de l'islam.
  2. La sounnah  سنة « cheminement » ou « pratique(s) » le terme sunnah سنة est employé pour désigner la « loi immuable » de Dieu sous l’expression sunnah Allah .سُنَّةَ اللَّهِ) qui signifie « règles de Dieu »: le hadith حديث pris en compte doit non seulement être sahîh صحيح : authentique  mais aussi être très répandu mash'hour مشاهر  célèbre - réputé.Cette disposition sert à se protéger des hadiths faussement attribués à محمد, Muḥammad, le loué , qui furent très présents là où peu de compagnons deمحمد, Muḥammad, le loué الصحابة  aṣ-ṣaḥābah importants s'établirent, tels que ʿAlī ibn Abī T̩ālib علي بن أبي طالب ou Abdullah ibn Masʿūd عبدالله بن مسعود..
  3. Le consensus Ijma' إِجْمَاع des compagnons : l'opinion unanime des sahaba sur un point donné non mentionné dans une source précédente prend le dessus sur toute opinion personnelle de tout juriste musulman Faqīh فقيه au pluriel, Fuqahā', فقهاء spécialiste du fiqh, فقه «  dérive du verbe signifiant comprendre ». Ce madhhab مذهب reconnaît aussi le consensus des savants musulmans علّامة ouléma ou ʿulamā’, pluriel de عالم ʿālim comme valide en tout temps, fondé sur le hadith connu que la oumma أمّة  communauté ; nation ne se mettra jamais d'accord sur une erreur.
  4. L'opinion individuelle d'un compagnon : si des sahabas الصحابة diffèrent sur un point, on se réfère à l'opinion qui convient le plus pour émettre la fatwa فتوى, « avis juridique », au pl. : fatāwā, فتاوى. Un spécialiste pouvant donner des fatwas est appelé un mufti مفتي .
  5. Le Qiyas قياس ou le raisonnement par analogie« référence » ou « syllogisme » : dans les domaines où il n'y avait aucune preuve claire disponible, l'imam Abou Hanifa considérait son raisonnement égal à l'opinion d'un tabi'i التابعي,  raisonnement fondé sur le qiyas que lui et ses élèves avaient établi. Tābi‘în التابعون (suiveurs), sont la génération de musulmans qui ont connu des compagnons deمحمد, Muḥammad, le loué mais qui n'ont pas connu محمد, Muḥammad, le loué lui-même. Ils sont considérés comme la meilleure génération après les Sahaba الصحابة. Pour cela, ils s'appuient sur la parole de محمد, Muḥammad, le loué qui a dit : . Sahih Muslim  صحيح مسلم, « 2535-215 خَيْرُ عَذِهِ الاُ مَّهِ القَرْنُ الَّذِينَ بُعِثتُ فِيعِمْ ثُمَّ الَّذِينَ يَلُو نَعُمْ» khayr eadhih ala mah alqarn aladhin bueitht fieim thuma alladhin yalu naeum « Les meilleures de ma communauté sont ma génération, celle qui vient après et celle qui vient après.». Ils sont ainsi considérés comme la meilleure des générations après les Sahaba الصحابة.  . Sahih Muslim  صحيح مسلم,» -2536     القَرنُ الَّذي فِيه، ثم الثاني، ثم الثالِثُ        ‘alqarn aladhy fih, thumm alththani, thumm althalith’ « C’est la génération parmi laquelle je vis, ensuite la deuxième, ensuite la troisième »
  6. L'Istihsân اِسْتِحْسانla préférence juridique : c'est en substance la préférence donnée à une preuve sur une autre car elle apparaît plus conforme à la situation, même si elle est en apparence moins pertinente qu'une autre. Ceci peut concerner le fait de donner préférence à un hadith spécifique sur un hadith général.
  7. La coutume locale 'Urf عُرْف : les « us et coutume » ou « le convenable » locales entrent en jeu quand il n'y a pas d'injonctions religieuses disponibles. C'est ce principe qui est à l'origine de l'inclusion de certaines pratiques culturelles vues comme religieuses par un observateur extérieur.

Aussi appelée école de la libre opinion ou « rationaliste »les faiseurs d’opinion ashâb al-râ'y, الرأي اصحاب par opposition aux traditionalistes, ashâb al-hadîth,  أصحاب الحديث c'est la plus libérale des quatre écoles dans le sens où elle a recours à l'analogie qiyas قياس « référence » ou « syllogisme » pour déduire des règles non explicitées dans les sources premières et de son habitude à discuter des problèmes hypothétiques de fiqh فقه (résoudre un problème avant qu'il ne se pose). Ce rite a été « manifestement influencé par les règles du droit romain de la tutelle et de la curatelle. »

 

Malikite مالكي fondé par Imām Mālik ibn Anas  مالك بن أنس  708/716 - 796 .Cette école est majoritaire en Afrique du Nord et Afrique de l'Ouest ; on la retrouve par ailleurs en Égypte, au Soudan et dans certains pays du golfe Persique (Koweït, Émirats arabes unis, Qatar, Bahreïn). Suivie par environ 20 % des musulmans, c'est la troisième école en nombre de pratiquants ; en France, elle est la première. Cette école diffère essentiellement des trois autres par les sources qu'elle utilise pour déterminer la jurisprudence. Si les quatre écoles utilisent toutes le Coran, القُرْآن, al-Qur’ān la sunna,  سنة signifie « cheminement » ou « pratique(s) » est employé pour désigner la « loi immuable » de Dieu sous l’expression sunna Allah .سُنَّةَ اللَّهِ qui signifie « règles de Dieu ».ainsi que l'ijma إِجْمَاع s  le consensus des compagnons du Prophète et le qiyâs قياس, « analogie », « référence » ou « syllogisme raisonnement consiste en deux propositions dont on déduit une troisième ») désigne un type de raisonnement utilisé dès une époque ancienne par les juristes musulmans  فقهاء المسلمين fuqaha' almuslimin pour déterminer la solution d'un problème de droit fiqh فقه  non prévu par les textes du Coran القُرْآن, al-Qur’ān et de la sunna سنة. le malikisme utilise également les pratiques des premiers habitants musulmans de Médine عـمـل أهـل الـمـديـنـة Amal ahl al-Madina comme source de la jurisprudence islamique fiqh الْفِقْهُ في اللغة alfiqh fi alllugha et fait grand cas de la tradition du Prophète hadiths أحاديث, « communication orale du Prophète « tout en prenant en considération l'intérêt général.

 

Chaféite الشافعية  fondé par Imām Al-Chafi'i  الشافعي  767-820 Ce madhhab مذهب  est répandu en Égypte, Érythrée, Indonésie, Thaïlande, Inde du sud, Suriname, aux Comores, aux Philippines, au Yémen et est le madhhab d'État au Brunei Darussalam. L'imam Al-Chafii combina en quelque sorte le fiqh فقه du Hedjaz الحجاز madhhab maliki مذهب مالكي avec celui d'Irak madhhab hanafi  حنفى مذهب Il rassembla les règles en dictant à ses élèves dans un livre nommé Al-Hujja كتاب الحجة kitab alhujj l'évidence. Al-Chafii rejeta les principes d'istihsaan d'Abu Hanifa اِسْتِحْسان أبو حنيفة « La préférence juridique »  et d'istislâh de l'imam Mâlik استصلاح إمام مالك « l’intérêt général considérés comme forme de bid'ah بدعة innovation, puisque selon lui ces méthodes étaient fondées sur un raisonnement humain. Cependant confronté à des problèmes similaires Al-Châfi'î  الشافعي dut recourir à un principe similaire à l'istihsân اِسْتِحْسان La préférence juridique et à l'istislâh استصلاح  l'intérêt général, qu'il nomma istis'hâb الاستصحاب. signifiant littéralement "rechercher un lien", il cherche à renvoyer un ensemble de circonstances postérieures à des circonstances antérieures

 

Hanbalite الحنابلة  fondé par Ahmad ibn Hanbal أحمد بن حنبل   780-855 Prônant l'origine divine du droit en réaction au mutazilisme المعتزلة  inspiré par la philosophie grecque du VIIIe siècle. Il est le socle du traditionalisme, est parfois présenté comme l'école la plus conservatrice de l'islam sunnite. Elle est aujourd'hui retrouvée essentiellement en Arabie saoudite. Sa méthode d'enseignement était de dicter les hadiths أحاديث de son immense recueil de hadith, le Musnad مسند recueil de hadiths أحاديث, qui contient plus de 30 000 hadiths  أحاديث avec les opinions de compagnons du Prophèteمحمد, Muḥammad, le loué , les Sahaba الصحابة concernant leurs interprétations. Il mettait ensuite en pratique les hadiths أحاديث ou les règles y découlant pour résoudre un problème. Il donnait aussi sa propre opinion tout en interdisant à ses élèves de noter ses déductions personnelles. Ainsi son madhhab  مذهب  « école juridique »a été rapporté non pas par ses élèves, mais par les élèves de ces derniers.

  1. Le Coran القُرْآن, al-Qur’ān : C'est la source première qui prime en toutes circonstances ;
  2. La sunnah  سنة « cheminement » ou « pratique(s) » : La sunnah سنة est l'autre source fondamentale, à la seule condition que, selon l'imam Ahmad, le hadith soit attribué directement à Prophète محمد, Muḥammad, le loué 
  3. L'Ijma' إِجْمَاع unanimité; consensus des compagnons) : L'opinion unanime des compagnons de sahaba الصحابة  du Prophète محمد, Muḥammad, le loué   sur un point donné non mentionné dans une source précédente est la troisième source de droit. Cependant il rejette comme inexacte toute revendication d'ijmâ'  إِجْمَاع  autre que ceux des sahaba الصحابة, car trop de savants sont éloignés les uns des autres, et obtenir un consensus est presque impossible ;
  4. L'opinion individuelle d'un compagnon sahaba الصحابة   : Si des compagnons diffèrent sur un point, il accepte tous les avis tout comme l'imam Mālik ibn Anas.  إمام مالك بن أنس (711-795). On retrouve ainsi dans ce madhhab مذهب plusieurs avis pour un seul problème ;
  5. Le hadith da'îf   ضعيف  حديث : faible ; défaillant ; fragile : Si, pour un cas à traiter, aucun des quatre principes précédents ne fournit de solutions, l'imam Ahmad إمام حميد préfère utiliser un hadith da'îf   ضعيف  حديث  plutôt que se fier à la déduction personnelle qiyâs قياس « analogie », « référence » ou « syllogisme ». Bien entendu, les narrateurs rapportant un tel hadith da'îf   ضعيف  حديث  ne doivent pas être fâssiq  فاسق pervers-pêcheur ou kadh'dhâb  كذاب menteurs. À noter que le hadith da'îf   ضعيف  حديث : faible pour l'imam Ahmad est le hadith mursal مرسلا الحديث « si celui qui l'a raconté du Prophète محمد, Muḥammad, le loué   est un Taabi'i  التابعي « les suivants » et non un Sahaabi , « ami, compagnon « et non pas le hadith da'îf   ضعيف  حديث : faible comme nous le connaissons actuellement, car lui le rejetait tout simplement.
  6. Le Qiyas  قياس « analogie », « référence » ou « syllogisme » : En derniers recours, l'imam Ahmad applique ce principe bien qu'à contre-cœur.

 

Zahirite الظاهرية fondé par  Dawoud ibn Ali ibn Khalaf az-Zahiri داود بن علي الظاهري  815-884 et Abû Muḥammad Ali ibn Ahmad ibn Sa'īd ibn Hazm az-Zahiri al-Andalussi أبو محمد علي بن حزم الأندلسي    994-1064 . Cette école ne laissait aucune latitude au juge qui ne pouvait se référer qu'au Coran  القُرْآن, al-Qur’ān et à la Sunnah  سنة .Au 8è siècle, une dispute se déroule entre les partisans de la tradition des gens du hadith أهل الحديث  ʾahl al-ḥadīṯ et qui la suivent en matière de théologie comme de jurisprudence et les gens de l'opinion, أصحاب الرّأي    ʾasḥāb ar-raʾy.Ce mouvement tient son nom de la croyance que sous chaque objet évident zahîr ظاهِر du verbe arabe َظَهَر qui signifie «apparaître « explicite », « obvie », « littéral ». Les actes et les faits du croyant dans le zâhir  ظاهِر  ne peuvent pas diminuer ou accroître sa foi, La vérité échappe à la preuve juridique parce qu’il n'y a pas, dans le zâhir,   ظاهِر un savoir qui est certain Il s'écarte ainsi de l'ijtihād اِجْتِهاد, effort de réflexion que les oulémas عُلَماء ou muftis مفتي et les juristes musulmans entreprennent pour interpréter les textes fondateurs de l'islam et en déduire le droit musulman  مصادر الشرع الإسلامي  masadir alshsharae al'iislami ,ou pour informer le musulman de la nature d'une action (licite, illicite, réprouvée) et repousse en conséquence le ra'y رَأْي  opinion jugement prudentiel) et le qiyās قياس « analogie », « référence » ou « syllogisme », qui sont regardés comme des interprétations subjectives interférant entre la volonté de Dieu exprimée dans le texte sacré et le croyant.,il y a caché un concept ésotérique (bâtin باطن  occulte ; secret ; ésotérique). Ce mouvement  fut très puissant sous le règne d'Al-Ma'mûn المأمون abū al-ʿabbās al-maʾmūn ʿabd allāh ben hārūn ar-rašīd أبو العباس المأمون عبد الله بن هارون الرشيد « Celui en qui on a confiance » (786-833). Le 8e siècle était baigné dans une atmosphère ésotérique mettant en cause les fondements de l'islam comme la nature de Dieu, les fondements du Coran et l'attitude à l'égard du califat. Dans le même temps l'opinion devenait l'égale du Coran القرآن ; al Qur'ān, « la récitation » et des hadiths أحاديث communication orale  et d'un autre côté les mutazilites  المعتزلة voulaient introduire le raisonnement dans tous les domaines, y compris en matière de foi et de révélation   

Cette école était une école théologique mais aussi une école juridique madhhab مذهب de droit musulman لإسلامي  مصادر الشرع masadir alshsharae li'iislami  notamment en al-Andalus  الأندلس Espagne  L'école juridique a disparu laissant les quatre écoles canoniques subsister après la chute de l'Andalousie.

Les zâhirites furent parmi ceux qui dirent qu'une femme pouvait être l'imam إمام, guide, celui qui est devant lors de la prière. Pour cela ils citaient le cas de Umm Waraqa أم ورقة  , une femme qui avait recensé une partie du Coran, qui commandait aux gens de son quartier, qui avait son propre muezzin  المؤذن (celui qui fait l'appel à la prière) et chez qui il y avait un autre homme, un esclave. Cet esclave la tua et il fut crucifié sur l'ordre du calife Omar ibn al-Khattâb عمر بن الخطاب. Cet exemple est récusé par les sunnites car lorsqu'elle voulut participer au combat delors de la bataille de Badr غزوة بدر ghazwat badr 17 mars 624, محمد  Muḥammad, le loué , lui enjoignit de rester chez elle. Et d'en conclure que si elle ne pouvait pas participer au combat, elle ne pouvait certainement pas diriger la prière. L'exemple d’Umm Waraqa أم ورقة  est basé sur un hadith حديث jugé solide, transmis par Muhammad ibn Sa'd ibn Mani' al-Baghdadi محمد بن سعد بن مَنِيع ou Ibn Sa'd ابن سعدا, (784 – 845) «  source Ibn Saad: Kitab al-Tabaqat al-Kabir كتاب الطبقات الكبير « le grand livre de cours », vol. 8, p. 335 ».

Ibn Hazm بن حزم  (994 -1064 théologien Cordouan  قرطبة  Qurṭuba  Córdoba Cordou Espagne) Descendant de chrétiens convertis à l'islam (depuis deux siècles) a revivifié  l'école Zahirite الظاهرية, mais elle ne lui a pas survécu longtemps. Il est l'auteur du livre de jurisprudence (fiqh فقه : comprendre) « Al-Muhallâ d'Ibn Hazmالمحلى لابن حزم » qui constitue une référence est un des plus importants livres de la jurisprudence islamique au point d’être considéré comme étant une importante encyclopédie de la jurisprudence au vu de l’abondance des domaines scientifiques abordés. Les oulémas عُلَماء des toutes les écoles traditionnelles n'hésitent pas à le citer comme référence. Il connaîtra de multiples emprisonnements et exils au cours de sa vie.

Ne pas oublier comme réference le cinquième grand Imam Sufyān al-Thawrī سفيان الثوري né (97  mort 161 ) est un Imam. Connu pour sa grande piété, il ne dormait que très peu la nuit du fait de ses prières et de sa recherche de la science religieuse. Il naquit à Koufa et il vécut de nombreuses années à Bassorah pour échapper aux autorités religieuses. Il fonda une école de droit qui ne rencontra pas un grand écho au sein de la communauté musulmane. Il était très modeste. Nombreuses sont les fois où ce noble homme a dû interrompre sa prière à cause de l'abondance de ses pleurs. Il mourut à Bassorah en 778. On ne doit pas le confondre avec Sufyān ibn Uyayna, natif lui aussi de Kūfa, et qui vécut dans la même période mais se fixa et enseigna à La Mecque.

Ecoles théologiques ʿaqīdah,عقيدة 

Atharisme  أثري Ahmed ben Hanbal   أحمد بن حنبل 780-855 et Ibn Qudama Al-Maqdisi   ابن قدامة المقدسي 1147 1223.

Est une des trois écoles d'interprétation théologique dans l'islam sunnite. L'emphase de l'école Hanbaliste fait de celle-ci une héritière de l'atharisme.

L'atharisme veut dire se fonder sur l'athar (al-Athariyya أثريا le texte, le report), c'est le fait de fonder essentiellement l'interprétation des textes sur le Coran et les Hadith pour l'énonciation des avis religieux en premier lieu.

 

Ash'arite Ash'ari الأشعرية al-ʾAšʿarīyya ou أشاعرة, ʾašʿarīa école  fondé par Abu Al-Hasan al-ʾAshʿarī  أبو الحسن الأشعري 873-935 descendant d'Abu Musa al-ʾAshʿarī, أبو موسى الأشعري décédé entre 662 ou 672 compagnon de محمد, Muḥammad, le loué , et issu de la tribu yéménite des acharites. Les adhérents à cette école sont nommés les acharites. D'après Muhammad  Zâhid Al Kawtharî محمد زاهد الكوثري  (1879-1952) cette école de pensée se répandit très vite et devint l'école théologique majoritaire. Dans l'introduction du Tabyin Kadhib Il Muftarin تبيين كذب المفتري  (ceux qui fabrique le mensonge) faite par Muhammad  Zâhid Al Kawtharî محمد زاهد الكوثري dans laquelle il dit : « Ainsi, tous les Mâlikites مالكي, les trois quarts des Shâfi'ites شافعي, un tiers des Hanafites حنفي, et une partie des Hanbalites الحنبلي ont suivi cette approche Ash'arite الأشعري en ce qui concerne la théologie, depuis l'époque d'Al-Bâqillânî, tandis que les deux tiers des Hanafites حنفي suivaient l'approche Mâturîdîte الماتريديه  fondé par Abul Mansûr Al Mâturîdî  ابو المنصور الماتريدي  (852-945)dans les demeures qui sont au-delà du fleuve [Euphrate], les terres de la Turquie, de l'Afghanistan, de l'Inde, de la Chine, et de tout ce qui est au-delà, excepté ceux d'entre eux qui tendaient vers le Mu'tazilisme  المعتزلة (al i'tizal العتزال « la retraite »), comme cela a également été le cas de certains Shâfi'ites شافعي. »

D'abord adepte du mu'tazilisme المعتزلة en tant qu'élève d' Abû `Alî Al-Jubbâ'î mort en 915, s'en sépara au moins sur deux points essentiels :

  • Il récuse la thèse qui affirme que les actes de l'homme sont créés par celui-ci, il affirme que l'homme est libre de ses actions mais c'est Dieu qui crée ses actes (bons ou mauvais);
  • Il réfute la thèse des mutazilites affirmant que le Coran القُرْآن, al-Qur’ān est contingent et créé : Il reprend alors et théorise la position de Ahmad Ibn Hanbal الإمام أحمد بن حنبل (780-855) et de l'ensemble des traditionalistes en déclarant que le Coran  القُرْآن, al-Qur’ān est incréé car, étant la Parole de Dieu lui-même, elle fait donc partie de lui

Ibn Khaldoun ابن خلدون  1332-1406 a dit dans son livre Muqaddima المقدمة Introduction à l'histoire universelle :

« Il suivait les opinions d 'Abdu Llâh Ibn Sa'îd Ibn Kullab عبد الله ابن سعيد ابن كلّاب  décès 855, d'Abûl 'Abbâs Al Qalânisî ابو العباس القلانسي  9è siècle était certainement un contemporain de Abu al-Hasan al-Ash'ari et d'Al-Hâtith Al Muhâsibî الحارث المحاسبي 781–857, tous partisans de l'attitude des salafs سلف  ancêtres  ou  prédécesseurs »en accord avec la voie Sunnite. Il fortifia ces doctrines par des arguments tirés de la théologie dialectique ». Ibn Taymiyya ابن تيمية 1263-1328 a dit aussi : Abou Hassan Al-Ash'arî  أبو الحسن الأشعري 874–936 fut le plus proche de l'Imâm Ahmad Ibn Hanbal, notamment sur les questions se rapportant au Coran القرآن  al Qur'ān, « la récitation » et aux Attributs Divins. ». Il se différencia de la majorité des salafs سلف « ancêtres » ou « prédécesseurs » par l'utilisation du raisonnement logique afin de prouver la justesse de la révélation contenue dans le Coran القرآن  al Qur'ān et la sunnah سنة lorsque le besoin s'en fait ressentir lors d'un débat ou une réfutation. Ce raisonnement lié à la théologique est appelé kalâm كلام, discussion, dialectique qui est accusé d'être scolastique (dérivé du terme schola, provient du grec  σχολή scholê au sens d’oisiveté, de temps libre, d’inactivité, qui – plus tardivement – signifie : « tenir école, faire des cours ») par les non partisans dont la mouvance salafiste

L'acharisme fut ensuite repris par Abû Hamid Al-Ghazali ابوحامد محمد غزالی (1058-1111) connu en Occident sous le nom d'Algazel qui, sur le point de la prédestination, prend le contre pied de la position des mutazilites المعتزلة. Dieu n'a de compte à rendre à personne et n'a à se soumettre à aucune loi, l'univers est parfait comme il est sans que rien ne puisse y être amélioré. La condition de chaque humain n'est l'objet d'aucune injustice car ce serait contraire au principe de la justice divine : les misères de la vie terrestre sont certes des pertes sur terre, mais elles sont aussi des gains dans l'au-delà. Sans la nuit, le jour n'aurait pas de valeur. Sans la maladie, la santé ne serait pas si appréciable. Si l’imperfection n’avait pas été créée, la perfection resterait inconnue.

Dans son ouvrage intitulé L'incohérence des philosophes تهافت الفلاسفة Tahafut al-falasifa, Abû Hamid Al-Ghazali ابوحامد محمد غزالی  prend le contre-pied de la philosophie rationnelle grecque et attaque principalement Avicenne, nommé aussi Ibn Sīnā  ابن سینا (980-1037) et Al-Farabi الفارابي (872-950) . Averroès ابن رشد, Ibn Rushd (1126-1198) riposta avec l’Incohérence de l'Incohérence  تهافت التهافت Tahāfut al-Tahāfut. Son influence reste cependant encore très profonde dans le monde musulman depuis cette époque.

L'acharisme a été surtout propagé par la dynastie des Almohades الموحدون (al-Muwaḥḥidun (12e siècle-13e siècle) au Maghreb المغرب العربي al-Maghrib al-Arabi, et la dynastie ayyoubideالدولة الأيوبية alddawlat al'uyubia, 12e siècle-14e siècle au Machrek المشرق العربي al-Mashreq al-Arabi.

 

Mâturîdî الماتريدية Abul Mansûr Al Mâturîdî ابو المنصور الماتريدي 852-945  Le Maturidisme ou Mâturîdisme al-māturīdīyya الماتريدية est une école de théologie sunnite semblable à l'Ash'arisme, aussi bien dans sa méthodologie que dans ses avis théologiques. Elle fut fondée par Abul Mansûr Al Mâturîdî ابو المنصور الماتريدي et se veut l'héritière du dogme établi par le juriste hanafite Abû Ja'far At Tahâwî, أبو جعفر الطحاوي ,vers 843 ou 853-935 lui-même héritier du dogme de l'Imâm Abû Hanîfah.  Il est l'auteur de l'ouvrage de référence du crédo des musulmans intitulé Bayân Ul I'tiqâd Ahl Is Sunnah بيان الاِعْتِقَادِ السنة discours sur les croyances des sunnites, couramment appelé Aqîdah Ut Tahâwiyyah  العقيدة الطحاوية (la croyance de At Tahâwî). Elle fut l'école théologique généralement adoptée par les juristes Hanafites à travers les âges.

Dawa دَعْوة mouvements et nouveaux courants

Deobandi الديوبنديَّة Tablighi Jamaat   جماعة التبليغ Muhammad Ilyas al-Kandhlawi. محمد إلياس الكاندهلوي1885-1944

 Jamaat-e-Ulema   جمیعت علمائے  .Fondé en 1945 par Shabbir Ahmad Usmani. شبیر احمد عثمانی 1887-1949

 Al-ʾIkḫwān al-Muslimūn  المسلمون Hassan el-Banna  حسن البنا 1906-1949

  grand-père de Tariq Ramadan  طارق رمضان  1962 et Hani Ramadan هاني رمضان 1959 .

 Hizb ut-Tahrir حزب التحرير, Parti de la Libération fondé en 1953 par Taqiuddin al-Nabhani  تقي الدين النبهاني  1909-1977

Jamaat-e-Islami جماعتِ اسلامی Parti islamique Burhanuddin Rabbani برهان الدين رباني 1940 2011

Jamaat-e-Nūrsi جماعتِا لنورسي Said Nursi سعيد النورسي 1878 -1960 Fethullah Gülen  فتح الله كولن  1941.

Jam'iyyat al-Mashari' al-Khayriyya al-Islamiyya  الأحباش أو جمعية المشاريع الخيرية الإسلامية                                      Abdullah al-Harari عبد الله الهرري 1910.2008 ·

 La Fondation de la Recherche Islamique مؤسسة البحوث الإسلامية

 Zakir Abdul Karim Naik ذاکر عبدالکریم نائیک 1965

 La Society américaine de l'islam sunnite الجمعية الأمريكية للإسلام السني

 Warith’ūd-Dīn Muḥammad وارث الدين محمد . 1933-2008  ·

 Salafisme  as-salafiyya Wahhabisme السلفية الوهابية Muhamad Ibn Abdelwahhab  محمد بن عبد الوهاب ·1703-1792

Salafisme du KwaZulu-Natal en Afrique du Sud  السلفية كوازولو ناتال جنوب أفريقيا

 Ahmed  Hussein Deedat  أحمد حسين ديدات ·1918-2005

Ahl al-Hadîth أهل الحديث Yusuf Estes يوسف إستس 1944 converti à l'islam en 1991

CHIITES أهل الشيعة Écoles de jurisprudence

maḏhab fiqh مذهب فقه

 

Ghulāt غلت extrémiste, exagérant

Kaysanites   الكيسانية.885secte des débuts du chiisme apparue après les mouvements de révolte contre les Omeyyades الأمويون  al-ʾUmawiyyūn, ou بنو أمية Banū ʾUmayyah à Koufa  الكوفة al-kūfa en 685. L'origine de son nom vient de al-Mukhtâr ibn Abî `Ubayd 

المختار بن أبي عبيد   un serviteur de Muhammad ibn al-Hanafîya, محمد بن الحنفية un des fils de Ali ibn Abi Talib علی پسر ابو طالب et d'une femme de la tribu des Banu Hanifa, Khawlah bint Jafar خولة بنت جعفر qui a annoncé que son maître est le Mahdi مَهْديّ, « personne guidée par Dieu ; celle qui montre le chemin » attendu par les musulman à la fin des temps. Cette secte se subdivisa en plusieurs sous sectes et fut la première à utiliser des missionnaires da`i داع [dā`i], agent recruteur; propagandiste; apôtre pour répandre sa doctrine.

Khurrām'īyyah خرمية La religion joyeuse  vers 800, appelée aussi Surkh jāmgān سرخ جامگان aux habits rouges,un dse fondateurs Bābak Khurramdîn بابك خرمدين

Qizilbash قزلباش  « tête rouge » fondé par le cheikh Safi al-Din Ardabili صفي الدين الأردبيلي 1252-1334 confrérie safavieh الصفوية construit sur les fondations de l'ordre Zahediyeh الزاهدية fondé fondé par Sheikh Zahed Gilani  connu aussi sous le nom de Taj Al-Din Ebrahim ibn Rushan Amir Al-Kurdi Al-Sanjani تاج الدين ابراهيم كردی سنجانی 1216-1301.

Alaouites علويّ également appelés noseïris ou nusayris, نصيريّ, le fondateur est Muhammad Ibn Nusayr al-Namîri al-`Abdi, محمّد بن نصيرالنميّري العبدي mort en 884

La doctrine religieuse des Alaouites repose sur la croyance en une triade composée d'Ali علي dit le Sens ou l'Essence ma'na معنى, de Muhammad محمّد qui serait son Nom ism اسم ou son Voile hijāb الحجاب et de Salman le Perse سلمان الفارسي , Salmân al-Farisi 568-657 Son vrai nom serait Rouzbeh روزبه qui serait sa Porte bāb باب. Selon les Alaouites, Ali عليa créé Muhammad  محمّد qui lui-même a créé Salman le Perse سلمان الفارسي. Muhammad محمّد  déclara que Salman faisait partie de sa propre famille. Ali علي , lui donna le surnom de Loqman  لقمان  le Sage

Hurufisme الحروفيَّة fondé par, Fəzlullah Nəimi,  فضل الله نعيمي 1340-1394 connu aussi sous le nom Tabrīzī تبریزی . cette doctrine se forme en Azerbaïdjan à la fin du 15e siècle. Philosophe chiite azerbaïdjanais Fażlu l-Lāh Astar-Ābādī Nāimī   فضل الله نعيمي الاسترآبادي , de son vrai nom Təbrizi التبريزي, à Astrabad  استرآباد  Iran qui expose la théorie dans le Djawidan جَويدً, le Livre de l’Éternité. Ce mouvement panthéiste tire son nom de l’arabe "huruf حروف ", caractère. Le hurufisme  حروفية  divinise les nombres et les lettres, les associations de lettres qui forment le mot. Pour cette doctrine, les lettres sont au principe de l’Univers, celles-là mêmes qui se lisent sur le visage humain. Nəimi se voyait lui-même comme le lieu de manifestation maẓhar مَظْهَر de la totalité des éléments constituant le métalangage divin. Dès lors, sa mission consistait à préparer l’humanité à la manifestation imminente de la parole divine dans le monde, la manifestation qui marquera la fin des temps – d’où l’orientation apocalyptique de son enseignement. En 1394, Nəimi  نعيمي est décapité par Miran Shah میران شاه, troisième fils de Tamerlan تيمورلنك, au Nakhitchevan  نَخجَوان aujourd'hui une république autonome d'Azerbaïdjan أذربيجان. Après la mort de Nəimi, un nouveau rite se crée autour de sa tombe qui remplace désormais pour ses disciples La Mecque comme direction de la prière et lieu du pèlerinage. (une hérésie en islam) L’influence spirituelle et intellectuelle du hurufisme حروفية se propage cependant sur un vaste territoire incluant l’Iran, l’Inde et l’Empire ottoman, et se perpétue jusqu’à nos jours. (voir école théologique Tasawwouf  تصوف Hurūf’īyyah لحروفيَّة )

Ismaéliens اسماعيلي Son nom provient d'Ismaïl ben Jafar إسماعيل بن جعفر entre 719 et 722-762 ne pas les confondre avec les ismaélites. descendants d'Ismaël إسماعيل    Prophète de l'islam et patriarche biblique.

Druzes  درزي  darazī, pluriel دروز  durūz un Turc nommé Muhammad bin Ismail Nashtakin ad-Darazi محمد بن اسماعيل نشتاكين الدرازي, décès vers 1018 dont le nom est à l’origine du terme « Druzes », sont  hétérodoxe« qui pense d'une autre manière que celle habituelle, dominante » s’appuie sur la croyance en la réincarnation. Il n’y a ni liturgie » ensemble des rites, cérémonies et prières », ni lieux de culte dans la religion druze.         

 Nizârites النزارية aussi appelés bâtinîs باطِنِيّ occulte ; secret ; ésotérique est également un des 99 noms d'Allah الله . fondateur Hasan-i Sabbâh الحسن بن الصباح  1036 ?- 1124  surnommé le Vieux de la Montagne Chaykh al-Jabal   شيخ الجبل suivie par ,Nizâr ben al-Mustansir  نزار بن المستنصر1045-1097

Hāfizī الحافظ  `Abd al-Majîd Al-Hâfiz عبد المجيد الحافظ 1076-1149

Dawoodi (Dâ’ûd) Bohras داؤدی بوہرہ  nommé d'après leur 27e Da'i داع  " propagandiste; apôtre ", Syedna Daud ibn Qutubshah. سيدنا داود بن قطب شاه Décédé en 1612

Mustaliens مستعلي  reconnaissent Al-Musta'li المستعلي  1074-1101 comme le neuvième calife et dix-neuvième Imam fatimide et le légitime successeur de son père Al-Mustansir Billah المستنصر بالله

Duodécimains  اثنا عشرية, Ithnā'ashariyya qui croient dans l'existence des douze imams. Chaque imam est le fils du précédent, excepté Husayn Ibn Ali الحُسين بن علي, 626-680 qui était le frère de Hasan الحسن بن علي 624-669.

Jafarite  الجعفريون  fondée par Ja`far as-Sâdiq  جعفر الصادق 702-765, le sixième imam chiite. considéré comme une autorité en matière de droit et de hadiths  حديث .

L'école juridique madhhab مذهب  chiite dit Jafarite est une école d'interprétation fiqh  فقه du Coran d'inspiration chiite شيعة contrairement aux quatre grandes écoles sunnites.

 Elle est fondée par Ja`far as-Sâdiq considéré comme le sixième imam chiite et descendant direct de la famille du prophète. C'est la première école de l'Islam, appelé école jafarite ou école des ahlul bayt أهل البيت, les gens de la maison. Son nom complet Abû `Abdillâh Ja`far bin Muhammad al Sâdiq أبو عبد الله جعفر بن محمد الصادق fils de Muhammad al-Bâqir Abû Ja`far Muhammad ben `Alî al-Bâqir أبو جعفر محمد بن علي الباقر surnommé Bâqir et de  Farwah bint al-Qasim, أم فروة بنت القاسم petit fils de abū muḥammad `alīy ben al-ḥasan zayn al-`ābidīn, أبو محمد علي بن الحسين زين العابدين « parure des croyants » est parfois surnommé as-Sajâd السجاد, « le prosterné » et de Fatimah bint al-Hasan ibn Ali فاطمة بنت الـحسن بن علي‎‎, arrière petit fils de Abû `Abd Allah al-Husayn ben `Alî îbn Abî Tâlib Sayyîd ach-Shuhâdâ' أبو عبد الله الحسين بن علي سيد الشهداء ou Husayn, Hussein حسين surnommé « Sayyd ach-Chuhâdâ » الشهداء et de Shahrbānū  شهربان « dame de la cité » arrière –arrière petit fils de Abū al-H̩asan ʿAlī ibn Abī T̩ālib أبو الحسن علي بن أبي طالب, dit ‘Ali علیcousin du Prophète Muhammad  et de Fatima Zahra فاطمة الزهراء « la resplendissante » fille du Prophète Muhammad  محمد et de Khadija خَدِيجَة,

L'enseignement de l'école jafarite est assez éloigné de celui des quatre écoles sunnites. L'imam Ja'far as-Sâdiq fut le professeur d'Abou Hanifa  أبو حنيفة et de l'Imâm Mâlik ibn Anas, مالك بن أنس fondateurs de leurs écoles juridiques respectives:

Akhbarisme اخباري désigne une branche du chiisme duodécimain traditionaliste qui rejette l’ijtihad  اِجْتِهاد, effort de réflexion et considère que seuls le Coran القُرْآن, al-Qur’ān et les hadith  حديث doivent être utilisés.

Usulisme. الأصولية Usûliyya » l’école des mujtahid, les pratiquant de l’ijtihâd Cheikh Al-Moufid  الشيخ المفيد .948-1022

Shaykhisme  الشيخية plus importante école philosophique et spirituelle du chiisme duodécimain. Elle fut fondée par Sheïkh Ahmad Ahsâi الشيخ أحمد الأحسائي 1752-1825

Bābā’īyyah  بابا ياح Şücâ-ed-Dîn Ebû'l-Bekâ Baba İlyas bin Ali el-Horasânî il tenta, vers l'an 1240, de renverser la doctrine de Muhammad, et prétendit être lui-même l'envoyé de Dieu

Alévites العلاهيون à travers le sixième imam Dja'far al-sadiq جعفر الصادق 702-765 et à Haci « hadj »Bektaş Veli حاج بِكْتَاش وَلِيّ  1209-1271 descendant du Prophète  par Ali ar-Rida علی  رضا, fondateur de l'ordre des bektachi البِكْتاشيَّة fut largement influencé dans sa formation au XVe siècle par l'Hurufisme (voir Fəzlullah Nəimi فضلالله استرآبادی Təbrizi تبریزی 1340-1394)

Zaydites الزيدية, az-zaydiyyah se veut l'école de pensée des Ahl al-Bayt أهل البيت, les gens de la maison par excellence et se réclame de la conception du chiisme enseignée par l'imam  زيد بن علي بن الحسين بن علي Zayd Ibn 'Alî Ibn Al Husayn Ibn 'Alî Ibn Abî Tâlib né vers695- 740.  Il s'agit d'un des trois grands courants chiites avec le chiisme duodécimain et l'ismaélisme, et le plus proche du sunnisme.

Écoles théologiques

مذهب عقيدة

maḏhab ʿaqīdah 

Batiniens باطِنِيّ Maymûn al-Qaddâh ميمون القداح  Maymûn le flamboyant serait né vers 1030- 1068 Maymun al-Qaddah est né à Ahwaz en Iran. Juif convertit au judaïsme et l’islam, Il appartenait au clan Makhzumi المخزومي et était le mawla مولى (esclave libéré « musulman non arabe ») de l'Imam Muhammad Bakir et de l'Imam Jafar Sadik. Pour certain, Muḥammad ben ʾismāʿīl ben jaʿfar aṣ-ṣādiq, محمد بن إسماعيل بن جعفر الصادق ou Muhammad al-Maktûm (740-813) serait le même personnage est le premier imam caché selon les Ismaéliens, qui forment eux-mêmes une branche chiite de l'islam « voir aussi le sujet  Nizârites النزارية »

Hamdan Qarmat Hamdan Qarmat Ibn al-Ach'ath  حمدان قرمط بن الاشعث 891 et 906) est le fondateur de la secte des Qarmates, القرامطة un courant dissident de l’ismaélisme, auquel il a donné son nom

al-Qarāmiṭa  القرامطة courant dissident du chiisme ismaélien refusant de reconnaître le fatimide Ubayd Allah al-Mahdî  عبيد اللّه المهدي 873-934 comme imam, actifs surtout au 10e siècle en Irak العراق, Syrie سوريا, Palestine فلسطين et dans la région de Bahreïn  البحرين où ils fondèrent un état (~903-1077) aux prétentions égalitaires - mais néanmoins esclavagiste - parfois qualifié de communiste, qui contrôla pendant un siècle la côte d’Oman عمان. Il y eut des Qarmates dans toutes les régions atteintes par les missions ismaélites : Yémen اليَمَن, Sind, سندھ Khorasan  خراسان, Transoxiane mā warāʾ an-nahr, ما وراء النهر, « au-delà du fleuve »   Ils sont à l’origine du sac de la Mecque مكة  et Médine المدينة en 930) qui leur valurent une réputation de guerriers cruels et sanguinaires.

Nasir e Khosraw ناصرخسرو philosophe, théologien et poète ismaélien de langue perse 1004-1074 i a été nommé al-Maktûm  مكتوم « le Silencieux »

Turkestan تركستان « Pays des Turcs »en Asie Centrale

Alévites al ‘alawīyyah العلاهيويَح regroupe des membres de l'islam dits hétérodoxes et revendique en son sein la tradition universelle et originelle de l'Islam et aussi de toutes les religions monothéistes. se rattache au chiisme duodécimain à travers le sixième imam  Dja'far al-sadiq  جعفر الصادق et Haci Bektaş Veli الحاج بِكْتَاش وَلِيّ (voir notes à ce sujet)

Murjisme المرجئة une madhhab مذهب apparue tôt dans l'Islam ; les adeptes de cette école antilittéraliste sont connus sous le nom de Murjites ou Murji'ites المرجئون). Cette école disparue est, aujourd'hui, considérée comme impie par l'ensemble des madhhabs مذاهب.

Mu'tazilite المعتزلة mu‘tazilisme mais aussi Al mu'tazila, est une importante école de théologie musulmane 'Aqîda عقيدة apparue au 8e siècle vers l’an 131 de l’Hégire الهجري hiǧraʰ], « immigration ». Elle s'oppose aux écoles de théologie aujourd'hui dominantes comme l'Asharisme أشاعرة, ʾašʿarīa,  doctrine fondée par Abu Al-Hasan al-ʾAshʿarī  أبو الحسن الأشعري  873-935 et le Maturidisme الماتريدية al-māturīdīyya  fondée par Abul Mansûr Al Mâturîdî ابو المنصور الماتريدي ainsi que d'autres écoles plus littéralistes comme l'école de théologie de l'hanbalisme. Vivement critiqué par les courants salafiste  السلفية  et wahhabite وهابية , le mutazilisme المعتزلة est aujourd'hui peu représenté dans la communauté musulmane. Le mutazilisme a été interdit, ses livres brûlés, et on ne connaissait plus sa doctrine que par les textes des théologiens traditionalistes qui l'avaient attaqué. Au 19e siècle, la découverte des volumineux ouvrages d'al-Jabbâr  عبد الجبار ont permis de mieux comprendre l'importance de ce courant de pensée dans la formation de la théologie musulmane actuelle, qu'elle soit sunnite ou chiite. Al-Jabbâr  عبد الجبار 925-1025 fut l'un des plus renommés du courant mu'tazilite المعتزلة. Son nom, signifie « Serviteur du Tout Puissant »

Tasawwouf تصوف

Soufisme الصوفية et Tariqa  طَرِيقة

                           

Aïssawa عيساوة ordre mystico-religieux fondé à Meknès مكناس au Maroc par Muhammad ben Aïssâ almaghribi محمد بن عيسى المغربي (1465-1526 / 882-933 H.), surnommé le « Maître Parfait » Chaykh al-Kâmil  شيخ الكامل  et originaire de la ville de Taroudant  تارودانت.Les termes Aïssâwiyya (‘Isâwiyya) et Aïssâwa (‘Isâwa), issus du nom du fondateur, désignent respectivement la confrérie (tariqa, طَرِيقة litt. « voie ») et ses disciples sing. fakir فقیر, lit. « pauvre » ; plur. : fuqarāʾ, فقراء, litt. « pauvre »). À l’origine clairement orthodoxe, « qui pense dans la bonne voie ». Plus largement : « ce qui est conforme à », « respectueux de la tradition ». la confrérie des Aïssâwa  عيساوة est devenue un phénomène social complexe, à la charnière du sacré et du profane, du domaine privé et public et des cultures savantes et populaires. Les Aïssâwa عيساوة sont célèbres dans le monde arabe pour leur musique spirituelle caractérisée par l'utilisation du hautbois  الغايتة; alghaita (syn. Mizmar مزمار, zurna زورنه), fabriquée en bois de mûrier, de buis ou d'abricotier de chants collectifs d'hymnes religieux accompagnés par un orchestre de percussions utilisant des éléments de polyrythmie » consiste à superposer plusieurs rythmes d'accentuations différentes » Les disciples Aïssâwî  عيساوة sont tenus de respecter les recommandations de leur fondateur : suivre l’Islam sunnite tout en pratiquant des litanies surérogatoires vocales comme la longue prière connue sous le nom de « Gloire à l’Eternel » al-hizb Subhân aleazim  الحزب سبحان الله العظيم . La méthode Aïssâwa  عيساوة originelle ne fait pas mention de pratiques rituelles extatiques (musiques, les danses et les chants) Au Maroc les cérémonies des Aïssâwa  عيساوة sont des rituels domestiques nocturnes (appelés simplement "nuit", lila ليل )  LIEN https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=26&ved=0ahUKEwimqsGVjfbQAhUBWhoKHWz1DZk4FBAWCDswBQ&url=http%3A%2F%2Fwww.theses.fr%2F2015EPHE5055.pdf&usg=AFQjCNGGefOq886epjr00ZcjO4JxcA_zrQ&sig2=R41aHV6HYU5cDYpuimgVlQ&cad=rja

Akbar’īyyah اكبر يا école soufie: branche de la métaphysique « la connaissance du monde, des choses ou des processus en tant qu'ils existent « au-delà » «  gnostique » système de pensée dualiste (l'âme, le monde spirituel) et du mal (le corps, le monde matériel) » soufie الصوفية taṣawwuf  تصوف  fondée en Andalousie. Al akbariyya اكبر يا  est un mot dérivé du surnom d'Ibn Arabi بن عربي (1165-1240) qui y assurait l'enseignement philosophique et qui était connu comme Shaykh al- بالشيخ الأكبر. Akbar "le plus grand Cheikh" le plus grand penseur de la doctrine ésotérique du « Wahdat al-wujud » وحدة الوجود Unicité de l'Être.

Baktāsh’īyyah البِكْتاشيَّة ordre religieux ésotérique (batinite باطنية) issu de la mouvance الصوفية soufi de l'islam à l'origine même de nombreux autres ordres batinites باطنية (ghulat غلت) et considéré comme une branche du chiisme par les Turcs car ses adeptes montrent un intérêt particulier pour l'Imam ʿAlī ibn Abī T̩ālib علي بن أبي طالب. Beaucoup de ses rites sont spécifiques au bektachisme البِكْتاشيَّة. Haci Bektas Veli Ḥājī Baktāš Walī;  الحاج بِكْتَاش وَلِيّ  1209-1271 est le fondateur éponyme de la confrérie des Bektachis qui joua un rôle primordial dans l'islamisation de l’Anatolie et des Balkans. l est également connu et respecté en Bulgarie, Grèce, Macédoine, Bosnie-Herzégovine, Albanie, Hongrie et Roumanie .Les bektachis pensent que le Coran القرآن  al Qur'ān, « la récitation »  doit être lu à deux niveaux : de l'extérieur (zahir, ظاهر) et de l'intérieur (batin, باطن), ce qui laisse la place à une interprétation ésotérique des textes. Cela conduit le fidèle à moins s'attacher à la forme qu'au fond. Le bektachisme البِكْتاشيَّة  n'a pas de mosquées et a ses propres rites hebdomadaires, dont les femmes ne sont pas exclues. Elles ne sont pas tenues de porter le voile. La prière s'exprime par des poèmes chantés. Les bektachis vénèrent l'Imam Ali إمام علي. Le mouvement soufi quant à lui, lui accorde une grande importance, mais cependant il reste loin de la vénération ; les bektachis se situent entre sunnisme et chiisme.

-Alians أليَنس ordre chiite, similaire au soufisme Mevlevi, fondé à Konya قونية au 13e siècle par Djalāl ad-Dīn Muḥammad Balkhi جلال الدين محمد بلخي  1207-1273, dont les membres sont souvent appelés « derviches tourneurs » المولوية أحد الطرق الصو almawlawiat ahd altturuq alssu,  en référence à leur danse appelée samā‘  سماع (ou sema), dont les mouvements rappellent ceux d’une toupie, danse giratoire sacrée.qui se situe dans plusieurs régions de la Bulgarie.

-Arabatians  courant bektashi بِكْتَاش   en Yougoslave Macédoine membre derviche  connu Silly Ali Baba Ali Baba سخيفة علي بابا علي بابا ou Server Bektas  , 16è siècle du même courant que Sayyid Hünkar Hadji Bektaş Veli Ḥājī Baktāš Walī;   الحاج بِكْتَاش وَلِيّ 1209-1271

 

Chādhil’īyyah  Abou Hassan al-Chadhili, أبي الحسن الشاذلي), surnommé Sidi Belhassen Chedly, né vers 1197 au Maroc et décédé en 1258 en Égypte. Surnommé l'« imam des croyants » fondateur de cette confrérie soufie. Répandue dans le Maghreb dès le 14e siècle, elle étendit son influence en Égypte, Syrie et Arabie. Partisans d’un islam ouvert et tolérant, les chadhilis sont aujourd’hui présents dans les Balkans, l’Afrique subsaharienne, l’Océan Indien, l’Asie du Sud-Est, la Chine, l’Europe et les États-Unis. Partout où ils le peuvent, ils s’opposent au rigorisme du wahhabisme et à toutes les formes d’intégrisme islamique.

- Derkaouiya الذيركاؤية Moulay Larbi Derkaoui  az Zarwali  مولاي العربي الدرقاوي الزروالي crée l’ordre des Derkaoua الذيركاؤ. nom complet est Abou Abdallah Muhammad al 'Arabi ibn Muhammad ibn Hussaïn ibn Saïd ibn Ali Ad Darqawi,. أبو المعالي محمّد العربي بن أحمد محمد بن عبد الله معن الدرقاوي né en 1760-1824 Maroc.  fut un temps la plus importante du Maroc et est, aujourd’hui encore, très répandue en Afrique du Nord. cet ordre soufi  a eut comme précepteur, Le fondateur de la Tariqa Tidjaniya لتيجانية  طَرِيقة « la voie tijanite ». Sidi Ahmed At-Tijani سيدي أحمد التيجاني (1737-1815)

 

Chisht’īyyah لچشتيَّة  confrérie soufie طريقة صوفية Tariqat soufia  fondée à la fin du 12e siècle Khawaja  خواجة  Abu Ishaq Shami أبو إسحاق الدمشقي. Hazrat Mo'inuddin Hasan Sangaree Chishti

  معين الدين حسن السنجري حضرت est un autre maître connu. Les Chishti الجشتي  se distinguent des autres confréries car certains recherchent une inspiration mystique par l'intermédiaire de la musique et du chant (qawwalî قوّالی trouve son origine dans l'Inde du 14e siècle, son fondateur est  Amir Khusrau Dehlavi. أمير خسرو الدهلوي 1253-1325.Les chants de qawwalî  قوّالی se classent en deux groupes : les hamd حمد , manqabat منقبت ,il y a aussi le na`at نعت ,le  marsiya مرثية ,Kafi کافی, ou munajaat مناجاة qui sont des chants et poèmes  dévotionnels dédiés à Allah الله et les ghazal  الغزل « poème composé de plusieurs couplets, ou distiques, « réunion de deux vers » et chantant l'amour l'être aimé » qui sont des chants profanes qui célèbrent le vin ou l'amour), interdites par les soufis orthodoxes. Très présent en Inde dans le Rajasthan, en Afghanistan, La dargah  en Perse درگاه‎‎ ou درگه  en Urdu en arabe قبر  qarb « tombe » de Mo'inuddin Chishti معين الدين الجشتي  est l'une des plus visitées de l'Inde. On attribue à Mo'inuddin معين الدين le pouvoir d'intercéder auprès du divin pour la réalisation des vœux et prières des pèlerins.

Hamdān’īyyah همدانیَيه  La tariqa naqshbandiyya الطريقة النقشبندية  une des 4 principales confréries soufies الطرق الصوفية. altturuq alssoufia. Origine de Khwaja Shâh Bahâ’uddîn Naqshband, خوجة شاه بهاء الدين النقشبند né près de Boukhara aujourd'hui en Ouzbékistan1317- 1388 qui est considéré comme son maître, bien que ne l'ayant pas fondée. Ses adeptes, qui lui donnent les titres de  Sultan des Saints سلطان القديسين sultan alqadisin  grand assistant. Hadrat  Abû Ya’qûb Yûsuf al-Hamadânî  حضرة‎‎ أبو يعقوب يوسف ہمدانی 1062 -1141, premier enseignant soufi d'Asie Centrale connu simplement comme Khwajagan خواجگان Maître de l’ordre Naqshbandiyya النقشبندِىَ et ‘Abd al-Khâliq al-Ghujdawânî, عبد الخالق آلغُجدَؤَني né en 1179, sont les fondateurs des principes de cette voie soufie.

-La tariqa Yasav’īyyah طَرِيقة يسوي Khoja Ahmed Yasavi أحمد يسوي 1093-1166 fut un poète et un soufi, (ordre) turc, le Yasaviyya  يسوي, lequel a joué un rôle très important dans la vie spirituelle de l'Asie centrale. Ahmed Yasavi a eu un impact fondamental sur l'alévisme علاهيون (voir note à ce sujet)

 

Hurūf’īyyah لحروفيَّة  se forme en Azerbaïdjan à la fin du XIVe siècle. Son fondateur, le philosophe  chiite azerbaïdjanais Fażlu l-Lāh Astar-Ābādī Nāimī   فضل الله نعيمي الاسترآبادي , de son vrai nom Təbrizi التبريزي, à Astrabad  استرآباد  Iran 1340-1394 qui expose la théorie dans le Djawidan جَويدً, le Livre de l’Éternité. Ce mouvement panthéiste tire son nom de l’arabe "huruf حروف ", caractère. (voir note Hurufisme الحروفيَّة)

-Nūktāw’īyyah نقطوية mouvement  fondé par Mahmûd Pasīkhānī محمود پسیخانی né à Pasikhān, Iran Gīlān استان گیلان,  Ostān-e Gīlān  quand il se proclame le Mahdi  مهدي en 1397. Pasikhānī a affirmé qu'il était la réincarnation de Muḥammad محمد sur un plan supérieur (une hérésie en islam) Le groupe est une ramification du Ḥurūfī حروفية mouvement, à partir de laquelle Pasīkhānī a été expulsé pour son arrogance. Le groupe a surgi d' abord dans Anjudan près de Kashan une région connue pour cette communauté mystique Nizari النزارية Ismā'īlī الإسماعيلية al-Ismā'īliyya branche de  l’islam chiite. Ils sont aussi appelés bâtinîs ou batiniens (voir note à ce sujet). Pasīkhānī ne s’est jamais marié et a encouragé le célibat parmi ses disciples en disant que le célibat a atteint le rang de wahid وحيد, qui a la valeur numérique de dix - neuf. La Nuqṭawiyyah نقطوية    a placé un accent exceptionnellement lourd sur le nombre dix-neuf. Ce mouvement  a jugé que la longueur totale de l'existence de la Terre est de 64.000 ans et que cela est divisé en quatre périodes de 16.000 ans et ceux - ci sont à leur tour subdivisés en deux sections de 8000 ans, l’un d’époque arabe et l'autre d’époque Persane

Influences modernes  du Nūktāw’īyyah نقطوية ة

 Siyyid `Alí Muḥammad Shirazi سيد علی محمد شیرازی; 20 Octobre, 1819-9 Juillet, 1850 est le fondateur de babisme  بابی ها, Bābī hā , et l' une des trois figures centrales de la Foi bahá'íe . Les bahaïs le revendiquent comme prédécesseur de leur propre religion. Bahāʾ-Allāh, : بهاء الله le prophète fondateur de la religion baha’ie البهائية, était un de ses disciples et annonça être la réalisation de sa prophétie concernant "Celui que Dieu rendra manifeste" Man yuẓhiru Allāh,  من یظهر الله A l'âge de vingt-quatre (le 22 mai 1844), a prétendu être un interprète inspiré du Coran à l'école shaykhie du chiisme duodécimain اثنا عشرية, Ithnā'ashariyya . Il a fait des déclarations audacieuses que le temps passait, et en 1847, lors d'un procès à Tabriz, a affirmé une demande pour être le Shi'i ' شيعة promis une' ou Qà'im : القائم  « celui qui se lève ; qui est debout »ou Mahdi مهدي. Après sa déclaration, il a pris le titre de Báb باب qui signifie «porte» Il a composé de nombreuses lettres et des livres dans lesquels il a déclaré ses prétentions messianiques et défini ses enseignements,  dans son Bayān البيان « l'explication »qui constituaient une nouvelle Shari'ah الشَّرِيعَة. En 1850, à l'âge de trente ans, le Báb a été abattu par un peloton d'exécution dans Tabriz تبریز, capitale de la province de l'Azerbaïdjan oriental

 

Tariqa Kubrav’īyyah طريقة کبرویة  du nom de son fondateur Najmuddin Kubra نجم الدين الكبرى 1145-1221Konye-Urgench كؤنۆرگنچ Turkménistan تۆركمهنيستآن  tous ses maîtres spirituels étaient des disciples de shiisme شيعة Shī'ah, a émergé au 15ème siècle en Iran comme une branche de l'ordre soufi kubrawiya طريقة کبرویة  .Cet ordre prétend tracer sa lignée directe spirituelle et de la chaîne silsilah سلسلة au Prophète Muhammad  محمد,( par Ali علي. L'œuvre principale de Kubra كبرى concerne l'analyse de l'expérience visionnaire, tels que «l'importance des rêves et des visions, les degrés d'épiphanie lumineuse qui se manifestent au mystique. Vers le 16è siècle, il a été éclipsé par le Naqshbandiya النقشبندِىَ (voir note plus haut Hamdān’īyyah همدانیَيه ) Aujourd'hui, les pratiques de la kubrawiya کبرویة sont semblables à certains rituels tibétains de yoga soufisme, qui permettent aux pratiquants de se concentrer sur la prière, le jeûne, l'isolement et l'entrée dans des états visionnaires.

-Mawlaw’īyyah المولوية 'ordre Mevlevi  fondé à Konya  قونية  Turquie 13 siècle par Djalāl ad-Dīn Muḥammad Balkhi جلال‌الدین محمد بلخی ou Roumi, الرُّومي né à Balkh بلخ, 1207-1273 dans le Khorasan  خراسان en Afghanistan dont les membres sont souvent appelés « derviches tourneurs درويش pauvre, mendiant » en référence à leur danse appelée samā‘سماع ou sema, dont les mouvements rappellent ceux d’une toupie.(voir Baktāsh’īyyah البِكْتاشيَّة)

-Suhraward’īyyah سهروردية Omar Sohrawardi est un shaykh شيخ soufi 1145- 1235à Bagdad بغداد Irak Avec son oncle Abū al-Najīb Abd al-Qādir Suhrawardī ابوالنجیب عبدالقادر سهروردی 1097 – 1168 dont il fut l'élève, il est le fondateur de la tariqa Sohrawardyya, طريقة  سهروردية qui existe toujours. Il fut le conseiller théologique du khalife خَلِيفَة abbasside عباسياً abasyaan Nasir li-din Allah. الناصر لدين الله1180-1225. Son œuvre de penseur comprend un traité contre les "falasifa  الفلاسفة les philosophes héllenisants ‘grec’ » », une somme du soufisme Les Bienfaits des connaissances spirituelles, devenu un manuel courant du soufisme pendant des siècles, traduit en persan et en turc ; deux traités sur la fotowwat الفتوح (chevalerie spirituelle, compagnonnage) à l'origine d'une longue lignée d'ouvrages sur ce sujet et montrant bien les liens qui unissent fotowwat الفتوح et soufisme الصوفية. تصوف taṣawwuf

 -Owais’īyyah اُویسی  « les "Uwaisīan اُویسی ». Origine de Uwais ibn Unais al-Qarani  أويس ابن أنيس القرني  était un martyr musulman du Yémen  né vers 594 .Il a été considéré comme un de Shi'at'Ali شيعة علي, "Parti de'Ali, علي " ou "Ceux qui ont suivi les enseignements de 'Ali علي " il serait mort à La bataille de Siffin وقعة صفين  Syrie en juin/juillet 657 Mouharram محرم 37 Hegire 657  dans son temps se réfère aux soufis الصوفية  et ce sans les rencontrer physiquement dans ce monde.

 

Tariqa Malāmat’īyyah الطريقة الملامتية  le premier cheikh est Hamadoun Kassar حمدون القصار mort vers 884 dans le Nishapur نيس ابور.en Iran ايران. Un malamati ملامتية, « malâma », le blâme, la critique sont des soufi  الصوفية qui, par souci de sincérité, va faire exprès d’avoir un comportement presque contraire à ce qu’il est vraiment même si ça doit lui causer des ennuis et le discréditer publiquement. Cette attitude singulière basée sur le rejet de tout formalisme ou extériorité de la spiritualité se développa à partir du Khorassan خراسان Nord-Est de l’Iran ايران au 9èe siècle.

‘Abd’l Rahmân al-Sulami  أبو عبد الرحمن السلمي  936-1021, qui en fut l'un des principaux protagonistes, explique que « La voie du blâme » (Malâmatiyya ملامتية) consiste « à ne montrer rien de bien et ne cacher rien de mal ».

 

Mourides المريد Tariqa Al mouridiyya الطريقة المريدية  fondée  au début XXe siècle par le cheikh Ahmadou Bamba M'Backé شيخ أحمدو بمبا مباكي son nom : Aḥmad ibn Muḥammad ibn Ḥabīb Allāh  أحمد ابن محمد ابن حبيب الله    dit Khadimoul Rassoul  خادم الرسول « serviteur du Prophète Muhammad » né en 1853 à Mbacké مباكي anciennement Mbacké-Baol, mort le 19 juillet 1927 à Diourbel au Sénégal » Le nom traditionnel de la ville est Ndiarem. ». Le terme « mouride مريد » dériverait du verbe Irâda إرادَ, »vouloir » puis de murīd مريد qui signifient respectivement « la volonté » et « celui qui veut », « celui qui aspire à », sous entendu en quête de l'agrément de Dieu. La tradition mouride est grandement marquée par la culture africaine et plus précisément wolof. Les talibés effectuent un pèlerinage équivalent à celui de la Mecque pour ces derniers, annuel dans la ville sainte de Touba توبا, au centre du Sénégal. Le Magal « rendre hommage, célébrer, magnifier ». Le grand magal consiste en rendre grâce à Dieu. est une fête qui coïncide chaque année avec la célébration du départ en exil, en 1895, de cheikh Ahmadou Bamba du fait de l'autorité coloniale.

 

Tariqa Qādir’īyyah القادريه  الطريقة confrérie de Qaadir  القادر 1083-1166 fondée par le cheikh moulay Abd al Qadir al-Jilani  شيخ مولايّ عبد القادر الجيلانى on prononce aussi Al-Jilali الجيلاى, dont le sanctuaire et le mausolée se trouve à Bagdad  بغداد  Baġdād Irak العِرَاقُ, ville où il enseigna aussi bien les sciences ésotériques qu’exotériques pendant de nombreuses années

-Gālibī  غالِبي issu de la Qadir'iyya-Rifa'iyya القادريه الرفاعية fondé par Ahmed ar-Rifa'i أحمد الرفاعي 1118-1182 éminent juriste Shafi'ite الشافعي et un grand maître spirituel soufi et développé en Irak العراق entre Wasit الواسط, « le milieu » et Bassora البصرة, synthèse des ordres soufis الصوفية les plus anciens et les plus populaires. Il a été appelé Qadiri-Rifa'i القادريه الرفاعي jusqu'en 1993 où il se sépare d'avec les mouvements dont il dérive. Le mouvement prend alors le nom de son chef le cheikh Galip Hasan Kuşçuoğlu شيخ غالب حسن القَوْشَجلوُ  1919-2013. Son centre est à Ankara أنقرة et le mouvement à des ramifications dans de nombreuses villes de Turquie : Le mouvement se réclame de l'école madhhab hanafite المذهب الحنفي en matière de droit musulman مصادر الشرع الإسلامي et de jurisprudence fiqh فقه, mais ont une tendance à l'alévisme. العلاهيون al ‘alawīyyah

-Né'matollāhī  النعمتللاهيَّة  Son nom provient de son fondateur, Nur al Din Nematollah Wali,  نورالدين النعمتللا الولي 1331-1432 appelé aussi Shah Nématollah شاه النعمتللا qui vécut en Perse الفارسي et est enterré à Mahan, ماهان dans l'actuelle province de Kerman كرمان en Iranايران.

- boutchichiyya البودشيشية confrérie née au milieu du 18e siècle, nord-est du Maroc المغرب », al-Maġrib. C'est là que se situe la maison mère, près de Berkaneأبركان, à Madagh مداغ. Sidi Hamza سيدي حمزة est désigné par ses disciples comme un héritier du "secret initiatique" sirr سر et le "pôle spirituel" qotb القطب de son temps. Sa forte expansion est liée à l'influence du cheikh vivant Sidi Hamza al Qâdiri al Boutchichi,  سيدي حمزة القادرية البودشيشي  né en1922- maître actuel et descendant du fondateur. Hamza al Qâdiri al Boutchichi est actuellement considéré au Maroc et par ses disciples d'autres pays, comme un « maître vivant الشيخ المختار, alshshaykh al Mukhtar »  le représentant authentique d’une tradition vivante du soufisme.

 

Tariqa Qālandar’īyyah قلندریه الطريقة Qalandaris ou Kalandars قلندر  fondé par Qalandar Yusuf al-Andalusi  قلندر يوسف الأندلسي venant de l’Andalousie أندلسي qui ont  émigré vers l'Orient المشرق almashriq vers 1213 à Damas دمشق  Syrie, puis en Egypte. Ordre de derviches soufis درويش الصوفية. Le rituel de cette communauté était qu’il se rase la tête, les sourcils, la barbe et les moustaches  ils errent toujours partout. À partir du début du 12e siècle, le mouvement a gagné en popularité dans le Grand Khorasan خراسان الكبرى kharasan alkubraa et les régions voisines, y compris l'Asie du Sud. Le terme Qalandariyyat la condition de Qalandar کلانتر, semble être appliqué pour la première fois Sanaï de son nom complet Hakim Abul-Majd Majdūd ibn Ādam Sanā'ī Ghaznavi حکیم ابوالمجد مجدود ‌بن آدم سنایی غزنوی, 1050- 1131 au sud de l’Afghanistan, protecteur des sciences et philosophe, son œuvre a eu une influence certaine sur les poètes mystiques du Moyen-Orientالشرق الأوسط  Ash-Shark al-awssat  notamment sur Jalâl ud Dîn Rûmî  جلال الدين الرومي auteur du Masnavi-I Ma'navi. مثنوي معنوي Son œuvre la plus connue est Hadiqat al Haqiqa  الحديقه الحقيقة c'est-à-dire « Le jardin de la vérité  », un poème de plus de 11 000 vers.

 

Tariqa Rāhmān’īyyah الطريقة الرحمانية en kabyle tareḥmanit القبائلية : ترحمنيت fondée entre 1769-1774 par Sidi M'hamed Bou Qobrine سيدي أمحمد بوقبرين  « l’homme aux deux tombeaux » pour témoigner d'un de ses nombreux prodiges. Algérie 1720 -1793. Issu d'une famille maraboutique  مَربوط [marbūṭ] ou مُرابِط [murābiṭ], « celui qui est attaché désignait, à l'origine l'homme vivant dans un ribāt رباط »( Le terme "marabout مَربوط" au Maghreb arabe ne désigne pas un sorcier comme en Afrique noire marabout africain, chaman, car il ne pratique aucun rite sacrificiel ou animiste au nom d'une quelconque divinité ou esprit. Le terme arabe "marabout" en Afrique du Nord correspond en réalité à un saint soufi mystique). Il fonde  en vers 1769-1774 La Rahmanyia حمانية, à l'origine de la première zaouïa Khalwatiya زاوية خلواتية  d'Afrique du Nord connue une forte audience jusqu'au 19e siècle, réussissant à fortement s'implanter et se répandre en Afrique du Nord. On lui donne aussi comme surnom El-Guechtouli قشطولة, ou El-Djerdjeri جرجري pour le Djurdjura  جرجرة d’où il venait et El-Azhari pour l’université al-Azhar جامعة الأزهر« "La Splendide" ». La khalwatiya  خلواتية est une pratique soufi, une voie « tariqa طَرِيقة » parmi les nombreuses voies « turuq طرق » adoptées par les soufis, chacun à sa manière, pour « atteindre la Vérité ». La Khalwatiya  خلواتية tire son nom du mot khalwat الخلوة qui signifie retraite, et pour la tariqua khalwatiya, طريقة خلواتية la retraite spirituelle du pratiquant en est le principe fondamental. En référence à la retraite spirituelle de Muhammad , dans la grotte de Hira, ḡār ḥirāʾ, غار حراء qui se trouve sur le Jabal al-Nour جبل النور  « la montagne de la Lumière  culminant à 642 m » et à la retraite du Prophète Moïse موسى, Mûsâ sur le mont Sinaï جبل سيناء  Djabal Sayna' ou Djabal Moussa جبل موسى Montagne de Moïse  altitude  de 2 285 m. Le Khalwati, ou Khalwi doit se retirer dans une grotte ou alors dans une pièce fermée, pour pratiquer la prière, la méditation, le wird أوراد, c'est-à-dire la récitation du Coran القُرْآن, al-Qur’ān et le dhikr ذِكْر  évocation ; mention, rappel, répétition rythmique qui est l’invocation des noms de Dieu l’Unique  الله Allah . Cette retraite avec très peu de nourriture, est d’une durée illimitée avec un minimum de trois jours quand même.

 

Tariqa Rifā’īyyah الرفاعية طَرِيقة fondé par Ahmed ar-Rifa'i أحمد الرفاعي 1118-1182 et développé en Irak العراق entre Wasit الواس et Bassora البصرة .

Dans son ouvrage "Wafayāt al-Aʿyān وفيات الأعيان " Dictionnaire biographique, Ibn Khallikân ابن خلكان 1211–1282  principalement connu pour son dictionnaire biographique, Wafayat al-a’yan wa-anba abna az-zaman وفيات الأعيان وأنباء أبناء الزمان Nécrologie des hommes illustres et histoire des contemporains le présente comme un éminent juriste Shafi'ite et un grand maître spirituel soufi. Ahmed ar-Rifa'i أحمد الرفاعي n'a laissé très peu d'ouvrages. On connait de lui les Hikam الِحكَم Sagesses, recueil de sentences et de conseils à l'intention de ses disciples, ainsiq que le Nidam al-khas li Ahl al-ikhtisas النظام الخاص لأهل الاختصاص, un précis sur le comportement qu'il est recommandé au soufi d'adopter dans sa relation avec Allâh.

 

Tariqa Tidjā’īyyah لتيجانية  طَرِيقة  Tariqa Tidjaniya « la voie tijanite ». Sidi Ahmed At-Tijani سيدي أحمد التيجاني 1737-1815 «voir  note derkaouia الذيركاؤية »

Doctrine de cette voie serait basée sur le Coran et la sunna de Muhammad . La doctrine de la Tijaniyya  لتيجانية est décrite comme l'accès à la connaissance de Dieu par la fana  فَناء, littéralement anéantissement ; évanouissement) et le baqa باقة. Le « wird أوراد signifie l’arrivée à l’eau pour s’abreuver.»   tijane تيجان consiste à réciter 100 fois la demande de pardon, 100 fois la prière sur Muhammad  « salatoul fatihi صلاة فاتحي»

La formule de la salâtul-fâtihi  صلاة الفاتح   Prière de  celui qui ouvre se résume à ceci :

اَلَّلهُمَّ صَلِّ عَلَى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ الْفَاتِحِ لِمَا أُغْلِقَ وَالْخَاتِمِ لِمَا سَبَقَ نَاصِرِ الْحَقِّ بِالْحَقِّ وَالْهَادِى إِلَى صِرَاطِكَ الْمُسْتَقِيمِ وَعَلَى آلِهِ حَقَّ قَدرِهِ وَمِقْدَارِهِ الْعَظِيم

« Allâhumma çalli 'alâ sayyidinâ Muhammadinil-fâtihi limâ ughliqa ; wal-khâtimi limâ sabaqa ; nâçiril-haqqi bil-haqqi ; wal-hâdî ilâ çirâtikal-mustaqîmi wa 'alâ âlihî haqqa qadrihî wa miqdârihil-'azîm ».

Ô Dieu prie sur notre seigneur Muhammad qui a ouvert tout ce qui était clos: allâhumma çalli 'alâ sayyidinâ muhammadinil-fâtihi limâ ughliqa اَلَّلهُمَّ صَلِّ عَلَى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ الْفَاتِحِ لِمَا أُغْلِقَ

qui a complété ce qui a précédé : wal-khâtimi limâ sabaqa وَالْخَاتِمِ لِمَا سَبَقَ

celui qui aide (soutient) la vérité par la vérité : nâçiril-haqqi bil-haqqi سَبَقَ نَاصِرِ الْحَقِّ بِالْحَقِّ

le guide dans le droit chemin : wal-hâdî ilâ çirâtikal-mustaqîmi وَالْهَادِى إِلَى صِرَاطِكَ الْمُسْتَقِيمِ

ainsi que sa famille, à la dimension de son grade et de sa suprême élévation auprès de toi, Allah : wa 'alâ âlihi haqqa qadrihî wa miqdârihil-'azîm وَعَلَى آلِهِ حَقَّ قَدرِهِ وَمِقْدَارِهِ الْعَظِيم

http://getvid.co/download/r_PXu1BFUVE/salatoul-fatihi/mp3

https://www.youtube.com/watch?v=PK9hWb8nxs0&feature=youtu.be

12 fois la prière des « perles de la perfection » « djawaratoul kamel  جوهرة كامل » 

"diverses significations de djawaratoul جوهرة :1. Essence, substance 2. Nature. 3. Joyau (se dit des pierres précieuses et des perles).4. Brave, courageux."

اللَّهُمَّ صَلِّ وَ سلِّمْ عَلَى عَيْنِ الرَّحْمَةِ الرَّبَانِيَّةِ والْياقُوتَةِ الْمُتحَقِّقَةِ الْحَائِطَةِ بِمَرْكَزِالْفُهُومِ وَالْمَعَانِي وَنُورِالْاَكْوانِ المُتَكَوِّنَةِ الْآدَمِّي صَاحِبِ الْحَقِّ الرَّبَّانِّي اَلْبَرْقِ الْاَسْطَعِ بِمُزُونِ الْاَرْبَاحِ الْمَالِئَةِ لِكُلِّ مُتَعَرِّضٍ مِنَ الْبُحُورِ وَالْاَوانِي وَ نُورِكَ اللَّامِعِ اَلَّذِي مَلَاْتَ بِهِ كَوْنَكَ الْحَائِطَ بِاَمْكِنَةِ الْمَكَانِي اَللَّهُمَّ صَلِّ وَ سَلِّمْ عَلَى عَيْنِ الْحَقِّ اَلَّتِي تَتَجَلَّى مِنْهَا عُروشُ الْحَقَائِقِ عَينِ الْمَعَارِفِ الْاَقْوَمِ صِراطِكَ اَلتَّامِّ الْاَسْقَمِ اَللَّهُمَّ صَلِّ وَ سلِّمْ عَلَى طَلْعَةِ الْحَقِّ بِالْحَقِّ اَلْكَنْزِ الْاَعْظَمِ إِفاضَتِكَ مِنْكَ إِلَيْكَ إِحاَطَةِ النُّورِ الْمُطَلْسَمِ صَلَّ اللَّهُ عَلَيْهِ وَ عَلَى آلِهِ صَلَاةً تُعَرِّفُنَا بِهَا إيَّاهُ

PHONETIQUE

ALLAHOUMMA SALLI WA SALLIM ‘ALA  ‘AÏNI RAHMATI RABBANIYYATI WAL YAQOUTATI MOUTAHAQQIQATI HAÏTATI BI MARKEZI FOUHOUMI WAL MA’ANI WA NOURI AKWANI MOUTAKAWWINATI ADAMIYYI

SAHIBI HAQQI RABBANI EL BARQI -L - ASTA’I  BI MOUZOUNI -L – ARBAHI MALIATI LI KOULLI MOUTA’ARRIDIN MINA - L - BOUHOURI WAL AWANI WA NOURIKA LAMI’I ALLADHI MALA-TA BIHI KAOUNAKA L HAÏTA BI AMKINATI - L - MAKANI

ALLAHOUMMA SALLI WA SALLIM ‘ALA‘AÏNI L – HAQQI ALLATI TATAJALLA MINHA‘OUROUCHOU -L  HAQA-IQI  ‘AÏNI  L – MA’ARIFI L- AQWAMI SIRATIKA TAMMI ASQAMI  ALLAHOUMMA SALLI WA SALLIM ‘ALA  TAL’ATI L – HAQQI BI – L HAQQI EL KANZI  L – A’DHAMI IFADATIKA MINKA ILAÏKA IHATATI NOURI - L MOUTALSAMI SALLA LLAHOU ‘ALAÏHI WA ‘ALA ALIHI SALATAN TOU’ARIFOUNA BIHA IYYAH OU

TRADUCTION

« Ô mon Dieu, répands tes grâces et accorde le salut à la source de la Miséricorde Divine et au diamant étincelant versé indéfiniment dans la vérité. Celui qui est au centre de toutes formes de compréhensions et de significations. Il est la lumière des êtres en cours de formation humaine, il possède la Vérité Divine tel l'éclair immense traversant les nuages précurseurs de la pluie bienfaisante des Miséricordes Divines, qui emplissent sur leur chemin aussi bien les grandes étendues d'eau que les petites. Il est Ta lumière brillante qui s'étend sur toute l'existence et l'englobe dans tous ses lieux.

Ô mon Dieu, répands tes grâces et accorde le salut à la source de la Vérité qui est à l'origine des connaissances les plus justes, tel ton sentier parfaitement droit par lequel se manifestent les majestueuses Réalités.

Ô mon Dieu, répands tes grâces et accorde le salut à la manifestation de la Vérité par la Vérité, au trésor le plus sublime, au flux venant de toi et retournant vers toi, et à la quintessence des lumières dissimulées à toute connaissance.

Que Dieu répande ses grâces sur lui et sur sa famille, grâces par lesquelles, Ô mon Dieu, Tu nous le feras connaître. », et, ajouté par la suite, 100 fois la reconnaissance de l'unicité de dieu (« lâ ilâha ill’Allâh»,  « لا إله إلاّ الله » (La Ilaha Illa Allah)soit « il n'y a point de Dieu excepté Allah » - ou littéralement: pas de dieu sauf Le Dieu .

La Tijaniyya لتيجانية se répandit au Maroc, en Tunisie, en Arabie saoudite, en Mauritanie, en Sénégambie, au Mali, au Burkina Faso, au Tchad, au Soudan, au Nigéria, en Indonésie et au Pakistan. On le trouve également en Libye, en Égypte, en Syrie, en France et aux États-Unis. De nos jours il est surtout présent en Algérie, mais aussi au Maroc, au Sénégal, au Ghana, au Niger, en Mauritanie et au Tchad. Actuellement la Tidjaniyya لتيجانية est la confrérie musulmane d'origine algérienne la plus répandue au monde. Ses adeptes se comptent par millions surtout en Afrique subsaharienne.

Tariqa Zahed’īyyah زاهديَه طَرِيقة  fondé par Taj Al-Din Ebrahim ibn Rushan Amir Al-Kurdi Al-Sanjani ou TADERAAKAS, ou Sinjani) (1216-1301) تاج الدين ابراهيم كردی سنجانی, appelé également en Persan Cheikh Zahed ou Zahid Gilani, الشيخ زاهد الجيلاني a été un Grand Maître Iranien Murshid  مرشد « rang de dede littéralement « grand-père » en turc ou chef spirituel. جد jidd » Kamil du célèbre Ordre soufi Zahediyeh زاهدى  à Lahijan  لاهيجان Iran. Il est d'origine kurde.

 

-Tariqa Khālwat’īyyah الطريقة الخلوتية également connu sous le nom Halveti en Turquie, voie spirituelle dont la chaîne de transmission remonte authentiquement jusqu'à Muhammad donc être un sayyid سـيد.  Un des maitres spirituels :, محمد بن أحمد بن محمد كريم الدين الخلوتي Muhammad bin Ahmad bin Muhammad Karim Kluti  mort en Egypte en l'an 1490

 

-Tariqa Bayram’īyyah Bayrami, Bayramiye, Bayramiyye et Bayramilik fondée autour de l'année 1400 par Hajji Bayram (Hacı Bayram-ı Veli ou Haji Bayram Wali الحاج بيرم ولي‎‎ 1352–1430 à Ankara  Turquie.

 -Shams’īyya-î Bayram’īyyah  شمسيَه البيرميَه Bayramiyyah, Bayrami, Bayramiye, Bayramiyye et Bayramilik se réfère à un ordre du) fondée autour de l'année 1400 par Hajji Bayram Hacı Bayram-ı Veli or Haji Bayram Wali الحاج بيرم ولي‎‎ 1352–1430 à Ankara Turquie. Son nom original était Numan  نعمان.

-Jalwat’īyya-î Bayram’īyyah  البيرميَه الجَلوتية Jelveti الخلوتي fondée par Aziz Mahmud Hüdai عزيز محمود هودَي 1541 1628, qui se développent en Anatolie  Turquie Celveti الخلوتي .

-Malāmat’īyya Bayram’īyyah îالبيرميَه ملامتية, « malâma مَلامَت», le blâme, la critique est un soufi qui, par souci de sincérité, va faire exprès d’avoir un comportement presque contraire à ce qu’il est vraiment même si ça doit lui causer des ennuis et le discréditer publiquement. Cette attitude singulière basée sur le rejet de tout formalisme ou extériorité de la spiritualité se développa à partir du Khorassan Nord-Est de l’Iran au 9e siècle. ‘Abd’l Rahmân al-Sulami أبو عبد الرحمن السلمي  936-1021), qui en fut l'un des principaux protagonistes, explique que « La voie du blâme » Malâmatiyya  ملامتية  consiste « à ne montrer rien de bien et ne cacher rien de mal ».

-Sāfav’īyyah الصفوية Safavieh fondé par le Sheykh Safi al-Din Ardabili  صفي الدين الأردبيلي 1252-1334 origine Kurde d'Ardabil اردبیل. Cet ordre a été construit sur les fondations de l'ordre Zahediyeh زاهديه qui le précédait, dont Sheykh Safi شيخ صفي avait hérité de son mentor et beau-père, Zahed Gilani. زاهد الجيلاني 1216-1301.L'ordre Safavieh, الصفوية qui a graduellement adopté le chiisme الشيعة alshshiea, comme façon de pratiquer l’islam, a augmenté son pouvoir militaire et politique au point de donner le jour à la dynastie safavide صفویان, Safaviān qui a régné sur l'Iran de 1501 à 1722.

Kharidjites

Le kharidjisme ou kharijisme "ceux qui sont sortis" "les sortants": al-khawarij الخـوارج, pluriel de khariji خـارجي branche de l'Islam : الإسلام ; ʾislām, soumission à الله, Allah Dieu Seul et Unique  apparue lors de la première fitna فتنة  « dérive de la racine F.T.N., فتن  qui évoque la mise à l'épreuve du feu, l'envoûtement, la séduction et les errements qui en résultent » et le conflit entre ʿAlī ibn Abī T̩ālib علي بن أبي طالب 600 – 661 et Muʿāwiya Ier ibn ʾAbī Sufyān. معاوية بن أبي سفيان  602-680 .C'est donc la troisième branche, à côté du sunnisme سني  sunnīy, majoritaire, et du chiisme šīʿa,شيعة  persan : šīʿah, شیعه . Les chiites sont souvent appelés péjorativement sous le nom de Râfidhites الرافضة rāfiḍ, رافض, (pl.) rawāfiḍ روافض, « celui qui refuse », ou rāfiḍī, رافضي, « refuser »), dont la communauté est appelée rāfiḍiy, ceux qui refusent les trois premiers califes Abou Bakr As-Siddiq أبو بكر عتيق “الصديق vers 573 - 23 août 634, Umar ibn al-Khattâb عمر بن الخطاب  584 - 7 novembre 644  et Uthmân ibn Affân عثمان بن عفان 579 - 17 juillet 656)

Selon Abû al-Fath al-Shahrastani, أبو الفتح الشهرستاني (1086-1153) philosophe musulman, perse, théologien, influent historien des religions et spécialiste des hérésies de l'islam Il est l'auteur du Livre des religions et des sectes (نهاية كتبه الملل والنحل Kitab al Milal wa al Nihal Nihaya), qui initia l'approche scientifique dans l'étude des religions. Un khariji خـارجي est toute personne qui se révolte contre le dirigeant autour duquel sont réunis les musulmans. Les khawarij الخـوارج  sont ainsi considérés comme des dissidents. Le kharijisme est l'une des toutes premières factions apparues en Islam. Les kharijites se divisèrent, par la suite, en une multitude de groupes.

Tous partagent des fondements communs comme l'excommunication (takfîr تكفير)* des musulmans commettant des grands péchés, l'obligation de se révolter contre le dirigeant injuste ou débauché, ou encore l'excommunication de certains compagnons de محمد, Muḥammad, le loué.* takfîr تكفير est une fatwa de déchéance du statut de musulman, celui-ci devenant kâfir, c'est-à-dire mécréant كافر, kufr, mécréance; incroyance; athéisme; refus.)

Les Kharidjites furent ainsi nommés par ʿAlī ibn Abī T̩ālib علي بن أبي طالب pour désigner tout mouvement musulman contestataire, qu'importent leurs revendications et leurs méthodes, pourtant radicalement opposées. les kharidjites ont reproché à Ali de s'être soumis à un arbitrage car « L'arbitrage n'appartient qu'à Dieu »

Les kharijites se divisèrent, par la suite, en une multitudes de groupes (près d'une vingtaine). Sept d'entre eux ont été principalement recensés : les mouhakkimites, les azraqites, les najadites, les thaalabites, les ajradites, les ibadites et les sufrites. Tous partagent des fondements communs comme l'excommunication takfir تكفير des musulmans commettant des grands péchés, l'obligation de se révolter contre le dirigeant injuste ou débauché, ou encore l'excommunication de certains compagnons de Muhammad ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui

Écoles de jurisprudence

 

Azraqites  les azraqites, الأزارقة « kharidjites bleus » de l'adjectif bleu ʾazraq, أزرق fut développée en Perse vers 685 par Nâfi` ben al-Azraq, نافع بن أزرق « ʾazraq, أزرق, bleu. », puis en 687, un nouveau chef, Qatarî ben al-Fuja`a, قطري بن الفجاءة, Les azraqites professent un dogmatisme intransigeant. Le pouvoir des Omeyyades est considéré comme usurpé par tous les Kharijites. Pour les azraqites, tous ceux qui ne se révoltent pas contre ce pouvoir injuste sont des pécheurs, l’opportunisme et la neutralité sont exclus du comportement des azraqites. Ils ont deux pratiques inconnues des autres courants doctrinaux de l’islam :

  • L’examen probatoire (Imtihâ امتحان, examen; épreuve) consiste à exiger de tout néophyte kharidjite, comme gage de sa sincérité, d’égorger un adversaire prisonnier, se référant au fait que le prophète avait demandé à `Ali de couper la tête de prisonniers mecquois.
  • Le meurtre religieux (Isti`râdh, استعراض, démonstration), qui autorise la mise à mort des hommes mais aussi des femmes et des enfants, fussent-ils impubères, de ces adversaires

Pour Les azraqites les autres musulmans sont considérés comme des incroyants (muchrik مشرك pl. mušrikūn مشركون, polythéiste ; associateur) et traités comme tels. Leur territoire est considéré comme domaine des infidèles (kafir  كافر  mécréant, incroyant, ingrat, infidèle) ou domaine de l'incroyance (Dar al-kufr دار الكفر, « domaine des infidèles » ou « domaine de l'incroyance ») ce qui autorise de s’attaquer aux personnes et aux biens. Les azraqites considèrent qu’il est licite de tuer les jeunes enfants né de parents considérés comme muchrik. En revanche il est illégal de soumettre une femme convaincue d’adultère à la lapidation, رجم  rajm, littéralement « caillassage ». L’auteur d’un calomnie envers un homme respectable n’est pas soumis à la peine prévue de quatre-vingt coups de fouet mais celui qui commet la même faute envers une femme est soumis à cette peine. Il n’existe pas  de verset de la lapidation dans le Coran, voir a ce sujet  Al-Muwatta' الموطأ La doctrine établie de l'Imâm Malik Ibn Anas مالك بن أنس note (1560-10) sujet sur la lapidation à souligner que le verset ci-dessus n'est pas cité dans Le Livre d'Allah; mais selon les hommes versés dans la religion, il a été révélé puis abrogé». « Les musulmans refusant leur doctrine étaient pourchassés et mis à mort alors que les chrétiens et les juifs n'étaient pas inquiétés et considérés comme simples dimmi ذمّي (protégés qui désigne un citoyen non-musulman d'un État musulman, lié à celui-ci par un « pacte » de protection Le terme dhimmi s'applique essentiellement aux « gens du Livre اهل الكتاب  Ahl al-kitâb ».
Plus de cinquante ans après la naissance de la secte, Wasil ibn `Ata, واصل إبن عطاء (700-750) théologien musulman disciple d’Hassan al-Basrî  الحسن البصري (642-729) considéré comme le fondateur de l'école mu'tazilite المعتزلة n'eut la vie sauve, lors d'une rencontre avec les Azariqa, que parce qu'il affirma ne pas être musulman».

les najadates ou najadites  النجدات créé par Najdah ibn 'Amir al-Hanafi نجدة بن عامر الحنفي‎‎ mort en 692, moins durs à l’égard des attentistes, sont partisans de la prise du pouvoir par les armes

les sufrites الصفرية qui fut développée par Ziyâd ben al-Asfar ziyād ben al-aṣfar, زياد بن الأصفر). « kharidjites jaunes » Cette appellation provient probablement du rapprochement entre le nom du fondateur des Sufrites, Ziyâd ben al-Asfar et l'adjectif jaune أصفر  aṣfar. Les sufrites condamnent le meurtre politique, admet la dissimulation de la foi تقيّة taqîya par prudence et rejette le massacre des enfants des infidèles. Au cours de l'histoire, plusieurs peuples ont été sufrites, mais les pratiques variaient. Au Maghreb المغرب العربي al-Maghrib al-Arabi, « le Couchant Arabe », les Berbère zénète زناتة البربر pratiquaient le sufrisme, intimement lié à leur mouvement de révolte contre les pouvoirs arabes de l'époque Abou Qurra al Ifreni  أبو قرة اليفرني  appartenant à la tribu des Banou Ifren بنو يفرن de Tlemcen  تلمسان, en Algérie, chef de la tribu des Banou Ifren. est l'un fondateur de l'opposition  des Berbères d'Afrique du Nord et du royaume sufrite de Tlemcen, contre les dynasties des Abbassides العباسية, Omeyades الأمويون al-ʾUmawiyyūn, etc née de discriminations face aux nouveaux convertis et d'impôts trop élevés.  Abou Qurra sera remplacé par Ibn Rustom * (voir sujet Ibadites) se voit également proclamé imam par les Banou Ifren. Vers 778. Abu Qurra abandonne le kharidjisme et le pouvoir en raison des divisions internes des Berbères « Ibn Khaldoun ابن خلدون, Histoire des Berbères تاريخ البربر tarikh albarbar »

Les sufrites choisissent leurs propres chefs, et autorisent le mariage et l'héritage avec les autres communautés musulmanes ou non (chrétiens, juifs, etc.). Ils professent l'union et rejettent le massacre des enfants et des mères polythéistes. Selon Tibgurin, les autres tendances de l'islam ne toléraient pas le sufrism. L'idéologie des sufrites est révolutionnaire. Ils considèrent que la sourate 12 يوسف Yūssuf Joseph ne fait pas réellement partie du Coran القُرْآن, al-Qur’ān. Les relations entre le sufrisme et les autres courants du kharidjisme, ont parfois été violentes.

les mouhakkimites محكّمة, son  fondateur Al-Mukhtar ben Abi Ubayd المختار بن أبي عبيد, 622-687.

les thaalabites,  ثعلبية  fondateur ثعلبة اببن عمر Tha’laba Ibn ‘Amrû.

les ajradites العجاردة, Abd-al-Karim ibn Àjrad عبدالكريم اببن عَجْرَد la pensée ajradite est qu’il fallait arrêter de dire que les croyants ne sont pas  les enfants des non musulmans et que ces enfants ne devaient pas avoir d’hostilité envers leurs parents».

 

Ibāḍītes

L'Ibadisme الاباضية Écoles de Justice et de Foi

les ibadites الاباضية  kharidjites blancs  ʾabyaḍ, ابيض, proviendrait  du nom  Abdullah ibn-Ibad at-Tamim  عبدالله بن اباض المقاعسي, mort en 708 Cependant, les disciples de cette école revendiquent que Jabir ibn Zaid alyhmad al-Azdi جابر بن زيد اليحمدي الأزدي, originaire d'Oman وممن, 640 712 était leur vrai fondateur, fut parmi les meilleurs élèves d'Aïcha  عائشة بنت أبي بكرʿĀʾisha bint Abī Bakr 610-±678, la femme de محمد, Muḥammad, le loué selon les ibadites, le commandeur des croyants ne doit pas être nécessairement de la lignée de محمد, Muḥammad, le loué , ni d'une certaine race ou couleur. L’ibadisme الاباضية est l'école la plus ancienne en islam, elle a été fondée moins de 50 ans après la mort du Prophète محمد, Muḥammad, le loué . L’ibadisme a été chassé par d'autres courants musulmans pour ses pensées politiques. L’école ibadite se concentre sur la vue islamique de la vie : principes, travail, égalité, etc. Pendant toute leur histoire, les ibadites ont développé les études islamiques et celles de la langue arabe. À la fin du VIIe siècle, des ibadites établis à Oman, gagnèrent le Yémen, traversèrent la mer Rouge, accostèrent à Zanzibar زنجبار Zanğibar, signifiant « la terre des noirs » archipel de l'océan Indien situé en face des côtes tanzaniennes avant de rejoindre l'Éthiopieإثيوبيا, l'Égypte مصر (Masr), puis le Maghreb المغرب العربي al-Maghrib al-Arabi, « le Couchant Arabe ». Ils se rallièrent à eux les populations locales. Au milieu du VIIIe siècle ils arrivèrent en Berbérie البربريه Abd al-Rahmân ben Rustam, عبد الرحمن بن رستم   mort 784 élu imam, fonde Tihert actuellement Tiaret تيارت, issu du berbère : Tihert « la lionne » au sud-est d'Oran وهران Wahrān surnommée « la radieuse الباهية, el-Bāhia en  Algérie Il fonda l'Imamat rostémide الرستميون. Un État théocratique réputé pour le puritanisme de ses dirigeants, le commerce florissant, son rayonnement culturel ainsi que sa tolérance religieuse. La dynastie prend fin en 909, après la destruction de sa capitale par des Kutamas كتامة conduits par un missionnaire fatimide الفاطمية branche religieuse chiite شيعة des ismaéliens اسماعيلي ismā`īlī. Parmi les ouvrages ibadites anciens, la Aqida عقيدة « doctrine »de Abu Sahl  Yahya ابوسهل يحيى ainsi que la Aqida ﻋﻘﻴﺪﺓ Abu Zakariya ‘Yaya ibn al Hayr ibn Abi l Hayr al Gannawuni  أبو زكرياء يحيى بن الخير بن أبي الخير الجناوني penseurs ibadites  du 12è siècle.

L’ibadisme fut persécuté par les partisans d'autres courants musulmans pour son contenu politique: pour les ibadites, le commandeur des croyants ne doit pas être nécessairement de la lignée de Muhammad  ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui » et on ne doit pas prendre en compte son appartenance ethnique s'il a les qualités requises pour être calife.

Dans l'ibadisme, l'islam est composé de trois éléments fondamentaux :

Le dogme al-`aqida العَقِيْدَةُ La parole, la rhétorique ou encore le témoignage verbal ;L’œuvre, l’action ou la pratique al-a`mal الاعمال  

sourate 49 ʾAl-Ḥuǧurāt الحجرات  Les Appartements privés verset 14

 

.قَالَتِ الْأَعْرَابُ آمَنَّا قُل لَّمْ تُؤْمِنُوا وَلَكِن قُولُوا أَسْلَمْنَا وَلَمَّا يَدْخُلِ الْإِيمَانُ فِي قُلُوبِكُمْ وَإِن تُطِيعُوا اللَّهَ وَرَسُولَهُ لَا يَلِتْكُم مِّنْ أَعْمَالِكُمْ شَيْئاً إِنَّ اللَّهَ غَفُورٌ رَّحِيمٌ

49.14. Les nomades affirment : «Nous croyons en Dieu !» Dis-leur : «Vous n'avez pas encore la foi ! Dites plutôt : “Nous nous sommes seulement soumis”, car la foi n'a pas encore pénétré dans vos cœurs. Mais si vous obéissez à Dieu et à Son Prophète, Il ne vous lésera en rien dans vos œuvres, car Dieu est Clément et Miséricordieux.»

49.14. Qalati al-aAArabu amanna qul lam tu/minoo walakin qooloo aslamna walamma yadkhuli al-eemanu fee quloobikum wa-in tuteeAAoo Allaha warasoolahu la yalitkum min aAAmalikum shay-an inna Allaha ghafoorun raheemun

les nekarites نكريه son chef spirituel était Abou Ammar el Ama ابو عمار اما dit l'aveugle au 9è siècle, qui ont aidé Abu Yazid   أبو يزيد   873-947 dans son combat contre les Fatimides الفاطمية. Organisation religieuse berbères البربر qui s'est manifestée contre les Fatimides  الفاطمية du Maghreb et elle est proche des sufrites. Elle est classée dans le kharidjisme الخـوارج. Son chef spirituel était un allié fidèle à Abu Yazid*, il s'agit Abou Ammar Abd Al Hamîd al-Ama أبو عمار عبد الحميد الأعمى. Ce dernier était non voyant et il fut tué près de M'Sila المسيلة   Algerie dans un château قلعة qalaâ).

*Abu Yazid أبو يزيد de son nom complet Abu Yazid Mukhallad ibn Kayrâd أبو يزيد مخلد بن كيراد et surnommé « l'homme à l'âne », ( 873 947), est un Berbère zénète زناتة البربر les bèbères sont aussi appelés الأمازيغ al'amazigh de la puissante tribu berbère des Banou Ifren بنو يفرن appartenant à la branche des Zénètes زناتة Algérie, selon les propos rapportés d'Ibn Hazm بن حزم (994-1064) par Ibn Khaldoun ابن خلدون.(1332-1406) Mais d'autres sources indiquent qu'il serait né à Gao جاو au nord Mali شمال مالي shamal mali. Le révolutionnaire suivit le dogme du kharidjisme الخـوارج ; Abu Yazid أبو يزيد un théologien ibadite الاباضية et devint le chef de la plus importante rébellion menée contre les Fatimides الفاطمية au milieu du 10e siècle. Abou Yazid eu comme maitre spirituel Abu Obeida ibn al Jarrah أبو عبيدة بن الجراح  (584-639)

Ajardites Maymuniyya الميمونية

Haruriyya  الحرورية) était une secte de l'Islam apparue durant les califes Rachidun  خلفاء راشدون, al-Khulafā’u r-Rāshidūn 632-661 nommé ainsi d'après le nom de son fondateur Habīb ibn-Yazīd al-Harūrī. حَبيبْ بن يزيد الحروري Le Haruriyya était l'une des branches du Kharidjisme الخـوارج. Bien que partisan dans un premier d' ʿAlī ibn Abī T̩ālib علي بن أبي طالب, le gendre du dernier Prophète de l'Islam محمد, Muḥammad, le loué, les partisans de cette secte se retournèrent contre lui comme les autres membres du mouvement kharidjisme الخـوارج lorsque ce dernier accepta de se soumettre à un arbitrage humain concernant le leadership de l'Islam (alors qu'ils estimaient qu'Ali, en tant que gendre du prophète, était intrinsèquement le seul être légitime à guider l'Oumma أمّة communauté ; nation). Ghazāla al-Harūriyya غزالة الحرورية) était l'épouse de Habib ibn-Yazīd al-Harūrī, . حَبيبْ بن يزيد الحروري, qui estimait qu'il était permis de confier l'imamat à une femme si elle était capable Pour accomplir les tâches requises.

Ce mouvement n'aurait subsisté que quelques siècles.

Bayhasiyya البيهسية Abu al-Bayhas Haysam b. Jabir أبو بيهس هيصم  بن جابر, mieux connu simplement comme Abu-Bayhas أبو بيهس  (mort 713) du clan Banu Sad ibn Dubay بني سعد بن ضبيعة. Il était le fondateur des bayhasiyya البيهسية  secte Kharidjisme الخـوارج en position intermédiaire entre les azraquites الأزارقة (extrémistes) et sufrites الصفرية et ibadites  الاباضية (plus modérées). Bien que considérés comme des infidèles musulmans qui ne sont pas Kharidjisme الخـوارج, considérée comme légitime vivent ensemble, les mariages et les rendre héritent. Après la secte a été divisée en plusieurs sous-groupes. Pour échapper à la persécution des Al-Hajjaj Ibn Yusuf الحجاج بن يوسف الثقفي (661-714) il fuit vers Médine المدينة  Al-Madīna, mais a été emprisonné par le gouverneur local, et exécuté en 713 par Uthman ibn Hayyan عثمان بن حیان. Mort en 76


 

Autres courants

Courant de l'islam scripturaliste

Coranisme  القرآنيون, car fondé sur le Coran seul et le refus total ou partiel des hadiths أحاديث. Le coranisme est la version musulmane du « Sola scriptura ablatif latin signifiant  par l'Écriture seule » des protestants et du karaïsme « (קראות  qaraouten opposition au judaïsme rabbinique.

Les coranistes (ou coranites) القرآنيون se fondent uniquement sur le Coran, contrairement aux sunnites سني  sunnīy et chiites شيعة šīʿa qui croient au Coran القُرْآن, al-Qur’ān et aux hadiths أحاديث. Ils affirment retourner à l'islam originel, à l'époque où les musulmans ne se référaient qu'aux enseignements coraniques, puisque les premiers grands recueils de hadiths aujourd'hui les plus utilisés ne sont apparus qu'après la mort de Muhammad. Les coranistes croient également en la sunna  سنة  « cheminement - pratique(s) » qui se trouve dans le Coran القُرْآن, al-Qur’ān, et rejettent la sunna telle qu'elle a été rapportée par l'orthodoxie musulmane sunnite ou chiite شيعة šīʿa.

Les coranistes sont appelés مسلمون قرآنيّون  muslimoona qur'aniyyoon, « musulmans coranites », ou مسلمون حق  muslimoona haqq, « vrais musulmans » voir la sourate 8, verset 4 note.

 Ils sont aussi appelés  منكروا الحديث munkirū l-ḥadeeth, littéralement « refuseur d'hadiths » qu'on pourrait mieux traduire par « bannisseur de hadiths », par leurs opposants. Comme ils n'acceptent aucune source mise à part le Coran القُرْآن, al-Qur’ān  soit le livre le plus authentique et le plus sacré de l'islam, ils ne se considèrent donc pas comme une secte pour eux. Les coranites sont également appelés القُرْآن اهل Ahl al-Quran Les Gens du Coran et parfois péjorativement « omarites » par les chiites duodécimains en raison d'une citation attribuée a Omar Ibn al-Khattab  عمر بن الخطاب : « Le Coran nous suffit ! »

Sourate 8 الأنفال ʾAl-ʾAnfāl Le Butin verset 4

أُو۟لَـٰٓئِكَ هُمُ ٱلْمُؤْمِنُونَ حَقًّا ۚ لَّهُمْ دَرَجَـٰتٌ عِندَ رَبِّهِمْ وَمَغْفِرَةٌ وَرِزْقٌ كَرِيمٌ

Ceux-là sont, en toute vérité les croyants: à eux des degrés (élevés) auprès de leur Seigneur, ainsi qu'un pardon et une dotation généreuse.

Ola-ika humu almu/minoona haqqan lahum darajatun AAinda rabbihim wamaghfiratun warizqun kareemun

Ces religieux sont en contradiction avec la majeure partie des pratiques cultuelles en islam qui sont recommandées par les hadiths أحاديث. Ils trouvent que les hadiths sont des textes écrit par l'Homme (après la mort du Prophète Muhammad ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui », et n'ont donc aucune puissance divine comme le Coran (dicté par Dieu الله à Muhammad). Allah  الله précise dans le Coran القُرْآن, al-Qur’ān  que ce livre saint sera protégé, nous ne pouvons savoir si les autres écrits musulmans sont ainsi à l'abri de la falsification. Cependant, ils puisent la Sunna d'Allah السنة الله et par ailleurs du Prophète dans le Coran القُرْآن, al-Qur’ān  selon leur version puisque le Prophète exécutait celle d'Allah الله logiquement. Ils rejettent aussi l'autorité des savants, une certaine notion du clergé et les écoles juridiques mises en place au tout début de l'apogée de l'islam.

D'ailleurs une minorité de coranites utilisent les commentaires des tafsirs proposés pour comprendre les contextes des versets du Coran القُرْآن, al-Qur’ān , à savoir que les tafsirs تفسير : exégèse, sont des ouvrages traditionnels d'exégèse du livre sacré.

Les coranites rejettent l'autorité des hadiths pour des raisons théologiques, s’appuyant sur des versets du Coran القُرْآن, al-Qur’ān qu'ils croient comme la base de leur doctrine qui dit que seul le Coran القُرْآن, al-Qur’ān contient toutes les informations nécessaires, sans besoin de complément.

sourate 6 الأنعام ʾAl-ʾAnʿām Les Troupeaux verset 38. 

وَمَا مِن دَآبَّةٍ فِى ٱلْأَرْضِ وَلَا طَـٰٓئِرٍ يَطِيرُ بِجَنَاحَيْهِ إِلَّآ أُمَمٌ أَمْثَالُكُم ۚ مَّا فَرَّطْنَا فِى ٱلْكِتَـٰبِ مِن شَىْءٍ ۚ ثُمَّ إِلَىٰ رَبِّهِمْ يُحْشَرُونَ

Nulle bête marchant sur terre, nul oiseau volant de ses ailes, qui ne soit comme vous en communauté. Nous n'avons rien omis d'écrire dans le Livre. Puis, c'est vers leur Seigneur qu'ils seront ramenés

Wama min dabbatin fee al-ardi wala ta-irin yateeru bijanahayhi illa omamun amthalukum ma farratna fee alkitabi min shay-in thumma ila rabbihim yuhsharoona

sourate18 الكهف ʾAl-Kahf La Caverne verset 54.

وَلَقَدْ صَرَّفْنَا فِى هَـٰذَا ٱلْقُرْءَانِ لِلنَّاسِ مِن كُلِّ مَثَلٍ ۚ وَكَانَ ٱلْإِنسَـٰنُ أَكْثَرَ شَىْءٍ جَدَلًا

Et assurément, Nous avons déployé pour les gens, dans ce Coran, toutes sortes d'exemples. L'homme cependant, est de tous les êtres le plus grand disputeur.

Walaqad sarrafna fee hatha alqur-ani lilnnasi min kulli mathalin wakana al-insanu akthara shay-in jadalan

«    Nous avons exposé pour les gens, dans ce Coran, toutes sortes d'exemples. Mais l'Homme est, sur la plupart des

ch choses, disputeur.

 Sourate 56 الواقعة ʾAl-Wāqiʿa Celle qui est inéluctable versets 77-81.

77 Et c'est certainement un Coran noble  إِنَّهُۥ لَقُرْءَانٌ كَرِيمٌ  Innahu laqur-anun kareemun

78 dans un Livre bien gardé  فِى كِتَـٰبٍ مَّكْنُونٍ  Fee kitabin maknoonin

79 que seuls les purifiés touchent  لَّا يَمَسُّهُۥٓ إِلَّا ٱلْمُطَهَّرُونَ  La yamassuhu illa almutahharoona

80 C'est une révélation de la part du Seigneur de l'Univers. تَنزِيلٌ مِّن رَّبِّ ٱلْعَـٰلَمِينَ Tanzeelun min rabbi alAAalameena

81 Est-ce ce discours-là que vous traitez de mensonge? أَفَبِهَـٰذَا ٱلْحَدِيثِ أَنتُم مُّدْهِنُونَ  Afabihatha alhadeethi antum mudhinoona

Sourate 77 المرسلات ʾAl-Mursalāt Les Envoyés verset 50

   « Après cela, en quel Parole « hadits » croiront-ils donc ? فَبِأَىِّ حَدِيثٍۭ بَعْدَهُۥ يُؤْمِنُونَ Fabi-ayyi hadeethin baAAdahu yu/minoona

La mesure dans laquelle les coranites rejettent l'authenticité de la Sunna varie, normalement le terme de coranite devrait s'appliquer seulement à celui qui ne prend le Coran que comme guide spirituel rejetant tous les autres suppléments. Pour nombreuses raisons, de l'absence de référence aux hadiths de Muhammad comme une source théologique et comme guide dans le Coran (à savoir que le mot hadith en lui-même peut vouloir faire dire plusieurs choses comme "parole" ou "écrit", il peut désigner le Coran aussi par exemple). La raison pour laquelle s'activera une effervescence de recueils écrits sera pour la conservation et la protection des enseignements religieux donc des hadiths

Dans la tradition originelle musulmane, le mot "Hikma الحكمة  - la sagesse fait référence à la Sunna de Muhammad سنة محمد qui contient toutes les informations possibles pour conduire le musulman à vivre pieusement, aussi bien au niveau personnel que social (jurisprudence)

Ils expliquent le mot de " Hikma الحكمة  " Sagesse par la notion de compréhension, de raisonnement, d'intelligence, en s'appuyant essentiellement sur les versets suivants :

Sourate 3 آل عمران  ʾĀl-ʿImrān La Famille de ʿImran verset 78 -79

وَإِنَّ مِنْهُمْ لَفَرِيقاً يَلْوُونَ أَلْسِنَتَهُم بِالْكِتَابِ لِتَحْسَبُوهُ مِنَ الْكِتَابِ وَمَا هُوَ مِنَ الْكِتَابِ وَيَقُولُونَ هُوَ مِنْ عِندِ اللّهِ وَمَا هُوَ مِنْ عِندِ اللّهِ وَيَقُولُونَ عَلَى اللّهِ الْكَذِبَ وَهُمْ يَعْلَمُونَ

78. Certains, parmi eux, vont jusqu'à altérer la récitation du Livre, pour faire croire que leurs fabulations s'y trouvent, alors qu'elles lui sont totalement étrangères. Ils affirment que cela vient de Dieu, alors que cela n'a rien à voir avec la Parole divine. Ainsi, ils attribuent sciemment à Dieu leurs propres mensonges.

78. Wa-inna minhum lafareeqan yalwoona alsinatahum bialkitabi litahsaboohu mina alkitabi wama huwa mina alkitabi wayaqooloona huwa min AAindi Allahi wama huwa min AAindi Allahi wayaqooloona AAala Allahi alkathiba wahum yaAAlamoona

 مَا كَانَ لِبَشَرٍ أَن يُؤْتِيَهُ اللّهُ الْكِتَابَ وَالْحُكْمَ وَالنُّبُوَّةَ ثُمَّ يَقُولَ لِلنَّاسِ كُونُواْ عِبَاداً لِّي مِن دُونِ اللّهِ وَلَـكِن كُونُواْ رَبَّانِيِّينَ بِمَا كُنتُمْ تُعَلِّمُونَ الْكِتَابَ وَبِمَا كُنتُمْ تَدْرُسُونَ

79. Il n'appartient à aucun être humain à qui Dieu a accordé le Livre, la Sagesse et la prophétie de dire ensuite à ses semblables : «Adorez-moi à l'exclusion de Dieu !» Mais il devra dire plutôt : «Soyez de vrais dévots de Dieu, puisque vous enseignez et étudiez l'Écriture.»

79. Ma kana libasharin an yu/tiyahu Allahu alkitaba waalhukma waalnnubuwwata thumma yaqoola lilnnasi koonoo AAibadan lee min dooni Allahi walakin koonoo rabbaniyyeena bima kuntum tuAAallimoona alkitaba wabima kuntum tadrusoona

Sourate 2 البقرة ʾAl-Baqara la Vache verset 269 

يُؤْتِى ٱلْحِكْمَةَ مَن يَشَآءُ ۚ وَمَن يُؤْتَ ٱلْحِكْمَةَ فَقَدْ أُوتِىَ خَيْرًا كَثِيرًا ۗ وَمَا يَذَّكَّرُ إِلَّآ أُو۟لُوا۟ ٱلْأَلْبَـٰبِ

« Il donne la sagesse (Al-Ĥikmata) à qui Il veut. Et celui à qui la sagesse est donnée, vraiment, c'est un bien immense qui lui est donné. Mais les doués d'intelligence seulement s'en souviennent.»

Yu/tee alhikmata man yashao waman yu/ta alhikmata faqad ootiya khayran katheeran wama yaththakkaru illa oloo al-albabi

Il est difficile donner une estimation précise de coranites dans le monde en répertoriant toutes les organisations liées qui existent. Il est aussi difficile d'étudier leur prévalence en raison de la crainte possible de la persécution en tant qu'apostat (qui peut conduire à la peine de mort); accusation lancée par beaucoup d'érudits traditionnels comme Yousef Elbadry يوسف البدري, Mahmoud Ashour محمود عاشور, Muhammed Ra'fat Othman  محمد رأفت عثمان et Mustafa Al-Shak'a مصطفى الشكعة.

Les mouvements libéraux islamiques incluent en effet les coranistes qui considèrent l'Islam « comme un système de croyance attaché aux valeurs libérales d'un monde démocratique ». Similaire au mutazilisme المعتزلة dont les membres sont aussi décrits comme des "refuseurs de hadith". Ce refus a aussi été lié au mouvement moderniste musulman.

Cependant certaines communautés les plus nombreuses ont pu se faire une place parmi les organisations officielles, en voici une liste non-exhaustive

-Ahle Qur'an اهل القران " Organisation formée par Abdullah Chakralawi  شَكرَلَوي عبد الله qui décrit le Coran comme "ahsan hadith أَحْسَنَ الْحَدِيثِ " soit le plus parfait des hadiths en clamant par conséquent qu'il n'a pas besoin de supplément. Son mouvement se fixe entièrement sur les sourates سور et versets ʾāyāt آيات du Coran. La position de Chakralawi était de définir le Coran comme la plus parfaite source de tradition et qu'il devait être exclusivement suivi. Selon lui, Muhammad ne pouvait recevoir qu'une seule forme de révélation, d’inspiration (wahy وحي ), et c'était le Coran. Il soutient le fait que le Coran était le seul enregistrement de la sagesse divine, la seule source des enseignements de Muhammad , et qu'il a remplacé tous les corpus de hadith حديث, qui sont venus plus tard. Les savants de Ahle Qur'an peuvent utiliser les Tafsirs تفسير : exégèse, quand ils étudient l'interprétation du Coran.

En 1974, Rashad Khalifa a découvert un code mathématique dans le Coran basé sur le nombre "19" (74:30-31); les "submitters" ("soumis/musulman" en anglais) voient ce code comme la preuve de l'authenticité du Coran et l'un des plus grands signes de Dieu l’Unique Allah الله . Il représente un groupe important parmi les musulmans qui n'acceptent que le Coran comme source de guidance religieuse.

Tous les coranites ne suivent pas Rashad Khalifa, et des coranites existaient avant lui (par exemple Ghulam Ahmad Parvez au Pakistan.Cependant, Rashad Khalifa est considéré par beaucoup comme l'une des plus grandes figures du coranisme, car il a été celui qui a su faire entendre les arguments coranites dans le monde entier. Cependant, certains coranites n'adhèrent pas à toutes ses idées, car il a déclaré être un messager de Dieu et a supprimé deux versets qu'il considérait comme faux (9:128-129), ce que les autres coranites perçoivent comme étant une hérésie. Cependant il est important de préciser qu'une grande majorité de croyant ne font pas la distinction conceptuelle entre un messager et un prophéte, ainsi, un prophète n'est pas forcément un messager et un messager est forcément un prophète

Ahmed Subhy Mansour أحمد صبحي منصور , né le 1er mars 1949 activiste égyptien américain, décrit comme un savant islamique ayant une expertise dans l'histoire , la culture , la théologie et la politique islamiques. Il a fondé la petite secte Quranists égyptienne القرآنية‎‎; al-Qur'āniyya qui n'est ni sunnite ni chiite , a été exilé d'Egypte, et vit aux États-Unis en tant que réfugié politique en 2002,. Il a été arrêté et purgé une peine de prison pour ses opinions politiques, religieuses et sociales libérales

Il a été renvoyé de l'Université Al-Azhar après avoir exprimé ses opinions sur le rejet des hadiths أحاديث. Il est cofondateur et membre du conseil d’administration des Américains pour la paix et la tolérance, ainsi que Charles Jacobs né en 1944, chef des Américains pour la Paix et la Tolérance, qu'il a co-fondé à la fin de 2009 .

Les mouvements libéraux islamiques

Islam libéral

Se distingue des mouvements réformateurs islamiques en ce sens qu'il s'intègre dans le courant du libéralisme théologique(courants de pensée religieux influencés par les idées libérales ou s'efforçant dans une certaine mesure d'exploiter librement les traditions religieuses ) que connurent les autres monothéismes au tournant du XIXe siècle et XXe siècle tandis que les mouvements réformateurs islamiques incluent aussi bien les mouvements réformateurs intégristes. Sur ce point, l'expression anglo-saxonne Mouvements libéraux islamiques peut prêter à une ambiguïté que l'expression européenne vise à lever, spécifiquement si elle empêche de réduire l'islam libéral à la mise aux normes d'une modernité sociétale.

  • L'islam libéral traite des disciplines historiques et critiques concernant les origines de l'Islam et du Coran
  • L'islam libéral désigne aussi un mouvement réformateur au sein de l'islam qui concilie modernité et religion musulmane si l'on considère que la modernité se définit en une liste d'un certains nombre de sujets sociaux et sociétaux, qui semblent tabous dans les sociétés islamiques, comme le sont respectivement la place des femmes ou les relations de la religion et de l'état. Les auteurs en sont aussi bien des militants associatifs que des auteurs académiques ou encore des théologiens. Ces théologiens et théologiennes se réclament du sunnisme  سنةcheminement » ou « pratique(s)   comme du chiisme شيعة šīʿa.

Il faut aussi distinguer

  • le courant libéral de l'islam, dit aussi « progressiste », dont les tenants visent à restaurer le pluralisme des interprétations au sein même de l'islam, contre une simple lecture d'un texte qui se suffirait à soi-même, que véhiculent les courants actuellement dominants qui sont les plus fondamentalistes
  • de l'islam sécularisé, aussi nommé « islam laïc » dans les pays francophones, dont les tenants considèrent que l'islam construit une part importante de l'Homme (qui peut être une femme), spécifiquement dans son comportement moral, et du citoyen mais est une religion dont ils se reconnaissent agnostiques  une pensée de l'interrogation considérant la vérité de certaines propositions concernant notamment l'existence de Dieu ou des dieux comme inaccessible à l'intelligence humaine

Avant même les aspects sociétaux, comme la défense de la laïcité, la non-obligation voire la restriction du port du voile islamique : الحجاب الإسلامي, alhijab al'iislami ou le refus des peines corporelles prévues par la charia الشَّرِيعَة   les normes et règles doctrinales, sociales, cultuelles, et relationnelles ou le jihad جهاد l’effort sur soi même, sont autant de points (non exhaustifs) défendus par une grande partie des « musulmans libéraux » du 21e siècle. La Nahda النهضة mouvement transversal de renaissance arabe moderne, à la fois littéraire, politique, culturelle et religieuse courant d'approfondissement théologique. La première est déclenchée par Méhémet Ali,  Basha محمد على باشا un Égyptien modernisateur. Il arrive au pouvoir après que Napoléon 1er soit passé par l'Égypte entre 1798 et 1801. Il est considéré comme le fondateur de l'Égypte moderne.

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DAWA دَعْوة [da`wa], invitation MOUVEMENTS ET NOUVEAUX COURANTS

 

Deobandi الديوبنديَّة Tablighi Jamaat   جماعة التبليغ Muhammad Ilyas al-Kandhlawi. محمد إلياس الكاندهلوي1885-1944

 Jamaat-e-Ulema   جمیعت علمائے  .Fondé en 1945 par Shabbir Ahmad Usmani. شبیر احمد عثمانی 1887-1949

 Al-ʾIkḫwān al-Muslimūn  المسلمون Hassan el-Banna  حسن البنا 1906-1949

  grand-père de Tariq Ramadan  طارق رمضان  1962 et Hani Ramadan هاني رمضان 1959 .

 Hizb ut-Tahrir حزب التحرير, Parti de la Libération fondé en 1953 par Taqiuddin al-Nabhani  تقي الدين النبهاني  1909-1977

Jamaat-e-Islami جماعتِ اسلامی Parti islamique Burhanuddin Rabbani برهان الدين رباني 1940 2011

Jamaat-e-Nūrsi جماعتِا لنورسي Said Nursi سعيد النورسي 1878 -1960 Fethullah Gülen  فتح الله كولن  1941.

Jam'iyyat al-Mashari' al-Khayriyya al-Islamiyya  الأحباش أو جمعية المشاريع الخيرية الإسلامية                                      Abdullah al-Harari عبد الله الهرري 1910.2008 ·

 La Fondation de la Recherche Islamique مؤسسة البحوث الإسلامية

  Zakir Abdul Karim Naik ذاکر عبدالکریم نائیک 1965

 La Society américaine de l'islam sunnite الجمعية الأمريكية للإسلام السني

  Warith’ūd-Dīn Muḥammad وارث الدين محمد . 1933-2008  ·

 Salafisme  as-salafiyya Wahhabisme السلفية الوهابية Muhamad Ibn Abdelwahhab  محمد بن عبد الوهاب ·1703-1792

Salafisme du KwaZulu-Natal en Afrique du Sud  السلفية كوازولو ناتال جنوب أفريقيا

 Ahmed  Hussein Deedat  أحمد حسين ديدات ·1918-2005

Ahl al-Hadîth أهل الحديث Yusuf Estes يوسف إستس 1944 converti à l'islam en 1991


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Les mouvements libéraux islamiques

Islam libéral

Se distingue des mouvements réformateurs islamiques en ce sens qu'il s'intègre dans le courant du libéralisme théologique (courants de pensée religieux influencés par les idées libérales ou s'efforçant dans une certaine mesure d'exploiter librement les traditions religieuses ) que connurent les autres monothéismes au tournant du XIXe siècle et XXe siècle tandis que les mouvements réformateurs islamiques incluent aussi bien les mouvements réformateurs intégristes. Sur ce point, l'expression anglo-saxonne Mouvements libéraux islamiques peut prêter à une ambiguïté que l'expression européenne vise à lever, spécifiquement si elle empêche de réduire l'islam libéral à la mise aux normes d'une modernité sociétale.

  • L'islam libéral traite des disciplines historiques et critiques concernant les origines de l'Islam et du Coran
  • L'islam libéral désigne aussi un mouvement réformateur au sein de l'islam qui concilie modernité et religion musulmane si l'on considère que la modernité se définit en une liste d'un certains nombre de sujets sociaux et sociétaux, qui semblent tabous dans les sociétés islamiques, comme le sont respectivement la place des femmes ou les relations de la religion et de l'état. Les auteurs en sont aussi bien des militants associatifs que des auteurs académiques ou encore des théologiens. Ces théologiens et théologiennes se réclament du sunnisme  سنةcheminement » ou « pratique(s)   comme du chiisme شيعة šīʿa.

Il faut aussi distinguer

  • le courant libéral de l'islam, dit aussi « progressiste », dont les tenants visent à restaurer le pluralisme des interprétations au sein même de l'islam, contre une simple lecture d'un texte qui se suffirait à soi-même, que véhiculent les courants actuellement dominants qui sont les plus fondamentalistes
  • de l'islam sécularisé, aussi nommé « islam laïc » dans les pays francophones, dont les tenants considèrent que l'islam construit une part importante de l'Homme (qui peut être une femme), spécifiquement dans son comportement moral, et du citoyen mais est une religion dont ils se reconnaissent agnostiques  une pensée de l'interrogation considérant la vérité de certaines propositions concernant notamment l'existence de Dieu ou des dieux comme inaccessible à l'intelligence humaine.

Avant même les aspects sociétaux, comme la défense de la laïcité, la non-obligation voire la restriction du port du voile islamique : الحجاب الإسلامي, alhijab al'iislami ou le refus des peines corporelles prévues par la charia الشَّرِيعَة   les normes et règles doctrinales, sociales, cultuelles, et relationnelles ou le jihad جهاد l’effort sur soi même, sont autant de points (non exhaustifs) défendus par une grande partie des « musulmans libéraux » du 21e siècle. La Nahda النهضة mouvement transversal de renaissance arabe moderne, à la fois littéraire, politique, culturelle et religieuse courant d'approfondissement théologique. La première est déclenchée par Méhémet Ali,  Basha محمد على باشا un Égyptien modernisateur. Il arrive au pouvoir après que Napoléon 1er soit passé par l'Égypte entre 1798 et 1801. Il est considéré comme le fondateur de l'Égypte moderne.

Principaux auteurs et penseurs représentatifs

Les réformistes

Noms                                                                                dates                              pays

Muhammad Abduh    محمد عبده                                          1849-1905                      Égypte

Jamal Al Dîn Al Afghani جمال الدين الأفغاني                                              1838-1897                       Afghanistan

Abd al-Hamid Ibn Badis   عبد الحميد بن باديس                         1889-1940                    Algérie

Muhammad Iqbal    محمد اقبال                                             1873-1938                     Inde

Abd al-Rahman al-Kawakibi  عبد الرحمن الكواكبي                 1842-1902                      Syrie

Muhammad Rachid Rida  محمد رشيد رض                              1865-1935                      Syrie

Muhammad Nâsir Ad-Dîn Al-Albâni محمد ناصر الدين الألباني     1914-1999                      Syrie

Malek Bennabi      مالك بن نبي                                                 1905 à 1973                Algérie

Les libéraux

Ali Hassan Ahmed Abderraziq     علي حسن أحمد عبد الراز               1888-1966                    Égypte

Muhammad Arkoun     محمد أركون                                            1928- 2010                   Algérie

Soheib Bencheikh   صهيب بن شيخ                                              1961                              France

Ghaleb Bencheikh     غالب بن شيخ                                              1960                              France

Abdennour Pierre Bidar   عبد النور بيدار                                      1971                             France

Abdelwahab Meddeb  عبد الوهاب المدب                                      1946-2014                   franco-tunisien

Abdelmajid Charfi     عبد المجيد الشرفي                                       1942                             Tunisie

Abdurrahman Wahid    عبد الرحمن وحيد                                     1940-2009                   Indonésie

Muhammad Charfi        محمد الشرفي                                          1936-2008                   Tunisie

Malek Chebel     مالك شبل                                                        1953-2016                   Algérie

Dounia Dominique Bouzar   دنيا بوزار دومينيك                              1964                            France

Asghar Ali Engineer       اصغر علی انجینئر                                   1939-2013                    Inde

Farid Esack       فريد إيساك                                                        1959                      Afrique du Sud

Hassan Hanafi      حسن حنفی                                                      1935                                Egypte

Riffat Hassan   رفعت حسن                                                          1943                 Pakistanaise-Américaine

Muhammad Khalafallâh       محمد خلفالله                                        1916-1991                         Egypte

Fatima Mernissi               فاطمة مرنيسي                                        1940-2015                        Maroc

Ebrahim Moosa                إبراهيم موسى                                       1940                          Afrique du Sud

Chandra Muzafar               شاندرا مظفر                                      1947                                    Malaisie

Abdullahi an-Naïm         عبد الله أحمد النعيم                                   1946                                     Soudan

Nurcholish Madjid       نوركوليش مجيد                                         1939-2005                          Indonésie

Fazlur Rahman Malik   فضل الرحمن ملک                                    1929-1982                          Pakistan

Youssef Seddik       يوسف الصديق                                             1943                           Tunisie-France

Shamima Shaikh         شميما الشيخ                                            1960-1998                    Afrique du Sud    

Muhammad Shahrour     محمد شحرور                                       1938                                     Syrie   

Abdul Karim Soroush        عبدالکریم سروش                                1945                                      Iran    

Ahmad Syafi'i Maarif          أحمد سيافي معارف                            1935                           Indonésie

Mahmoud Muhammad Taha      محمود محمد طه                       1909-1985       pendu au Soudan en 1985

Ulil Abshar Abdallah    ُلئل أبشر عبد الله                                    1967                                         Indonésie

Amina Wadud         أمينة ودود                                               1952                                 Amérique U.S.A

Nasr Hamid Abû Zayd    نصر حامد ابو زيد                               1943-2010           Égypte, vit aux Pays-Bas

Les positivistes

Muhammad Hamouda Bensaid   محمد حمودة بنسعي                   1902- 1998                               Algérie

Les sujets disputés

Le caractère de couple de forces antagoniques entre l'islam libéral (eng: progressive islam, i.e. "Islam progressiste") et le wahabisme est bien indiqué par Omid Safi.Professeur d'Études Islamiques à l'Université de Colgate. Américain originaire d'Iran, son domaine de spécialité porte sur la mystique musulmane et l'Islam ancien

Il le présente en opposition à ce qu'il nomme "web islam" ou "pamphlet islam" qui, selon lui,"réduit l'islam à un 6-pages" :

  • "Le statut des Femmes en Islam,"
  • "Le concept de Dieu en Islam"
  • "Le concept de Prière en Islam"
  • "L'islam est simple", un slogan qui permet d'éviter toute discussion, et qui enjoint d'accepter un système unique d'interprétation ;

Contre ce prêt à penser le mouvement libéral entend travailler les diverses traditions de la pensée et des pratiques musulmanes, sachant qu'une partie de ces interprétations sont des éléments du problème tandis que d'autres offrent des solutions à des problèmes en devenir.

L'ambition de l'islam progressiste ne se limite ni à être une force anti-wahabite ni à déshumaniser les tenants du wahhabisme. Le dynamisme du mouvement consiste :

  • à interroger la revendication d'orthodoxie du wahabisme dont la diffusion rapide repose plus sur les pétro-dollars que sur la qualité théologique ; ce serait plutôt un appauvrissement théologique
  • à interroger la légitimité de ce courant à traiter le soufisme تصوف  taṣawwuf en hérésie et à écraser la structure philosophique de l'islam.

Takfirisme  Les takfiri تكفيري, de Takfir wal Hijra تكفير والهجرة, Excommunication et Immigration, groupe fondé en 1971, fondé par Moustafa Choukri  مصطفی شکری (1942–1978), égyptien  Ils sont considérés, comme des extrémistes islamistes nés d'une scission des Frères musulmans, adeptes d'une idéologie ultra-violente. Le terme takfiri signifie littéralement « excommunication » ce qui emporte le prononcé de la peine de mort. Les takfiris considèrent les musulmans ne partageant pas leur point de vue comme étant des apostats, du grec ancien ἀπόστασις (apostasis), « se tenir loin de » ce qui les autoriserait bien légitimement à verser leur sang. Pour mettre au pas leurs coreligionnaires, ils font donc un recours systématique à l'arme du takfir. Autrement dit, le takfirisme se définit comme un terrorisme intellectuel, joignant la parole aux actes

Il s'agit d'une scission des Frères musulmans par un groupe de puristes qui non seulement excommunient Takfirتكفير les autres groupes musulmans, mais refusent de prier avec eux et se mettent donc en état d'immigration d’exil Hijra هجرة pour rompre totalement avec la congrégation religieuse, en contradiction avec les principes régissant l'Oumma  أمّة  communauté ; nation. Le groupe s'inspire des théories de Sayyid Qotb سيد قطب  1906-1966 en les appliquant littéralement. Il souligne sa rupture totale avec la société musulmane traditionnelle qu'il qualifie de mécréante, incroyant, d’athéiste kufr كفر. Les partisans de cette doctrine s'isolent alors dans des communautés alternatives, ou même dans des grottes en Haute-Égypte. Ce mouvement recrute des personnes marginalisées ou aliénées dans l'Égypte moderne, et qui y trouvent une nouvelle communauté. Le mouvement attire beaucoup de femmes. Celles-ci peuvent alors rompre tout lien avec leur famille, considérée comme mécréante, se dessaisissant ainsi de leur responsabilité de femme au sein de leur famille. Bénéficiant d'une autorité incontestée à l'intérieur du groupe, Choukri s'autoproclame comme une sorte de Mahdi, مَهْديّ  « personne guidée par Dieu, arrangeant les mariages et interdisant les contacts externes, ce qui entraîne des plaintes des familles dont les filles ont rejoint le groupe.

Les combattants takfiristes ont des pratiques de guerre qui les caractérisent :

  • profanation de tombes, destruction des mausolées, et de lieux de cultes ;
  • atrocités, parfois filmées, utilisées pour intimider et terroriser les populations ;
  • ce qui est contraite a la prarole de Dieu l’Unique

sourate 42 الشورى ʾAš-Šūrā La Délibération verset 13

شَرَعَ لَكُم مِّنَ الدِّينِ مَا وَصَّى بِهِ نُوحاً وَالَّذِي أَوْحَيْنَا إِلَيْكَ وَمَا وَصَّيْنَا بِهِ إِبْرَاهِيمَ وَمُوسَى وَعِيسَى أَنْ أَقِيمُوا الدِّينَ وَلَا تَتَفَرَّقُوا فِيهِ كَبُرَ عَلَى الْمُشْرِكِينَ مَا تَدْعُوهُمْ إِلَيْهِ اللَّهُ يَجْتَبِي إِلَيْهِ مَن يَشَاءُ وَيَهْدِي إِلَيْهِ مَن يُنِيبُ

Il a établi pour vous, en matière de religion, ce qu'Il avait prescrit à Noé, ce que Nous te révélons à toi-même, ce que Nous avions prescrit auparavant à Abraham, à Moïse et à Jésus : «Acquittez-vous, leur fut-il dit, du culte de Dieu et n'en faites pas un sujet de division entre vous !» Combien doit paraître dure aux idolâtres cette foi à laquelle tu les invites ! Mais Dieu attire vers Lui qui Il veut et guide vers Lui le coupable repentant.

SharaAAa lakum mina alddeeni ma wassa bihi noohan waallathee awhayna ilayka wama wassayna bihi ibraheema wamoosa waAAeesa an aqeemoo alddeena wala tatafarraqoo feehi kabura AAala almushrikeena ma tadAAoohum ilayhi Allahu yajtabee ilayhi man yashao wayahdee ilayhi man yuneebu

Sourate 10 يونس Yūnus Jonas verset 99

وَلَوْ شَاء رَبُّكَ لآمَنَ مَن فِي الأَرْضِ كُلُّهُمْ جَمِيعاً أَفَأَنتَ تُكْرِهُ النَّاسَ حَتَّى يَكُونُواْ مُؤْمِنِينَ

Et si ton Seigneur l'avait voulu, tous les hommes peuplant la Terre auraient, sans exception, embrassé Sa foi ! Est-ce à toi de contraindre les hommes à devenir croyants,

Walaw shaa rabbuka laamana man fee al-ardi kulluhum jameeAAan afaanta tukrihu alnnasa hatta yakoonoo mu/mineena

Le Prophète ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui  a dit :  « Quiconque tue une personne qui a signé une trêve avec les musulmans ne sentira jamais l’odeur du Paradis. » (Sahih Mouslim)

Les salafistes djihadistes الجهاديين السلفيين  aljihadiiyn alssilfiiyn sont également souvent qualifiés de « takfiri تكفير » ou de « kharidjites الخـوارج al-khawarij » par leurs adversaires musulmans, en particulier par les chiites شيعة  šīʿa et les salafistes quiétistesالسلفيون الاهدأ alssilfiuwn alahda . développée par des imams proches du régime saoudien, essentiellement inspirée par le cheikh Muhammed Nacer ad-din al-Albani محمد ناصر الدين الألباني né en Albanie  1914-1999, à partir de 1961  Termes jugés péjoratif par les salafistes djihadis tes qui les rejettent pour se désigner eux-mêmes, mais l'attribuent parfois aussi à d'autres groupes. Ainsi dans les années 1990, Oussama ben Laden أسامة بن لادن appelle les djihadistes algériens à adopter une ligne plus « salafiste » en dénonçant les dérives « takfiri تكفير » du GIA Groupe islamique armé الجماعة الإسلامية المسلحة, al-Jama'ah al-Islamiyah al-Musallaha de Antar Zouabri عنتر زوابري 1970-2002 et Soufiane Zitouni 1964-1996,  ce qui provoque la scission du groupe

Sans dénomination  المسلمين بلا طائفة

Un Musulman sans dénomination est un musulman qui se dit n'appartenir à aucun courant de l'islam. Des études récentes indiquent que dans certaines parties du monde, une grande proportion de musulmans s’auto-identifie comme "uniquement musulman"; à ce jour peu d'analyses sur cette notion ont été publiées. Le terme madhhabi  peut être utilisé c'est-à-dire sans Madhhab مذهب sans conception ; école juridique musulmane

Le concept coranique de "oumma أمّة communauté ; nation " dépend de ce concept unifié d'une communauté islamique, on a fait appel à concept à nouveau au 19e siècle, comme une réponse à la colonisation par les puissances européennes. Muhammad Iqbal محمد اقبال 1877-1938 était un exégète musulman qui a mis l'accent sur l'unité musulmane, ce point de vue a été dénommé "oummatic". Il a comparé le sectarisme à une «idole» qui devait être «brisée pour toujours". Il a déclaré : Je condamne ce maudit sectarisme religieux et social, il n'y a pas de wahhabites, de chiites, de Mirza ou de sunnites. Battons-nous, non sur les interprétations de la vérité, mais sur la vérité elle-même quand elle est en danger. Dans sa vie plus tard, Iqbal a commencé à dépasser le domaine étroit des causes nationalistes et commença à parler aux musulmans répartis sur tout le globe, les encourageant à s'unifier en une seule communauté. L'influence d’Iqbal sur Muhammad Ali Jinnah, محمد علي جناح 1876-1948 le fondateur du Pakistan, connu sous le nom de Baba Quaid-e-Azam بابا القائد الأعظم « Grand Leader » et Baba-e-Qaum بابا ا قم « Le Père de la Nation » est aussi bien documentée. Jinnah, converti au chiisme duodécimain اثنا عشرية Ithnā’ashariyya, quand il était jeune homme, lui-même se décrit publiquement comme ni chiites, ni sunnites, sa réponse standard aux questions lui demandant de définir sa secte était : Est-ce que Muhammad était chiite ou sunnite? D'autres intellectuels se sont levés contre le sectarisme à cette époque, comme Altaf Hussain Hali الطاف حسین حاؔلی 1837- 1914 connu sous le nom de Maulana Khawaja Hali, مولانا خوجة حلی  poète et écrivain ourdou qui a blâmé le sectarisme qui rabaisse les musulmans, Aga Khan III آغا خان الثالث 1877-1957 48ᵉ leader des ismaéliens nizârites, appelés aussi les khojas. qui l'a cité comme un obstacle au progrès et Muhammad Akram Khan محمد أكرم خان 1868 –1969 journaliste bengali, homme politique et savant islamique. Il a été le fondateur du premier journal bengali de Dhaka, The Azad ازاد  en bingali আজাদ qui a dit que le sectarisme faisait obstacle aux capacités intellectuelles des exégètes musulmans.

Des musulmans non confessionnels peuvent également défendre cette position en citant le Coran par exemple la sourate3 آل عمران Al-Imran La Famille de ʿImran verset 103, qui demande aux musulmans de rester unis, ne pas se diviser.

.وَاعْتَصِمُواْ بِحَبْلِ اللّهِ جَمِيعاً وَلاَ تَفَرَّقُواْ وَاذْكُرُواْ نِعْمَتَ اللّهِ عَلَيْكُمْ إِذْ كُنتُمْ أَعْدَاء فَأَلَّفَ بَيْنَ قُلُوبِكُمْ فَأَصْبَحْتُم بِنِعْمَتِهِ إِخْوَاناً وَكُنتُمْ عَلَىَ شَفَا حُفْرَةٍ مِّنَ النَّارِ فَأَنقَذَكُم مِّنْهَا كَذَلِكَ يُبَيِّنُ اللّهُ لَكُمْ آيَاتِهِ لَعَلَّكُمْ تَهْتَدُونَ

Attachez-vous tous fermement au pacte de Dieu, et ne vous divisez pas. Rappelez-vous les bienfaits que Dieu vous a accordés lorsque, d'ennemis que vous étiez, Il a rétabli l'union entre vos cœurs et a fait de vous des frères, par un effet de Sa grâce, de même que vous étiez sur le bord d'un gouffre infernal et Il vous en a sauvés. C'est ainsi que Dieu vous expose clairement Ses signes afin que vous trouviez le droit chemin.

. WaiAAtasimoo bihabli Allahi jameeAAan wala tafarraqoo waothkuroo niAAmata Allahi AAalaykum ith kuntum aAAdaan faallafa bayna quloobikum faasbahtum biniAAmatihi ikhwanan wakuntum AAala shafa hufratin mina alnnari faanqathakum minha kathalika yubayyinu Allahu lakum ayatihi laAAallakum tahtadoona

Au Pakistan, le sectarisme est cité comme un obstacle à l'unification islamique droit: «codification des lois islamiques liés à la famille et de la propriété sur la base de la notion de Talfiq التَّلْفِيقُ « Mélanger les écoles Piocher les avis à droit à gauche » devrait également être envisagée, cela nécessitera une forte opinion publique en faveur de cette unification de la loi islamique sur une base non-sectaire, car aucun changement ne peut être considéré comme permanent sauf s'il possède l'unanimité du public. "

Selon le Pew Research Center, dans 22 pays du monde au moins un musulman sur cinq s'identifie comme "uniquement musulman". Au Kazakhstan, c'est le cas de 74% des musulmans, en Albanie (65%), Kirghizistan (64%), Kosovo (58%), Indonesie (56%), Mali (55%), Bosnie-Herzégovine (54%), Ouzbékistan (54%), Azerbaïdjan (45%), Russie (45%) et Nigeria (42%)

Courants non reconnus par l’orthodoxie

Ahmadisme  Mirza Ghulam Ahmad L’ahmadisme ou Ahmadiyyia الجماعة الأحمدية et Jamāat-i Amadiyya, est un mouvement réformiste musulman messianiste fondé par Mirza Ghulam Ahmad à

 la fin du XIXe siècle né au Penjab, alors sous domination britannique.

Mirza Ghulam Ahmad Al Qadiany  الميرزا غلام أحمد القادِياني (1835-1908), un musulman né à Qâdiyân au Panjâb, fait la paix avec les Anglais et stoppe tout autre prosélytisme qui font du  zèle pour répandre la foi, pour faire des adeptes en se présentant comme une réapparition du Messie Jésus عيسى ʿīsā  pour les chrétiens, Avatâr de Vishnou  فيشنو pour les hindous sanskrit विष्णु Viṣṇu, en tamoul, விஷ்ணு également appelé Hari, Padmanabhi ou Padmanabha

Depuis une scission en 1914, ce mouvement comprend deux courants distincts, la Communauté musulmane Ahmadiyya الجماعة الأحمدية aljamaeat alahmdy et le mouvement Ahmadiyya حركة الأحمدية harakat alahmdy de Lahorepour l’Islam احمدیہ انجمنِ اشاعتِ اسلام . Le nombre d'adeptes du mouvement  les ahmadis أحمدي est généralement estimé à 10 millions bien qu'il en revendique lui-même plus de 200 millions à travers le monde. En 1999, le mouvement revendiquait 4,7 millions de membres au Pakistan, ce qui était contesté par les autorités musulmanes concurrentes. Environ 130 000 ahmadis أحمدي seraient réfugiés en Inde

L'Organisation de la conférence islamique  منظمة التعاون الإسلامي  Munaẓẓamat at-Taʿāwun al-islāmī les a déclarés non musulmans en 1973, leur interdisant le pèlerinage à La Mecque مكة  Makka . Ils sont persécutés dans de nombreux pays et les autorités pakistanaises : la constitution de la république islamique du Pakistan a été amendée le 7 septembre 1974 pour dénier aux Qadiani قادیانی (est une insulte religieuse dérogatoire utilisée par certains musulmans sud-asiatiques pour désigner les musulmans ahmadi, principalement au Pakistan. Le terme provient de Qadian ਕਾਦੀਆਂ (Gurmukhi), قادیان une petite ville dans le nord de l'Inde, lieu de naissance de Mirza Ghulam Ahmad غلام أحمد القادِياني) ou Lahori لاهوري la qualité de musulmans. Les ahmadis ont depuis souvent été accusés de blasphème, de violations des lois anti-ahmadis ou d'autres crimes

Lahorisme- لاہوريه  Lahore لاہور  Mirza Basheer-ud-Din Mahmood Ahmad (مرزا بشیر الدین محمود احمد  (1889- 1965), deuxième calife et le chef du mouvement Ahmadiyya Jamāat-i Amadiyya الجماعة الأحمدية dans l'Islam, Khalifatul Masih II خليفة المسيح الثاني,  Khalifatul Masih al-thani), Calife الخليفة de La communauté musulmane Ahmadiyya et le fils aîné de Mirza Ghulam Ahmad de sa deuxième épouse, Nusrat Jahan Begum. Il a été élu comme le deuxième successeur de Mirza Ghulam Ahmad, le 14 Mars 1914 à l'âge de 25 ans, le lendemain de la mort de son prédécesseur Hakeem Noor-ud-Din حکیم نور الدین  1841 –1914 médecin renommé, écrivain actif, théologien, et expert en arabe et en hébreu. Connu pour son Tafsīr-e-Kabīr  تفسير کبير  « Le commentaire détaillé », une exégèse de dix volumes du Coran القرآن. Mahmood Ahmad, orateur réputé, était aussi un personnage politique actif, surtout en Inde avant l’indépendance. Il a également été l'un des membres fondateurs et le premier président de la Commission All India Cachemire الهند كشمير  mis en place pour l'établissement des droits civils des musulmans du Cachemire. Suite à la partition de l’Inde et de la création du Pakistan en 1947, il a supervisé attentivement la migration en toute sécurité des ahmadis de Qadian قادیان à l'état nouvellement trouvé, finalement la construction d’une ville sur une parcelle de terre aride et montagneuse acheté par la communauté en 1948, qui est maintenant devenu Son nouveau siège et a été nommé Rabwah ربوہ . Une compilation incomplète de ses ouvrages intitulée anwārul 'uloom  أنوار العلوم «  Lumières de la Science »  contient plus de 800 écrits et conférences (à l'exclusion des sermons). Mahmood Ahmad محمود احمد est considéré par la communauté musulmane Ahmadiyya comme Musleh Ma'ood مصلح موعود (Réformateur promis) et le « Fils promis » que Ghulam Ahmad غلام أحمد a prédit que Dieu lui accorderait.

Dîn-i-Ilâhî Akbar Shah أكبر شاه La Dîn-i-Ilâhî (دينِ اللهِ  dīni (a)llāhi], le culte de Dieu) est le nom donné par l'historien Budaun au Tauhid-i Ilahi, le « divin monothéisme », fondé en 1582 par l'empereur moghol Jalâluddin Muhammad Akbarجلال‏ الدين محمّد أكبر  Jalālu d-Dīn Muḥammad ʾAkbar, 1542 - 1605) . Budaun veut ainsi faire passer Akbar pour un apostat dans l'islam, mais ses intentions n'étaient pas claires.Né d'une mère chiite et d'un père sunnite sous le toit d'un râja Rajput راجا راجبوت en sanscrit  राजा রাজপুত , Akbar semblait prédestiné à posséder un esprit de tolérance et d'harmonie dans une Inde où le fait religieux est d'une complexité qui s'oppose à la simplicité de l'islam venu à la suite de la conquête musulmane de l'Inde. En grandissant, il comprend que les sultans de Delhi ont eu peu de réussite à répandre l'islam en Inde au-delà des communautés d'intouchables et des basses castes qui pensaient y trouver une dignité nouvelle. Désireux d'asseoir le pouvoir moghol, il recherche une voie pour unifier l'Inde et possède un véritable désir d'avoir une connaissance authentique de toutes les fois, tout au moins celles présentes sur le sol de son empire.Ainsi dès 1562, il prohibe les conversions forcées et la circoncision avant douze ans et sans consentement. Il supprime aussi la jizya  جزية, était dans le monde musulman un impôt annuel collecté sur les hommes pubères non-musulmans (dhimmisذمّي qui désigne un citoyen non-musulman d'un État musulman, lié à celui-ci par un « pacte » de protection.) en âge d'effectuer le service militaire instaurée par le sultanat de Delhi, un impôt qui frappe les non-musulmans. En 1572, Akbar fait un sermon en hindî et en arabe dans la Jâma-Masjid  المسجد الجامع, la mosquée de Fatehpur Sikri, فتحپور سیکری en ourdou फतेहपुर सीकरी sa nouvelle capitale ville de l'État de l'Uttar Pradesh en Inde, un sermon qui préconise un esprit de tolérance et un syncrétisme indo-musulman. Abul al-Fazl ibn Mubarak  أبو الفضل بن مبارك1551-1602 , devient son secrétaire particulier en 1574 et le persuade qu'il est le chef spirituel de son peuple. En 1575, Akbar construit l'Ibadat Khana - ou maison d’adoration - à Fatehpur Sikri où chaque jeudi se réunit une assemblée composée de musulmans, d'hindous, de jaïns « jaïnisme جاينية ou jinisme जैनमतम्, jainamatam de Jina, vainqueur  et matadoctrine », de mazdéens » religion iranienne qui doit son nom à son dieu principal, Ahura Mazda اهورامزدا.12è siècle avant l’hégire  Le livre sacré du mazdéisme est l'Avesta. » et finalement, à l'insistance de l'empereur, de jésuites avec qui les rapports furent cordiaux (bien que ces derniers cherchaient avant tout à obtenir la conversion de l'empereur et qu'il se refusât à abandonner la polygamie), une assemblée qui discute des questions religieuses

La Dîn-i-Ilâhî, دينِ اللهِ  le culte de Dieu fortement architecturée autour de l'islam chiite, empruntait au jaïnisme le respect de toute vie animale. Le monde, comme création de Dieu, est un endroit unique et unifié qui reflète la singularité et l'unité de son créateur. Il prohibait la pratique de la satî السُتي  en sancrit सती qui signifie « véracité » et autorisait le remariage des veuves. Il s'est opposé aux mariages précoces. Il comportait aussi une forme culte solaire, peut-être inspiré par le zoroastrisme, mais aussi un retour vers un vieux rite de ses ancêtres nomades de la steppe, attesté dès le 8è siècle. Elle mettait aussi nettement en avant un culte de l'empereur, incarnation de l'homme parfait du soufisme, qui durera jusqu'à la fin de l'empire, longtemps après l'abandon de la Dîn-i-Ilâhî. دينِ اللهِ Les ulémas عالم الدين ealim alddin s'opposèrent fortement aux cultes solaire et impérial, qu'ils considéraient comme païens.

Cette société religieuse ne comporta jamais un grand nombre de membres, on avance le nombre de trente-cinq, dont Jahângîr جهانكير, Possesseur du monde en persan, de son vrai nom Salîm, Nûr ud-Din Muhammad سالم نور الدين محمد 1569 - 1627 est le quatrième empereur moghol de l'Inde. selon certains auteurs, et ne survécut quasiment pas à son initiateur.

Khojas ou khodjas خوجه sont des communautés Indo-pakistanaises ou issues de ces communautés. Ce sont généralement des ismaéliens, parfois chiite duodécimaine ou même sunnite hanafite. Les plus importantes communautés sont installées principalement à Mumbai (Bombay), on  les trouves également le long de l'Afrique de l'Est. 

-Da`wa de Pîr Sadr al-Dîn البير صدر الدين «prédication ismaélienne». Il était le Hujjat al-Imâm  حجة الإمام le représentant officiel de l’Imâm Islâm Shâh en Inde « Pîr signifie : sage »

Pîr Sadr al-Dîn, ou  Pir Sadardin également désigné comme Bargur, Pir Sadar Din, Sohodev, Vasimuhammad. Et Haji Sadar Shah né à Sabzwarî Perse a vécu  vers 1290-1367 un certain temps parmi une caste de riches propriétaires hindous appelés Thakurs ثاكور ou Thakkars qui sont reconnus comme des Kshatriyas الكشاتريا en sanskrit,  क्षत्रिय, qui a le pouvoir temporel, aussi - râjanya. Il a étudié leur mode de vie et leurs pratiques religieuses. Les kashtriyas ont toujours occupé, jusqu'à récemment, la première place dans la civilisation indienne. Les grands textes sacrés hindous ne cessent de les glorifier. Les Thakurs  ثاكور croyaient que Vishnu en sanskrit विष्णु s’était déjà manifesté en neuf Avatâra (Épiphanies divines) antérieurement sur cette terre ; ils attendaient la dixième Épiphanie divine. Pîr Sadr al-Dîn leur expliqua que `Alî b. Abî Tâlib,  علي بن أبي طالب 600 - 661 quatrième calife de l'islam, était l’Avatâra de Vishnu. Il a réussi à enseigner les principes de la foi ismaélienne qu’il considère comme le vrai chemin (sat-panth en sanscrit सतपन्थ  «  conversion de l’indouisme) qui fait écho à la voie droite (sirât al-mustaqîm الصراط المستقيم) enseignée dans le Coran), une synthèse du chiisme ismaélien et de la tradition vaishnava  en sanskrit वैष्णव .

Il a composé des centaines d'hymnes et de vers dans les dialectes de différentes provinces de l'Inde qui sont populairement appelées «Ginans» signifiant connaissance (Urdu گنان  , Gujarati : ગિનાન , dérivé du sanskrit : ज्ञान Gnana ).hymnes de dévotion ou des poèmes récités par les musulmans chiites ismaéliens.

 Dans l'un des Ginans se trouve: «Nous l'avons expliqué dans trente-six langues et quarante-deux mélodies et pourtant, les sourds n'écouteraient pas, oh mon frère!

Durant presque cinq siècles, plusieurs dâ`î's داع agent recruteur; propagandiste; apôtre missionnaires de l'islam) sont venus après Sadr al-Dîn et graduellement la communauté Khôja s’est consolidée. Il devenait nécessaire de produire des œuvres religieuses (gnâns, garbîs, granths, etc appelé Dasa Avatâra ou Dashavatara  दशावतार (Dix Épiphanies divine odes mystiques. La liste standard est la suivante: Matsya मत्स्य poisson, Kurma कूर्म Tortue, Varaha  वराह , "sanglier", Narasimha नरसिंह lion-homme, Vamana वामन, nain , Parashurama परशुराम. avec une hache, Rama राम charmant , Krishna कृष्ण «noir», «sombre» ou «bleu foncé»., Balarama बलराम Fort et Kalki कल्कि destructeur de la saleté) adaptées à la mentalité locale. Bouddha புத்தர் "Éveillé" ou "Illuminé" ne fait pas partie de cette liste.

La majorité de la communauté Khôja خوجه fait partie de la communauté shî`ite, au même titre que les Nizâriens et les Bohras بوہرہ *. Au Pakistan, les Khôjas خوجه sont concentrés dans la province du Sind et plus particulièrement dans la ville de Karachi. En Inde, la plupart vivent au Gujarat, au Maharashtra et au Rajasthan. Certains ont également migré à Bombay ou Mascate Calcutta, Madras, Rangoon. Il y aurait aujourd'hui près de 20 000 Khôjas à Madagascar, l’île de la Réunion et l’île Maurice Les Khôjas étaient dispersés en Inde. la diaspora était présente à Zanzibar et en Afrique de l'Est,

* Les Bohras  بهرة ou Tayyibi de Abû al-Qâsim al-Tayyib أبو القاسم طيب 12e siècle, 21e Imam Mustalien Bohras إمام المستعلية بوہرہ forment une branche des Musta'liens dont ils sont les seuls représentants depuis la chute des Imams Hâfizzi الحافظي إمام. 1130 et 1149. Ils formèrent la Hafiziyya الحافظية. Ce sont des groupements chiites ismaéliennes الشيعة الإسماعيلية dont les membres sont en grande partie originaires du Gujarat en Inde. Les Da'i al-Mutlaq, الداعي المطل «le missionnaire absolu ou illimité » les représentants de l'Imam caché,  qui pour eux n'est pas mort, mais a été occulté, en ghayba غَيْبة, absence; éloignement; disparition. Vivant dans un monde invisible, le Mahdīy, مَهْديّ, « personne guidée (par Dieu)  sont les chefs spirituels de ces communautés. est le « sauveur » attendu de tous les musulmans à l'exception des coranites qui devrait apparaître à la fin des temps tel qu'annoncé par certains hadiths.

Selon Abû Sa'îd al-Khidrî,  أبو سعيد الخدري  612-693 compagnon du Prophète ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui qui  a dit

«al-Mahdî descend de moi. Il aura le front haut, le nez aquilin. Il remplira la terre d'équité et de justice de même qu'elle aura été remplie d'injustice et de tyrannie. Il régnera pendant sept ans» référence : Al-Mustadrak `alâ al-Sahîhayn.  المستدرك على الصحيحين de  al-Hâkem 4/557 مستدرك الحاكم  , 933 – 1012. Il contient 9045 hadiths et déclare ce Hadîth comme authentique çahîh صحيح, “prononcé “selon les critères de Muslim مسلم et d'al-Bukhârî البخاري.

Le Prophète ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم   que la paix et la prière(bénédiction) d'Allah soient sur lui  a dit au sujet du Mahdî : "Dieu le rendra apte yuslihu-hû يُصلِحؤحو en une nuit" (IM 4085). Ibn Kathîr بن كثير 1301-1373 explique ceci ainsi: Dieu "mettra Son attention sur lui yatûbu 'alayh ياتوبو عاليه, le guidera, l'inspirera et l'orientera, après qu'il n'ait pas été ainsi" (An-Nihâya النهاية, p. 38).

Le mot Bohra بهرة est dérivé du mot Gujarati ગુજરાતી en arabe الغواجاراتي Vehwahar/vohorvû, qui peut être compris comme commerçant. Les boras sont environ 1 200 000. Plus de 90 % de ceux-ci vivent dans le Maharashtra महाराष्ट्र en arabe ماهاراشترا et le Gujarat ગુજરાત en arabe گجرات  États de l'ouest de l'Inde .De nos jours la grande majorité de la communauté travaille dans le commerce (70 %).Cette communauté a fait scission à plusieurs reprises dans son histoire, donnant lieu à différentes branches : les Jafari Bohras, جعفري بهرة “Patani Bohras” de Patan dans le Gujarat Inde,qui suivent l'école hanéfite, les Dawoodi Bohras  داؤدی بهرة, Hindi: दवूदि बोह्रस, basée en Inde, né en 1592 est appelé ainsi d'après le nom de leur 27e Da'i, Syedna Daud ibn Qutubshah les Sulaymani Bohras بهرة سليماني ہ concentrés au Yémen, Ce mouvement né en 1592 est appelé ainsi d'après le nom de leur 27e Da'i, Syedna Sulayman ibn Hassan, les Aliyah Bohras عالية بهرة etc.

Le Jama`at Khâna جماعت‌خانه lieu de congrégation

Parmi certaines communautés de musulmans, le terme est souvent utilisé de façon interchangeable avec le mot Musallah مصلى  (un lieu de culte qui n'a pas été officiellement sanctifié comme un masjid المسجد mosquée  ou est un lieu qui est utilisé temporairement comme un lieu D'adoration par un musulman. Espace ouvert en dehors d'une mosquée, qui est principalement utilisé pour la prière. Les mots sont dérivés du verbe صلى   ṣallā , signifiant «prier».. La communauté Nizārī Ismā'īlī  utilise le terme Jama'at Khana pour désigner leurs lieux de culte.

La présence de l'Âghâ Khân Ier  آغا خان الأول dans les affaires de la communauté conduisit certains groupes à se démarquer et à quitter la communauté ismaélienne. Le cas le plus célèbre était celui de douze familles Bâr Bhâi بار بهاي qui ont refusé de reconnaître l’Âga Khân Ier آغا خان الأول comme leur Guide spirituel Imâm امام. Le premier titre d’Aga Khan آغا خان a été donné en 1818 par le shah d'Iran شاه إيران, Fath Ali Shah Qajar فتح علي شاه قاجار  1772-1834 au fils d'un imam ismaélien nizarite du nom de shah Khalilullah الشاه خليل الله,   « Roi élu par Dieu » qui résidait à Kehk, près de Qom et fut assassiné à Yezd en 1817, Ḥasan Alī Shāh, 1804 -1881 l'Âghâ Khân Ier  آغا خان الأول. Cet imam était vénéré quasiment comme un Dieu jusqu'en Inde par ses fidèles, qui lui attribuaient des miracles et le couvraient de dons. En avril 1866, un procès fut intenté contre l’Âghâ Khân Ier à la Cour Suprême britannique ; l’argument principal était que les Khôjas étaient des musulmans sunnites convertis de l’Hindouisme au XVe siècle. Ces derniers n’avaient pas à donner l’allégeance à un Imâm chiite, l’Âghâ Khân Ier. Le verdict final du juge, à la suite de la présentation des preuves et arguments historiques, était de reconnaître les Khôjas خوجه comme des Ismaéliens chiites. Ainsi le juge Sir J. Arnould confirma : « Il s’agit d’un groupe dont les ancêtres hindous à l’origine furent convertis et demeurèrent fidèles à la foi ismaélienne imâmî chiite, par une allégeance spirituelle à l’Imâm héréditaire… ». Ce groupe de douze familles Bâr Bhâi بار بهاي s'est séparé par la suite de la communauté ismaélienne influencé par les `ulâmâ’ sunnites  عُلَماء سني.

Par la suite d’autres groupes quittèrent la communauté ismaélienne pour se convertir au chiisme duodécimain. Au début des années 1800 certains membres de la communauté sont allés à Najaf نجف Irak pour rencontrer le Shaykh Zayn al-`Âbidîn Mâzandarânî زين العابدين مازندرانى شيخ‎‎  (m. 1892). Pendant leurs discussions ils ont réalisé qu'ils avaient besoin d'un enseignant en Inde pour l'instruction religieuse de l'Islam chiite. En 1873, Shaykh Mâzandarânî de Karbalâ’ envoya le Mullâ Qâdir Husayn ملا القادر حسين 1842-1902 à Mumbai « Bombai » pour aider les familles qui ont quitté l’ismaélisme à maintenir leur croyance au chiisme duodécimain. Ces Khôjas duodécimains se sont familiarisés avec les principes de foi (comme la notion d’Imâma, l’occultation (masqué totalement ou partiellement) et finalement l’attente du mahdīy, مَهْديّ, « personne guidée (par Dieu)  l’Imâm al-Muntazar الإمام منتظر qui apportera à son retour la justice sur la terre).

De ces quelques familles, la communauté Khôja duodécimaine a augmenté jusqu'à environ 100 000 Khôjas. Le nombre semble très petit quand on sait qu'il y a environ 120 millions de duodécimains dans le monde aujourd'hui. Les Khôjas ismaéliens خوجة الإسماعيلي sont plus nombreux, mais leur nombre est imprécis (environ 10 millions) car il n’y a jamais eu de recensement officiel. Quant aux Khôjas sunnites خوجه سني, il ne reste que quelques milliers

La majorité de la communauté Khôja fait partie de la communauté shî`ite šīʿa, شيعة, au même titre que les Nizâriens النزارية et les Bohras البهرسة « ou Tayyibi الطيبية». Au Pakistan, les Khôjas خوجه sont concentrés dans la province du Sind et plus particulièrement dans la ville de Karachi. En Inde, la plupart vivent au Gujarat, au Maharashtra et au Rajasthan. Certains ont également migré à Bombay ou Mascate. Il y aurait aujourd'hui près de 20. 000 Khôjas à Madagascar, l’île de la Réunion et l’île Maurice.

À l’instar des premiers Khôjas qui avait migré en Afrique pour améliorer leurs conditions de vie, la diaspora est présente partout dans le monde. Ils sont présents en Amérique du Nord, Amérique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande, Europe de l'Ouest et Europe de l'Est. Un quartier de l'ouest de Jakarta, la capitale de la République d'Indonésie, s'appelle Pekojan, "le quartier des Khoja", d'après une communauté d'Indiens musulmans qui l'habitait à la fin du 19e et au début du 20e siècle.

Organisation de l'unité Afro-Américains-Mouvement afro-américain des droits civiques historique.

Mouvement des droits civiques  حركة الحقوق المدنية  harakat alhuquq almadania (1954-1968) mouvement américain qui visait à établir une réelle égalité de droits civiques pour les Noirs américains en abolissant la législation instaurant la ségrégation raciale. Le pasteur protestant Martin Luther King,  مارتن لوثر كينغ  apôtre de la non-violence, en devient l'une des figures les plus célèbres.

Nation of Islam  Nation of Islam حركة أمة الإسلام harakat 'ummat al'islam « Nation de l’islam » Organisation politico-religieuse américaine, à l’origine de la plupart des organisations musulmanes actuelles de la communauté afro-américaine. les estimations de ses membres sont très divergentes, mais en 2003, selon Hakeem Lumumba, « L'impact d'Al-Islam sur la population afro-américaine. » l y en aurait entre 20 000 et 40 000.

Nation of Islam حركة أمة الإسلام harakat 'ummat al'islam a été fondée à Détroit, dans le Nord des États-Unis, en 1930, par Wallace Fard Muhammad, reconnu par la Nation de l’islam comme étant le Messie المسيح le mahdi مَهْديّ, « personne guidée par Dieu ; celle qui montre le chemin »» attendu par les musulmans, et même Dieu l’Unique الله Allah incarné. L’idéologie développée par l’organisation est un mélange de nationalisme afro-américain et de religion. Cette dernière est inspirée par l’islam, mais reste éloignée de l’islam orthodoxe. La Nation of Islam est donc considérée comme une secte par la majorité des organisations musulmanes

Wallace Fard Muhammad والاس فرد محمّد  1877 ou 1981 -1971 est le fondateur de la Nation of Islam, Une thèse fréquemment reprise affirme qu'il s'appelait en fait Wallace Dodd Ford ou Wallace Dodd. On connaît très peu de choses à son sujet ainsi que sur son idéologie précise. Pour la Nation of Islam, il était Dieu incarné, venu au monde en 1877. Il venait de La Mecque مكة makka, en Arabie saoudite pour prêcher la religion musulmane auprès des Afro-Americains, et a abandonné son incarnation physique en 1934, date à laquelle il disparaît mystérieusement. Mais d’autres propositions ont été faites sur son origine. En fait, plusieurs zones d'ombre existent sur sa vie.

Pour le FBI Federal Bureau of Investigation « Bureau fédéral d'enquête », il serait né en 1891 en Nouvelle-Zélande, et serait un métis blanc-polynésien

Nation of Islam rejette l'identification entre « le messager de Dieu » et Wallace Dodd Ford.

En toute hypothèse, Nation of Islam ou ses contradicteurs sont en tous cas d'accord pour indiquer que Wallace Fard Muhammad n'était pas noir, ce qui est surprenant compte tenu de l'idéologie du nationalisme noir radical portée par Nation of Islam. Cependant, si la Nation of Islam s'adresse exclusivement aux noirs, elle considère en théorie que les autres populations « de couleur » peuvent accéder à l'islam. Selon un discours d'Elijah Muhammad : « vous pouvez facilement les distinguer [les blancs] de nos peuples (foncé, brun, jaune ou rouge ». « L'homme noir a produit ces quatre couleurs : brun, rouge, jaune et blanc [...] l'homme noir, pourtant, est le créateur de tous [...] Maintenant, le grand Mahdi مَهْديّ  messie المسيح et dernier prophète de la fin des Temps) avec sa sagesse, connaissance et compréhension infinies, va remettre l'homme noir originel dans la situation originelle ou il était au commencement, le Dieu et le gouverneur de l'univers ».
Wallace Fard Muhammad est ainsi considéré comme au moins « brun »

Elijah Muhammad إلايجا محمد de son vrai nom Elijah Poole, 1897-1975 U.S.A.  était le dirigeant de la Nation of Islam, une organisation religieuse, nationaliste noire nord-américaine au milieu du 20è siècle.

Ses parents avaient travaillé sur une plantation de coton. Son père était également prédicateur baptiste. Elijah a quitté le domicile familial à l'âge de 16 ans, et voyagé à travers le pays, faisant toutes sortes de menus métiers. très tôt il devient disciple de Wallace Fard Muhammad, le fondateur de Nation of Islam en 1930.Il épouse en 1917 Clara Evans (1899-1972), qui deviendra par la suite « mère Clara Muhammad أم كلارا محمد 'am Klaraan Muhammad »

 

Malcolm X Malcolm Little  1925- assasiné en 1965 appelé aussi El-Hajj Malek El-Shabazz الحاجّ مالك الشباز prêcheur musulman afro-américain, orateur et militant des droits de l'homme. Aux yeux de

 ses admirateurs, il est un défenseur impliqué des droits des Afro-Américains ayant mis en accusation le gouvernement des États-Unis pour sa ségrégation de la communauté noire. En revanche, ses détracteurs l'accusent d'avoir alimenté une forme de racisme, le suprémacisme noir et la violence. Elijah Muhammad explique que le nom « Shabazz  شباز» était celui des descendants d'une « nation noire asiatique »

 

Louis Farrakhan Muhammad , لويس فرخان محمدLouis Eugene Walcott le 11 mai 1933 à New York,U.S.A

 Dirigeant de l'organisation politique et religieuse appelée  Nation of Islam depuis 1981. Il est célèbre pour avoir organisé la Million Man March de Washington D.C en 1995

C'est en 1955, alors qu'il donne un spectacle intitulé Calypso Follies à Chicago, qu'il prend ses premiers contacts avec la Nation of Islam, une organisation religieuse et nationaliste noire américaine. Il se convertit en 1955, alors qu'il est âgé de 22 ans, sous l'influence de Malcolm X, et prend le nom de Louis X (le « X » signifiant que le nom originel - africain - du nouveau converti est inconnu à cause de l'esclavage). Après l'édiction par Elijah Muhammad, chef de la Nation of Islam., d'une règle interdisant la musique, il abandonne celle-ci. Elijah Muhammad lui donne alors son nom de Louis Farrakhan Muhammad

En 1964, Malcolm X se convertit à l'islam sunnite لإسلام صنعت, et quitte Nation of Islam. Farrakhan se livre alors à de violentes attaques contre lui au nom de l'organisation. La tension entre El-Hajj Malek El-Shabazz الحاجّ مالك الشباز (nouveau nom de Malcolm X) et Nation of Islam ne cessa de croître. Le 14 février 1965, sa maison fut incendiée, et il fut assassiné de dix-huit balles le 21 février 1965. Deux mois auparavant, Louis Farrakhan avait écrit « un tel homme mérite la mort » (such a man is worthy of death).

Trois membres de Nation of Islam seront reconnus coupables de ce meurtre en 1966 : Norman 3X Butler, Thomas 15X Johnson et Talmadge Hayer. L’organisation elle-même niera toute participation à l’assassinat. « Betty Shabazz, l'épouse de Malcolm X, a publiquement accusé Farrakhan d'un rôle dans le meurtre ». « J'ai pu être complice en mots », a-t-il admis au début de 2007, tout en niant la moindre implication directe de l'organisation.

Il a également été envisagé que la C.I.A Central Intelligence Agency « agence centrale de renseignement » ait eu connaissance du projet d’assassinat et l’ait couvert, voire aidé. Cette hypothèse a été reprise par la Nation of Islam

Nouvelles religions

Yazdânisme يزدانية  est un terme de classement universitaire et parfois aussi le nom de l'ancienne religion monothéiste, culte des Anges (Yazdâni), que pratiquaient les Kurdes avant l'expansion arabe du 7e siècle et leur islamisation. Les Yazdânites croient en la réincarnation, comme dans l'hindouisme et que sept anges défendent le monde face à sept démons, leurs égaux. On estime que près du tiers de la population au Kurdistan professe cette religion. Le yazdanisme (sauf  le yézidisme ou religion des sept anges, est une religion qui est présentée par ses pratiquants (les Yézidis ou Yazidis ou Jésides - Êzidîtî ou Êzidî en kurde) comme plongeant ses racines dans l'Iran antique) est aujourd'hui assimilé à des courants de l'islam, car ils pratiquent la taqiya تقيّة  «  une pratique consistant à dissimuler sa foi sous la contrainte, afin d'éviter tout préjudice et réaction hostile d'un milieu extérieur défavorable »  et aussi un petit nombre de rites musulmans. Cependant, ils sont critiqués par des musulmans qui considèrent que ces pratiques ne sont que superficielles et que le fond de leur croyance n'est pas musulman.

De longues interactions entre le zoroastrisme « religion monothéiste de l'Iran ancien. Elle est une réforme du mazdéisme  « Ahura Mazdâ اهورامزدا Seigneur de la Sagesse » et tire son nom de son « prophète » ou fondateur Zarathoustra زرتشت » et le yazdânisme a provoqué de nombreuses similitudes entre les deux religions.

Elle en conserve maints éléments comme la célébration le 21 mars de la fête de Nevroz ou Norouz نوروز qui correspond au premier jour du printemps.

Yârsânisme ou Ahl-e Haqq اهل حق, "Ahl-e Haqq",  peut se comprendre comme "Peuple de la vérité" aussi bien que "Homme de Dieu"  a dû être connu sous le nom de Hâk ou Haq, en référence à la première déité, l’esprit universel fondée par Sultan Sahâk ou sultan 'iishaq سلطان اسحاق né au XIVe siècle - mort au XVe siècle en Iran occidental (Kurdistan iranien la plus grande part du sud du Kurdistan, ouest de l'Iran.

Certains considèrent que le yârsânisme est un ordre religieux s'apparentant aux autres groupes hétérodoxes islamiques ésotériques (batinites ou chiites Ghulat tels les Alevi, les Shabak, les Jahalten ou Kirklar etc.. D'ailleurs, les membres de cette communauté pratiquent la taqiyya تقيّة  (dissimulation) comme les chiites. Mais ils ont été critiqués et persécutés par les autorités sunnites qui considèrent que ces pratiques sont superficielles et que le fond de leur croyance n'est pas musulmane.

D'autres auteurs considèrent que le yârsânisme constitue une religion à part entière. Ainsi, selon le chercheur et universitaire Mehrdad Izady né en 1963, est un essayiste spécialiste du Grand Moyen-Orient et des Kurdes, le yârsânisme est l'une des trois religions formant le yazdanisme (avec l'alévisme et le yézidisme), terme qu'il a érigé pour désigner des religions qu'il considère comme kurdes et antérieures à l'islam. À propos des points communs entre ces trois religions, la turcologue Irène Melikoff 1917-2009 éminente turcologue, grande spécialiste des cultures de l'Orient écrit que « les trois principes Bektachies-Alevies concernant la Création du Monde...) se retrouvent également dans des religions propres aux Kurdes, chez les Yézidis et les Ahl-è-Hakk اهل حق « gens du Vrai » " ». D'autres points communs existent entre ces religions comme la croyance à "l'Ange-Paon" commune au yarsanisme et au yézidisme ou encore la représentation de "l'Ange-Paon" sous forme d'un coq, animal objet de vénération chez les Alévis

Alévisme-Ishikisme  علاهيون عیشقێتی (ouest du Kurdistan, Turquie et littoral de la Syrie)

Les partisans de mouvement Ishik  یشک  soutiennent que le mot « alévi » provient des anciens peuples anatoliens Luvi et affirment que le mot «Luvi (I701alphabet lydien)» signifie «peuple de lumière» dans la langue hittite  , tandis que dans le traditionnel alévisme علاهيون a prétendu le mot « alévi » vient du arabe mot 'Alawi علوي, ce qui signifie "lié à Ali ." Certains ottomans documents du 16e siècle fait référence à certains groupes alévis comme "Işık Taifesi" qui signifie peuple de lumière الناس خفيفة  alnnas khafifa

Yézidisme (centre du Kurdistan).

Le yézidisme, يزيدية ou religion des sept anges, qui est présentée par ses pratiquants (les Yézidis ou Yazidis ou Jésides - Êzidîtî ou Êzidî en kurde) comme plongeant ses racines dans l'Iran antique voir note Yazdânisme يزدانية 

Les Yézidis forment une minorité confessionnelle. Les Yézidis sont adeptes d’un monothéisme issu d'anciennes croyances kurdes. On retrouve en effet de nombreuses similitudes entre le yézidisme actuel et les religions de l'Iran ancien. Ainsi le yézidisme est-il considéré par ses pratiquants comme une survivance du mithraïsme مهرپرستی iranien authentique culte de Mithra ou Mitras میترا dieu indo-iranien fils de Anahita آناهیتا, ou Nahid ناهید, immaculée* apparu au 2è siècle avant J.C qui s'est adapté à un environnement hostile en absorbant des éléments exogènes notamment les enseignements de Cheikh Adi الشيخ عدي , un savant soufi qui s'est installé dans la vallée de Lalish au 12e siècle

* On peut aussi rapprocher Anahita de la déesse sémitique Ishtar déesse mésopotamienne d'origine sémitique, vénérée chez les Akkadiens, Babyloniens et Assyriens. Comme l'a démontré Georges Dumézil 1898-1986, linguiste, historien et anthropologue français elle correspond à la déesse-rivière indienne Sarasvatî सरस्वती  en arabe سَرَسْوَتِيِ déesse de la connaissance, de l'éloquence, de la sagesse et des arts, à la fois l'épouse shakti शक्ति et la fille de Brahma ब्रह्मा, le dieu Créateur de toutes les créatures vivantes, de la trimurti devanagari : त्रिमूर्ति), trois formes indienne

Selon un texte ancien indien les Upanisada (khata कठोपनिषत् –Up 5p.15 et Mundaka मुण्डकोपनिषत् 2 page 2à10 ) composées entre 800 et 500 avant notre ère « devanāgarī: उपनिषद्, du sanskrit upa, déplacement physique, ni, mouvement vers le bas et shad, s'asseoir, soit l'idée de « venir s'asseoir respectueusement au pied du maître pour écouter son enseignement »

Le dieu suprème Shiva शिव ; transcrit parfois par Çivaشيڤا « le bon, celui qui porte bonheur  envoie sur terre un Prophète du nom de Brahma, qui enseigne aux hommes un Llivre révélé, nommé les Védas.Ce Brahma resemble à Abraham dans le Saint Coran lequel apporte aussi un texte révélé comme suhuf صحف « feuillet » .Un autre phophète indien également connu du Mahabharata महाभारत « La Grande Guerre des Bhārata(descendants de l'empereur légendaire indien Bharat भरत) » et du Saint Coran 31 11-12 dont le nom est Lokman  Lokamana signifie en sanscrit esprit universeil

Sourate 31 verset 11-12

هَذَا خَلْقُ اللَّهِ فَأَرُونِي مَاذَا خَلَقَ الَّذِينَ مِن دُونِهِ بَلِ الظَّالِمُونَ فِي ضَلَالٍ مُّبِينٍ

11. Telle est l'œuvre de Dieu ! Montrez-Moi à présent ce qu'ont créé les divinités que vous adorez en dehors de Lui. Les injustes sont vraiment dans un égarement manifeste !

11. Hatha khalqu Allahi faaroonee matha khalaqa allatheena min doonihi bali alththalimoona fee dalalin mubeenin

وَلَقَدْ آتَيْنَا لُقْمَانَ الْحِكْمَةَ أَنِ اشْكُرْ لِلَّهِ وَمَن يَشْكُرْ فَإِنَّمَا يَشْكُرُ لِنَفْسِهِ وَمَن كَفَرَ فَإِنَّ اللَّهَ غَنِيٌّ حَمِيدٌ

12. Nous avons donné, en vérité, la sagesse à Luqmân, en lui disant : «Sois reconnaissant envers Dieu ! Car quiconque est reconnaissant l'est à son propre avantage , tandis que celui qui se montre ingrat, Dieu Se passera volontiers de sa gratitude, car Il est le Seul Digne de louange.

12. Walaqad atayna luqmana alhikmata ani oshkur lillahi waman yashkur fa-innama yashkuru linafsihi waman kafara fa-inna Allaha ghaniyyun hameedun

Si nous observons raisonnablement l’histoire de Brahma, son œuvre,. Peut-être nous reprochera-ton que les livres de Dieu ne mentionnent pas son nom, comme le Saint Coran qui désigne des Prophètes sans y parler de Brahma. Mais Dieu lui-même, dans le Coran, s’adresse au Prophète Muhammed en ces termes, après avoir désigné un grand nombre de prophètes :

Sourate 4 النساء ʾAn-Nisāʾ les femmes verset1 64

.وَرُسُلاً قَدْ قَصَصْنَاهُمْ عَلَيْكَ مِن قَبْلُ وَرُسُلاً لَّمْ نَقْصُصْهُمْ عَلَيْكَ وَكَلَّمَ اللّهُ مُوسَى تَكْلِيماً

Il y a des prophètes dont Nous t'avons précédemment narré le récit, et d'autres sur lesquels Nous ne t'avons rien dit. Il est certain que Dieu a adressé la parole de vive voix à Moïse.

Warusulan qad qasasnahum AAalayka min qablu warusulan lam naqsushum AAalayka wakallama Allahu moosa takleeman

Dans l'islam, le terme que l'on trouve dans les textes Al-Hind الهند et हिन्द enHindi  se réfère aussi à la terre du peuple vivant sur le territoire de l'Inde moderne

Les échanges entre ces trois branches ne sont pas si fréquents. Le Yézidisme ne pratique pas la taqiya contrairement aux Alévis et aux Yarsanis.

Işıkçılık Ishikism  عیشقێتی  Lumière  alévisme est un  mouvement récemment Alévis 1990 détectant la foi et l' histoire d'une autre manière .Principal dirigeant  Erdogan Cinar.

Lumièreism  Illuminationisme école importante dans la philosophie et le mysticisme islamiques introduit par Shahab al-Din Suhrawardi شهابالدین سهروردی 1154-1191. Shaikh al-'Ishraq لشيخ إشراق "Maître de l'Illumination" et Shaikh al-Maqtul الشيخ المقتل "le Maître assassiné", en référence à son exécution pour l'hérésie (désaccord avec les croyances ou les coutumes établies). Il a développé une version de l'illuminationism حكمة الإشراق  ḥikmat al-ishrāq.

Dans sa Philosophie de l’illumination, Suhrawardi a soutenu que la lumière opère à tous les niveaux et les hiérarchies de la réalité. La lumière produit des lumières immatérielles et substantielles, y compris des intelligences immatérielles « angesملائكة , Malā'ikah », des âmes humaines et animales, et même des «substances obscures» comme les corps

La métaphysique de Suhrawardi est basée sur deux principes. Le premier est une forme du principe de raison suffisante (stipule que tout doit avoir une raison ou une cause). Le second principe est le principe d'Aristote que l’infini réel est l'idée que les nombres, ou quelque autre type d’objet mathématique, peuvent former une totalité réelle, complétée; À savoir, un ensemble est impossible.

Ses disciples, tels que Shahrzouri, Qutb al-Din al-Shirazi  قطب الدين الشيرازي 1236 - 1311 poète médecin astronome,  mathématicien ophtalmologiste philosophe soufis, d’origine persane Iran ont essayé de continuer la voie de leur professeur. A compilé les livres Meftāḥ al-meftāh   مفتاح آل مفتاح  « la clé de la clé », Ekhtiārāt al-moẓaffariya  اختار المظفريه »choisir muzaffari »  Fatḥ al-mannān fi tafsir al-Qor'ān فـتـح الـمـنـان بـتـفـسـيـر الـقـرآن

 « ouvrir l’interprétation du Coran » un commentaire complet sur le Coran en quarante volumes, écrit en arabe et également connu sous le titre Tafsir'allāmi التفسير اللامي « interpretation de la connaissance » Il se distingue aussi par sa vaste connaissance, son sens de l'humour et sa générosité sans discernement. Il était aussi un maître joueur d'échecs et a joué l'instrument musical connu comme le Rabab ربابة, connu sous le nom de جوزه  jawza un instrument à cordes incliné préféré du poète persan Jalāl ad-Dīn Muhammad Rūmī جلالالدین محمد رومی 

DIEU EST LE PLUS SAVANT الله أعلم  Allah 'aelam

Ecole juridique

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Notes

Juriste musulman فقهاء المسلمين fuqaha' almuslimin

Un Faqīh (au pluriel, Fuqahā') (فقيه, فقهاء) est un juriste musulman, spécialiste du fiqh.

 qāḍī, قاضي   est un juge musulman remplissant des fonctions civiles, judiciaires et religieuses. Le cadi est un juge de paix et un notaire, réglant les problèmes de vie quotidienne : mariages الزواج alzzawaj , divorces  الطلاق alttalaq , répudiations,  رفض السلطة rafad alssulta  successions,ينظم نقل إرثه  yunazzim naql 'iirthih, héritages الورثة al wirata , etc. Le mot « cadi » vient d'un verbe signifiant « juger », « décider ». Il est à l'origine de l'espagnol alcalde, en français alcade "qui dirige l'exécutif d'une administration locale" .

 Le juge qâdî قاضي s'appuie principalement sur « les livres où sont exposées les solutions consacrées par l'ijmâ », et non sur « le Coran » ou « les recueils de Traditions » :

Un mufti, moufti ou muphti مفتي est un religieux musulman sunnite  مسلم سني qui est un interprète de la loi musulmane  الشريعة الإسلامية alshryet al'iislamia ; il a l'autorité d'émettre des avis juridiques, appelés fatwas فتوى . Il est connaisseur de la religion musulmane دين   din et peut être consulté par des particuliers comme par les organes officiels des oulémas  ʿulamā’ عُلَماء afin de connaître la position exacte à adopter sur des questions d'ordre culturel, juridique ou politique afin d'être en conformité avec la religion  musulmane دين .din

Le mufti مفتي doit en général passer devant un comité d'oulémas ʿulamā’ عُلَماء afin que ceux-ci puissent déterminer si celui-ci remplit les conditions suivantes :

  1. Maîtriser les principes de la jurisprudence fiqh  فقه ;
  2. Maîtriser la science du hadith  حديث ;
  3. Maîtriser les objectifs et les buts  de la Charia  الشَّرِيعَة Maqasid ach-Chari`a المقاصد الـشَّـرِيعَـة ;
  4. Maîtriser les maximes légales ;
  5. Maîtriser l'étude des religions comparatives ;
  6. Maîtriser les fondements des sciences sociales ;
  7. Maîtriser la langue arabe ; تتقن اللغة العربية  tataqin alllughat alearabia
  8. Avoir une connaissance suffisante des réalités sociales.

Pour les chiites شيعي shayei , l'équivalent du mufti est un  Mollah, mullah, mawlān, مولًى, pl. mawâlin, موالٍ aide ; défenseur ; seigneur ,en persan : ملا

Le terme ra’y رَأْي ra'ī, opinion désigne en droit fiqh  فقه musulman, l'opinion personnelle du juge. Le juge choisit soit la solution qui lui semble la meilleure lorsqu'aucune indication n'a été fournie par les quatre premières sources Coran القُرْآن , sunna سنة , idjma إِجْمَاع , qiyas  قياس   istihsan اِستِحسان approbation, soit celle qui répond au principe d'utilité générale istislah اِستِصلَح venant de salaha  صَلَحَ convenir; être approprié. Seules les écoles hanafite  حنفى et mutazilite  المعتزلة admettent le principe du ra'y comme principe de droit.

sahaba الصحابة / aṣ-ṣaḥābah « saḥābiy » صحابي, sahābīy qui se traduit par « ami, compagnon ». Les « saḥābiyyāt » صحابيات, saḥābiyāt sont les femmes condisciples de Muhammad

  • Ahl al-Bayt ahl al-bayt, أهل البيت, les gens de la maison
  • Al-Ashara Mubashara Les dix compagnons promis au paradis العشرة المبشرون بالجنة, al-`Ashara al-Mubasharûn bi-l-Janna est une expression utilisée dans l'islam  الإسلام  soumission à Dieu Seul l'Unique, pour désigner les sahaba الصحابة que le Prophète Muhammad avait, de son vivant et dans un hadith  حديث célèbre, promis au Paradis  janna جنّة appelé aussi ʿadn عدن, Éden ,10 de ses compagnons.
  • Tabi‘un التابعون suiveurs
  • Tabi‘ at-Tabi‘in  تابع التابعين est la génération qui suit les Tabi‘un التابعون. Les sunnites les comptent parmi les meilleures générations sur Terre, après les Sahaba الصحابة et les Tabi‘un التابعون.

 

L'eulogie « Allah en soit satisfait » رضي الله عنه, raḍiyAllāhu ‘anhu) est souvent mentionnée après évocation de nom des compagnons du Prophètes et de grands savants

Puisse ce travail être utiles à tous ceux qui veulent comprendre notre religion sans haine et sans mépris  آمين ʾĀmyn Amen Ainsi soit-il  En vérité »  C'est ma foi 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires (1)

ABDALLAH
  • 1. ABDALLAH | 28/01/2017

Très grand travail avec beaucoup d'informations importantes bravo

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