LES COMPAGNONS DU PROPHETE SAHABAS صحابة

LES COMPAGNONS DU PROPHETE SAHABAS صحابة

LES COMPAGNONS DU PROPHETE SAHABAS صحابة

                          Sahabas

(page en cours de construction)

Quand il est mention du Prophète Muhammad il est conseillé de dire :

ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم : « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui

Muhadjir ou muhâjir مهاجر, ,émigrants  -Tābi‘în التابعين (suiveurs) Tābi‘ at-Tābi‘īn تابع التابعين

 

 

Quand il est mention du Prophète Muhammad il est conseillé de dire :

ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم : « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui

Muhadjir ou muhâjir مهاجر, ,émigrants, exilés, réfugiés) au pluriel muhâjirûn (مهاجرون). Les muhâjirûn désigne les premiers convertis à l'islam, les conseillers et les parents du Prophète Muhammad , qui ont émigré en 622 an 1 de l’Hégire  avec lui de La Mecque مكة, Makka à Yathrib يثرب  appelée ensuite  Al-Madīna المدينة Médine) événement connu sous le nom de L'Hégire هجرة « immigration - exil - rupture - séparation ».,

 Les premiers musulmans de Médine s'appellent les Ansar  أنصار, « partisan ; auxiliaire -aideurs". Muhâjirûn  مهاجرون.

Dans l'islam, les sahaba صحابة désignent les compagnons du Prophète de l'islam  محمّد Muhammad. Ils sont vus par l'ensemble des musulmans comme les premiers à avoir adhéré à la foi prônée parمحمّد Muhammad et qui l'ont propagée après la mort du celui-ci. De ce fait, les musulmans leur attribuent une haute autorité morale.

Les compagnons les plus illustres sont أبو بكر عتيق “الصديقAbu Bakr as-Siddiq, عمر بن الخطاب`Umar ibn al-Khattab,  عثمان بن عفان`Uthman ben Affan, علي بن أبي طالب`Ali ibn Abi Tâlib, طلحة بن عبيد اللهTalhah ibn Ubaydullah, الزبير بن العوامZubayr ibn al-Awwam, عبد الرحمن بن عوفAbd ar-Rahman ibn Awf, سعد بن أبي وقاصSa`d ibn Abi Waqqas,  أبو عبيدة بن الجراحAbu Ubayda ibn al-Jarrah,  سعيد بن زيدSa`îd ibn Zayd, communément appelés par محمّد Muhammad  العشرة المبشرون بالجنةAl-Ashara Mubashara, c'est-à-dire les dix compagnons promis au paradis. On peut ajouter aux compagnons les plus illustres سلمان الفارسي  Salmân al-Farisi et بلال بن رباح Bilal Ibn Rabah

 On définit communément un compagnon comme toute personne ayant rencontré محمّدMuhammad, cru en lui et décédé avec la foi, donc musulmane. Ceux qui le virent mais n'apportèrent la foi qu'après son départ de ce monde ne rentrent pas dans cette catégorie, ils sont plutôt considérés comme des tabi`in*1. التابعون À l'opposé, un aveugle ou un mineur croyant est considéré comme sahaba.

Les plus célèbres des sahaba sont au nombre d'une centaine, car étant plus proches de محمّدMuhammad. Cependant, le nombre total dépasse largement cette approche, et leurs noms et biographies sont répertoriés dans de nombreux ouvrages tels que Kitāb at-Tabāqat al-Kabīr  كتاب الطبقات الكبير  de Ibn Sa'd al-Baghdadi. Certains affirment qu'ils étaient environ 120 000, tandis que d'autres disent 60 000. Par ailleurs, environ 140 000 sahaba hommes et femmes auraient assisté au dernier sermon du Prophète Muhammad lors de son Pèlerinage d'adieu Hajj al wida’ حاجّ الوداع

Dans l'islam traditionnel, les sahaba sont considérés comme les transmetteurs dignes de confiance des propos, des gestes et des instructions du Prophète Muhammad. Leurs propres gestes et propos sont aussi dignes d'imitation. Les premières tentatives pour définir les sahabah remontent au début du IIe siècle de l'Hégire, avec notamment Boukhari, qui en donne une brève définition au début de son Sahih. Par la suite, la simple fait d'avoir vu محمّد Muhammad devient objet de débat pour la définition des sahaba. D'après Ibn al-Athir, la classification des sahabah était courante à l'époque de l’historien Al Wakidi :الواقدي  745- 822. Le moment de conversion à l'islam était un critère majeur d'appartenance au groupe des sahaba.

Les sahaba ont joué un rôle majeur dans la propagation de l'islam en ce sens qu'ils sont les premiers maillons de la chaîne de transmission des hadiths, des méthodes de lecture du Coran et de la transmission de tout ce qui touchait de la vie première de l'islam. Ainsi, un compagnon transmettait le hadith à un tabi'i, qui n'avait pas eu de contact direct avec le Prophète de l'islam, qui transmettait ensuite au tab' tabi'i qui devenait alors le troisième maillon de la chaîne, et ainsi de suite. L'étude de ces chaînes de transmission est laissée à la discrétion des muhaddithūn محدثون. «  Science du hadith, ou hadithologie, علم الحديث ,ˤilm al-ḥadīth »

Statut des sahaba الصحابة

L'eulogie « Allah en soit satisfait »  رضي الله عنه, raḍiyAllāhu ‘anhu est souvent mentionnée après évocation de leur nom.

La révérence à leurs égard est évidente du fait du hadith suivant où le Prophète de l'islam a dit :

« La meilleure partie de mon Umma est mon époque, puis ceux qui viennent après, puis ceux qui viennent après. Puis viendront des gens qui apporteront un témoignage alors qu'il ne leur aura pas été demandé, qui trahiront ce qu'il leur aura été confié et ne seront pas honnêtes, qui feront des vœux qu'ils ne respecteront pas, et qui seront gras" (al-Bukhârî, 3450, Muslim, 2535). »

Tous les sahaba sont considérés comme justes `udul  عُدُول  avec cependant des degrés différents auprès d'Allah du fait de leurs sacrifices pour la cause de l'islam.

 

Notes ,*1 Les Tābi‘ūn suiveurs  التابعون  sont la génération de musulmans qui ont connu des compagnons de Muhammad mais qui n'ont pas connu Muhammad lui-même. Ils ont joué un rôle important dans le développement de la pensée islamique, la philosophie, ainsi que la politique des premiers califats. Ils jouèrent un rôle particulièrement essentiel dans la division de la communauté islamique musulmans sunnites et chiites.

Les sunnites considèrent comme suiveurs , Tabi‘i تابع  singulier de Tābi‘ūn,   التابعين la génération qui suit les Tabi‘un التابعون. Les sunnites les comptent parmi les meilleures générations sur Terre, après les Sahaba الصحابة et les Tabi‘un   التابعين. Sont considéré, comme suiveurs tout musulman qui:

  1. A vécu avec au moins un des compagnons du Prophète Muhammad,
  2. Était « bien guidé » (faisant partie des Ahlu-s-Sunnah wa-l-Jama`a),
  3. Mourut en cette condition. Un bon contre-exemple étant les Khawarij qui virent des compagnons du prophète, vécurent avec eux mais dont une partie fut tuée dans le conflit avec Ali bn Abi Talib (avis partagé par les sunnites et les chiites).

Ils sont considérés comme la meilleure génération après les Sahaba. Pour cela, ils s'appuient sur la parole de محمّد Muhamad qui a dit : « Les meilleures de ma communauté sont ma génération, celle qui vient après et celle qui vient après. ». Ils sont ainsi considérés comme la meilleure des générations après les Sahaba.

Les quatre premiers cités sont aussi communément appelés par les sunnites les Rashidun « les califes bien guidés  خلفاء راشدون, al-Khulafā’u r-Rāshidūn ». À noter que d'autres sahabas furent aussi promis au paradis du vivant du Prophète.

No 

Nom

Début du règne

Fin du règne

Commentaires

1

Abou Bakr As-Siddiq

أبو بكر “الصديقة
(vers 573 - 23 août 634)

8 juin
632

23 août
634

Il est élu calife à la mort de Muhammad. Sa nomination est contestée et il doit faire face à plusieurs révoltes, notamment dans le Hedjaz et le Nejd. Il conquiert une grande partie de l'Arabie avec l'aide de son général Khalid ibn al-Walid. خالد بن الوليد C'est sous son règne que les versets révélés par Muhammad, qui étaient jusque-là transmis oralement, sont compilés en un ouvrage unique : le Coran. Peu avant sa mort il suggère le nom d'Omar pour lui succéder. Il est le seul des quatre « califes bien guidés » à n'avoir pas été assassiné.

2

Omar ibn al-Khattâb

الخطاب عمر بن


(584 - 7 novembre 644)

23 août
634

7 novembre
644
assassiné

Il est le premier calife à être appelé « commandeur des croyants » أمير المؤمنين amīr al-mu‘minīn

. Il instaure le calendrier musulman dont l'origine est fixée au 16 juillet 622, premier jour de l'année lunaire où l'Hégire eut lieu. L'expansion de l'Islam continue : les forces musulmanes dirigées par Khalid ibn al-Walid  معركة اليرموك, écrasent les Byzantins à la bataille du Yarmouk. Cependant Omar se méfie de Khalid et le destitue au profit d'Abu Ubayda ibn al-Djarrah  أبو عبيدة بن الجراح qui conserve Khalid à ses côtés). La Syrie et la Mésopotamie tombent aux mains des musulmans, suivis de la Perse, de la Palestine et de l'Égypte.
Omar est assassiné en 644 par un esclave perse zoroastrien.

3

`Othman, `Uthmân ibn `Affân ibn al-`Âs ibn Umayya

 عثمان بن عفان بن أبي العاص بن أمية
(579 - 17 juillet 656)

7 novembre
644

17 juillet
656
assassiné

La tradition présente Othmân comme le premier Mecquois converti à l'Islam. Au début de son règne, il décide d'unifier le texte coranique dont plusieurs versions circulent dans le Califat : des exemplaires de la version officielle sont envoyés aux nouvelles provinces. Il se rend impopulaire dans plusieurs régions, notamment l'Irak et l'Égypte.
En 656, à la suite d'une insurrection, il est assiégé dans sa maison médinoise et finit poignardé.

4

Abū al-H̩asan ʿAlī ibn Abī T̩ālib

أبو الحسن علي بن أبي طالب,

(entre 598 et 600 - 28 janvier 661)

17 juillet
656

28 janvier
661
assassiné

Il est le cousin germain de Muhammad puis son gendre après son mariage avec Fatima Zahra,فاطمة الزهراء fille du Prophète. Malgré son charisme, son début de règne est difficile : il fait face aux revendications pour punir les assassins d'Othmân, dont celle d'ʿĀʾisha bint Abī Bakr  عائشة بنت أبي بكر , veuve de Mahomet, qui se révolte et est vaincue la bataille du chameau  موقعة الجمل en.656 La révolte de Muʿawiya معاوية , gouverneur de Damas, est réglée par un arbitrage perdu par Ali, dont le pouvoir faiblit. Une partie de ses fidèles l'abandonne et forme les kharidjites خوارج, "sortants, dissidents" , qui se révoltent à leur tour et sont battus en 658 à la bataille de Nahrawân معركة النهروان . C'est un kharidjite qui assassine Ali en 661, alors qu'il est agenouillé pour la prière.

 

Les dix compagnons promis au paradisالعشرة المبشرون بالجنة, al-`Ashara al-Mubasharûn bi-l-Janna

 C’est une expression utilisée dans l'islam pour désigner les sahaba الصحابة que le Dernier des Messager et Prophète Muhammad  ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui »  avait, de son vivant et dans un hadith حديث célèbre, promis au paradis 10 de ses compagnons.

D'après Abder Rahman Ibn Awf (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Abou Bakr (qu'Allah l'agrée) est dans le Paradis, Omar (qu'Allah l'agrée) est dans le Paradis, Othmane (qu'Allah l'agrée) est dans le paradis, Ali (qu'Allah l'agrée) est dans le Paradis, Talha (qu'Allah l'agrée) est dans le Paradis, Zubayr (qu'Allah l'agrée) est dans le Paradis, Abder Rahman Ibn Awf (qu'Allah l'agrée) est dans le Paradis, Sa'd Ibn Abi Waqas (qu'Allah l'agrée) est dans le Paradis, Said Ibn Zayd (qu'Allah l'agrée) est dans le Paradis, Abou Oubeida Ibn Al Jarah (qu'Allah l'agrée) est dans le Paradis ».
(Rapporté par Tirmidhi n°3747 et authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de SounanTirmidhi)

عن عبدالرحمن بن عوف رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : أبو بكر في الجنة وعمر في الجنة وعثمان في الجنة وعلي في الجنة وطلحة في الجنة والزبير في الجنة وعبد الرحمن بن عوف في الجنة وسعد بن أبي وقاص في الجنة وسعيد بن زيد في الجنة وأبو عبيدة بن الجراح في الجنة
(رواه الترمذي في سننه رقم ٣٧٤٧ و صححه الشيخ الألباني في تحقيق سنن الترمذي)

ean abdal Rahmin Ibn Awf radia Allah eanh qal Raçul Allah salaa Allah ealayh wA salam : 'abu Bakr fi al Janat wa Umar fi al Janat wa Uthman fi al Janat wa ali fi al Janat wa Talaht fi al Janat wa Zubayr fi al Janat wa abdal Rahmini bin awf fi al Janat wa Saed ibn 'abi Waqas fi al Janat wa Saeid ibn Zayd fi al Janat wa 'Abu Oubidat Ibn al Jirah fi al Jana

Ils sont listés dans l'ordre comme rapporté dans le hadith :

Noms

Noms Arabe

Naissance B.H.

   Mort A.H.   

Naissance ap. J.-C.

   Mort ap. J.-C.   

Abou Bakr As-Siddiq

أبو بكر الصدّيق

51

13

573

634

Omar ibn al-Khattâb

عمر بن الخطّاب

40

23

584

644

Othmân ibn Affân

عثمان بن عفّان

47

35

577

656

Ali ibn Abi Talib

علي بن أﺑﻲ طالب

23

40

600

661

Talha ibn Ubayd Allah

طلحة بن عبيد الله

28

36

596

656

Zubayr ibn al-Awwam

الزبير بن العوّام

28

36

596

656

Abd ar-Rahmân ibn `Awf

عبد الرحمن بن عوف

43

31

580

654

Sa`d ibn Abi Waqqas

سعد بن أبي وقّاص

23

55

600

675

Abu Ubayda ibn al-Djarrah

أبو عبيدة بن الجراح

40

18

584

640

Saïd ibn Zayd

سعيد بن زيد

 ?

51

 ?

672

Les quatre premiers cités sont aussi communément appelés par les sunnites les Rashidun راشدون « les califes bien guidés. »

 

Les Tābi‘în التابعين (suiveurs), sont la génération de musulmans qui ont connu des Tabi‘un  التابعون compagnons de Muhammad محمّد  ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui »  mais qui n'ont pas connu Muhammad محمّد  ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui »  lui-même. Ils ont joué un rôle important dans le développement de la pensée islamique, la philosophie, ainsi que la politique des premiers califats. Ils jouèrent un rôle particulièrement essentiel dans la division de la Communauté أمّة « Oumma » musulmans sunnites et chiites.

Selon les sunnites

Les sunnites considèrent comme Tabi‘i (singulier de Tābi‘în  [suiveur] tout musulman qui:

  1. A vécu avec au moins un des compagnons du Prophète Muhammad محمّد, ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui »  
  2. Était « bien guidé » (faisant partie des Ahlu-s-Sunnah wa-l-Jama`a),
  3. Mourut en cette condition. Un bon contre-exemple étant les Khawarij خوارج, sortants, dissidents qui virent des compagnons du Prophète, vécurent avec eux mais dont une partie fut tuée dans le conflit avec Ali bn Abi Talib Ali bn Abi Talib (avis partagé par les sunnites et les chiites).

Ils sont considérés comme la meilleure génération après les Sahaba الصحابة. Pour cela, ils s'appuient sur la parole de Muhammad qui a dit : « Les meilleures de ma communauté sont ma génération, celle qui vient après et celle qui vient après.». Ils sont ainsi considérés comme la meilleure des générations après les Sahaba.

Liste des Tabi‘în التابعين

·  `Abd ar-Rahman ibn `Abdillah (fils de `Abd Allah ibn Umar)

·  `Abd ar-Rahman ibn `Abd al-Qari (ar)

·  `Abd ar-Rahman ibn Abi Bakr (ar) (d. 712 ap. J.-C., 94 A.H.)

·  `Abd ar-Rahman ibn Khalid (en) (616-667 ap. J.-C., -6-46 A.H.)

·  `Abdullah ibn Mubarak (ar) (736-797 ap. J.-C., 118-181 A.H.)

·  Abu Bakr ibn `Abd al-Qays (ar)

·  Abu Bakr Mohammed ibn Sirin (653-728 ap. J.-C., 33-110 A.H.)

·  Abu Hanifa (699-765 ap. J.-C., 80-148 A.H.)

·  Abu Muslim al-Khawlani (en) (d. 684 ap. J.-C., 64 A.H.)

·  Abu Zur'ah4

·  Ach-Cha`bi (ar) (637-721 ap. J.-C., 16-103 A.H.)

·  `A'isha bint Talhah (en)

·  Al-Aswad ibn Yazid (en) (d. 694 ap. J.-C., 75 A.H.)

·  Al-Hajjaj ibn Yusuf (661-674 ap. J.-C., 41-95 A.H.)

·  Al-Hassan al-Basrî (642-728/737 ap. J.-C., 21-110/118 A.H.)

·  `Alqama ibn Qays (d. 682 ap. J.-C., 62 A.H.)

·  `Alqama ibn Waqqas (en)

·  Al-Qasim ibn Muhammad ibn Abi Bakr (en) (d. 726 ap. J.-C., 108 A.H.)

·  Al-Rabi ibn Khuthaym (en) (d. 682 ap. J.-C., 62 A.H.)

·  `Amir ibn Abd al-Qays (en) (661-680 ap. J.-C., 40-60 A.H.)

·  `Amir ibn Abdi Qays (ar)

·  `Ata' ibn Abi Rabah (en) (647/653-732 ap. J.-C., 27/33-114 A.H.)

·  `Ata' ibn Yassar (ar) (d. 721 ap. J.-C., 103 A.H.)5

·  Atiyya ibn Sa'd (en) (d. 729 ap. J.-C., 111 A.H.)

·  Ayyub as-Sakhtiyani (ar) (685/687-748 ap. J.-C., 66/68-131 A.H.)6

·  Bushr al-Hafi (ar) (d. 769 ap. J.-C., 152 A.H.)7

·  Busr ibn Mihjan

·  Dhakawan ibn Kaysan (ar)

·  Habib al-`Ajami (ar)

·  Hammam ibn Munabbih (en) (d. 750 ap. J.-C., 132 A.H.)

·  Hisham ibn Urwah (680-763 ap. J.-C., 61-146 A.H.)

·  Ibn Ishaq (704-767/770 ap. J.-C., 85-150/153 A.H.)

·  Ibn Jurayj (en) (d. 767 ap. J.-C., 150 A.H.)

·  'Ikrimah Mawlâ Ibn 'Abbâs (d.~723 ap. J.-C., ~105 A.H.)

·  Ibn Shihab al-Zuhri (en) (d. 742 ap. J.-C., 124 A.H.)5

·  Ibrahim an-Nakha`i (ar) (666-715 ap. J.-C., 45-96 A.H.)

·  Ja`far ibn Ali (en)

·  Jarir ibn Atiyah (en) (653-732 ap. J.-C., 33-133 A.H.)

·  Ka`b al-Ahbar (en) (d. 652 ap. J.-C., 32 A.H.)

·  Kathir ibn Murra (ar)

·  Kumayl ibn Ziyad (en)

·  Malik ibn Aws al-Hadathan (en)

·  Mālik b. Dīnār as-Sami (d. 748 ap. J.-C., 131 A.H.)

·  Malik ibn Harith al-Ashtari (en) (d. 657 ap. J.-C., 37 A.H.)

·  Masruq ibn al-Ajda` (en) (d. 682 ap. J.-C., 62 A.H.)5

·  Muhammad al-Nafs al-Zakiyya (en) (d. 762 ap. J.-C., 145 A.H.)7

·  Muhammad ibn Abî Bakr (ar) (631-658 ap. J.-C., 10-38 A.H.)

·  Muhammad ibn al-Hanafiya (637-700 ap. J.-C., 15-81 A.H.)

·  Muhammad ibn Ja'far (en)

·  Muhammad ibn Munkadir (650-747 ap. J.-C., 30-130 A.H.)

·  Muhammad Ibn Wasi' Al-Azdi (d. 744/751 ap. J.-C., 126/133 A.H.)

·  Mujahid ibn Jabr al-Makki (ar) (d. 718/722 ap. J.-C., 100/104 A.H.)

·  Nafi` ibn `Abd al-Rahman (en) (d. 785 ap. J.-C., 169 A.H.)

·  Nafi` Mawla ibn `Omar (ar) (d. 734 ap. J.-C., 117 A.H.)

·  Qubays ibn Dhuayb (ar) (d. 705 ap. J.-C., 87 A.H.)

·  Rabi ibn Sabih (en) (d. 776 ap. J.-C., 160 A.H.)8

·  Rabi'at al-Ra'i (d. 753 ap. J.-C., 136 A.H.)5

·  Rafa`a ibn Shadid al-Fatyani (ar)

·  Raja ibn Haywah (en) (d. 730 ap. J.-C., 112 A.H.)

·  Sa`id ibn Jubayr (en) (666-713 ap. J.-C., 46-95 A.H.)

·  Sa'id bin Jubair (635-712 ap. J.-C., 14-94 A.H.)5

·  Salim ibn `Abdillah (en) (d. 724 ap. J.-C., 106 A.H.)

·  Sulaym ibn Qays (en) (d. 695 ap. J.-C., 76 A.H.)

·  Sulayman ibn Yassar (ar) (d. 712/722/725 ap. J.-C., 94/104/107 A.H.)

·  Tawus ibn Kaysan (en) (d. 724 ap. J.-C., 106 A.H.)

·  `Ubayd Allah ibn Abdillah (en) (d. 716 ap. J.-C., 98 A.H.)5

·  `Umar ibn Abd al-Aziz (682-720 ap. J.-C., 61-101 A.H.)

·  Umm al-Banin (en)

·  Umm Kouthoum bint Ali (ar)

·  Urwah ibn Zubayr (en) (d. 713 ap. J.-C., 94 A.H.)5

·  Uwais al-Qarni (594-657 ap. J.-C., -29-36 A.H.)

·  Wahb ibn Munabbih (en) (654-728/732 ap. J.-C., 34-110/114 A.H.)

·  Yahya ibn Sa'd (d. 760 ap. J.-C., 143 A.H.)5

·  Yahya ibn Ya`mur (ar) (d. 746 ap. J.-C., 129 A.H.)

·  Yahya ibn Zayd (ar) (725-742 ap. J.-C., 107-125 A.H.)

·  Yazid ibn Abi Sufyan (d. 639 ap. J.-C., 17 A.H.)

·  Yazid ibn al-Muhallab (655/672-720 ap. J.-C., 35/51-102 A.H.)

·  Yunus ibn `Obayd (ar) (d. 741/756 ap. J.-C., 124/139 A.H.)

·  Yusuf ibn Talhah (en)

·  Zayd ibn Alî (d. 740 ap. J.-C., 122 A.H.)

·  Zayd ibn Aslam (d. 753 ap. J.-C., 136 A.H.)

 

Tābi‘ at-Tābi‘īn تابع التابعين

C’est la génération qui suit les Tabi‘un. التابعون Les sunnites les comptent parmi les meilleures générations sur Terre, après les Sahaba  الصحابة désignent les compagnons du prophète et les Tabi‘un . التابعون

Les sunnites considèrent comme Tabi‘ at-Tabi‘in تابع التابعين tout musulman qui :

  1. A vécu avec au moins un des Tabi‘un التابعون
  2. Était bien guidé faisant partie des Ahlu as Sunnah wa al Jama`a  أهل السنة و الجماعة « Les gens de la Tradition et du Consensus »)
  3. Mourut dans cette condition.

Ils sont ainsi considérés comme la meilleure des générations après les Tabi‘un et après les Sahaba. Selon l'imam al-Bukhari البخاري, Muhammad  ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui »  a dit : « Les meilleurs des hommes sont ma génération, puis ceux qui viennent après eux, puis ceux qui viennent après eux

 

Liste des Tābi‘ at-Tābi‘īn تابع التابعين

·  'Abd Ur Rahmân Al Awzâ'î (707-774 (88-158 A.H.))

·  `Abd al-Rahman ibn Mahdi (d. 198 A.H.)4

·  `Abdullah ibn ‘Awn (d. 151 A.H.)4

·  'Abdu Llâh Ibn Kullâb (d. 240 A.H.)♥

·  `Abdullah ibn Muhammad ibn Abi Shayba (d. 235 A.H.)

·  Abu Bakr ash-Shibli (247-334 A.H.)

·  Abu Bakr ibn Ayyash (193 A.H.)4

·  Abu Dawud (817-888 (202-275 A.H.))

·  Abu `Ubayd al-Qasim ibn Sallam (d. 224 A.H.)

·  Abou Yûsûf (733-798 (115-182 A.H.))4

·  Ahmad ibn Hanbal (780-855 (164-241 A.H.))

·  Al-`Amach (d. 148 A.H.)4

·  Al-Fudayl ibn `Iyaad (d. 187 A.H.)4

·  Al-Layth ibn as-Sa`d (d. 175 A.H.)4

·  Al-Ma`mar ibn Rashid (d. 191 A.H.)4

·  Al-Maturidi (d. 333 A.H.)

·  An-Najjad (d. 348 A.H.)

·  At-Tirmidhi (824-892 (209-279 A.H.))

·  Dawud at-Ta'i (d. 160/165 A.H.)

·  Hammad ibn Salama (d. 167 A.H.)4

·  Hammad ibn Zayd (d. 179 A.H.)4

·  Ibn Abi `Abla (b. 60+ A.H.)

·  Ibn `Adi

·  Ibn al-Majishun (d. 164 A.H.)4

·  Ibn al-Mubarak (735-797 (118-181 A.H.))

·  Ibn Qutayba (828-889 (213-276 A.H.))

·  Ibn Wahb (742-818)4

·  Ibrahim ibn Adham (en) (d. 777 (160 A.H.))4

·  Ja`far as-Sadiq (702-765 (83-148 A.H.))

·  Junayd al-Baghdadi (830-910 (215-297 A.H.))

·  Malik ibn Anas (710-795 (93-179 A.H.))

·  Mou`afi ibn `Imran (d. 186 A.H.)4

·  Mouhammad al-Bukhari (810-870 (194-265 A.H.))

·  Muhammad ibn al-Hassan ash-Shaybani (d. 189 A.H.)

·  Mouhammad ibn Idris ach-Chafi‘i (767-820 (150-204 A.H.))

·  Muslim ibn al-Hajjaj (821-875 (202-261 A.H.))

·  Nafisa at-Tahira (762-823 (145-208 A.H.))

·  Sahnun ibn Sa'id ibn Habib at-Tanukhi (776-854 (160-240 A.H.))

·  Sharik ibn `Abdillah (d. 177 A.H.)4

·  Shu’ba ibn al-Hajjaj (d. 160 A.H.)4

·  Sufyan al-Thawri (716-778 (97-161 A.H.))

·  Sufyan ibn `Uyaynah (en) (725-815 (107-198 A.H.))

·  Waki` ibn al-Jarra (d. 197 A.H.)4

·  Yahya ibn Sa`id al-Qattan (d. 198 A.H.)4

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Commentaires (4)

LE MODERATEUR Baudrier Gérard Ibrahim
  • 1. LE MODERATEUR Baudrier Gérard Ibrahim (site web) | 02/07/2017
salam سلام Paix voici ce que je peux te transmettre en espérant avoir répondu a ta question salam سلام
Les trois Compagnons qui restèrent en arrière lors de l’expédition bataille de Tabouk غزوة تبوك, Ghazwat Tabūk
Voici un récit de gens qui étaient sincères avec ''Allah 'subhana wa ta'ala الله سبحانه و طلحة Dieu l'Unique le Tout Puissant, et que Lui تعالى Tout Puissant a crus, dont Il a accepté le repentir et dont Il a pardonné tous les péchés.
L’histoire des trois Compagnons qui restèrent en arrière lors de l’expédition de la bataille de Tabouk غزوة تبوك, Ghazwat Tabūk en octobre 630 soit selon les biographies musulmanes, a été conduite par Muhammad en octobre 630 soit an 9 de l’Hégire. À la tête d'une troupe qui comptait bien 30 000 hommes, il marcha vers le nord en direction de Tabouk تبوك, dans le Nord-Ouest de l'actuelle Arabie saoudite, avec l'intention d'attaquer l'armée byzantine.
Pour les historiens, le chiffre de 30 000 combattants aux côtés de Muhammad est peu vraisemblable, tout comme la cohabitation de quelques 30 000 chevaux et dromadaires, alors qu'il est connu que ces animaux ne se supportent pas entre eux. Le chiffre de 3000 à 5000 combattants est beaucoup plus plausible, partagés en deux groupes, ou même, plusieurs : l'un avec des chevaux, les autres avec des dromadaires. Les chevaux étaient certainement moins nombreux, car à l'époque, ils étaient chers, et au contraire des dromadaires, en plein désert, ils devaient boires beaucoup de l'eau.
à l'époque, une conquête du Moyen-Orient Romain (Byzantin) était envisageable, du fait de la lassitude des habitants locaux (Syriens et Mésopotamiens) qui voyaient des guerres incessantes avec l'empire Sassanide (Iranien), de lourds prélèvements d'impôts, et prélèvements agricoles . Ainsi, par exemple, le blé Égyptien était purement confisqué par les Byzantins, ce qui entrainait des famines chez les habitants locaux, et des épidémies (peste, choléra). Ainsi, entre 630 et 649, dates des conquêtes du Moyen-Orient (Palestine, Syrie, Mésopotamie) et Égypte, par les troupes Arabes, ces derniers étaient reçus et acclamés en libérateurs, car ils amenaient avec eux la paix, la fin des guerres avec l'empire Sassanide (Iranien), la protection des récoltes agricoles, une tolérance religieuse, et surtout, une certaine stabilité.
L'expédition aurait eu lieu dans la neuvième année du calendrier musulman. Selon Ar-Rahīq al-Makhtum, الرحيق المختوم « Le nectar estampillé » une hagiographie islamique moderne du Prophète Muhammad due à l'auteur musulman indien Saif-ur Rahman Mubarakpuri, Héraclius, né vers ou en 575 mort le 11 février 641, empereur romain d'Orient (byzantin) de 610 à 641.,fondateur de la dynastie des Héraclides.' qui régnait alors, avait jugé qu'il était urgent d'arrêter la croissance de la puissance musulmane et était d'avis qu'il fallait conquérir l'Arabie avant que les Musulmans devinssent trop puissants et fussent à même de s'emparer des territoires arabes voisins ou d'y semer le trouble. Selon les récits musulmans, l'empereur aurait rassemblé une immense armée de soldats byzantins et de tribus Ghassanides الغساسنةpro-romaines pour lancer une attaque militaire décisive contre les musulmans
Ka’b Ibn Mâlik كعب بن مالك a dit :
Je n’ai faussé compagnie au Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui » dans aucune de ses campagnes sauf dans celle de Tabûk.
Je n’ai pas participé à la bataille de Badr غزوة بدر ghazwat Badr (aussi appelée invasion de Safouan qui a eut lieu le 17 mars -13 Ramadan 624 soir an 2 de l’Hégire) et, néanmoins, aucun de ceux qui s’en étaient absentés ne reçut pour cette raison de reproche.
Le Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui » n’était alors sorti avec les musulmans qu’à la recherche de la caravane (commerciale) de Quraysh قريش, jusqu’à ce qu’Allah les mît face à leur ennemi, sans préavis. Mais j’étais présent avec le Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui » durant la nuit d’Al-Aqaba où nous avons scellé notre pacte sur l’Islam.
Et je ne voudrais pas échanger un tel honneur en contrepartie de ma participation à la bataille de Badr, bien que les gens la mentionnent plus souvent que le pacte d’Al-Aqaba en question.
En ce qui concerne l’histoire de ma défection de l’expédition de Tabûk, je n’ai jamais été aussi fort ni aussi riche que lorsque j’y fis défaut. Par Allah, je n’avais jamais réussi à avoir deux montures à la fois avant cela ; par contre, cette-fois-là, j’avais réussi à les posséder.
Le Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui » entreprit cette expédition dans la période de très fortes chaleurs. Il se préparait pour un long voyage dans un immense pays désertique et aride. Il devait rencontrer également un grand nombre d’ennemis.
Aussi, cette fois-ci, Il informa les musulmans de leur destination afin qu’ils prennent leurs dispositions. Les musulmans étaient nombreux avec le Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui » sauf qu’il n’existait aucun registre qui les mentionnent.
Ka’b poursuit en disant :
Celui qui voulait s’absenter avait la certitude de passer inaperçu, à moins qu’Allah exalté ne fasse une révélation coranique à son sujet. Le Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui »entreprit cette expédition lorque les fruits et l’ombre étaient bien tentantes.
Et en effet, j’avais envie de profiter de ces fruits et de cette ombre.
Le Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui »s’était préparé ainsi que les musulmans avec lui. Quand à moi, je sortais chaque jour pour m’équiper mais je rentrais sans n’avoir rien fait, me disant à chaque fois que je pourrais le faire l’heure venue.
Cette situation dura à tel point que les musulmans s’étaient déjà sérieusement équipés et, le lendemain matin, le Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui »prit la route et les musulmans avec lui, alors que je n’avais toujours rien préparé. Puis je continuais à sortir de chez moi et je rentrais également sans avoir rien fait ; cela dura jusqu’à ce qu’ils eurent pris une grande avance sur moi.
Et puis, je voulus partir les rattraper -si seulement je l’avais fait- mais tel ne fut pas mon destin. Après le départ du Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui », lorsque je sortais de chez moi, cela me mettait en peine de me voir semblable à une personne connue pour son hypocrisie, ou à une personne qu’Allah avait exempté pour cause de maladie ou de viellesse.
Le Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui »ne se rappela de moi qu’à son arrivée à Tabûk. Il dit aux gens alors qu’Il était assis parmis eux :
"Qu’a donc fait Ka’b ibn Mâlik ?"
Un homme de la tribu des Banû Salamâ بني سلمة dit :
"Ô Messager d’Allah ! Ce qui l’a retenu, c’est la beauté de ses habits et sa vanité."
Alors Mu’âdh ibn Jabal معاذ بن جبل Que Dieu soit satisfait de lui رضي الله عنه radi Allah eanah
lui dit :
"C’est mal ce que tu viens de dire là ! Ô Messager d’Allah ! Je jure par Allah, nous ne connaissons de lui que du bien."
Le Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui » ne dit rien. Dans ces entrefaites, Il vit à l’horizon un homme portant des habits blancs s’avançant dans le mirage.
Le Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui »dit :
"Sois Abû Khaythama أبو خَیثَمَة !" ce fut Abû Khaythama Al-Ansârî, أبو خَیثَمَة الأنصاري celui qui avait fait l’aumône de quelques poignées de dattes et dont les hypocrites s’étaient moqués.
Ka’b poursuivit son récit :
Lorsque j’appris que le Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui »était sur le chemin du retour de l’expédition de Tabûk, un grand chagrin me prit et je songeait à trouver quelque mensonge pour me tirer d’affaire, en disant à moi-même :
"Comment pourrai-je bien échapper à sa colère demain ?"
et je pris pour cela conseil auprès des gens avisés de ma famille.
Et lorsque l’on m’annonça l’arrivée imminente du Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui », toute idée de mensonge se dissipa de mon esprit à tel point que je savais que rien ne pourrait m’épargner son courroux.
Alors, je me décidai à lui dire la vérité.
Le lendemain matin, le Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui » arriva, et il avait l’habitude quand Il rentrait d’un voyage de commencer par la mosquée pour y prier deux Rak’ât et puis de s’asseoir pour accueillir les gens.
Dès qu’Il eut fini sa prière, ceux qui n’avaient pas participé à l’expédition vinrent à lui pour lui présenter leurs excuses et jurer de leur bonne foi. Ils étaient un peu plus de quatre-vingt hommes.
Le Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui »accepta d’eux leur état apparent et leur serment d’allégeance et implora pour eux le pardon d’Allah, tout en confiant à Allah le soin de les juger pour leurs sentiments cachés.
C’est alors que j’arrivai et lorsque je le saluai, Il me sourit avec le sourire d’un homme irrité, puis il me dit :
"viens ici !"
Je m’avançai donc jusqu’à m’assoir devant lui. Il me dit :
"Qu’est ce qui t’a retenu ? n’avais-tu pas acheté ta monture ?"
Je dis :
"Ô Messager d’Allah ! Par Allah, si je me trouvais en présence d’une autre personne que toi parmi tous les habitants de ce monde, j’échapperais certainement à sa colère par quelque excuse car effectivement, je suis un bon polémiste.
Mais par Allah, je sais bien que si je te raconte aujourd’hui un mensonge pour obtenir ta satisfaction, Allah attirerait certes, sur moi ta colère.
Par contre, si je te dis la vérité qui engendrera ton courroux contre moi, je pourrai espérer par là une fin heureuse de la part d’Allah تعالى Tout Puissant
Par Allah, je n’ai aucune excuse et je n’ai jamais été aussi fort, ni aussi aisé qu’au moment où je suis resté en arrière sans participer à l’expédition."
Le Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui » dit :
"Quand à celui-là, il a dit la vérité. Lève-toi, et attends qu’Allah décide à ton sujet ce qu’Il voudra"
Je sortis et des hommes de la tribu des Banû Salama بني سلمة me suivirent et me dirent :
"Par Allah, nous n’avons jamais appris que tu avais commis de péché avant celui-là. Or, tu aurais pu t’excuser auprès du Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui »comme l’avaient fait ceux qui ont manqué à l’appel.
Il t’aurait amplement suffi que le Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui »demande le pardon [de Dieu l’Unique الله Allah] pour ton péché."
Il dit :
Par Allah, Ils ne cessèrent de me faire des reproches jusqu’à ce que j’eus envie de retourner auprès du Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui » pour revenir sur mes premières paroles.
Puis je leur demandai :
"Est-ce qu’il y a quelqu’un d’autre que moi qui se trouve dans mon cas ?"
Ils dirent :
"Oui, il y a deux hommes qui tinrent les mêmes propos que toi et ont eu la même réponse."
Je dis :
"Qui sont-ils ?"
Ils dirent :
"Marâra ibn Ar-Rabîa A-Âmirî مارارة بن الربيع أميرة et Hilâl ibn Umayya Al-Wâqifi هلال بن عميا الوقفي."
Il dit :
Ils m’ont cité deux hommes vertueux qui avaient participé à la bataille de Badr et qui étaient dignes d’être pris en exemple. Et quand on me les cita, je m’en allai.
Il continua son récit :
Le Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui » avait ordonné aux musulmans de ne plus adresser la parole à aucun des trois de ceux qui étaient restés en arrière.
Les gens nous évitaient et ils changèrent leur attitude envers nous à tel point que la terre elle-même ne m’était plus reconnaissable. Nous restâmes dans cet état cinquante nuits.
Quand à mes deux compagnons, ils se résignèrent à leur sort, gardèrent leurs maisons et passaient leur temps à pleurer. En ce qui me concerne, j’étais le plus jeune et le plus énergique des trois.
Je sortais pour faire la prière avec les musulmans et je me promenais dans les marchés ; cependant, personne ne m’adressait la parole. Et j’allais souvent trouver le Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui », je le saluai quand il était assis après la prière.
Je me demandais en moi-même :
"Est-ce qu’il avait bien remué les lèvres pour répondre au salut ou non ?
Puis je priais tout près de lui pour le dérober du regard. Quand je me concentrais dans ma prière, il me regardait et quand je me tournais vers lui, il se détournait de moi."
Quand l’éloignement des musulmans dura trop longtemps pour moi, je marchai jusqu’à ce que j’escaladai le mur du jardin d’Abû Qatâda أبو قتادة.
Il était mon cousin et l’un de mes plus chers ami. Je le saluai. Par Allah, il n’avait même pas pris la peine de me rendre le salut.
Je lui dis :
"Ô Abû Qatada أبو قتادة ! Je te conjure au nom d’Allah, ne sais-tu pas que j’aime Allah et Son Messager."
Il se tut. Je revins de nouveau en lui posant la même question et il se tut également. J’insistai encore une fois,
il me dit alors :
"Allah et Son Messager le savent mieux que moi".
Mes yeux fondirent en larmes et je m’en allai en escaladant à nouveau le mur. Pendant que je traversai le marché de Médine, un Nabatéen (paysan) de Syrie parmi ceux venus vendre des vivres, se mit à demander aux gens :
"Qui peut me montrer où se trouve Ka’b inb Mâlik كعب بن مالك ?"
Aussitôt que les gens me désignèrent à lui, il s’avança vers moi et me remit une lettre du roi de Ghassân. الملك الغسا al malik al ghasaa Je savais lire et je lus cette lettre.
Elle contenait les propos suivant :
"Soit, nous avons eu connaissance que ton compagnon s’est détourné de toi, alors qu’Allah ne t’a jamais placé dans une position d’abandon ou d’humiliation. Rejoins-nous donc et nous te consolerons."
Je dis :
"Ceci est encore l’une de ces nombreuses épreuves que me touchent."
Et je jetai la lettre dans le four à pain. Ainsi quarante jours sur les cinquante étaient déja passés, et la révélation d’Allah tardait à venir.
C’est alors qu’un émissaire du Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui »vint me dire :
"Le Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui »t’ordonne de te séparer de ta femme."
"Dois-je la répudier, ou que dois-je faire ?" lui dis-je.
Il dit :
"Non, mais isole-toi d’elle et ne l’approche plus."
Il envoya le même message à mes deux compagnons.
Je dis à ma femme :
"Rejoins ta famille et reste chez eux jusqu’à ce qu’Allah prononce Son jugement dans cette affaire."
La femme de Hilâl ibn Umayya هلال بن أمية vint au Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui » et lui dit :
"Ô Messager d’Allah ! Hilâl ibn Umayya est un vieillard fatigué ne possédant aucun domestique. Te déplairait-il que je continue à le servir ?"
Il dit :
"Non, mais qu’il ne t’approche pas."
Elle dit :
"Par Allah, il n’a envie de rien et par Allah, il n’a pas cessé de pleurer depuis le début de cette affaire jusqu’à ce jour."
Certains membre de ma famille me dirent :
"Pourquoi ne demandes-tu pas au Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui » la permission de garder ta femme étant donné qu’il a autorisé la femme de hilâl ibn Umayya de le servir ?"
Je dis :
"Je ne demanderai nullement la permission au Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم de la garder et comment me répondra t’il si je lui demande cette permission alors que je suis un homme jeune et fort ?"
je restai comme cela durant dix nuit, et ainsi s’achevèrent les cinquante nuits au cours desquelles il était il était interdit de nous parler.
Puis je fis la prière de l’aube de la cinquantième nuit sur le toit de l’une de nos demeures. Alors que je me sentais oppressé tel qu’Allah l’a décrit dans son livre :
sourate 9 Le repentir, verset118
وَعَلَى الثَّلاَثَةِ الَّذِينَ خُلِّفُواْ حَتَّى إِذَا ضَاقَتْ عَلَيْهِمُ الأَرْضُ بِمَا رَحُبَتْ وَضَاقَتْ عَلَيْهِمْ أَنفُسُهُمْ وَظَنُّواْ أَن لاَّ مَلْجَأَ مِنَ اللّهِ إِلاَّ إِلَيْهِ ثُمَّ تَابَ عَلَيْهِمْ لِيَتُوبُواْ إِنَّ اللّهَ هُوَ التَّوَّابُ الرَّحِيمُ
Dieu a également accueilli le repentir des trois individus qui étaient restés à l'arrière et à qui la terre, toute vaste qu'elle est, parut se rétrécir autour d'eux, au point qu'ils se sentirent à l'étroit dans leurs propres personnes et qu'ils comprirent enfin qu'il n'y avait pas de refuge contre Dieu qu'en Dieu Lui-même. C'est alors que Dieu revint vers eux pour les amener au repentir, car Dieu est Plein de clémence et de mansuétude.
WaAAala alththalathati allatheena khullifoo hatta itha daqat AAalayhimu al-ardu bima rahubat wadaqat AAalayhim anfusuhum wathannoo an la maljaa mina Allahi illa ilayhi thumma taba AAalayhim liyatooboo inna Allaha huwa alttawwabu alrraheemu

J’entendis la voix de quelqu’un qui criait du sommet du mont Sala’ d’une voix très forte :
"Ô Ka’b inb Mâlik كعب بن مالك ! réjouis-toi de la bonne nouvelle !"
je me jetai en prosternation sachant que l’heure de la délivrance était venue. Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم avait annoncé lors de la prière de l’aube qu’Allah (béni soit-Il), avait bel et bien agréé notre repentir.
Les hommes partirent pour nous annoncer la bonne nouvelle ; un groupe de gens alla l’annoncer à mes deux compagnons tandis qu’un cavalier se lançait à ma rencontre au galop.
Un autre homme de la tribu d’Aslam se dirigea à toute vitesse vers moi, gagna le mont et sa voix fut plus rapide que le cheval. Lorsque vint à moi celui dont j’avais entendu la voix annonciatrice de bonne nouvelle, je lui donnai les deux tuniques que je portai, en remerciement.
Par Allah, je ne possédais que celles-là ce jour-là. Je dus emprunter deux vêtements pour me couvrir. Dès lors, je partis voir le Messager d’Allah ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui »
Cependant, les gens m’accueillaient par groupes pour me féliciter du repentir et me disaient :
"Réjouis-toi qu’Allah a accepté ton repentir."
Finalement, j’entrai à la mosquée ; le Messager d’Allah y était assis au milieu des gens. Talba ibn ubaydillah طلحة بن عبيد الله (l'un des dix promis au paradis العشرة المبشرون بالجنة, al-`Ashara al-Mubasharûn bi-l-Janna) se leva et se précipita à ma rencontre.
Il me serra la main et me félicita. Par Allah, aucune autre personne parmi les ,émigrants, exilés, réfugiés muhâjirûn مهاجرون ne se leva pour se porter à ma rencontre sauf lui. Je n’ai jamais oublié ce geste amical de Talha.
Ka’b كعب dit :
Aussitôt que j’eus salué le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم, son visage rayonnait de joie.
Il me dit :
"Réjouis-toi du plus beau jour que ta as passé depuis que ta mère t’a enfanté !"
Je dis :
"Ce pardon provient-il de toi, ô Messager d’Allah ou est -il de la par d’Allah ?"
Il dit :
"Plutôt de la part d’Allah."
Et nous savoins bien que lorsque le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم était content son visage s’illuminait comme une face de la lune dans son éclat.
Et une fois assis devant lui, je lui dis :
"Ô Messager d’Allah ! Mon repentir m’incite à faire l’aumône de tout ce que je possède pour Allah et son Messager."
Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم dit :
"Garde une partie de tes biens, cela est préférable pour toi."
Je dis :
"Je garde donc ma part de butin de Khaybar."
je dis ensuite :
"Ô Messager d’Allah ! Allah exalté m’a sauvé par ma sincérité, et comme preuve de mon repentir, dorénavant, je ne dirai plus que la vérité jusqu’à la fin de mes jours."
Par Allah, je n’ai connu jusqu’à ce jour, aucun musulman auquel Allah ait accordé la grâce d’être plus sincère que moi depuis que j’ai dit cela au Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم, et je n’ai jamais eu l’intention de dire des mensonges, et j’espère qu’Allah me préservera pour les jours qui me restent à vivre.
Il dit :
Allah exalté fit alors descendre ces versets :

Sourate 9 التوبة At Tauba Le repentir, versets 117-119
لَقَد تَّابَ الله عَلَى النَّبِيِّ وَالْمُهَاجِرِينَ وَالأَنصَارِ الَّذِينَ اتَّبَعُوهُ فِي سَاعَةِ الْعُسْرَةِ مِن بَعْدِ مَا كَادَ يَزِيغُ قُلُوبُ فَرِيقٍ مِّنْهُمْ ثُمَّ تَابَ عَلَيْهِمْ إِنَّهُ بِهِمْ رَؤُوفٌ رَّحِيمٌ
117. Dieu a agréé le repentir du Prophète, des émigrés et des auxiliaires qui l'ont suivi aux heures les plus difficiles, alors que plusieurs d'entre eux étaient si près de faillir à leur devoir. Il a agréé leur repentir, en se montrant Bienveillant et Compatissant à leur égard.
Laqad taba Allahu AAala alnnabiyyi waalmuhajireena waal-ansari allatheena ittabaAAoohu fee saAAati alAAusrati min baAAdi ma kada yazeeghu quloobu fareeqin minhum thumma taba AAalayhim innahu bihim raoofun raheemun
وَعَلَى الثَّلاَثَةِ الَّذِينَ خُلِّفُواْ حَتَّى إِذَا ضَاقَتْ عَلَيْهِمُ الأَرْضُ بِمَا رَحُبَتْ وَضَاقَتْ عَلَيْهِمْ أَنفُسُهُمْ وَظَنُّواْ أَن لاَّ مَلْجَأَ مِنَ اللّهِ إِلاَّ إِلَيْهِ ثُمَّ تَابَ عَلَيْهِمْ لِيَتُوبُواْ إِنَّ اللّهَ هُوَ التَّوَّابُ الرَّحِيمُ
118. Dieu a également accueilli le repentir des trois individus qui étaient restés à l'arrière et à qui la terre, toute vaste qu'elle est, parut se rétrécir autour d'eux, au point qu'ils se sentirent à l'étroit dans leurs propres personnes et qu'ils comprirent enfin qu'il n'y avait pas de refuge contre Dieu qu'en Dieu Lui-même. C'est alors que Dieu revint vers eux pour les amener au repentir, car Dieu est Plein de clémence et de mansuétude.
WaAAala alththalathati allatheena khullifoo hatta itha daqat AAalayhimu al-ardu bima rahubat wadaqat AAalayhim anfusuhum wathannoo an la maljaa mina Allahi illa ilayhi thumma taba AAalayhim liyatooboo inna Allaha huwa alttawwabu alrraheemu
يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ اتَّقُواْ اللّهَ وَكُونُواْ مَعَ الصَّادِقِينَ[center][/center]
119. Ô croyants ! Craignez Dieu et joignez-vous à ceux qui sont véridiques !
Ya ayyuha allatheena amanoo ittaqoo Allaha wakoonoo maAAa alssadiqeena
Ka’b كعب dit :

"Par Allah, je nai jamais reçu d’Allah une plus grande grâce qu’il m’ait guidé vers l’Islam, que celle d’avoir été sincère avec le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم et de ne pas lui avoir dit de mensonges aui auraient causé ma perte comme cela s’est produit avec ceux qui avaient menti."
Allah exalté a révélé à propos de ceux qui avaient menti, la chose la plus dure qu’Il ait dite à propos de que quelqu’un :
Sourate 9 التوبة At Tauba Le repentir, versets 95-96
سَيَحْلِفُونَ بِاللّهِ لَكُمْ إِذَا انقَلَبْتُمْ إِلَيْهِمْ لِتُعْرِضُواْ عَنْهُمْ فَأَعْرِضُواْ عَنْهُمْ إِنَّهُمْ رِجْسٌ وَمَأْوَاهُمْ جَهَنَّمُ جَزَاء بِمَا كَانُواْ يَكْسِبُونَ
95. Quand vous serez de retour parmi eux, ils prendront Dieu à témoin de leur loyauté afin d'éviter vos reproches. Détournez-vous de ces êtres immondes dont le dernier refuge sera la Géhenne, pour prix de leurs forfaits.
Sayahlifoona biAllahi lakum itha inqalabtum ilayhim lituAAridoo AAanhum faaAAridoo AAanhum innahum rijsun wama/wahum jahannamu jazaan bima kanoo yaksiboona
يَحْلِفُونَ لَكُمْ لِتَرْضَوْاْ عَنْهُمْ فَإِن تَرْضَوْاْ عَنْهُمْ فَإِنَّ اللّهَ لاَ يَرْضَى عَنِ الْقَوْمِ الْفَاسِقِينَ
96. Ils vous adjurent d'accepter leurs excuses. Sachez que si vous les agréez, Dieu n'agréera point les excuses des gens pervers !
Yahlifoona lakum litardaw AAanhum fa-in tardaw AAanhum fa-inna Allaha la yarda AAani alqawmi alfasiqeena

Ka’b كعب dit :
"Nous étions nous les trois mis à l’écart de ceux qui avaient juré de leur sincérité au Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم, lequel accepta leurs excuses et leur serment d’allégeance et pria pour leur pardon.
Quand à nous, il avait laissé notre cas en suspens jusqu’à ce qu’Allah décidât de notre sort."
Allah exalté avait alors dit :
Sourate 9 التوبة At Tauba Le repentir, verset 118
وَعَلَى الثَّلاَثَةِ الَّذِينَ خُلِّفُواْ حَتَّى إِذَا ضَاقَتْ
"Et Il accueillit le repentir des trois qui avaient été laissés de côté..."
WaAAala alththalathati allatheena khullifoo hatta itha daqat
Le verset ne signifie pas que nous étions restés en arrière lors de l’expédition de Tabûk, mais que nous avions été laissés de côté par rapport à ceux qui avaient faussement juré de leur sincérité. (Sahih Bukhari صحيح البخاري , Sahih Muslim صحيح مسلم)
ababacar sadikh
  • 2. ababacar sadikh | 19/06/2017
Voici un récit de gens qui étaient sincères avec Allah, et qu’Allah (swt) a crus, dont Il a accepté le repentir et dont Il a pardonné tous les péchés.

L’histoire des trois Compagnons qui restèrent en arrière lors de l’expédition de Tabuk.

Ka’b Ibn Mâlik () a dit :
Je n’ai faussé compagnie au Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم dans aucune de ses campagnes sauf dans celle de Tabûk.
Je n’ai pas participé à la bataille de Badr et, néanmoins, aucun de ceux qui s’en étaient absentés ne reçut pour cette raison de reproche.

Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم n’était alors sorti avec les musulmans qu’à la recherche de la caravane (commerciale) de Quraysh, jusqu’à ce qu’Allah les mît face à leur ennemi, sans préavis. Mais j’étais présent avec le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم durant la nuit d’Al-Aqaba où nous avons scellé notre pacte sur l’Islam.
Et je ne voudrais pas échanger un tel honneur en contrepartie de ma participation à la bataille de Badr, bien que les gens la mentionnent plus souvent que le pacte d’Al-Aqaba en question.

En ce qui concerne l’histoire de ma défection de l’expédition de Tabûk, je n’ai jamais été aussi fort ni aussi riche que lorque j’y fis défaut. Par Allah, je n’avais jamais réussi à avoir deux montures à la fois avant cela ; par contre, cette-fois-là, j’avais réussi à les possèder.

Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم entreprit cette expédition dans la période de très fortes chaleurs. Il se préparait pour un long voyage dans un immense pays désertique et aride. Il devait rencontrer également un grand nombre d’ennemis.
Aussi, cette fois-ci, Il informa les musulmans de leur destination afin qu’ils prennent leurs dispositions. Les musulmans étaient nombreux avec le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم sauf qu’il n’existait aucun registre qui les mentionnent.

Ka’b poursuit en disant :
Celui qui voulait s’absenter avait la certitude de passer inaperçu, à moins qu’Allah exalté ne fasse une révélation coranique à son sujet. Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم entreprit cette expédition lorque les fruits et l’ombre étaient bien tentantes.
Et en effet, j’avais envie de profiter de ces fruits et de cette ombre.
Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم s’était préparé ainsi que les musulmans avec lui. Quand à moi, je sortais chaque jour pour m’équiper mais je rentrais sans n’avoir rien fait, me disant à chaque fois que je pourrais le faire l’heure venue.

Cette situation dura à tel point que les musulmans s’étaient déjà sérieusement équipés et, le lendemain matin, le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلمprit la route et les musulmans avec lui, alors que je n’avais toujours rien préparé. Puis je continuais à sortir de chez moi et je rentrais également sans avoir rien fait ; cela dura jusqu’à ce qu’ils eurent pris une grande avance sur moi.
Et puis, je voulus partir les rattraper -si seulement je l’avais fait- mais tel ne fut pas mon destin. Après le départ du Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم, lorsque je sortais de chez moi, cela me mettait en peine de me voir semblable à une personne connue pour son hypocrisie, ou à une personne qu’Allah avait exempté pour cause de maladie ou de viellesse.

Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم ne se rappela de moi qu’à son arrivée à Tabûk. Il dit aux gens alors qu’Il était assis parmis eux :
"Qu’a donc fait Ka’b ibn Mâlik ?"

Un homme de la tribu des Banû Salamâ dit :
"Ô Messager d’Allah ! Ce qui l’a retenu, c’est la beauté de ses habits et sa vanité."

Alors Mu’âdh ibn Jabal (ra) lui dit :
"C’est mal ce que tu viens de dire là ! Ô Messager d’Allah ! Je jure par Allah, nous ne connaissons de lui que du bien."

Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم ne dit rien. Dans ces entrefaits, Il vit à l’horizon un homme portant des habits blancs s’avançant dans le mirage.
Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم dit :
"Sois Abû Khaythama !"

et ce fut effectivement Abû Khaythama Al-Ansârî, celui qui avait fait l’aumône de quelques poignées de dattes et dont les hypocrites s’étaient moqués.

Ka’b poursuivit son récit :
Lorque j’appris que le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم était sur le chemin du retour de l’expédition de Tabûk, un grand chagrin me prit et je songeait à trouver quelque mensonge pour me tirer d’affaire, en disant à moi-même :
"Comment pourrai-je bien échapper à sa colère demain ?"
et je pris pour cela conseil auprès des gens avisés de ma famille.

Et lorsque l’on m’annonça l’arrivée imminente du Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم, toute idée de mensonge se dissipa de mon esprit à tel point que je savais que rien ne pourrait m’épargner son courroux.
Alors, je me décidai à lui dire la vérité.

Le lendemain matin, le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم arriva, et il avait l’habitude quand Il rentrait d’un voyage de commencer par la mosquée pour y prier deux Rak’ât et puis de s’asseoir pour accueillir les gens.
Dès qu’Il eut fini sa prière, ceux qui n’avaient pas participé à l’expédition vinrent à lui pour lui présenter leurs excuses et jurer de leur bonne foi. Ils étaient un peu plus de quatre-vingt hommes.

Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم accepta d’eux leur état apparent et leur serment d’allégeance et implora pour eux le pardon d’Allah, tout en confiant à Allah le soin de les juger pour leurs sentiments cachés.
C’est alors que j’arrivai et lorsque je le saluai, Il me sourit avec le sourire d’un homme irrité, puis il me dit :
"viens ici !"

Je m’avançai donc jusqu’à m’assoir devant lui. Il me dit :
"Qu’est ce qui t’a retenu ? n’avais-tu pas acheté ta monture ?"

Je dis :
"Ô Messager d’Allah ! Par Allah, si je me trouvais en présence d’une autre personne que toi parmi tous les habitants de ce monde, j’échapperais certainement à sa colère par quelque excuse car effectivement, je suis un bon polémiste.
Mais par Allah, je sais bien que si je te raconte aujourd’hui un mensonge pour obtenir ta satisfaction, Allah attirerait certes, sur moi ta colère.
Par contre, si je te dis la vérité qui engendrera ton courroux contre moi, je pourrai espérer par là une fin heureuse de la part d’Allah (exalté soit’Il).
Par Allah, je n’ai aucune excuse et je n’ai jamais été aussi fort, ni aussi aisé qu’au moment où je suis resté en arrière sans participer à l’expédition."

Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم dit :
"Quand à celui-là, il a dit la vérité. Lève-toi, et attends qu’Allah décide à ton sujet ce qu’Il voudra"

Je sortis et des hommes de la tribu des Banû Salama me suivirent et me dirent :
"Par Allah, nous n’avons jamais appris que tu avais commis de péché avant celui-là. Or, tu aurais pu t’excuser auprès du Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم comme l’avaient fait ceux qui ont manqué à l’appel.
Il t’aurait amplement suffi que le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم demande le pardon [d’Allah] pour ton péché."

Il dit :
Par Allah, Ils ne cessèrent de me faire des reproches jusqu’à ce que j’eus envie de retourner auprès du Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم pour revenir sur mes premières paroles.

Puis je leur demandai :
"Est-ce qu’il y a quelqu’un d’autre que moi qui se trouve dans mon cas ?"

Ils dirent :
"Oui, il y a deux hommes qui tinrent les mêmes propos que toi et ont eu la même réponse."

Je dis :
"Qui sont-ils ?"

Ils dirent :
"Marâra ibn Ar-RabîaAL-Âmirî et Hilâl ibn Umayya Al-Wâqifi."

Il dit :
Ils m’ont cité deux hommes vertueux qui avaient participé à la bataille de Badr et qui étaient dignes d’être pris en exemple. Et quand on me les cita, je m’en allai.

Il continua son récit :
Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم avait ordonné aux musulmans de ne plus adresser la parole à aucun des trois de ceux qui étaient restés en arrière.
Les gens nous évitaient et ils changèrent leur attitude envers nous à tel point que la terre elle-même ne m’était plus reconnaisable. Nous restâme dans cet état cinquante nuits.

Quand à mes deux compagnons, ils se résignèrent à leur sort, gardèrent leurs maisons et passaient leur temps à pleurer. En ce qui me concerne, j’étais le plus jeune et le plus énergique des trois.
Je sortais pour faire la prière avec les musulmans et je me promenais dans les marchés ; cependant, personne ne m’adressait la parole. Et j’allais souvent trouver le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم, je le saluai quand il était assis après la prière.

je me demandais en moi-même :
"Est-ce qu’il avait bien remué les lèvres pour répondre au salut ou non ?
Puis je priais tout près de lui pour le dérober du regard. Quand je me concentrais dans ma prière, il me regardait et quand je me tournais vers lui, il se détournait de moi."

Quand l’éloignement des musulmans dura trop longtemps pour moi, je marchai jusqu’à ce que j’escaladai le mur du jardin d’Abû Qatâda.
Il était mon cousin et l’un de mes plus chers ami. Je le saluai. Par Allah, il n’avait même pas pris la peine de me rendre le salut.

Je lui dis :
"Ô Abû Qatada ! Je te conjure au nom d’Allah, ne sais-tu pas que j’aime Allah et Son Messager."

Il se tut. Je revins de nouveau en lui posant la même question et il se tut également. J’insistai encore une fois,

il me dit alors :
"Allah et Son Messager le savent mieux que moi".

Mes yeux fondirent en larmes et je m’en allai en escaladant à nouveau le mur. Pendant que je traversai le marché de Médine, un Nabatéen (paysan) de Syrie parmi ceux venus vendre des vivres, se mit à demander aux gens :
"Qui peut me montrer où se trouve Ka’b ibn Mâlik ?"

Aussitôt que les gens me désignèrent à lui, il s’avança vers moi et me remit une lettre du roi de Ghassân. Je savais lire et je lus cette lettre.

Elle contenait les propos suivant :
"Soit, nous avons eu connaissance que ton compagnon s’est détourné de toi, alors qu’Allah ne t’a jamais placé dans une position d’abandon ou d’humiliation. Rejoins-nous donc et nous te consolerons."

Je dis :
"Ceci est encore l’une de ces nombreuses épreuves que me touchent."

Et je jetai la lettre dans le four à pain. Ainsi quarante jours sur les cinquante étaient déja passés, et la révélation d’Allah tardait à venir.

C’est alors qu’un émissaire du Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم vint me dire :
"Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم t’ordonne de te séparer de ta femme."

"Dois-je la répudier, ou que dois-je faire ?" lui dis-je.

Il dit :
"Non, mais isole-toi d’elle et ne l’approche plus."

Il envoya le même message à mes deux compagnons.

Je dis à ma femme :
"Rejoins ta famille et reste chez eux jusqu’à ce qu’Allah prononce Son jugement dans cette affaire."

La femme de Hilâl ibn Umayya vint au Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم et lui dit :
"Ô Messager d’Allah ! Hilâl ibn Umayya est un vieillard fatigué ne possédant aucun domestique. Te déplairait-il que je continue à le servir ?"

Il dit :
"Non, mais qu’il ne t’approche pas."

Elle dit :
"Par Allah, il n’a envie de rien et par Allah, il n’a pas cessé de pleurer depuis le début de cette affaire jusqu’à ce jour."

Certains membre de ma famille me dirent :
"Pourquoi ne demandes-tu pas au Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم la permission de garder ta femme étant donné qu’il a autorisé la femme de hilâl ibn umayya de le servir ?"

Je dis :
"Je ne demanderai nullement la permission au Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم de la garder et comment me répondra t’il si je lui demande cette permission alors que je suis un homme jeune et fort ?"

je restai comme cela durant dix nuit, et ainsi s’achevèrent les cinquante nuits au cours desquelles il était il était interdit de nous parler.
Puis je fis la prière de l’aube de la cinquantième nuit sur le toit de l’une de nos demeures. Alors que je me sentais opressé tel qu’Allah l’a décrit dans son livre :
"...Si bien que toue vaste qu’elle fût, la terre leur paraissait exiguë..." (Le repentir, v118)

J’entendis la voix de quelqu’un qui criait du sommet du mont Sala’ d’une voix très forte :
"Ô Ka’b inb Mâlik ! réjouis-toi de la bonne nouvelle !"

je me jetai en prosternation sachant que l’heure de la délivrance était venue. Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم avait annoncé lors de la prière de l’aube qu’Allah (béni soit-Il), avait bel et bien agréé notre repentir.

Les hommes partirent pour nous annoncer la bonne nouvelle ; un groupe de gens alla l’annoncer à mes deux compagnons tandis qu’un cavalier se lançait à ma rencontre au galop.
Un autre homme de la tribu d’Aslam se dirigea à toute vitesse vers moi, gagna le mont et sa voix fut plus rapide que le cheval. Lorsque vint à moi celui dont j’avais entendu la voix annonciatrice de bonne nouvelle, je lui donnai les deux tuniques que je portai, en remerciement.

Par Allah, je ne possédais que celles-là ce jour-là. Je dus emprunter deux vêtements pour me couvrir. Dès lors, je partis voir le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم.

Cependant, les gens m’accueillaient par groupes pour me féliciter du repentir et me disaient :
"Réjouis-toi qu’Allah a accepté ton repentir."

Finalement, j’entrai à la mosquée ; le Messager d’Allah y était assis au milieu des gens. Talba ibn ubaydillah () se leva et se précipita à ma rencontre.
Il me serra la main et me félicita. Par Allah, aucune autre personne parmi les Muhâjirîn ne se leva pour se porter à ma rencontre sauf lui. Je n’ai jamais oublié ce geste amical de Talha.

Ka’b dit :
Aussitôt que j’eus salué le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم, son visage rayonnait de joie.

Il me dit :
"Réjouis-toi du plus beau jour que ta as passé depuis que ta mère t’a enfanté !"

Je dis :
"Ce pardon provient-il de toi, ô Messager d’Allah ou est -il de la par d’Allah ?"

Il dit :
"Plutôt de la part d’Allah."

Et nous savoins bien que lorsque le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم était content son visage s’illuminait comme une face de la lune dans son éclat.

Et une fois assis devant lui, je lui dis :
"Ô Messager d’Allah ! Mon repentir m’incite à faire l’aumone de tout ce que je possède pour Allah et son Messager."

Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم dit :
"Garde une partie de tes biens, cela est préférable pour toi."

Je dis :
"Je garde donc ma part de butin de Khaybar."

je dis ensuite :
"Ô Messager d’Allah ! Allah exalté m’a sauvé par ma sincérité, et comme preuve de mon repentir, dorénavant, je ne dirai plus que la vérité jusqu’à la fin de mes jours."

Par Allah, je n’ai connu jusqu’à ce jour, aucun musulman auquel Allah ait accordé la grâce d’être plus sincère que moi depuis que j’ai dit cela au Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم, et je n’ai jamais eu l’intention de dire des mensonges, et j’espère qu’Allah me préservera pour les jours qui me restent à vivre.

Il dit :
Allah exalté fit alors descendre ces versets :
"Allah a agréé le repentir du Prophète, des Muhâjrîn et des Ansâr qui l’ont suivi dans les moments difficiles après que les coeurs d’un groupe d’entre eux étaient sur le point de dévier. Puis Il accueillit leur repentir car Il est Compatisant et Miséricordieux à leur égard. Et les trois qui avaient été laissés de côté, si bien que toute vaste qu’elle fût, la terre paraissait exiguë, ils se sentaient à l’étroit..."
jusqu’à ce qu’il arrivât à ces paroles :
"Ô vous qui avez cru ! Craignez pieusement Allah et soyez avec les véridiques." [1]



Ka’b dit :
"Par Allah, je nai jamais reçu d’Allah une plus grande grâce qu’il m’ait guidé vers l’Islam, que celle d’avoir été sincère avec le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم et de ne pas lui avoir dit de mensonges aui auraient causé ma perte comme cela s’est produit avec ceux qui avaient menti."

Allah exalté a révélé à propos de ceux qui avaient menti, la chose la plus dure qu’Il ait dite à propos de que quelqu’un :
"Ils vous ferons des serments par Allah, quand vous rentrerez vers eux afin que vous les excusiez. Détournez-vous d’eux car ils sont une impureté et leur refuge est l’Enfer, en rétribution de ce qu’ils acquéraient. Ils vous font des serments pour que vous les agréiez ; même si vous les agréez, Allah n’agrée pas les gens pervers." [2]

Ka’b dit :
"Nous étions nous les trois mis à l’écart de ceux qui avaient juré de leur sincérité au Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم, lequel accepta leurs excuses et leur serment d’allégeance et pria pour leur pardon.
Quand à nous, il avait laissé notre cas en suspens jusqu’à ce qu’Allah décidât de notre sort."

Allah exalté avait alors dit :
"Et [Il accueillit le repentir]des trois qui avaient été laissés de côté..." [3]

Le verset ne signifie pas que nous étions resté en arrière lors de l’expédition de Tabûk, mais que nous avions été laissés de côté par rapport à ceux qui avaient faussement juré de leur sincérité. (Bukhari,Muslim)
ababacar sadikh
  • 3. ababacar sadikh | 19/06/2017
Et [Il accueillit le repentir] des trois qui étaient restés à l'arrière si bien que, toute vaste qu'elle fût, la terre leur paraissait exiguë; ils se sentaient à l'étroit, dans leur propre personne et ils pensaient qu'il n'y avait d'autre refuge de Dieu qu'auprès de Lui. Puis Il agréa leur repentir pour qu'ils reviennent [à Lui], car Dieu est L'accueillant au repentir, le Miséricordieux .
Wa'ala alththalathati allatheena khullifoo hatta itha daqat 'alayhimu al-ardu bima rahubat wadaqat 'alayhim anfusuhum wathannoo an la maljaa mina Allahi illa ilayhi thumma taba 'alayhim liyatooboo inna Allaha huwa alttawwabu alrraheemu
وَعَلَى الثَّلاَثَةِ الَّذِينَ خُلِّفُواْ حَتَّى إِذَا ضَاقَتْ عَلَيْهِمُ الأَرْضُ بِمَا رَحُبَتْ وَضَاقَتْ عَلَيْهِمْ أَنفُسُهُمْ وَظَنُّواْ أَن لاَّ مَلْجَأَ مِنَ اللّهِ إِلاَّ إِلَيْهِ ثُمَّ
تَابَ عَلَيْهِمْ لِيَتُوبُواْ إِنَّ اللّهَ هُوَ التَّوَّابُ الرَّحِيمُ
S9V118
Djohar Youssouf
  • 4. Djohar Youssouf | 08/06/2017
Assalam anlaikoum
Alhamdou lillahi ce que vous faites est louable et qu'Allah vous bénisse. Je suis musulman, alhamdou lillahi et je veux savoir un "ayat" du Courâne Charif. Vous vous souvenez certainement du récit de l'organisation d'une grande bataille dont Raçouloullah (sans) avait insisté pour la contribution de tout le monde. Il y avait 3 vrais compagnons qui n'avaient pas participé à cette campagne, par négligence. Leur punition était que personne ne leur présentait la parole jusqu'Allah accepte leur pardon. Je voudrais savoir le " ayat" qui se trouve dans le coran qui montre qu'Allah les a pardonné. Assalam anlaikoum

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