Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa et ses règles

Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa et ses règles

Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa et ses règles

Avant 

 

Comment accueillir le nouveau-né

 

Les enfants sont une source de joie et une bénédiction accordée par Dieu l’Unique  à leurs parents dans ce monde. Ils vivifient le cœur, réjouissent l’âme et sont un plaisir pour les yeux. Ils sont un fruit dont on escompte du bien, lorsqu’ils implorent Dieu l’Unique comme :

 

sourate 17 الإسراء al Isrā Le voyage nocturne verset 24

وَاخْفِضْ لَهُمَا جَنَاحَ الذُّلِّ مِنَ الرَّحْمَةِ وَقُل رَّبِّ ارْحَمْهُمَا كَمَا رَبَّيَانِي صَغِيراً

Et par miséricorde,( Ô mon Seigneur)  fais preuve à leur égard d'humilité et adresse à Dieu cette prière : «Seigneur ! Sois miséricordieux envers eux comme ils l'ont été envers moi, quand ils m'ont élevé tout petit !»

Wa aikhfid lahouma janaha al thulli mina al Rahmati wa qul rabbi irhamhuma kama rabbayani saghiran

 

Chaque nation, c’est dans les enfants qu’elle place l’espoir pour son avenir. Ils sont la jeunesse de demain et c’est sur leurs épaules que l’appel de la Da’wa repose. L’Islam a accordé une grande attention aux enfants et a établi la manière de les traiter dans tout ce qui les concerne et à tous les stades de leur vie, et en particulier à la naissance.

Notre Prophète, paix et bénédiction soient sur lui, était un exemple et un modèle à suivre ; il enseignait aux musulmans les pratiques islamiques, en leur apprenant la meilleure façon d’adorer leur Seigneur. Mais nombreux d’entre eux se sont déviés de ses enseignements purs, et ont substitué à l’or ce qui est sans valeur.

Voici les pratiques transmises par le Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم sallâllâhou alayhi wa sallam concernant les enfants :

Incitation à avoir des enfants :

sourate 2 البقرة   al Baqara La vache verset187

أُحِلَّ لَكُمْ لَيْلَةَ الصِّيَامِ الرَّفَثُ إِلَى نِسَآئِكُمْ هُنَّ لِبَاسٌ لَّكُمْ وَأَنتُمْ لِبَاسٌ لَّهُنَّ عَلِمَ اللّهُ أَنَّكُمْ كُنتُمْ تَخْتانُونَ أَنفُسَكُمْ فَتَابَ عَلَيْكُمْ وَعَفَا عَنكُمْ فَالآنَ بَاشِرُوهُنَّ وَابْتَغُواْ مَا كَتَبَ اللّهُ لَكُمْ وَكُلُواْ وَاشْرَبُواْ حَتَّى يَتَبَيَّنَ لَكُمُ الْخَيْطُ الأَبْيَضُ مِنَ الْخَيْطِ الأَسْوَدِ مِنَ الْفَجْرِ ثُمَّ أَتِمُّواْ الصِّيَامَ إِلَى الَّليْلِ وَلاَ تُبَاشِرُوهُنَّ وَأَنتُمْ عَاكِفُونَ فِي الْمَسَاجِدِ تِلْكَ حُدُودُ اللّهِ فَلاَ تَقْرَبُوهَا كَذَلِكَ يُبَيِّنُ اللّهُ آيَاتِهِ لِلنَّاسِ لَعَلَّهُمْ يَتَّقُونَ

Il vous est permis, la nuit qui suit une journée de jeûne, d'avoir des rapports avec vos épouses, qui sont un vêtement pour vous autant que vous l'êtes pour elles. Dieu sait que vous vous êtes clandestinement livrés à de tels rapports , mais Il ne vous en tient pas rigueur et vous accorde Son pardon. Désormais, vous pouvez cohabiter avec vos femmes en vous tenant à ce que Dieu vous prescrit. Mangez et buvez jusqu'au moment où vous pourrez distinguer un fil blanc d'un fil noir, à la pointe de l'aube. À partir de cet instant, observez une abstinence totale jusqu'à la tombée de la nuit. N'ayez aucun rapport avec vos femmes, durant votre retraite spirituelle dans les mosquées. Telles sont les limites que Dieu vous impose, ne les transgressez pas. C'est ainsi que Dieu explique clairement Ses versets aux hommes afin qu'ils Le craignent.

Ohilla lakoum laylata al siyami al rafathou ila nisa-ikoum hounna libasoun lakoum wa antum libasoun lahounna Aalima Allahu annakum kuntum takhtanouna anfusakum fataba Aalaykum waAAafa Aankoum faal-ana bashirouhounna wa aibtaghou ma kataba Allahu lakoum w akouloo waishraboo hatta yatabayyana lakumu al khaytou al-abyadu mina al khayti al-aswadi mina al fajri thumma atimmou al siyama ila allayli wala toubashirouhunna waantum Aakifouna fee almasajidi tilka houdoudou Allahi fala taqrabouha kathalika youbayyinou Allahu ayatihi lilnnasi laAallahoum yattaqouna

 

Le Prophète a dit : « Mariez vous avec la femme douce et fertile car je vais me venter de votre nombre par rapport aux autres communautés. » [Abou Dawoud]

Il est important que les parents élèvent leurs enfants dans la droiture, c’est la façon qui leur garantira une meilleure vie ici-bas et après leur mort. Le Messager de dieu que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم sallâllâhou alayhi wa sallam a dit : « Un serviteur verra son rang rehaussé et demandera : Ô Seigneur, comment cela m’est-il arrivé ? Il dira : c’est du à tes enfants qui m’imploraient de te pardonner. » [Ibn Majah]

Ce qui précède s’applique aussi bien aux garçons qu’aux filles, et l’Islam encourage l’éducation des filles et Dieu l’Unique condamne le chagrin que cause la naissance d’une fille chez certains. Le Messager de Dieu l’Unique que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم sallâllâhou alayhi wa sallam   a montré la valeur élevée de ce don de Dieu l’Unique quand il dit : « Quiconque élève deux filles jusqu’à l’âge adulte – lui et moi viendrons le Jour du Jugement (comme cela) – et il montra ses deux doigts collés l’un à l’autre. » [Muslim]

Y a-t-il de pareil honneur donné aux filles ?

Annoncer la naissance :

Les membres de la famille qui attendent la naissance doivent être informés rapidement afin qu’ils cessent de s’inquiéter, félicitent les parents et fassent des invocations pour l’enfant. Dieu l’Unique a mentionné comment la naissance d’un enfant fut annoncée à Ses prophètes : la naissance de Yahya à Zacharie :

sourate 3 آل عمران āli ʿimrān La famille de ʿImrân verset 39

فَنَادَتْهُ الْمَلآئِكَةُ وَهُوَ قَائِمٌ يُصَلِّي فِي الْمِحْرَابِ أَنَّ اللّهَ يُبَشِّرُكَ بِيَحْيَـى مُصَدِّقاً بِكَلِمَةٍ مِّنَ اللّهِ وَسَيِّداً وَحَصُوراً وَنَبِيّاً مِّنَ الصَّالِحِينَ

Et (alors) les anges l'interpellèrent pendant que, debout, il priait dans le sanctuaire : «Dieu t'annonce la naissance de Jean qui confirmera un Verbe émanant du Seigneur , qui sera un vrai chef, un homme chaste et un prophète parmi les justes.»

Fanadat-hou al malaika wa huwa qa-imoun yusalli fi al mihrabi anna Allah youbashshiruka biyahya mousaddiqan bi kalimatin mina Allahi wa sayyidan wa hasouran wa nabiyyan mina al salihin’

Après la naissance, la première chose qu’il est sounnah de faire est de prononcer les paroles de l’adhân أَذَان, « appel » (appel à la prière)dans l’oreille droite de l’enfant.

Adhân  أَذَان sunnite :

  Arabe Traduction Translittération
2 fois malikites
4 fois autres
الله أكبر Dieu est le plus grand allāhu ākbar
2 fois اشهد ان لا اله الا الله J'atteste qu'il n'y a de Dieu que Dieu Seul l'Unique Ashadu an lâ ilâha illâ Llâh
2 fois اشهد ان محمد رسول الله J'atteste que Muhammad est le messager de Dieu āš'hadu ānna mūḥammad ār-rasūlu-l-lāh
2 fois حي على الصلاة Venez à la prière ḥayyā ʿalā-ṣ-ṣalāt
2 fois حي على الفلاح Venez à la félicité, ḥayyā ʿalā-l-falāḥ
       
2 fois الله أكبر Dieu est le plus grand. allāhu ākbar
1 fois لا اله الا الله Il n'y a de vraie divinité hormis Dieu lā ilaha illā-l-lāh

 

 

Abou Râfi’ (radhia Allâhou anhou) raconte en ce sens qu’il a vu le Prophète Mouhammad que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم sallâllâhou alayhi wa sallam dire l’adhân dans l’oreille de Hassan (radhia Allâhou anhou), fils de Ali que Dieu soit satisfait de lui رضي الله عنه radhia Allâhou anhou), lorsqu’il vint au monde. (Ahmad, Abou Dâoûd et Tirmidhi 1). Certains Hadiths (non authentiques cependant) font également allusion au fait de prononcer les paroles de l’iqâmah  إقامة (second appel prononcé juste avant la prière) dans l’oreille gauche de l’enfant. (Deux traditions sont rapportées à ce sujet par Ibnous Sinniy et Bayhaqui.) La raison avancée pour expliquer cette pratique est que celle-ci a pour but de faire en sorte que le nom de Dieu   soit la première chose qui imprègne le subconscient de l’enfant.

Texte de l'iqama إقامة

  Arabe Traduction Translittération
2 fois Malikites
4 fois Autres
الله اكبر Dieu est le plus grand allāhu ākbar
  اشهد ان لا اله الا الله J'atteste qu'il n'y a de divinité si ce n'est Dieu āsh'hadu ān lā ilaha illā-l-lāh
  اشهد ان محمد رسول الله J'atteste que Muhammad est l'envoyé de Dieu. āsh'hadu ānna mūḥammad ār-rasūlu-l-lāh
2 fois Chiites
1 fois Sunnites
حي على الصلاة Venez à la prière ḥayyā ʿalā-ṣ-ṣalāt
2 fois Chiites
1 fois Sunnites
حي على الفلاح Venez à la félicité, ḥayyā ʿalā-l-falāḥ
2 fois قد قامت الصلاة Levez-vous pour la prière. qad qāma tiṣ-ṣalāt
2 fois الله اكبر Dieu est le plus grand. allāhu ākbar
2 fois لا اله الا الله Nulle divinité si ce n'est Dieu lā ilaha illā-l-lāh

 

Tahnik التحنيك :

Tahnik est l’acte de ramollir une datte et de la frotter sur le palais du nouveau-né juste après sa naissance. Cela se fait en mettant un morceau de datte ramollie sur le doigt et en le frottant de gauche à droite dans la bouche du bébé. Ibn Hijr dit : «  Si l’on ne trouve pas de datte sèche, une datte fraîche peut être utilisée, et s’il n’y en a pas, alors quelque chose de sucré. » [Fath 9/588]

Il n’est pas indispensable de mâcher la datte, mais on peut la ramollir autrement. L’acte de mâcher dans la Sunna était spécifique au Messager de Dieu à cause de la bénédiction de sa salive.

Le père ou la mère l’accomplit ou quiconque parmi les personnes de science dont on estime que les invocations sont acceptées. Il doit donc pratiquer le Tahnik et faire des invocations pour l’enfant comme le firent les compagnons du Prophète.

Imam Nawawi a dit : « Les ulémas sont d’accord sur la recommandation de pratiquer le Tahnik sur le bébé à sa naissance. » [Charh Sahih Muslim 4/122]

Aïcha a rapporté que : « Quand des nouveau-nés étaient apportés au Messager de Dieu, il faisait des invocation pour leur bénédiction, et frottait une datte mâchée sur leur palais. » [Muslim]

Donner un prénom à l’enfant :

On donne à l’enfant un prénom le jour de sa naissance, ou plus tard le septième jour, ou après, comme la Sunna l’indique.

Les parents choisissent un prénom à l’enfant. S’ils ne s’accordent pas, alors le père a le choix soit de le prénommer lui-même, soit de laisser la mère le prénommer. Le fait que c’est le droit du père part du principe que l’enfant lui est attribué comme Dieu l’Unique le dit :

Sourate 33 الأحزاب  al aḥzāb Les factions verset 5

ادْعُوهُمْ لِآبَائِهِمْ هُوَ أَقْسَطُ عِندَ اللَّهِ فَإِن لَّمْ تَعْلَمُوا آبَاءهُمْ فَإِخْوَانُكُمْ فِي الدِّينِ وَمَوَالِيكُمْ وَلَيْسَ عَلَيْكُمْ جُنَاحٌ فِيمَا أَخْطَأْتُم بِهِ وَلَكِن مَّا تَعَمَّدَتْ قُلُوبُكُمْ وَكَانَ اللَّهُ غَفُوراً رَّحِيماً

Appelez les enfants adoptifs par le nom de leur vrai père , cela est plus juste auprès de Dieu. Si vous ne connaissez pas leur père, considérez-les comme vos frères en religion ou comme vos alliés. Aucun grief ne vous sera fait de vos erreurs, mais seulement des fautes que vous commettez délibérément. Cependant, Dieu est Plein d'indulgence et de mansuétude.

OdAouhoum li-aba-ihim houwa aqsatou Ainda Allahi fa-in lam taAlamou abaahoum fa-ikhwanoukoum fi al Din wa mawalikoum wa laysa Aalaykum jounahoun fima akhta/toum bihi wa lakin ma taAammadat qoulouboukoum wa kana Allahu Ghafouran Rahiman

 

Il est aussi permis que des personnes autres que les parents prénomment l’enfant, puisque le Prophète a donné un prénom à certains enfants de ses compagnons.

Le prénom doit avoir une signification belle et louable comme le Messager de Dieu l’a dit :

« Le Jour de la Résurrection, vous serez appelés par vos prénoms et les prénoms de vos pères, alors faites que vos prénoms soient beaux. » [Abou Dawoud]

Il est recommandé d’appeler son fils Abdullah (le serviteur de Dieu), ou le “serviteur” suivi d’un des Noms de Dieu. Il est aussi recommandé de prénommer l’enfant du nom d’un prophète, comme l’indiquent ces hadiths :

« Donnez-vous les noms des prophètes. » [Abu Dawud]

« J’ai eu un enfant cette nuit et je l’ai nommé du nom de mon ancêtre Abraham. » [Muslim]

Il est aussi recommandé de prénommer l’enfant du nom d’une personne pieuse, dans l’espoir qu’il ou elle sera comme elle. Et enfin, il est recommandé de prénommer l’enfant d’un nom qui a une bonne signification.

Il est interdit de donner aux enfants des prénoms qui dénotent d’une servitude à autre que Dieu comme Abdarrassoul ou Abdannabi, etc. De même qu’il est interdit de leur donner les noms des incroyants comme Georges, Michel, Suzanne, etc. Les noms des tyrans ou de mauvaises personnes comme Pharaon, Qaron ou Abou Lahab doivent être évités. D’après l’Imam Malik, il est également déconseillé de prénommer les enfants avec les titres des sourates du Coran comme Ta-Ha ou Ya-sin. Aucun hadith authentique n’attribue ces deux noms au Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم sallâllâhou alayhi wa sallam.

Aqiqah :

Après le septième jour de la naissance, pour célébrer la venue de l’enfant et remercier Dieu l’Unique pour cette bénédiction, il est prescrit d’égorger un mouton. Le Prophète a dit : « Tout enfant a droit à sa ‘Aqiqah qui est un sacrifice en son septième jour, et on lui donne un nom ce jour là, et on lui rase sa tête. » [Abou Dawoud]

Si le nouveau-né est un garçon, on sacrifie deux moutons ; un seul pour une fille. Ceci est l’opinion de la plupart des ulémas et des compagnons. Le Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم sallâllâhou alayhi wa sallam a dit : « Pour le garçon, deux moutons identiques ; pour la fille, un seul. » [Ibn Majah]

Il est permis de sacrifier un mouton mâle ou femelle ou même un bouc. Pour les autres animaux, les ulémas ont des opinions divergentes.

L’égorgement doit être effectué par le père ou un proche parent, car le Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم sallâllâhou alayhi wa sallam le fit pour ses deux petits-fils. Il est obligatoire de mentionner le nom de Dieu sur la bête en la sacrifiant, et celui qui effectue le sacrifice doit dire « cette Aqiqa est celle d’untel » en mentionnant le nom de la personne au nom de laquelle il fait le sacrifice, comme mentionné dans le hadith rapporté par Al-Bayhaqi.

La viande du sacrifice peut être distribuée cuite ou non. Mais il est préférable qu’elle soit cuite car cela procure plus de bénédiction selon un groupe d’ulémas.

Raser la tête du nouveau-né :

Au septième jour de la naissance, il est recommandé de raser la tête du bébé. Quand Al-Hassan est né, le Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم sallâllâhou alayhi wa sallam dit à sa fille, Fatima : « Rase sa tête et donne le poids de ses cheveux en argent aux pauvres. » [Ahmed]

On commence par raser le côté droit de la tête du bébé comme indiqué dans le hadith : « Rase, et il pointa le côté droit de sa tête, puis le gauche. » [Muslim]

Il n’est pas permis de raser une partie de la tête seulement, car le Prophète l’a interdit comme il est rapporté par al-Boukhârî. L’opinion la plus solide est que la tête de la fille ou du garçon doit être rasé, et il est rapporté que Fatima pesa les cheveux de sa fille (Muwatta), mais les ulémas ont divergé sur ce point et Dieu est plus savant.

Il faut raser la tête après le sacrifice, et nos pieux prédécesseurs aimaient mettre du parfum sur la tête de l’enfant.

Il est prescrit de donner en argent le poids des cheveux comme charité, comme il est recommandé de donner cet argent le septième jour aussi, mais cela n’est pas obligatoire et peut être remis à plus tard.

Circoncision :

La circoncision est prescrite pour le garçon. Il est recommandé que la circoncision ait lieu le septième jour. Il est obligatoire que le garçon soit circoncis avant d’atteindre la puberté. 

Le sacrifice العَقِقَة Al‘Aqiqa est une sunna, c’est un devoir du père, mais si le père est absent, cela reste une sunna à faire par la mère.

Il faut en être capable, car si les obligations ont pour condition préalable la capacité de les accomplir, cela est plus évident encore pour les choses recommandées.

C’est pourquoi nous ne disons pas au pauvre d’emprunter pour faire sacrifier.

Et dans le cas où un salarié à un enfant au milieu du mois et que son salaire n’est pas arrivé, lui disons-nous d’emprunter ou d’attendre ?

Il est meilleur qu’il attende, car il se peut qu’il lui arrive quelque chose et qu’il ait besoin de cet argent (maladie, accident…).

Il vaut lieux qu’il attende s’il compte recevoir de l’argent bientôt, et il peut sacrifier le 7, 14 ou 21 ème jour.

Sheikh Al Albani précise que le sacrifice doit être fait le 7ème jour mais qu’il peut être repoussé au 14 et 21ème jour si on ne peut pas le faire avant, car le Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā allāh `alayhi wa sallam a dit :

« on sacrifie le 7ème jour » et dans d’autres hadith sont cités le 14 et 21ème jour, donc le temps est spécifié et on ne peut dépasser cela que si on a une excuse légale.](442, silsila al-huda wa nur)

 

La sunna  tradition du Prophète est que l’on sacrifie deux moutons pour un garçon et un seul pour une fille, comme cela a été rapporté dans la sunna.

Il est préférable que les deux moutons soient le plus proches possible en âge, en taille, en poids, et plus ils seront proche, meilleur cela sera.

Et si on ne trouve (pour un garçon) qu’un seul mouton, cela est suffisant, mais si Dieu الله Allah a permis (à cet homme) d’avoir deux moutons, cela est meilleur.

Sahikh Al Albani précise qu’il n’y a pas de mal à sacrifier plus d’un mouton pour une fille, mais cela vient d’une ignorance des gens qui pensent que Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa est un repas auquel on invite les gens, ce qui est faux, il n’y a rien de cela dans la sunna, c’est un sacrifice.

(209, silsila al houda wa nour)

Il fait partie de la sunna que le sacrifice soit fait le 7ème jour, ainsi si l’enfant nait samedi, on sacrifiera vendredi, c'est-à-dire un jour avant le jour de sa naissance.

La sagesse derrière cela est qu’au septième jour, la semaine se termine, l’enfant a vécu tous les jours de la semaine et on espère qu’il continuera à vivre.

 

Institution

 

L'imam Mâlik ibn Anas  dit que cet acte ne fait l'objet d'aucune divergence.

 

On Compte parmi ceux qui approuvent son institution dans la législation musulmane : Abdullah ibn Abbas , Abdullah ibn Umar , Aicha Oummou'l'mou-miniin Radhi Alla ahou anha,Fatima bintou'Raçoul , radhiAllah ahou anha, Boureid al alsamy, Al Qâssim ibn Muhammad, Ourwa ibn zoubeir, Atâ ibn abi Rabah, Az-Zouhri, Abû Zinâd, Mâlik, les savants medinois, l'Imâm Ash-Shafiî et ses compagnons, l'Imâm Ahmad, Ishâq, Abû Thaour et beaucoup d'autres savants.

 

Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa est-il obligatoire ou recommandé ?

Abû Umar a dit : "Quant à la divergence des savants sur son caractère obligatoire, elle se présente comme suit : 

 

- Les Zahirites, à l'instar de Dâwud et de ses compagnons, le considèrent comme une obligation.

Ils disent que le Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā allāh `alayhi wa sallam l'a ordonné et l'a personnellement pratiqué.

Il sallallahou 'alaihi wa sallam dit à ce sujet : " L'enfant est tributaire de son aqîqa". 

 

Mâlik kibn Anas disait que c'est une " tradition vivement recommandée  السنة المقدسة sunna Mouakkada "  à laquelle il faut s'attacher.

C'est aussi l'avis d'Ash-Shafiî et d'Ahmad, bien que les compagnons de ce dernier aient rapporté de lui deux versions à ce sujet.

Mais il n'y a pas de texte clair émanant de lui qui lui attribue ce caractère obligatoire.

Al-Hârith a dit: " Il fut demandé à Ahmad: 

- Que faire si l'on n'a pas de quoi faire le sacrifice?

- Que la personne s'endette, j'ai espoir que Dieu الله Allah la compensera, car elle a mis à jour une sunna, répondit-il."

Ceux qui disent qu'il est une tradition de la naissance vivement recommandée  السنة المقدسة sunna Mouakkada " estiment que si le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa était obligatoire, il serait ainsi connu religieusement parce qu'il est indispensable et constitue une épreuve pour beaucoup de personnes; et le Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā allāh `alayhi wa sallam aurait enseigné ce caractère obligatoire à la communauté de manière suffisamment claire et répandue de sorte que personne n'ait d'Excuse pour s'y dérober.

Mais Muhammad que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā allāh `alayhi wa sallam a laissé son observance au libre choix de chacun en disant:

 

" Quiconque a un nouveau-né et aimerait faire le sacrifice, qu'il le fasse."

 Raporté par Abû Dâwud et An-Nassâi. Al-Albni dit que c'est un hadith bon authentique.) 

Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa est préférable à une aumône de même valeur, voire plus important

 

Al-Khallâl dit qu'il a entendu Sulaymâne ibn Al Ash'ath dire :

" Abû Abdallah fut interrogé en ma présence au sujet du Aqîqa : vaut il mieux faire le sacrifice ou doner sa valeur en éspèces aux pauvres?

Le Aqîqa est préférable, répondit-il".

Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa est préférable parce que c'est une Sunna Tradition recommandée et un rite prescrits en raison de la grâce que Dieu الله Allah a renouvelée sur les parents.

 

De même, il y a en cela une conception sous-jacente, héritée du rachat d'Ismaïl (alayhi'ssalaam) par le bélier qui fut offert par Dieu الله Allah pour rançonner ce dernier et qui est devenue une tradition dans sa descendance.

Il n'est pas exclu que ce sacrifice soit pour l'enfant une protection contre satan après sa naissance, comme le fut pour lui l'évocation du nom de Dieu au moment de sa conception.

Aussi, rares sont ceux dont les parents ont négligé ce rite qui ne soient à la merci de satan.

 

Y-a-t-il une différence entre le garçon et la fille en matière du sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa ?

Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa est une sunna est une tradition très recommandée aussi bien pour le garçon que pour la fille chez la majorité des savants parmi les compagnons du Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā allāh `alayhi wa sallam et les générations successives.

Interrogé sur le Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa, le Messager de Dieu  que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā allāh `alayhi wa sallam :

" On sacrifie deux moutons pour le garçon et un pour la fille et il n'y a pas de mal à ce qu'ils soient mâles ou femelles".

: Hadith jugé authentique par At Tirmidhi et les autres.) 

 

Sagesses et avantages du  sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa

Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa est un acte de piété en faveur du nouveau né ; il est accompli à la premiére heure de sa venue au monde.

 

Ce dernier profite grandement de cet acte, comme il profite de la prière faite en sa faveur, de sa présence dans les lieux des rites et de la sacralisation faite pour lui, etc.

En outre, le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa le libère parce qu'il est assujetti à ce sacrifice.

L'imam Ahmad ibn Hanbal a dit que sans cela, il ne sera pas autorisé à intercéder en faveur de ses parents. Atâ ibn Abi Rabah a dit aussi qu'il sera privé de l'intercession de son enfant.

De même, il constitue une rançon par laquelle on rachète le nouveau-né comme Dieu الله Allah racheta Ismaïl par le bélier.

Il n'est pas exclu dans la Sagesse Dieu الله Allah, dans Sa Législation et Sa prédestination, que cette pratique soit une cause de sa bonne croissance, de la pérennité de sa santé et de sa longévité en le protégeant contre le mal du démon, de sorte que chaque organe de la bête constitue une rançon pour l'organe équivalent du nouveau-né.

C'est pour cette raison qu'il est conseillé de dire la même formule que celle récitée sur la bête sacrifiée le jour de l'aïd et que les deux moutons soient accomplis.

L'imam Ahmad ibn Hanbal  a dit de la version d 'Abu Dâwud que :

" Cela veut dire deux bêtes d'un âge mûr ou presque identiques".

La signification du terme "tributaire"

( note de bas de page: Le Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā allāh `alayhi wa sallam a dit : " L'enfant est tributaire de son Aqîqa". )

Dans le hadith précédent est aussi un sujet de controverse: 

D'aucuns, à l'instar de Atâ et de l'Imam Ahmad disent que cela signifie qu'il sera privé du droit d'intercéder en faveur de ses parents.

Ceci n'est vraisemblablement pas plausible, car Dieu الله Allah n'a prescrit ce sacrifice qu'en vue de libérer le nouveau-né du joug de Shaytan شيطان Satan qui s'est collé à lui dès sa venue au monde et l'a pincé à la hanche.

Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa est ainsi conçu comme une rançon et un affranchissement de la détention de satan qui l'empêche d'œuvrer pour l'au-delà, lieu de retour final.

C'est comme s'il était emprisonné, attendant d'être égorgé par Shaytan شيطان Satan avec le couteau qu'il a apprêté pour ses fidèles et ses alliés.

Il a juré devant le seigneur qu'il anéantira la descendance d'Adam, excepté un petit nombre.

Il demeure aux aguets, guettant le nouveau-né dès sa venue au monde.

A ce moment, son ennemi le devance pour l'attirer vers lui et nourrit le désir ardent de le soumettre à son joug et sa prison et d'en faire un des alliés de son parti, il y attache un prix d'honneur.

Le nouveau-né étant dans cet état [d'otage], Dieu الله Allah a prescrit aux parents de le libérer par ce sacrifice, sinon il restera un otage..

Il vaut mieux cuire la viande du sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa que de la distribuer crue

 

Al Khallâl a dit :

Abdul Malîk Al-Maimouni m'a informé qu'il demanda à Abû Abdullah: 

Prépare t on la viande sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa ?

Oui, lui dit-il

Abû Dâwud m'a aussi informé qu'il demanda à Abû Abdullah:

- Prépare-t-on le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa?

-Oui, lui dit il.

-Cette tâche est pénible, lui fut-il dit.

Il répliqua:

-Il leur faut supporter cela, car en la préparant, ils épargnent aux pauvres et aux voisins cette peine et c'est un bienfait de plus et une expression de sa gratitude vis-à-vis de cette grâce.

D'autre part, les repas de ce genre, qui sont des manifestations de gratitude, sont tous traités de la sorte (c'est dire préparés).

Les différentes appellations de ces repas:

*Al quira القيرة: Qui est le repas offert aux hôtes.

*Al ma'douba المادوبة: Le banquet.

*At-Touhfa التحفة: Repas offert au visiteur

*Al walîma الوليمة: Festin de noces.

*Al khouras الخراس: plat de l'accouchée.

*Al aqîqa: العَقِقَة Sacrifice effectué le septième jour où on coupe les cheveux du nouveau-né.

*Al gazîra الغزيرة: Repas offert en l'honneur de l'enfant circoncis

*Al wadhîma الوحيدة: Repas des obsèques.

*An-naquî'a النقعة: Repas préparé à l'occasion du retour du voyageur.

*Al wakîra الوكرة: Repas offert à l'achèvement d'une construction.

 

Offrir les repas en ces circonstances est préférable à la simple distribution de viande, cet acte est considéré comme une marque de noblesse de caractère et de générosité.

Dieu sait mieux الله علم Allahou Alem

Le musulman majeur dont les parents n'ont pas fait de sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa, peut-il s'en acquitter personnellement ?

Al-Khallâl rapporte qu'Abd al' Malik l'a informé en une autre circonstance qu'il a demandé à Abû abdallah:

Peut on faire Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa pour le fils devenu majeur ?

Je n'ai rien appris concernant la personne majeure, dit-il.

Son père était indigent, puis sa situation s'est améliorée et il n'aimerait pas priver son fils du sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa; répliquai-je.

Je ne sais pas, je n'ai rien appris concernant la personne majeure, dit il à nouveau. Quiconquue le fait, c'est une bonne chose; il y a des gens qui l'estiment obligatoire, renchérit-il.

 

De ce que l'on dit en immolant

Ibn Al-Mounzir rapporte d'aprés Aïcha Radhia'llaahou anha, que le Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā allāh `alayhi wa sallam a dit :" Immolez en Son nom et dites :"Ô Dieu, elle T'appartient et retourne vers Toi. Ceci est le Aqiqa d'untel". اللَّهُمَّ لَكَ وَ إِلَيْكَ هَذِهِ عَقِقَةُ ُ فُلاَنْ "Allahoumma laka wa ilayka hâdhihi 'aqiqatou foulan Rapporté par Abdourrazzâk dans Al moussannaf, Abû Ya'lâ et A baïhaqi.)

 

Ibn Al Mounzir a dit:" C'est une bonne chose; et si la personne a l'intention de faire le sacrifice  « العَقِقَة Al ‘Aqiqa » et ne prononce pas cela, c'est acceptable, s'il plait à Dieu."

Al-Khallâl rapporte d'après Ahmad Ibn Muhammad ibn Matar et Zakaria Ibn Yahya qu'Abû Tâlib leur a dit qu'il a demandé à Abdullah:

-Que doit dire l'homme qui veut immoler Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa?

-Qu'il dise : Au nom de Dieu بِسْمِ اللَّه Bismi Allah et qu'il immole avec l'intention  comme il le fait pour le sacrifice en disant: 

 

Ceci est le sacrifice d'untel fils d'untel هَذِهِ عَقِقَةُ ُ فُلاَنْ ابْنُ فُلاَنْ hadhih ‘aqiqa flan ibn foulan

 

Apparemment, il a associé à la fois et la formule.

De la sagesse de la spécification du 7ème jour pour le 'aqiqa

Quatre choses qui sont liées au 7ème jour:

 *Lui faire le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa

 *Lui couper les cheveux

 *Lui donner un nom

 *Le circoncire ختان khitân. voir  page http://lamosquedethouars.e-monsite.com/pages/circoncision.html

A l'unanimité, les savants considèrent qu'il est souhaitable d'accomplir les deux premiers points le septième jour.

Quant à lui donner le nom et le circoncire le même jour, c'est un sujet de controverse, comme on le verra plus loin si Dieu le veut  ان شاء الله, inshâ Allah.

Les références concernant sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa accompli le 7è jour ont déjà été citées.

La sagesse derrière cela et Dieu sait mieux الله علم Allahou Alem est que le bébé à sa naissance est encore très fragile, à cheval entre la santé et la mort.

On en sait pas vraiment s'il va survivre ou non, jusqu'à ce que s'écoule une période d'observation qui va nous rassurer sur l'état de sa constitution et de sa santé, et montrer qu'il est apte à vivre.

On a donc choisi une période équivalente au nombre de jours de la semaine, car la semaine constitue un cycle à travers la rotation des jours, de même que l'année est un cycle défini par la rotation des mois.

tiré du livre Les préceptes musulmans relatifs au nouveau né  تهذيب تحفة المودود بأحكام المولود tahdhib touhfat al mawdud bi'ahkam al mawlud du cheikh Chamsouddine Ibn Qayyim Al-Jawziyya.

Le hadith sur la circoncision au 7ème jour est faible ضعيف  Dha'îf

hadith ont une chaîne de transmission fragile et qui est  souvent apocryphes, du grec ἀπόκρυφος / apókryphos, « caché ») une œuvre « dont l'authenticité n'est pas établie »., une tradition orale dont la transmission est jugée douteuse ou le contenu est suspect.

http://www.3ilmchar3i.net/article-le-hadith-sur-la-circoncision-au-7eme-jour-est-faible-104198570.html

Le Hadith propos du Prophète Muhammad :

Le Messager de Dieu que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā allāh `alayhi wa sallam a fait le baptême d'Al-Hassan et Al-Housayn et il les a circoncis...

Selon Al-Bayhaqî T 8 p 324. Livre des boissons et de leur limite, chapitre intitulé "Le sultan est contraint à la circoncision ou le tuteur de l'enfant et le maître de l'esclave en ont l'obligation, et ce qui a été rapporté au sujet de la circoncision" :

'Abou Sa`îd Al-Mâlînî nous a informé qu'Abou 'Ahmad ibn `Oday Al-Hâfiz a rapporté selon Al-Hassan ibn Soufyân selon Mohammad ibn Al-Moutawakkil selon Al Walîd ibn Mouslim selon Zouhayr ibn Muhammad Al-Makkî selon Muhammad ibn Al-Mounkadir que Djâbir a dit :  

"Le Messager de Dieu que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā allāh `alayhi wa sallam a égorgé une offrande (Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa) à la naissance d'Al-Hassan et Al-Housayn et il les a circoncis, le septième jour. "

 

Cette chaîne de transmission est soutenue faible سند ضعيف Sanad Da`îf pour deux raisons :

 

La première : Est que ce Hadith est rapporté par les syriens selon Zouhayr qui est cité, or, leur narration d'après lui n'est pas rigoureuse comme ceci a été mentionné dans "At-Taqrîb".

La deuxième : Est le fait que la chaîne de narration soit mentionnée par Al-Walîd sachant qu'il est accusé de مدلس - Mudallis: Substantif  تاداليس Tadlîss (Caractère du rapporteur qui cache intentionnellement de qui il a pris le hadith ou qui le décrit de manière à ce que l'on ne puisse pas l'identifier puis qui donne à la chaine de transmission, l'apparence d'être ininterrompue, d'attribuer faussement un Hadith à un narrateur) et d’ accommodation تَسْوِية Tasswya (rectification dans la chaîne de transmission en omettant intentionnellement les narrateurs faibles qui y existent avec d'autres crédibles).

Une troisième cause de faiblesse ايلا `Illa : C'est le fait que Muhammad ibn Al Moutawakkil qui a rapporté le Hadith d'après Al Walîd avait de nombreuses illusions, il est à craindre que ce Hadith n'en fasse partie.

Une quatrième cause de faiblesse ايلا `Illa : C'est le fait que la circoncision au septième jour n'est mentionnée dans aucun des Hadiths authentiques rapportés au sujet d'Al Hassan et d'Al Housayn et de leur baptême ni dans aucun autre Hadith à notre connaissance.

En revanche, il est connu que ce qui est un acte de Sunna, c'est la circoncision à un âge plus avancé comme ceci est la tradition chez les Arabes, et comme Ibn `Abbâs répondit lorsqu'il fut interrogé sur son âge lorsque le Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā allāh `alayhi wa sallam décéda en disant :"Le Messager de Dieu décéda alors que j'étais circoncis."

A l'époque, il atteignait presque la puberté.

 

(Numéro de la partie: 26, Numéro de la page: 276/277)

 حديثعق رسول الله صلى الله عليه وسلم عن الحسن والحسين وختنهما
43  نقلاً عن البيهقي : ج8 ص 324
كتاب الأشربة والحد فيها باب السلطان يكره على الاختتان أو الصبي. وسيد المملوك يأمران به وما ورد في الختان
أخبرنا أبو سعيد الماليني أنبأنا أبو أحمد بن عدي الحافظ حدثنا الحسن بن سفيان حدثني محمد بن المتوكل حدثنا الوليد بن مسلم عن زهير بن محمد المكي عن محمد بن المنكدر عن جابر قالعقّ رسول الله صلى الله عليه وسلم عن الحسن والحسين وختنهما لسبعة أيام  . ا هـ
هذا السند ضعيف لأمرين
أحدهما: أنه من رواية الشاميين عن زهير هذا، وروايتهم عنه غير مستقيمة، كما في التقريب
والثاني: عنعنة الوليد وهو كثير التدليس والتسوية
وفيه علة ثالثة وهي: أن محمد بن المتوكل الراوي عن الوليد ذو أوهام كثيرة فيخشى أن هذا منها
وفيه علة رابعة وهي: أن الختان في السابع غير معروف في شيء من الأحاديث الصحيحة المروية في شأن الحسن والحسين والعقيقة عنهما ولا في غير ذلك فيما نعلم، وإنما المعروف في السنة الختان بعد الكبر على عادة العرب، كما قال ابن عباس لما سئل عن سنه حين مات النبي صلى الله عليه وسلم قال: توفي رسول الله وأنا مختون، وكانت سنه إذ ذاك حول الاحتلام

 

(277 - الجزء رقم : 26، الصفحة رقم: 276)

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Muhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

 

 

علم مصطلح الحديث  Terme moderne science ulim mustalih al hadith

حديث  hadith

حسن 

hasan-bon

غريب Gharib

étrange

عزيز Aziz

rare

مشهور mashhur

célèbre

متفق عليه

 mutafaq alayh

convenu

حديث متواتر

hadith mutawatir

Notoire

حديث hadith

منكر munkar

dénoncé faible

حديث صحيح ↑

hadith sahih

vrai

حديث متصل

hadith mutasil

continu

حديث  hadith

متروك matruk

chose interdite

 من حيث المتن

علم الحديث

 من حيث السند

min hayth al sund

en terme de lien

حديث مسند

hadith musnad

supporté

حديث hadith

مدرج madraj 

moderne

حديث ضعيف

hadith daeif

faible

خبر آحاد

khabar ahad

une nouvelle

حديث hadith

موضوع mawdue

forgé, inventé

حديث منقطع

hadith munqati

cassé

 

حديث موقوف

hadith mawquf

abandonné

حديث مدلس

hadith mudalas

du rapporteur qui cache de qui il a pris le hadith

حديث مضطرب

hadith moudtarib

troublé

 

حديث منقطع

hadith munqata

dont la chaine de rapporteurs est interrompue,

 

 

 

 

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