Laïcité Histoire et réalité

Laïcité Histoire et réalité

 

Laïcité Histoire et réalité

FRANCE PLURIELLE

Valeurs de la republique francaise

Notre système à certaines valeurs que nous devons défendres.

Qu'elles sont ses limites (marques de repères à ne pas franchir)?

Nous sommes tous en émois concernant toutes violences, toutes attaques criminelles sur des personnes innocentes.  Au nom de la Bêtise, de l’ignorance mais surtout pas de la Religion comme il est souvent dit, probablement de personnes qui pensent croire en Dieu mais ont des défaillances intellectuelles importantes sur leur foi quelque soit leur religion propre.

Je vous renvoie à ce lien, pour en voir une triste réalité.

http://lamosquedethouars.e-monsite.com/pages/proselytisme-radicalisation-terrorisme.html

Concernant l’enseignement que nos enfants peuvent avoir gratuitement au sen de notre institution républicaine, même si le choix d’aller dans un établissement privé est possible sans contraire de l’Etat et des lois de ce paix (sauf la contrainte financière pour certains)

Est-ce que la Laïcité à la française « différentes de celle de beaucoup d’autres pays » et l’enseignement à l’Ecole laïque doit être une machine à assimiler ?

Que devons nous entendre par assimilation,

Définition : L'assimilation culturelle est une forme d'acculturation, situation socio-historique au cours de laquelle un individu ou un groupe abandonne totalement sa culture d'origine, volontairement ou de manière contrainte, pour adopter les valeurs, la langue et les pratiques culturelles d'un nouveau groupe en s'y conformant de manière plus ou moins profonde et complète

Un peuple qui abandonne totalement les traits de sa culture propre au profit d'un autre peuple qui le domine est dit subjugué (phénomène de subjugation) ; c'est ce qui arriva aux Gaulois vis-à-vis du conquérant romain puis des gallo-romains qui adoptèrent l'aristocratie des Francs pour les diriger, comme les Celtibères pour les Wisigoths ; les deux peuples fusionnant dans le creuset d'une nation nouvelle. Plus récemment en Australie entre 1869 et 1969, l'éducation des enfants d'aborigènes d'Australie en orphelinat peut être considéré comme une forme d'assimilation culturelle forcée.

Comme le disait un certain adage Américain "Un bon indien est un indien mort" il devait s'assimiler, arrêter toutes ses croyances ses traditions si il voulaient pouvoir vivrent encore. Nous voyons ce genre caché de propos malheureux, honteux, de la part de certains politiciens de nos jours en France ! (faut changer de prénom, ne pas parler la langue d'origine dans le rue, à l'école presque obligatoire de manger de la viande ingterdite pour certains pour raison religieuse)

 A ce sujet je vous renvoie à ces liens

http://lamosquedethouars.e-monsite.com/pages/les-racines-chretiennes-de-la-france.html

http://lamosquedethouars.e-monsite.com/pages/les-chretiens-et-les-musulmans.html

http://lamosquedethouars.e-monsite.com/pages/les-mots-francais-d-origine-arabe.html

http://lamosquedethouars.e-monsite.com/pages/la-nourriture-son-abattage-ce-qui-est-licite.html

 

Michèle Tribalat, démographe française, chercheuse à l'Institut national d'études démographiques (INED), consacre la troisième partie de son ouvrage « Assimilation : la fin du modèle français » Paris, Éditions de Toucan, 2013, 354 pages, à questionné la légitimité de cette notion. « Pourquoi les immigrés ou leurs descendants consentiraient-ils à respecter les valeurs qui fondent l’identité du peuple français si le signal de leur inadéquation, voire leur abandon, leur est envoyé ? Là encore, le comportement des populations de l’immigration est rationnel. C’est celui des élites qui ne l’est pas »

https://collectiflieuxcommuns.fr/842-assimilation-la-fin-du-modele

Les Lois de la République française à t’elle des limites ? « limites du droit constitutionnel »

Selon l’article 16 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789.  : "Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution." Si on admet que la Constitution de la République française est sinon hostile aux droits fondamentaux, au moins incapable de les assurer, elle pourrait bien être en mesure de garantir une stricte séparation des pouvoirs qu’elle serait tout de même caduque.

Concernant l'article 34 Constitution du 4 octobre 1958

-les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice des libertés publiques ; la liberté, le pluralisme et l'indépendance des médias ; les sujétions imposées par la Défense nationale aux citoyens en leur personne et en leurs biens ;

https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000019241018/

Cantonnait le législateur dans des limites qu'il lui était, semblait-il, interdit de franchir. Au-delà commençait le pouvoir réglementaire, pouvoir autonome du gouvernement, auquel l'article 37.

-Les matières autres que celles qui sont du domaine de la loi ont un caractère réglementaire.

Les textes de forme législative intervenus en ces matières peuvent être modifiés par décrets pris après avis du Conseil d'Etat. Ceux de ces textes qui interviendraient après l'entrée en vigueur de la présente Constitution ne pourront être modifiés par décret que si le Conseil constitutionnel a déclaré qu'ils ont un caractère réglementaire en vertu de l'alinéa précédent.

https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000006527508/1958-10-05/

Attribuait une compétence apparemment exclusive.  l'image d'une séparation hermétique et figée entre les deux domaines ne correspondait pas à la réalité et que cette frontière mythique n'était en fait, selon l'expression de M. Jean Foyer, qu'une " vieille passoire ".

 En 1977, un colloque tenu à Aix-en-Provence explique que le système des articles 34-37, encore évoqué en 1972 par le programme commun (" le domaine de la loi, tel qu'il est déterminé par l'article 34, sera étendu et précisé "), n'a plus été par la suite remis en cause. Mais, s'il n'est pas ce que l'on avait cru et redouté, à quoi correspond-il donc ?

Une décision du Conseil constitutionnel du 30 juillet 1982 (prix et revenus) qui montre que la répartition des compétences entre le Parlement et le gouvernement relève de la procédure et non du fond. Cette répartition a pour objet de " reconnaître à l'autorité réglementaire un domaine propre " et de " conférer au gouvernement le pouvoir d'en assurer la protection entre d'éventuels empiétements de la loi ". Ce n'est donc pas une obligation mais une faculté dont le gouvernement use à sa guise, d'autant que le défaut d'y recourir ne crée pas une situation irréversible puisqu'il peut à tout moment, lui ou ses successeurs, récupérer sa compétence en faisant constater par le Conseil constitutionnel que le législateur a empiété sur elle (art. 37, alinéa 2)

En droit, la laïcité est le « principe de séparation dans l'État de la société civile et de la société religieuse » et « d'impartialité ou de neutralité de l'État à l'égard des confessions religieuses ». Le mot désigne par extension le caractère des « institutions, publiques ou privées, qui sont indépendantes du clergé et des Églises ».

La laïcité s'oppose à la reconnaissance d'une religion d'État. Toutefois, le principe de séparation entre l'État et les religions peut trouver des applications différentes selon les pays, de la laïcité proprement dite à la simple sécularisation (sécularisme).

« Conception et organisation de la société fondée sur la séparation de l'Église et de l'État et qui exclut les Églises de l'exercice de tout pouvoir politique ou administratif, et, en particulier, de l'organisation de l'enseignement

« Principe de séparation dans l'État de la société civile et de la société religieuse. »

Le mot laïc : Ce terme est issu du latin laicus « commun, du peuple (laos) », terme ecclésiastique repris au grec d'église λαϊκός, laikos, « commun, du peuple (Laos) », par opposition à κληρικός, klerikos (clerc), désignant les institutions proprement religieuses

Le concept de laïcité trouve ses racines dans les écrits des philosophes grecs et romains, tels qu'Épicure -341 à -270 avant notre ère ou Marc Aurèle 121 - 180, ceux des penseurs des Lumières comme John Locke août 1632 - - 1704, Pierre Bayle, 1647 -1706, Denis Diderot, - 1713 - 1784, François-Marie Arouet dit Voltaire, 1694 - 1778 , les pères fondateurs des États-Unis tels James Madison, Thomas Jefferson, et Thomas Paine, (voir sujet  Amérique) en France à travers les lois de Jules Ferry 1832 - 1893.

A travers le temps en Europe et Amérique du Nord

En France, le concept de laïcité est avant tout une histoire conflictuelle opposant tout au long du 19è siècle deux visions de la France

 La conception française de la laïcité est, dans son principe, la plus radicale des conceptions de la laïcité (comparativement), quoiqu’elle ne soit pas totale. La justification de ce principe est que, pour que l’État respecte toutes les croyances de manière égale, il ne doit en reconnaître aucune. De ce fait, l’État n’intervient pas dans la religion du citoyen, pas plus que la religion n’intervient dans le fonctionnement de l’État.

L’État n’intervient pas dans le fonctionnement de la religion, sauf si la religion est persécutée (article 1 de la loi du 9 décembre 1905 : « l’État garantit l’exercice des cultes »).

La laïcité à la française s'appuie essentiellement sur trois piliers, rappelés dans le rapport Stasi: la neutralité de l’État, la liberté de conscience et le pluralisme.

Exception

À Mayotte, département français de l’archipel de l'océan Indien situé entre Madagascar et la côte du Mozambique le droit des cultes est régi par le décret Mandel du 16 janvier 1939, le statut de Département d'outre-mer (DOM) ne modifiant pas ce statut

 Les Mahorais ont le choix entre les deux statuts (local ou de droit commun) et les cadis, qui n'ont plus officiellement de rôle judiciaire, gardent néanmoins un rôle social important. Les citoyens mahorais musulmans se voient ainsi reconnaître en 2001 un statut personnel de droit civil qui entraîne une dualité de juridiction et d'état civil. Le « statut personnel » est un droit coutumier qui se réfère au Minhadj Al Talibin منهاج الطالبين (Livre des croyants zélés), recueil d'aphorismes et de préceptes ayant pour base la charia, écrit au 13è siècle par le juriste damascène Al-Nawawi النووي  (1233-1277), ainsi qu'à des éléments de coutume africaine et malgache

L'ordonnance du 3 juin 2010 rapproche Mayotte du droit commun qui précise que statut de droit local ne saurait « contrarier ou limiter les droits et libertés attachés à la qualité de citoyen français »

Dans les îles Wallis-et-Futuna, collectivité d'outre-mer française, formée de trois royaumes coutumiers   polynésiens et située dans l’hémisphère sud l’article 3 de la loi du 29 juillet 1961 confère une autonomie sur la législation relative aux cultes disposant que les « populations du territoire des îles Wallis et Futuna le libre exercice de leur religion, ainsi que le respect de leurs croyances et de leurs coutumes en tant qu'elles ne sont pas contraires aux principes généraux du droit »

Le principe de laïcité n'est appliqué qu’aux citoyens et en France métropolitaine.

Le droit au blasphème

Il est cependant de bon ton de blasphémer contre la religion de l’autre, réputée impie, hérétique. C’est ce que fait au 2° siècle Celse lorsqu’il s’irrite de l’intolérance forcenée des zélotes du Christ  persécutés dans l’empire romain et démonte par une belle argumentation leur fiction, leur culte et leurs prétentions : « y-a-t-il rien de plaisant comme d’entendre les Juifs et les chrétiens attribuer à Dieu les mœurs et les manières d’un homme, que de les voir lui prêtant des paroles de colère, d’invective et de menace ? » « Nul Dieu ni fils de Dieu n’est descendu ni ne descendra ici-bas »

définition Emprunté au grec et au latin, blasphemia qui est une parole de mauvais augure (à Rome, seuls les dieux le punissent), le vocable désigne une « parole outrageant la divinité ». C’est injurier, calomnier, maudire, proférer des malédictions, user d’impiété, y compris par l’image.

Thomas d’Aquin (1225-1274), philosophe et Docteur de l’Eglise. Ce dernier qualifie le blasphème de « péché de malice caractérisée », ajoutant : « Le blasphème que l’on profère de propos délibéré procède de l’orgueil de l’homme qui se dresse devant Dieu
Thomas d’Aquin : Somme théologique, Cerf, 1985, T III, p 101, 905.

 

C’est ce que fait en toute bonne foi Dante (1265- 1321) , lorsqu’en sa Divine comédie il croise en Enfer le prophète Mahomet : « un damné / rompu depuis le menton jusqu’à l’endroit qui pète. / Entre ses jambes pendaient ses entrailles ; / le cœur et les autres viscères apparaissaient, et le triste sac / qui change en merde ce qu’on avale.[8] » Il serait alors de bonne guerre des mots qu’un écrivain musulman mette de même en son enfer le Christ, histoire de se taper entre auteurs édifiants une ou deux bosses (chameau ou dromadaire ?) Malheureuse pur les détracteursde la religion musulmane le Chist Jésus fils de Marie عِيسَى ابْنُ مَرْيَمَ  Aïsa ibn Maryam est considéré et respecté comme un Prophète de Dieu . Ce qui n'arrive pas d'arriver.

 La chasse à la « parole infernale », selon Vincent de Paul,(1581- 1660)   est ardente. On s’insurge contre l’omniprésence des jurons. Catholiques et Protestants s’accusent réciproquement de blasphème, quand on va jusqu’à considérer de même la simple présence des communautés juives. On brula le Talmud à Rome en 1553, cinq Juifs furent pendus à Mantoue en 1603.

Tout propche selon Jacques de Saint Victor né en 1963 humaniste libéral, qui ne veut céder à aucune soumission,  soutenant « qu’il doit être possible de critiquer sans réserve ».

Ainsi, au nom de la raison, combien le blasphème s’adresse aux chimères de la mythologie grecque, "la une créature fantastique", "les dieux", le Dieu, leurs images leurs Prophètes.

Le 25 octobre 2018, la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) a validé la condamnation pour blasphème d'Elisabeth Sabaditsch-Wolff, personnalité autrichienne qui avait qualifié le prophète Mahomet de "pédophile" lors d'une conférence du parti d’extrême-droite FPÖ en 2009. La CEDH a estimé que cette déclaration menaçait la préservation de la paix religieuse, et que le verdict prononcé par la justice autrichienne ne contrevenait pas à l'article dix de la Convention européenne des droits de l'Homme relatif à la liberté d'expression.

Le procès intenté contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo en 2007 pour la publication des caricatures de Mahomet a fini de clarifier la position des juges. En France, il est possible d’insulter une religion, ses figures et ses symboles, il est en revanche interdit d’insulter les adeptes d’une religion.

Néanmoins la différence entre l’un et l’autre est parfois ténue, ce qui a entraîné une inflation de procès "en blasphème", sans que le mot ne soit jamais prononcé. On parle, vous l’aurez compris, d’injure, de diffamation et de provocation à la haine, à la violence ou à la discrimination en raison de l’appartenance ou de la non-appartenance à une religion

 

Le droit aux balsphème fondement de la Laïcité en France


La législation française sur le blasphème


La définition du « blasphème » entre dans le droit français au 13è siècle avec la définition donnée par Thomas d'Aquin 1225-1274 après de multiples débats avec les moralistes : un péché de langue, une « défaillance dans la profession de foi », donc une atteinte dans sa « pureté », ce qui justifie sa répression qui devient féroce avec le roi Louis IX, préoccupé par sa lutte contre les hérétiques, les juifs et l'islam, et passe par la mutilation de la langue et des lèvres.

Le mémorial du chevalier de La Barre à Abbeville.
La critique de la législation sur le blasphème remonte au siècle des Lumières. À cette époque, Voltaire prend le cas du chevalier de La Barre, âgé de 20 ans, qui représente le dernier cas, en 1766, de torture et d'exécution pour blasphème en France, comme une démonstration de l'obscurantisme des lois religieuses et de la nécessité de la liberté de pensée.
Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789

Il n’y a pas à proprement parler de "droit au blasphème" dans la loi française. La liberté d’expression compte, en France, parmi les libertés fondamentales, puisqu’elle est l’objet des articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de 1789 qui laissent au législateur le soin d’en établir les limites.


Les articles 10 et 11   suppriment la notion de blasphème du droit français, tant qu'il n'y a ni abus ni trouble à l'ordre public. La Restauration tente une loi sur le sacrilège (notion voisine du blasphème); mais elle est rapidement abrogée sous la monarchie de Juillet, puis définitivement supprimée par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. L'affirmation des libertés d'expression et de pensée par la Révolution française s'inscrit  de fait  contre ce qu'avait été la position de l'Église catholique dans ce domaine ; elle met fin à son rôle historique de fondement de l'ordre social. La loi sur la liberté de la presse de 1881 intervient dans un contexte de laïcité ; elle n'interdit pas des campagnes de presse extrêmement violentes (de part et d'autre), qui achèvent de briser l'idée d'un lien naturel entre État et religion, et conduisent finalement à la Séparation des Églises et de l'État de la loi de 1905.

 

Au Nom du Droit au blasphème aurait on le droit de blasphémer sur un ÉTAT dont nous sommes originaire. ou commence et s'arrête la limite du Blasphèmes?

Blasphèmes et caricatures sur un État, , ses élus de la République, ses chefs d’entreprises ses dirigeants religieux, considérés par une partie de la population française comme corrompus comme incapables.

A-t-on le droit de dire : exemple de propos : le dépôt d’or-dures de la France.

De juteux commerces  illicites qui visent à satisfaire des intérêts privés (corruption).

sources images: de charlie hebdo - le carnard enchaîné et autres/ google-images

Charlie hebdo politiquement incorrect

Le canard enchaine corruption 1

Allemagne

 

1555 (25 septembre) paix d'Augsbourg compromis  entre les États luthériens et les États catholiques dans le Saint-Empire romain germanique, fondé sur le principe : « cujus regio, ejus religio » (« tel prince, telle religion »). (Celui qui gouverne une région impose la religion à ses sujets). 

1685 l’Édit de Tolérance dans les États de l'Empire les sujets de confession contraire à la confession du prince avaient le droit de quitter le territoire.

En 1818 la constitution du grand-duché de Bade garantit pour la première fois la liberté religieuse et de conscience, suivi par les autres États après la révolution de 1848.

1871 un conflit entre l’État prussien, protestant et libéral, et l’Église catholique, antimoderne, éclate au sujet de l'introduction de l'état civil, le Kulturkampf.

1918 et la proclamation de la République de Weimar. La fin du système des Églises d'État

Avec l'immigration et l'augmentation du nombre d'habitants musulmans, un débat est apparu sur la possible introduction d'un enseignement religieux islamique pour les élèves musulmans. Le gouvernement de certains länder (par exemple Berlin) a décidé de proposer l'instruction religieuse de l’islam dans les écoles publiques des quartiers ayant une population musulmane significative. Cette décision, qui pose le problème de la représentativité des associations chargées de l'enseignement religieux islamique, est fortement contestée, y compris dans la communauté musulmane.

Belgique

1830 Fondation du royaume, les membres du clergé des confessions reconnues par l’État sont rémunérés par lui. Actuellement, six religions sont reconnues : en nombre, le catholicisme (qui jouit toujours d’une position dominante dans le royaume), suivi par l’islam, le protestantisme, le judaïsme, l’orthodoxie et l’anglicanisme, et la communauté philosophique non confessionnelle (organisée autour des associations dites laïques )

mars 2015, un arrêt de la Cour constitutionnelle octroie le droit aux élèves d’être dispensé de suivre soit un cours de religion ou de morale à la demande des parents

Espagne

Les relations entre les confessions et l’État lors de la transition démocratique, après la mort du dictateur Francisco Franco. Le catholicisme perd son statut de religion d’État avec la proclamation de la nouvelle Constitution en 1978. L’article 16 du texte garantit la liberté idéologique, religieuse et de culte des individus et des communautés sans autre limitation, dans leurs manifestations, que celles qui seraient nécessaires au maintien de l’ordre public protégé par la loi. Il n'est établi aucune religion d’État. Toutefois, les pouvoirs publics prendront en compte les croyances religieuses de la société espagnole et maintiendront des relations de coopération avec l’Église catholique, seule expressément nommée, et les autres confessions.

décembre 2003, Article 27 du concordat remis, pour partie, en vigueur en Il dispose : « L’État garantit l’enseignement de la religion catholique comme matière ordinaire et obligatoire dans tous les centres d’enseignement, qu’ils soient publics ou privés, quels qu’en soient la nature et le niveau ». Le catholicisme devint donc une matière comptant aux examens, les autres religions n’ayant droit qu’à un enseignement de morale civique où les religions autres que catholiques sont qualifiées d’hérésies. (très beau principe ou la démocratie plurielle est bafouée)

Italie

11 février 1929 Le pays est sous régime concordataire depuis les accords du Latran, entre le Saint-Siège et l'Italie, le catholicisme religion d’État a été incorporés dans la constitution actuelle, de 1948, qui affirme Article 7 l’indépendance et la souveraineté de l’État et de l’Église catholique, « chacun dans son ordre propre ».

1984 nouveau Concordat négocié entre les accords du Latran et la constitution

L’Italie abandonne le statut de religion d’État de l’Église catholique, mais affirme toutefois que « les principes du catholicisme font partie du patrimoine historique du peuple italien » et maintient l’enseignement facultatif des religions et plus particulièrement de la religion catholique dans les écoles en Italie.

Portugal

1976 L’Article 41, paragraphe 4 de la constitutionétablit que l’État est laïc. Toutefois, il s’agit là d’une laïcité seulement théorique, car le concordat de 1940 avec le Saint-Siège est resté en vigueur, de même que la loi no 4 du 21 août 1971, souvent qualifiée de loi relative à la liberté religieuse, qui affirme également le statut spécial de l’Église catholique romaine.

2004 cette spécificité été encore confirmée signature d’un nouveau concordat avec le Saint-Siège,en particulier relatives aux activités missionnaires dans les anciennes colonies portugaises, étaient obsolètes. Qui reconnaît la liberté religieuse, mais « garantit le caractère exceptionnel des relations entre le Portugal et l’Église catholique sans que rien entre en contradiction avec l’ordre juridique portugais ».

Suisse

1848  Séparation de l'Église et de l'État au niveau fédéral  

L'hymne national, daté de 1841, comporte de nombreuses mentions de Dieu (« […] notre cœur pressent encore le Dieu fort »).

Le préambule de la Constitution fédérale de la Confédération suisse de 1999 commence par une invocation de la puissance divine : « Au nom de Dieu tout-puissant ! ». Cependant, les articles 8 « Égalité » et 15 « Liberté de conscience et de croyance » laissent une grande liberté individuelle aux citoyens, au sujet de leurs croyances et mode de vie (« Nul ne peut être contraint d'adhérer à une communauté religieuse ou d'y appartenir, d'accomplir un acte religieux ou de suivre un enseignement religieux »).

Néanmoins, l'Article 72 de la constitution suisse précise que « La réglementation des rapports entre l'Église et l'État est du ressort des cantons ».la Société suisse d'utilité publique (SSUP) a lancé le 1er janvier 2014,une remise en cause de l’hymne nationale  un concours pour remplacer le Cantique suisse. Deux des six projets proposés au public, et finalement un des trois projets finalistes font encore explicitement référence à Dieu (« Dieu, éclaire-nous sur les chemins où déjà s'écrivent nos destins. » et « […] ce pays, protégé par la main de Dieu. »).

Irlande

En Irlande, la constitution est proclamée au nom de la Sainte-Trinité et la tradition catholique joue un rôle prépondérant dans la vie publique, même si l'Église et l'État sont théoriquement séparés. La Constitution de l'Irlande, particulièrement dans la forme adoptée en 1937, est un document globalement laïc, car il garantit la liberté religieuse et interdit l'établissement d'une Église officielle.

Ecosse

1921 le Parlement britannique passa un Acte (Church of Scotland Act 1921) séparant totalement l'Église d'Écosse de l'État en Écosse. Néanmoins, l'Église d'Écosse continue d'être regardée comme une église nationale, mais elle a une indépendance complète en dans le domaine de questions et nominations spirituelles.

Royaume-Uni

L'Église d'Angleterre(anglicane-protestante) reste la religion d'État

God save the Queen Dieu sauve la reine

L'Église préserve d'ailleurs toujours certains privilèges.

 26 évêques siègent à la Chambre des Lords du Parlement britannique (sur près de 850 membres). La reine Élisabeth II est quant à elle Gouverneur suprême de l'Église d'Angleterre et porte donc le titre de "Defender of the Faith" ou "défenseur de la foi".

la Grande-Bretagne néanmoins est connue pour sa politique très multiculturaliste qui prévoit des conciliations raisonnables à la canadienne: beaucoup d'entreprises disposent de salles de prières, les enseignants peuvent porter le voile et il est possible de rencontrer un policier coiffé d'un turban sikh.

Le système scolaire public anglais lui aussi a souvent préféré le compromis à la confrontation dans ses rapports avec les différentes confessions. Cela a notamment permis que des écoles religieuses reçoivent le statut d’écoles publiques tout en continuant d’être gérées par les institutions juives et chrétiennes. En Angleterre d'ailleurs, 30% des écoles sont confessionnelles.

Avec les récents attentats et l'arrivée de mouvements islamophobes comme l'English Defense League, le modèle britannique est cependant de plus en plus remis en question. Un article du Monde, datant de 2013, illustre bien ces nouvelles polémiques et crispations en abordant la question de la burqa  برقع  voile intégral d'origine afghane (qui existait avant la révélation du Coran) déférent du voile intégral islamique, le niqab,  نقاب laisse les yeux visibles   (tradition régionale ancestrale qui existait bien avant la Révélation du Coran) et sa possible interdiction.

juin 2017, au lendemain de l'attentat de Londres, la première ministre Theresa May a d'ailleurs appelé ses citoyens à ne plus vivre "dans une série de communautés séparées et ségréguées, mais comme un véritable royaume uni ".

Outre-Atlantique.

Canada

Au Canada, il n'y a pas de religion d'État. Les groupes religieux peuvent demander à bénéficier d'une exonération d'impôt. Les édifices religieux exemptés des taxes municipales et scolaires et des taxes de vente. Le membre du clergé reçoit une déduction de son revenu pour sa résidence, et les membres d'ordres religieux qui font un vœu de pauvreté perpétuelle reçoivent une déduction d'impôt. Dans la plupart des provinces les écoles privées, souvent confessionnelles, ne sont pas financées par l'État.

La Charte canadienne des droits et libertés, de 1982, texte fondamental de la Constitution canadienne du 17 avril 1982. qui fait partie de la constitution, énonce dans son préambule que le Canada « est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit ». La liberté religieuse est également garantie.

État Unis

Officiellement, la religion est séparée de l’État par le premier amendement du 12 décembre 1791 de la constitution de 1787. Fait notable pour l’époque, ni la constitution ni la Déclaration des Droits (les dix premiers amendements), les deux textes fondateurs de la République américaine, ne font référence à Dieu ou à la Providence. Ainsi, depuis la fin du 18è siècle, il n’y a pas de religion officielle dans ce pays.

Entre l’usage de la Bible lors de la cérémonie d’investiture et le fameux « God Bless the United States of America » « Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique »,  à chaque fin de discours, on pourrait penser qu’il n’y a pas de séparation entre l’Église et l’État

La définition du Dieu auquel se réfère l’État américain est pensée et vécue comme le point commun à toutes les religions ; il ne s’agit donc pas d’un Dieu précis, attaché à un culte défini. D’une manière différente de la France, où l’État rassemble par son indifférence aux cultes, l’État américain rassemble en créant un point commun qui est le fait de croire

Les États-Unis apparaissent de nos jours comme une république fortement imprégnée par les valeurs chrétiennes (tradition puritaine pour la Nouvelle-Angleterre, mais aussi baptiste, méthodiste, et catholique). Pourtant, dès l’époque de la Révolution américaine, l’idée de laïcité est un concept incontournable en Amérique, hérité des Lumières, et plus spécifiquement du philosophe anglais John Locke.

Ainsi, la déclaration d'indépendance américaine fut rédigée par des déistes, les Pères fondateurs étaient également dans leur majorité des laïcs attachés à la séparation de l'Église et de l'État.

 1743 -1826  disait en 1776 Thomas Jefferson, « J’ai toujours considéré qu’il s’agissait d’une affaire entre l’homme et son créateur, dans laquelle personne d’autre, et surtout pas le public, n’avait le droit d’intervenir

James Madison : 1751-1836«  Le gouvernement n’a pas l’ombre d’un droit de se mêler de religion. Sa plus petite interférence serait une usurpation flagrante »

John Adams  1735 -1826 « Le gouvernement des États-Unis n’est en aucune manière fondé sur la religion chrétienne ; il n’a aucune inimitié envers la loi, la religion ou la tranquillité des musulmans »

Thomas Paine1737-1809 : « De toutes les tyrannies qui frappent l’humanité, la pire est la tyrannie en matière de religion.

Nous pouvons voir que me monde sociétal avec toutes ces cultures mêmes religieuses à travers le monde peut être différent, car les peuples sont différents  à tous les niveaux.

NOUS DEVONS RESPECTER CES DIFFÉRENCES POUR NOTRE BIEN ÊTRE.

Le Modérateur

Baudrier Gérard Ibrahim

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