L’enterrement جنازة aljinaza

L’enterrement جنازة aljinaza

 

L’enterrement جنازة aljinaza

 

 

 

De part le Nom de Dieu Clément et Miséricordieux بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم   Bismi Allah alRahman alRahim

Louanges à Dieu الْحَمْدُ للّهِ Alhamdu Lillahi 

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n'est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l'élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu'il craint pour elle soient accordées à Son Derner Prophète et Messager Mouhammad Al-'Amîn, l'Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l'Islam la religion de tous les Prophètes du premier 'Adam au dernier Mouhammad.

Dieu le Très Haut الله تعالى Allah ta`âlâ dit dans le Qur'ân honoré  الْقُرْآنُ la Récitation Révélée

sôurate 3 آل عمران‘Ali `Imrân la famille d'Imran verset 185

de la période Médinoise qui occupe la 89è place dans l'ordre chronologique

 كُلُّ نَفْسٍ ذَآئِقَةُ الْمَوْتِ وَإِنَّمَا تُوَفَّوْنَ أُجُورَكُمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ فَمَن زُحْزِحَ عَنِ النَّارِ وَأُدْخِلَ الْجَنَّةَ فَقَدْ فَازَ وَما الْحَيَاةُ الدُّنْيَا إِلاَّ مَتَاعُ الْغُرُورِ 

« Toute âme goûtera à la mort ; vous recevrez votre rétribution au jour du jugement ; celui qui sera éloigné de l’enfer et qu’on fera entrer au paradis aura gagné ; la vie du bas monde n’est qu’un bien trompeur » 

koullou nafsin dhâ’iqatou l-mawti wa ‘innamâ touwaffawna ‘oujourakoum yawma l-qiyâmah ; faman zouHziHa `anni n-nâri wa ‘oudkhila l-jannata faqad fâza wa mâ l-Hayâtou d-dounyâ ‘il-lâ matâ`ou l-ghourôur.

 

Mouslim et AT-Tabarâniyy ont rapporté de ‘Oummou Salamah qu’elle a dit:

« سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول: ما من عبد تصيبه مصيبة فيقول: إنَّا لله وإنَّا إليه راجعون اللهم واْجُرْني في مصيبتي وأخلف لي خيرًا منها إلا ءاجره الله تعالى في مصيبته وأخلف له خيرًا منها »

 sami`tou Raçôula l-Lâhi Salla l-Lâhou `alayhi wa sallama yaqôulou : mâ min `abdin touSîbouhou mouSîbatoun fayaqôulou : ‘innâ li l-Lâhi wa ‘innâ ‘ilayhi râji`ôun, Allâhoumma wa-‘journî fî mouSîbati wa ‘akhlif lî khayran minhâ, ‘il-lâ ‘Ajarahou l-Lâhou ta`âlâ fî mouSîbatihi wa ‘akhlafa lahou khayran minhâ 

Les Règles de Conduite pour les Condoléances

Au moment auquel tu apprends la nouvelle du décès. Que vas-tu dire et que vas-tu faire ?

Dis:

« إنَّا لله وإنَّا إليه راجعون »

« Certes nous appartenons à Dieu et nous reviendrons à Son jugement ».

 ‘Innâ li l-Lâhi wa ‘innâ ‘ilayhi râji`ôun

Pour présenter les condoléances à un musulman qui a perdu un proche musulman nous disons:

« عظَّم الله أجركم وغفر لميِّتكم »

« que Dieu augmente votre récompense et qu'Il pardonne à votre mort » .

`aDH-DHama l-Lâhou 'ajrakoum wa ghafara limayyitikoum

Nous rappelons que Dieu ne pardonne pas à celui qui meurt non musulman et ne lui accorde pas de récompenses dans l'Au-delà.

Garde toi d’objecter contre Dieu. Garde toi de te mettre en colère contre Dieu. Quelle parole éminente que celle qu’a dite le Prophète sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam lors du décès de son fils ‘Ibrâhîm:

« إن العين لتدمع وإنّ القلب ليحزن وإنا على فراقك يا إبراهيم لمحزونون ولا نقول إلا ما يرضي ربّنا »

« Certes les yeux larmoient et le cœur est attristé, et nous sommes chagrinés pour ta séparation ô Ibrâhîm. Mais nous ne disons que ce que notre Seigneur agrée ».

‘inna l-`ayna latadma`ou wa ‘inna l-qalba layHzanou wa ‘inna `alâ firâqika yâ ‘Ibrâhîmou lamaHzounôuna wa lâ naqôulou ‘il-lâ mâ yourDî Rabbanâ 

 

Mouslim a rapporté de ‘Oummou Salamah, que Dieu l’agrée, qu’elle a dit:

 دخل رسول الله صلى الله عليه وسلم على أبي سلمة وقد شق بصره فأغمضه، ثم قال: إن الروح إذا قبض تبعه البصر فضج ناس من أهله فقال لا تدعوا على أنفسكم إلا بخير فإن الملائكة يؤمِّنون على ما تقولون " ثم قال: "اللهم اغفر لأبي سلمة وارفع درجته في المهديين واخلفه في عقبه في الغابرين واغفر لنا وله يا رب العالمين وأفسح له في قبره ونور له فيه 

 

 « Le Messager de Dieu Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam est entré chez Abôu Salamah qui avait les yeux grands ouverts. Il les lui a fermés puis a dit : lorsque l’âme est retirée, le regard la suit et les gens autour de lui en sont perturbés. Il a dit : Ne faites que des invocations en bien pour vous car les anges disent ‘Amîn pour ce que vous dites. Ensuite il a dit: Ô Allâh pardonne à Abôu Salamah, élève son degré parmi les bien-guidés et fais que sa descendance lui succède dans les générations à venir, pardonne-nous ô Seigneur des mondes ainsi qu'à lui et élargis-lui sa tombe et éclaire-la lui ».

 dakhala Raçôulou l-Lâhi Salla l-Lâhou `alayhi wa sallama `alâ ‘Abî Salamah wa qad chaqqa baSarouhou fa’aghmaDahou thoumma qâla : ‘inna r-rôuHa ‘idhâ qoubiDa tabi`ahou l-baSarou faDajja nâçoun min ‘ahlihi faqâla la tad`ôu `alâ ‘anfoucikoum ‘il-lâ bikhayrin fa’innâ lmalâ’ikata you’amminôuna `alâ mâ taqôuloun. Thoumma qâla : Allâhoumma-ghfir li’Abî Salamah wa rfa` darajâtahou fi l-mahdiyyîna wa khloufhou fî `aqibihi fi l-ghâbirîna wa ghfir lanâ wa lahou ya Rabba l-`Alamîna wa fsiH lahou fi qabrihi wa nawwir lahou fîh .

l'enterrement

 

Il est obligatoire d’enterrer les morts même s'ils ne sont pas musulmans, car le Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam) a dit à 'Ali ibn Abî Tâlib lorsque Abû Tâlib est décédé : « Va l’enterrer. » (rapporté par al-Nisâ`î).

La sunna concernant l’enterrement est d’enterrer le corps dans un cimetière, car c’est ce que faisait le Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam) comme cela a été rapporté dans bon nombre de hadiths authentiques. Il n’a été rapporté par aucun des Salafs  سلف « ancêtres - pieux  prédécesseurs, désignent les trois premières générations de l'islam »  qu’ils aient été enterrés ailleurs que dans un cimetière sauf les hadiths disant que le Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam) a été enterré dans sa chambre et ceci est propre et spécifique au Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam).
Aicha La paix de Dieu soit sur elle  سَلَٰمُ ٱللَّٰهِ عَلَيْهِ  salāmu -llāhi ʿalayhī (que Dieu soit satifait d'elle  raḍiya -llāhu ʿanha) a dit : " Lorsque le Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam) est décédé, ils ont divergé sur son enterrement. Abû bakr a dit : " J’ai entendu du Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam) une chose que je n’ai pas oubliée, il a dit : " Dieu ne prend l’âme d’un Prophète qu'à l’endroit où il aimerait qu’il soit enterré. " Ils l’ont alors enterré à l’endroit où se trouvait son lit." (Rapporté par al-Tirmidhî).
Font exception à cette règle ceux qui sont morts au combat, car ils doivent être enterrés à l’endroit où ils sont morts et ne doivent pas être transférés vers un cimetière. La preuve est le hadith de Djâbir ibn 'Abdullah qui dit : " Le jour de Ouhoud, les gens ont voulu transporter les morts pour les enterrer dans le cimetière d' al-Baqi' (situé à proximité de la mosquée de Médine). Un homme est venu de la part du Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam) leur dire : " Le Prophète vous ordonne d’enterrer les morts à l’endroit où ils ont trouvé la mort." » (Rapporté par al-Tirmidhî et al-Nisâ`î).

Il est déconseillé d’enterrer les morts dans les deux situations suivantes sauf en cas de force majeure :
Première situation : Lors des trois moments où il interdit d'accomplir une prière surérogatoire. La preuve est le hadith authentique suivant : 'Uqba ibn Amir (que Dieu soit satisfait de lui) a dit : "Le Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam) nous a interdits de prier ou d'enterrer nos morts pendant trois horaires : Lorsque le soleil apparaît jusqu'à ce qu'il s'élève complètement, au moment où le soleil parvient au zénith jusqu'à ce qu'il décline et au moment où le soleil devient jaunâtre jusqu'à ce qu'il se couche." (Mouslim).

Seconde situation : la nuit.
La preuve est le hadith de Djâbir ibn 'Abdullah (que Dieu soit satisfait de lui) qui dit : " Il a été rapporté au Prophète que l’un de ses Compagnons est mort et qu’il a été mis dans un linceul qui n’était pas assez long pour couvrir l’ensemble de son corps et qu'il a été enterré de nuit et le Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam) a fortement condamné qu’un homme soit enterré de nuit sauf si on ne peut pas faire autrement. " (Mouslim, Abou Dawoud et al-Nisâ`î).

Beaucoup de oulémas, parmi eux Cheikh al-Albânî, considèrent qu’il est interdit d'enterrer de nuit, car le Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam) a fortement condamné qu’un homme soit enterré de nuit jusqu'à ce qu’on prie sur lui. Or lorsqu’on prie sur un mort de nuit, les gens sont peu nombreux à assister à la prière. Il est donc autorisé de retarder la prière et l'enterrement jusqu’à la levée du jour, mais si un cas de force majeure nous pousse à le faire de nuit, alors il est autorisé d’enterrer de nuit et de prier de nuit.

Si on est amené à enterrer de nuit, il est permis d’utiliser des lampes et de descendre avec dans la tombe pour faciliter l’enterrement. La preuve est le hadith d’Abdullah ibn 'Abbâs qui dit : " Le Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam) a mis un homme dans sa tombe de nuit et a descendu dans cette dernière une bougie à main. " (hadith jugé bon rapporté par al-Tirmidhî).

La tombe doit être profonde, large et droite :
Il est obligatoire de creuser la tombe de l'approfondir, de l’élargir et de l'ajuster :
Selon Hichâm ibn 'Amir : " Le jour de Ouhoud beaucoup de musulmans ont été atteints et beaucoup de gens ont été blessés et nous avons dit : « Ô Envoyé de Dieu, creuser les tombes est difficile pour nous, nous qui sommes blessés, que nous ordonnes-tu ? » Le Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam) a dit : « Creusez et élargissez, et creusez avec profondeur, ajustez et enterrez deux à trois personnes dans chaque tombe. Placez en premier lieu celui d’entre eux qui connait le plus de Coran. " Hichâm a dit : " Mon père fut placé le premier dans la tombe, car il était celui des trois qui connaissait le plus le Coran.» (al-Tirmidhî et Abou Daoud).
Il y a deux manières de creuser une tombe, la première est connue par le nom d'al-Lahd et la seconde par al-Chaq.
Al-Lahd consiste à faire dans la tombe une excavation latérale du côté de la Qibla assez large pour que le mort puisse y être placé.
Al-Chaq, quant à lui, consiste à creuser une fosse assez large pour contenir le mort au milieu de la tombe
Les deux façons sont autorisées, car elles ont été mises en pratique au temps du Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam). Cependant, la première manière est la meilleure, car Anas ibn Mâlik a dit : " Lorsque le Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam) est décédé, il y avait à Médine deux hommes qui creusaient les tombes, le premier faisait al-Lahd et le second al-Chaq, les Compagnons ont dit : " Nous allons consulter notre Seigneur et nous allons envoyer au même moment une personne pour chacun de ces deux hommes, et le premier qui arrivera, nous le laisserons faire ce qu’il a l’habitude de faire. " On a alors envoyé deux personnes pour les prévenir et c’est celui qui avait l’habitude de faire al-Lahd qui est venu le premier. "

Les savants ont dit qu'il y a dans cela une preuve que al-Lahd est meilleur que al-Chaq, car c'est l'homme qui le faisait qui est arrivé en premier par la permission de Dieu Qui a choisi pour Son Messager la meilleure des deux options.

Ce sont les hommes qui doivent procéder à la descente du corps dans la tombe, même s'il s'agit du corps d'une femme, car c’est ce qui était connu au temps du Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam). Ceux qui ont le plus le droit de descendre le mort dans sa tombe sont les proches hommes de sa famille car Dieu l'Unique, Exalté soit-Il,  splendeur de Sa majesté , جَلَّ جَلالَهُ  jalla jalāla-hu dit :

Coran sourate 33  الأحزاب  al-Aḥzāb  Les Coalisés verset 6

De la période Médiboise qui occupe la 90è place dans l'hordre chronologique

 

النَّبِيُّ أَوْلَى بِالْمُؤْمِنِينَ مِنْ أَنفُسِهِمْ وَأَزْوَاجُهُ أُمَّهَاتُهُمْ وَأُوْلُو الْأَرْحَامِ بَعْضُهُمْ أَوْلَى بِبَعْضٍ فِي كِتَابِ اللَّهِ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ وَالْمُهَاجِرِينَ إِلَّا أَن تَفْعَلُوا إِلَى أَوْلِيَائِكُم مَّعْرُوفاً كَانَ ذَلِكَ فِي الْكِتَابِ مَسْطُوراً

Le Prophète a plus de droits sur les croyants (adhérents) qu'ils n'en ont sur eux-mêmes , et ses épouses sont leurs mères. D'après le Livre de Dieu, les liens du sang ont la priorité dans les successions sur ceux qui unissent les croyants "de Médine" et les émigrés "de La Mecque", à moins que vous ne fassiez quelque donation en faveur de vos alliés (protégés), tel que cela est inscrit dans le Livre.

AlNabiyou awla bialmouminina min anfousihim waazwajouhou oummahatouhoum waoulou al-arhami baAεdouhoum awla bibaAεdin fi Kitabi Allahi mina almouminina waalmouhajirina illa an tafAεalou ila awliya-ikoum maAεroufan kana thalika fi alKitabi mastouran

 

Parmi les autres preuves que les proches du défunt ont plus le droit de le descendre dans sa tombe est le hadith de 'Alî qui dit : " J’ai lavé le Prophète […]. Quatre l'ont posé dans sa tombe 'Abbâs, al-Fadl, Sâlih et moi. On a fait al-Lahd et on a fermé sa tombe avec des briques de terre cuite posées verticalement. " (Rapporté par al-Hakîm et al-Bayhaqî).
Comme nous l'avons mentionné auparavant ce sont les hommes qui qui doivent procéder à la descente du corps d'une femme dans sa tombe mais à une seule condition, c’est qu’ils n’aient pas eu de rapport sexuel avant l'enterrement. La preuve est le hadith  حديث propos du Prophète de Anas qui dit : " Nous avons assisté à la mort d’une des filles du Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam ) et il était assis sur le bord de sa tombe. J’ai vu alors les yeux du Prophète qui versaient des larmes et il dit : " Y a-t-il un homme parmi vous qui n’a pas eu de rapport conjugal cette nuit ? " Et Abû Talha répondit : " Moi ô envoyé de Dieu. " Le Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam ) a dit : " Descend." Il est alors descendu dans sa tombe pour l’enterrer. " (hadith authentique rapporté par Boukhari).

Comment enterrer un mort ?
La Sunna est de rentrer le mort du côté de la tombe où seront posés ses pieds.
La preuve est le hadith d'Abû Ishâq qui dit : " Al-Hârith a demandé que prie sur lui 'Abdullah ibn Yazid. Celui-ci a prié sur lui, puis l'a fait rentrer dans sa tombe par l’endroit où les pieds seront posés, et il a dit : " Ceci fait partie de la Sunna. " " (rapporté par Abou Daoud).
Le mort doit être posé dans sa tombe sur son côté droit, son visage dirigé vers la  , « direction la la Mecque  قبلة, qibla », sa tête à droite de la qibla et ses pieds à gauche de la « direction de la Mecque  قبلة, qibla ». Car c'est ainsi que faisaient les musulmans depuis l’époque du Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam ) et ils continuent à la faire à nos jours.
Celui qui dépose le mort dans sa tombe, doit dire :

Bismillah wa 'ala sunnati Rasulillah  بِسْمِ اللَّهِ وَعَلَى سُنَّةِ رَسُولِ اللَّهِ" (Au nom de Dieu et selon la Sunna du Messager de Dieu). Selon 'Ali ibn 'Umar : " Lorsque le Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam ) déposait un mort dans sa tombe, il disait : " بِسْمِ اللَّهِ وَعَلَى سُنَّةِ رَسُولِ اللَّهِ Bismillah wa 'ala sunnati Rasulillah. " " (Rapporté par Abou Dawoud et al-Tirmidhî).

Selon al-Bayâdî : " Le Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam ) a dit : "Lorsque le mort est posé dans sa tombe, que ceux qui le posent disent, au moment où ils le mettent : "بِسْمِ اللَّهِ وَعَلَى سُنَّةِ رَسُولِ اللَّهِ Bismillah wa billah wa 'ala sunnati Rasulillah. " (Rapporté par al-Hakîm).

Lorsque le mort est enterré, il est recommandé de prendre du sable avec ses deux mains et de le jeter à trois reprises au niveau de sa tête.
La preuve est le hadith d’Abû Hurayra qui dit : « Le Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam ) a prié sur un mort, s'est approché de sa tombe et a jeté trois fois du sable au niveau de sa tête. » (Rapporté par Ibn Mâdjah)

 

D'après Abou Houreira (que Dieu l'agrée), le Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam) a dit: « Celui qui assiste à des funérailles jusqu'à ce que l'on prie sur le mort a un qirat et celui qui y assiste jusqu'à l'enterrement a deux qirat (*) ».
Quelqu'un a dit: Qu'est ce que deux qirat ?
Le Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam) a dit: « Comme deux immenses montagnes ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°945)

(*) C'est à dire de récompense.
 

 

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : من شهد الجنازة حتى يصلى عليها فله قيراط ومن شهدها حتى تدفن فله قيراطان
قيل : وما القيراطان ؟
قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : مثل الجبلين العظيمين
رواه مسلم في صحيحه رقم ٩٤٥

εan Abou Houreira radi Allah εanAh qal Rasul Allah salaa Allah εalayh wa salam : man shahid aljinazat hataε yaslaa εalayha falah qayrat wamin shahdiha hataε tadfoun falah qiratan qil : wama alqiratan ? qal Rasul Allah salaa Allah εalayh wa salam : mithl aljabalayn aleazimin

rawah Mouslim fi sahihih raqam 945

 

Y a -t-il un mérite particulier à mourir et être enterré à La Mecque et à Médine?

 

Tous les jurisconsultes sont d'avis qu'il est recommandé d'enterrer les morts dans les cimetières des pieuses gens et dans les bons endroits. Ils se fondent sur de nombreux arguments parmi lesquels:

1.D'après Ibn Omar (Puisse Dieu lui accorder Sa miséricorde رضي الله عنها radi Allah εanha) le Messager de Dieu  (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam: Si on peut mourir à Médine , qu'on le fasse car j'intercèderai en faveur de celui qui y meurt. (rapporté par at.-Tirmidhi n° 3917 et jugé par lui bon, juste et étrange, et jugé authentique par an-Nassai dans as-Sunan al-Koubra,1/602 et jugé authentique par Ibn Abdoul Hadi dans as-Sarim al-mounki,p.96 et par Cheikh al-Albani dans as-silsilah as-sahihah,6/1034.

At.-Taybiy   (Puisse Dieu lui accorder Sa miséricorde رضي الله عنها radi Allah εanha) dit: «Il donne l'ordre de mourir (à Médine) alors que cela ne dépend pas de l'individu mais plutôt de Dieu Très haut. Dès lors, il s'agit d'ordonner de rester à Médine en permanence, ce qui peut être la cause d'y mourir. Le Prophète a évoqué l'effet pour parler de la cause à l'instar de la parole du Très haut: Ne mourrez qu'en musulmans. Extrait de Touhfat al-Ahwadhi,10/286).

Ibn al-Hadj dit: il semble que celui qui meurt ailleurs et y est ensuite transféré bénéficiera de l'intercession en question. Mais je n'ai pas vu un texte allant dans ce sens. Extrait de Faydh al-Quadir,6/70)

2.On rapporte qu'Omar (Puisse Dieu lui accorder Sa miséricorde رضي الله عنها radi Allah εanha) a dit: Monseigneur! Faits moi mourir en martyr et fais que ma mort ait lieu dans le pays de votre messager (Bénédiction et salut soient sur lui). (rapporté par al-Boukharin° 1890. Al-imam an-Nawawi (Puisse Dieu lui accorder Sa miséricorde رضي الله عنها radi Allah εanha) commente le hadith en ces termes: il est recommandé de demander à mourir dans un pays saint. Al-adj mou',5/106). Mieux, il l'a placé sous un chapitre intitulé: chapitre sur la recommandation de demander à mourir dans un pays sain Extrait d'al-Adhkaar, p.98.

3.L'imam Malik a rapporté dans al-Mouwatta' d'après bon nombre de ses hommes de confiance que Saad ibn Abi Waqqas et Said ibn Zayd décédèrent à Aqiq et furent transportés et enterrés à Médine.

Ibn Abdoul Barr (Puisse Dieu lui accorder Sa miséricorde رضي الله عنها radi Allah εanha) a dit: L'information concernant Saad et Said estavérée. Extrait de al-Istidhkaar,3/57.

Al-Hafidz (Puisse Dieu lui accorder Sa miséricorde رضي الله عنها radi Allah εanha): «Il y a divergence de vues à propos du transfert du mort d'une localité à une autre. Certains le jugent réprouvé car il entraîne le retard de l'enterrement et peut être une atteinte à l'honneur du défunt. Certains pensent qu'il est recommandé. Il vaut mieux apprécier l'opération sous deux angles:

-on peut l'interdire en l'absence d'un objectif qui mérité d'être considéré comme le désir d'enterrer le mort dans un bon endroit . L'interdiction peut revêtir le sens d'une réprobation voire celui d'une prohibition.

-la recommandation est envisageable quand on se trouve à proximité d'un bon endroit. C'est dans ce sens que Chafii recommande le transfert du mort à une bonne terrecomme La Mecque et ailleurs.» Extrait de Fateh al-Bari,3/207).

Dieu le sait mieux. للهُ أعلمُ  Allahou A’lam

S'agissant du transfert du mort d'un pays (lointain) à un autre pays

 

Question
Le mari de la sœur de mon ami est décédé la semaine dernière. Puisse Dieu lui accorder Sa miséricorde ! Après son décès, ses frères et ses proches ont transporté sa dépouille mortelle à leur village situé à 14 heures de route de l’endroit où il séjournait au moment de son décès… La veuve a dit à ses beaux-frères que son mari a laissé un papier sur lequel il a bien indiqué qu’il souhaitait être enterré immédiatement après sa mort et à l’endroit où celle-ci aurait lieu.. Mais personne n’a voulu l’écouter.  Par la suite, la veuve a retrouvé dans les papiers du défunt son testament écrit et signé. Est-ce que ses frères et proches parents ont commis un péché ? Que faut-il faire maintenant ? Les frères et proches parents du défunt doivent-ils procéder à des aumônes en raison de leur non exécution du testament ?

La question comporte deux aspects à discuter : le premier consiste dans l’exécution du testament du mort. Le second concerne la disposition légale qui régit le transfert du mort du pays où il est décédé à un autre pays. S’agissant du premier aspect, l’exécution d’un testament est obligatoire ; que le testament porte sur un acte obligatoire ou sur un acte recommandé. Voir Ach-Charh al-Moumt’i, 5/333. Quant au deuxième aspect, Cheikh Mouwaftaq Dine ibn Qudama a dit : « On ne transfert un mort d’un pays à un autre que pour un objectif valable. C’est l’avis d’Ibn al-Moundhir et al-AwzaaÏ. C’est parce que cela diminue les charges et évite la détérioration du corps.. Le transfert est permis quand il répond à un objectif valable… Voir al-Moughni, 2/193-194.

La Commission Permanente a dit à ce sujet : « La pratique en vigueur à l’époque du Prophète (sur lui le salut et la paix de Dieu salaa Allah εalayh wa salam) et à l’époque de ses Compagnons consistait à enterrer les morts dans le cimetière de l’endroit où ils sont décédé et à enterrer les martyrs sur place. Aucun hadith  حديث propos du Prophète ou  Sunnah  سنة tradition "conduite de vie)  sûre n’a indiqué qu’un des Compagnons fut transféré à un cimetière autre que celui de l’endroit où il est mort ou sa banlieue ou un lieu proche. .. C’est pourquoi la majorité des jurisconsultes a dit : « Il n’est permis de transférer un mort de l’endroit où il est décédé pour l’enterrer ailleurs que pour un objectif valable. C’est comme si l’on craint que son enterrement sur place n’entraîne la profanation de sa tombe ou sa violation par adversité ou sa banalisation… Dans ce cas, il faut le transférer à un endroit sûr. C’est aussi le cas du transfert qui vise à rassurer la famille du défunt et leur permettre de visiter la tombe. Ceci est permis.

En plus de ces considérations et d’autres pareilles, on a ajouté la condition que le corps ne risque pas de se détériorer à cause du retard de l’enterrement et qu’on ne viole pas son caractère sacré. En l’absence de ces considérations et à défaut de réunir ces conditions, le transfert n’est pas permis.

La Commission pense qu’on doit enterrer chaque mort là où le décès a eu lieu et qu’il ne faut transférer un corps que pour un objectif valable conformément à la Sunnah  سنة tradition "conduite de vie) et selon la pratique instaurée par les ancêtres pieux et pour écarter tout prétexte. Le non transfert permet de réaliser la prescription concernant le rapide enterrement des morts afin de les préserver contre la détérioration qui peut résulter de l’application des mesures prises pour le conditionnement du corps et afin d’éviter des dépenses énormes effectuées sans aucune nécessité ni besoin légal les justifiant. Le non transfert reste plus à même de permettre la sauvegarde des droits des héritiers et l’exécution de dépenses légales et des œuvres de bienfaisance auxquelles il convient de destiner ces biens et tout autre bien de même nature.

C’est sur quoi nous signons.

Puisse Dieu l'Unique  bénir et saluer tous les Prophètes ainsi que son Dernier Messager  Muhammad sa famille et ses compagnons.

Fatawa islamiyya, 2/31-32.

S’agissant du comportement des proches du défunt, si leur non exécution du testament en dépit de l’information donnée par la veuve est fondée sur le doute à propos de sa véracité, ils n’encourent rien puisqu’ils ne se ont pas opposés  délibérément à elle (sans raison).

En plus Dieu le Très Haut a dit : Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos cœurs font délibérément. 

Texte intégral:

Coran sourate 33  الأحزاب  al-Aḥzāb  Les Coalisés verset 5

De la période Médiboise qui occupe la 90è place dans l'hordre chronologique

.ادْعُوهُمْ لِآبَائِهِمْ هُوَ أَقْسَطُ عِندَ اللَّهِ فَإِن لَّمْ تَعْلَمُوا آبَاءهُمْ فَإِخْوَانُكُمْ فِي الدِّينِ وَمَوَالِيكُمْ وَلَيْسَ عَلَيْكُمْ جُنَاحٌ فِيمَا أَخْطَأْتُم بِهِ وَلَكِن مَّا تَعَمَّدَتْ قُلُوبُكُمْ وَكَانَ اللَّهُ غَفُوراً رَّحِيماً

Appelez les enfants adoptifs par le nom de leur vrai père , cela est plus juste auprès de Dieu. Si vous ne connaissez pas leur père, considérez-les comme vos frères en religion ou comme vos alliés. Aucun grief ne vous sera fait de vos erreurs, mais seulement des fautes que vous commettez délibérément. Cependant, Dieu est Plein d'indulgence et de mansuétude.

OdAεouhoum li-aba-ihim houwa aqsatu Aεinda Allahi fa-in lam taAεlamou abaahoum fa-ikhwanoukoum fi alDini wamawalikoum walaysa Aεalaykoum junahoun fima akhtatoum bihi walakin ma taAεammadat qoulouboukoum wakana Allahu Ghafouran Rahiman

En revanche, s’ils ont accepté l’information fournie par la veuve, mais n’ont pas exécuté le testament, ils ont commis un péché et une transgression par rapport au droit du défunt.

Quant à leur transport du défunt pour la distance indiquée, s’ils ne l’ont pas fait pour un objectif valable, cela constitue une deuxième transgression par rapport aux droits du défunt puisque, selon les ulémas, les rapides préparations et enterrement d’un mort sont un moyen de l’honorer . Voir al-Madkhal d’Ibn al-Hadj al-Maliki, 3/237.

Ils doivent se repentir, demander pardon, exprimer leur regret et prier pour le défunt. Cependant ils ne doivent pas faire une aumône. Si toutefois ils la font, c’est bien… Car l’aumône constitue une cause de pardon et d’expiation des péchés.

Dieu le sait mieux. للهُ أعلمُ  Allahou A’lam

lien  Hadiths  حديث  propos du Prophète  sur la Mort etc:

http://www.hadithdujour.com/hadiths-mort.asp

 

les étapes dans l'Au delà,  (De la tombe à la Résurrection)  lien:

https://www.bostani.com/livre/les-etapes-de-ll%27au-de-la.htm

 

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