ISLAM EN FRANCE AU MOYEN ÂGE

ISLAM EN FRANCE AU MOYEN ÂGE

Quand il est question du Prophète MUHAMMAD محمّد il est bon de dire ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم   : « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui 

L'islam est depuis des décennies pour la France et l'Europe en général une question qui interfère quotidiennement avec ses grandes controverses nationales, et qui fait l'objet de tourmentes médiatiques récurrentes. Elle est née avant que la France soit « France » alors que la nation n'était qu'en gestation, avec la bataille de Poitiers, puis es Croisades et avec la perception de la pensée et des sciences arabes dans nos universités médiévales , hostilité et échanges, conflits et rencontres se succèdent ainsi depuis treize siècles, mais avec aucune  grande synthèse historie,,e n'en avait retracé le fil qui permettrait de mieux comprendre le présent à la lumière du passé, Il fallait combler cette lacune, ,Il y avait nécessité scientifique sociale, citoyenne

L'histoire des sociétés et des civilisations ne s'éclaire que dans la longue durée, les premiers contacts de la France et de l'islam surgissent soudain dans la première moitié du VIIè siècle, un siècle exactement après la naissance de l'islam. Il met en effet en situation des entités hétérogènes, « la france » d'une part, une nation qui s'est elle-même constitué et affirmée dans la longue durée, selon son rythme propre ; et « les musulmans » d'autre part, une population qui a beaucoup changé au cours de cette histoire plus que millénaire, notamment dans le domaine où elle manifeste sa spécificité, la religion,

Les relations entre Français et musulmans longtemps secondaires, ne sont devenus une composant importe de la vie de la nation que tardivement, et sous formes très diverses, parfois dramatiques, parfois lumineuses, Cette histoire a été dominée avant tout par une contradiction : malgré une hostilité le plus souvent très vive des français à l'égard des musulmans – lesquels leurs reprochant cette animosité - , la France a fait du Moyen Âge à nos jours des emprunts culturels et humains à l'islam qui ont enrichi et continuent d'enrichir sa vie sociale et intellectuelle,

La France, n'a été touché que tardivement et secondairement par la conquête musulmane, Au début du VIIIè siècle, des peuples convertis à l'islam, venus d'afrique du nord occidentale, conquièrent la majeure partie de la péninsules Ibérique, Une colonne s'avance jusqu'à Poitiers elle st vaincue par le chef franc Charles Martel,

Ce n'est pas sous frome de réalité ethnique, politique, administrative que l'islam s'est longtemps montré au français, mais sous forme d'image,

Les faits ont certes une importance en eux-mêmes, mais ils font sens dans la mesure où ils ont été l'objet de représentations collectives, correspondant selon les époques à telles out les idéologie, à tel type de mentalité sociale, Au final, c'est l'histoire culturelle qui domine ici, et plus largement une histoire de l'imaginaire qui nous  livre les fluctuations de l'image de l'Autre

 Lorsque l'islam entrera sans appréhension du monde par les européens chrétiens on sera souvent associé à la notion d'Orient

L'Image fortement négative des musulmans se concentrait autour du Prophète Muhammad ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  : « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui ; dont le nom était écrit sous diverses orthographes, manifestant à la fois ignorance et mépris pour le personnage, Quand ils n'en faisaient pas purement et simplement un démon, les Français appliquaient au fondateur de l'islam les modèles d'homme mauvais, méchant, pervers que la Bible et le christianisme avaient élaborés : faux prophète, hérésie, idole, Antéchrist, Cette concentration sur le personnage de Muhammad de l'image négative de la civilisation musulmane joue un rôle important jusqu'à aujourd’hui,

L'Islam face à la chrétienté, avait été l'Autre, Or l'identité naît souvent d'une opposition à un Autre, Nous pouvons dire ainsi que l'islam a joué un rôle de  premier plan dans la prise de conscience de la chrétienté, par elle même, ce qui vaut aussi pour les Etats occidentaux, dont la France,

Cest par une autre voie, celle du savoir, que la science et la pensée arabes pénétreront et influenceront l'Occident latin, La période des croisades permit une certaines cohabitation entre chevaliers français et musulmans en Terre sainte , le métissage ne fut pas durable, La période du XVI è au XIX è siècle produit cependant de nouveaux apports « musulmans » à la civilisation française, notamment dans le domaine des arts, Les lumières manifestent à la fois de l hostilité à l'Autre musulman et un nouvel intérêt pour ses apports culturels, l’orientalisme intègre l'Islam dans cet Orient qui a toujours fasciné les français,

La période la colonisation en afrique du nord en afrique noir et autres pays musulmans (sous forme de protectorat) marque un tournant essentiel dans les relations entre la France et l'islam. : l'image de l'Autre devient péjorative, dévalorisante, il est l'indigène au statut inférieur, Image qui demeure de nos jours,  nous voyons apparaître avec le sauvages d'immigrations sur le sol français racisme, langue, religion coutume,,,,,

Au cours de tout ce parcourt il s'agit de faire passer le musulman de la situation d'Autre à celle de concitoyen à part entière, Il reste sans doute un long chemin a parcourir, et l’éclairage de l'histoire depuis le Moyen Âge y est nécessaire

Vers le 8è siècle l'étendue de la province arabe correspondait à peu près à celle des anciens diocèses d'Elne «  alna » ; Narbonne, « arbûna » Carcassonne,  « qarqashûna »Béziers, » Batarrish) Maguelonne, « maqalûna »Nîmes

« niwmshû » et peut être Lodèves « lutâbâ » (actuellement les départements des Pyrénées-Orientales de l'Aude de l 'Herault, et du Gard

Les premières incursion musulmanes  au delà des Pyrénées date des années 714-715 720 Narbonne est enlevée de vive force par le gouverneur d'Espagne al samh l'expansion en 725 par 'Anbasa successeur d'al Samhmort le 9 juin 721  qui obtient la reddition de Carcassonne et soumet sans coup férir toute la région jusqu’à Nîmes, puis remonte les vallées du Rhône et de la Saône, le 22 aout de cette même année Auntun est mise à sac 'Anbasa trouve la mort sur le chemin du retour , des garnisons sont laissé à Lyon et sur le rocher d'Avignon, les musulmans contrôle le couloir rhodanien732 ou 733  en févier  bataille de Poitiers ( probablement à moussais la bataille  mort de l'émir abd al-Raahman  il est souvent parlé du lieu balât al-shuhadâ ( la chaussée des martyrs) d'après les chroniques andalouse  ( pour certain Bâlat ne dériverais pas du grec plateaia mais plutôt du latin palatium qui désignerais un palais ; un somptueux édifice   ce qui correspondrait proche abbaye de saint martin de tours  vers 737 la vallée du Rhône est reprise par les francs  ainsi que  Avignon Nîmes Agde Béziers et Maguelonne 759  en 742  le gouverneur de Narbonne 'abd am Rahmân ibn 'Alqama n'hésite pas a dégarnir militairement la province de Narbonne qui tombe e en 759,il c'est passé trente neufs années depuis la conquête par al' samh durant cette periode il y eut des milliers de conversion  de circonstance a la foi musulmane qui n'ont pas laissé de trace dans la population locale,

Les musulmans de Narbonne peuplement ou garnisons

Il est difficile d'apprecier l'importance du peuplement musulmans au nord des Pyrénées. Les musulmans se sont ils établis en Narbonnaise, comme ils l'on fait en Andalus , avec un véritable projet de peuplement ?  L'historien lombard Paul Duiacre (VIIIè siècle) indique que les "Sarrasins "ont pénétrés dans la province aquitaine de Gaule accompagnés de leurs femmes et de leurs enfants, comme pour l’habiter ce furent probablement des Berbères qui repartirent lors de l'exode du début des années 750,

VESTIGES ARCHEOLOGIQUES

D’une manière générale, il y a très peu de vestiges. Même si l’on a retrouvé de nombreuses monnaies de cuivre, les fulus, dans une zone de 15 à 20 km autour de Narbonne, éparpillées le long des anciennes voies romaines empruntées par les troupes musulmanes. On a aussi découvert de manière fortuite deux céramiques islamiques: l’une à Narbonne, l’autre à Alzonne, entreposées au musée de Narbonne. Mais il y a surtout la découverte à Ruscino, près de Perpignan, sur un ancien oppidum romain réutilisé par les musulmans, de 43 sceaux en plomb, couverts de légendes arabes. Ces sceaux devaient servir à riveter des lanières de cuir fermant des sacs de butin.

 Etonnante découverte…

 Elle est surtout très importante ! Car c’est la première fois qu’apparaît, sur des objets découverts en France même, le nom arabe de Narbonne. On peut en effet lire sur ces sceaux la mention en arabe “butin licite partagé à Arbûnah”. Il s’agit donc du butin (sans doute important vu le nombre de sceaux) provenant du raid de 719. Conformément au droit musulman, un cinquième des prises de guerre devait revenir à l’Etat, le reste aux combattants. La mention de Narbonne semble donc indiquer qu’il s’agissait d’un lieu de pouvoir et d’administration

Peut de vestiges pour témoigner cette période le mihrâb de la cour de la Madeleine à Narbonne, les arcs outrepassés des églises Audoises ou Roussillonnaises, comme les tombes musulmans de Narbonne, Portel ou Sigean ne peuvent etre garantie de l'époque musulmane, il en est de même des deux poteries dites islamiques de Narbonne et de Sigean, comme c'elle d'Alzonne , par contre quelques monnaies récoltées dans l'Aude et les Pyrénées orientales ( à Grèzes, Douzens, Bizanets, et castel Roussillon, et surtout le dix sept sceaux en plombs découverts récemment sur le site de Ruscinon près de perpignan atteste de la présence musulmanes

 

LES MUSULMANS EN PROVENCE AU Xe SIECLE

 

site archeologique

Les années 880/890, marquèrent un tournant dans leur stratégie. Venus d’Alicante, ils s’installèrent à demeure près de Saint-Tropez dans le Freinet (actuels cantons de Grimaud et Saint-Tropez) et de là essaimèrent dans toutes les Alpes. Cette « place forte » n'a jamais été retrouvée ; il n'est pas prouvé à ce jour que ce « contingent » ait été permanent : il peut d'agir d'opérations et d'occupations temporaires, ponctuelles.


Ils ont peut-être donné son nom au village voisin de Ramatuelle, Évariste Lévi-Provençal, qui n'est pas toponymiste, fait provenir le toponyme Ramatuelle de l'arabe Rahmat-ûllah (ou Rahmatu-Allah) « miséricorde divine » , mais pas au Massif des Maures, ni à la Maurienne où une partie de la communauté musulmane s'implanta dans la vallée de l'Arc : « Le nom Maurienne ne trouve pas son origine dans le mot « Maure », relatif aux incursions du xe siècle des Sarrasins. Mentionné par Grégoire de Tours au VIe siècle, il est plutôt un dérivé du latin Malus Rivus, mauvais ruisseau, qui a évolué en mau riou/rien. En effet, la rivière de l'Arc est connue pour ses crues »

Un de leurs raids les plus meurtriers eut lieu en haute Provence et dans le pays d'Apt en 896. Pendant près d’un siècle ils vécurent sur le pays qu’ils pillèrent et rançonnèrent.

En 923, les Sarrasins, débarqués dans l'actuel massif des Maures, ne peuvent s'emparer de Marseille, mais dévastent à nouveau l'abbaye de Saint-Victor. L'évêque de Marseille quitte la ville pour se réfugier à Arles. S'ensuivent plusieurs alliances et mésalliances avec les princes locaux, jusqu’à la rupture définitive avec les Vicomtes de Marseille.

Dans la nuit du 21 au 22 juillet 973, ils firent prisonnier l’abbé de Cluny, Maïeul, au pont du Châtelard, près d’Orsières dans le Valais.  canton de Suisse situé au sud du pays, creusé par la vallée du Rhône. Les Maures pensèrent qu'en l'enlevant, ils pourraient en obtenir une importante rançon. Depuis 921, les bandes sarrasines, provenant de Provence, s'étaient rendues maîtresses de nombreux passages d'importance dans les Alpes occidentales (d'autres versions prétendent que les Francs les avaient installés là pour faire barrage aux Lombards…) dont le col du Mont-Joux que l'abbé venait de franchir avant d'être reconnu et pris. Les moines de Provence réussirent à réunir la rançon demandée. Tenant parole, les Sarrasins libérèrent leur otage.

Celui-ci avait sa famille paternelle originaire de haute Provence. En septembre, Guillaume et Roubaud, fils du comte Boson II, rallièrent toute la noblesse provençale, mais aussi du Viennois et de Nice. À la tête de l'ost provençal renforcé par les troupes d'Ardouin, comte de Turin, ils traquent les Maures qu'ils écrasent lors de la bataille de Tourtour  معركة طورظورen 973, puis les chassent de Provence Le site précis de la bataille reste inconnue.

Les musulmans venant d'Andalousie الأندلس se sont établis à la fin du IW è siecle jsuq''en 972 environ sur le territoire qui correspons acutellement aux hauteurs de Saint tropez , le Fraxinet,il s'agirait d'un territoire  d'un côté entouré par la mer et de l'autres par une épaisse forêt d'arbes épineux rès du mont des Maures A la difference d'autres peupelments plus sporadiques, celui-ci dura près d'un siècle

Quel statut possédait l’établissement du Fraxinet ?

Un statut un peu ambigu. Car le pouvoir de Cordoue acceptait ces pirates quand ils réussissaient leurs coups. Mais s’ils échouaient, il ne les connaissait plus… En fait, les musulmans installés au Fraxinet n’étaient pas seulement des brigands en quête de butins et de captifs. Ils jouaient aussi un rôle géostratégique : celui de couper la Méditerranée en deux pour entraver l’essor maritime de l’Occident chrétien.

 le nom de fraxinetum designe tantôt un pagus (pays) tantôt un castrum (habitat fortifié) , traduit la présence de frenes , des recherches ont montré qu'il s'agissait d'un site de la première moitié du 12è siècle, La documentation révèle que les Sarrasins s'étaient installés sur le versant du massif des Maures, sans doute dans la presqu'île de Saint Tropez ; isolée autrefois du reste du continent par une large  dépression marécageuse, Selon Liutprand de Crémone « né vers 920-922 à Pavie »à la suite d'une tempête, vingt et un sarrasins partis d'Espagne débarquèrent sur les côtes du fraxinet et s'approprièrent les lieux, plus tard une centaines d'hommes venirent les rejoindre Tenant l'information de Récismond, Liutprand précise que ceux ci étaient tributaires du calife omeyade (sunt tributarii regis abderahamen)

les liens qui unissaient le Fraxinet à al Andalus se trouvent confirmée par la découverte de quatres épaves islamiques du Xè siècle situées sur le littoral entre Marseille et Cannes : elles témoigent de la présence d'un établissement musulman portuaire ou d'un embarcadère ,

Al Andalus : traversée des Pyrénées et conquête de la Septimanie

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la première est l'épave des Jarres, découverte en 1962 à une profondeur de 50 m au l'arge d'Agay ( a coté de saint Raphaël , la deuxième est l'épave du Bataiguier, découverte en 1973 par 58m de fond dans la rade de Cannes, la troisième est l'épave du rocher de l'Estéou  découverte en 1975 au large de Marseille, entre 10 et 26 m de profondeur, la dernière en date est l'épave de la roche Fouras située au large de la presqu'îl de Saint Tropez entre 15 et 17 m de profondeur dace à Ramatuelle, toponyme qu'Évariste Maklouf Lévi, dit Évariste Lévi-Provençal (en arabe : لافي بروفنسال إفاريست), né le 4 janvier 1894 à Alger (Algérie), et mort le 23 mars 1956  faisait provenir de l'arabe rahmatû lâh (providence divine)

L' ÉPAVE AGAYA

Découverte par 50 mètres de profondeur dans la rade d'Agay (Var), la cargaison de l'épave a été fouillée par son inventeur Alain Visquis dans les années 1970. D'autre part, cette épave, avec sa sœur jumelle, celle du Batéguier, relève d'une civilisation dont les traces maritimes sont très rares sur nos côtes et même dans l'ensemble de la Méditerranée, celle du Califat andalou de Cordoue au Xe siècle de notre ère

Bataiguier - Épave de navire

Le Xe s. est, en effet, une période au cours de laquelle, en Provence, de multiples tensions entre Musulmans et Chrétiens se sont traduites par plusieurs expéditions militaires terrestres et maritimes qui ont laissé des traces dans les archives historiques. Ce contexte et divers éléments ont conduit à envisager que la cause du naufrage de ce navire, dans un site aussi pourtant si bien abrité, pourrait résulter d’un fait de guerre.

L’épave de Bataiguier repose à une cinquantaine de mètres de fond dans la baie de Cannes, à près d’un kilomètre de la balise du Bataiguier qui lui a donné son nom. L’épave découverte en 1973 est celle d’un navire de commerce d’origine sarrasine qui transportait une cargaison importante de céramique andalouse et qui a sombré au Xe siècle.

L’épave a été découverte en septembre 1973 par J.-P. Joncheray à l’ouest de l’île Sainte-Marguerite. Ses vestiges étaient éparpillés sur une longueur d’une centaine de mètres et sur un fond de sable vaseux. En 1973 et en 1974, l’épave a fait l’objet de deux campagnes de fouille conduites par la Société d’Archéologie Subaquatique de Fréjus. Les plongées se sont alors concentrées sur l’abondant mobilier.

L’importante cargaison découverte désigne cette épave comme celle d’un navire de commerce sarrasin (arabo-musulman) du Xe s. Son chargement principal semble avoir été composé de grandes jarres servant à contenir des denrées ou de l’eau.

Une cargaison complémentaire s’est révélée importante par le nombre et la variété de pièces qui la composaient. Il s'agit essentiellement de céramiques (cruches, pichets, gargoulettes, amphores, lampes, marmites, etc). Une série de chaudrons en cuivre, dont on a retrouvé surtout les anses, faisait également partie de ce fret.

Quelques objets particuliers se distinguent de cet ensemble comme un récipient en forme de chameau ou de girafe.

Une vingtaine de meules a également été découverte sur le site mais il semblerait qu’elles aient servi à lester le navire.

Pendant cinq siècles  entre le 8è et le 14è siècles principalement dans les pays de l'islam et en arabe que c'est poursuivie la recherche scientifique intense et féconde des personnalité qui s'étend dans une parte du monde d'al andalus aux confins de la chine  en passant par le maghreb le Moyen Orient et l’Iran l'Europe ne découvre guère la science arabe avant le 12è siècle

Ce qui frappe à cette durée d ' époques c'est l'art entre le développement scientifique du monde musulman et celui de l'Europe qui cherche a installer son pourvoir a recréer ses Etats le monde musulman au contraire  profite de son pouvoir du califat qui règne sur plusieurs pays divers pour  s'enrichir de connaissances diverses

 

Morisques en France

Les Morisques (de l'espagnol Morisco) étaient des musulmans d'Espagne convertis de force au catholicisme après l'abrogation par les Rois Catholiques des accords qui leur permettaient, bien que vaincus, de conserver sur le sol espagnol leur foi et leurs coutumes islamiques Les édits de conversion de 1502 ont suivi l'abrogation des accords signés en 1492 entre les Rois Catholiques et Abû Abdil-lah, dernier roi de l'Émirat de Grenade. Ils constituaient une minorité importante dans le Royaume de Valence, la vallée de l'Èbre et l'Andalousie orientale

La Reconquête prend fin en 1492 avec la prise de Grenade. L'intégration, dans la couronne de Castille, de l'ancien émirat de Grenade fait passer plusieurs centaines de milliers de musulmans (peut-être 300 000) sous la domination de souverains chrétiens, Isabelle et Ferdinand. D'après les accords de reddition de la ville de Grenade négociés par le roi vaincu Boabdil  Abû `Abd Allâh “az-Zughbî” Mohammed ben Abî al-Hasan `Alî أبو عبد الله “الرغبي” محمد بن أبي الحسن علي est le vingt-deuxième émir nasride بنو نصر de Grenade (Nasride de Gharnata)إمارة غرﻧﺎﻃﺔ . Il est surnommé Az-Zughbî  , رغبي (l'infortuné) et appelé Boabdil (أبو عبديل) (déformation castillane de Abû Abdil-lah) ou El Chico (Le Jeune) par les Castillans.et les rois catholiques, les musulmans sont autorisés à conserver leur religion.

Certains musulmans, conscients des difficultés de la cohabitation, préfèrent s'exiler en Afrique du Nord : c'est en particulier le cas des élites. D'autres restent, désignés désormais sous le nom de mudéjars مدجّن (mudajjan, « domestiqué » Les mudéjars parlaient le castillan ; s’ils avaient oublié leur langue maternelle, cependant ils continuèrent d’écrire la langue romane mais avec les caractères arabes, d'où le terme Aljamiado الخميادو (aljamía ou l'alyamía en espagnol) vient de l’arabe al-ʿajamiyya العجميّه (« paroles d’étranger »)

 

Exemple:

  • دَاجَّدُ dechado
  • سَاشَرْ cesar
  • اَكْاَمَنْ aclaman
  • عَسَارْ hacer
  • Texte rédigé en aljamiado de Mancebo de Arévalo du XVIe siècle

 

Certains Morisques trouvèrent refuge en France, même si la majorité repartirent ensuite pour le Maghreb ; les autres restèrent et se fondirent peu à peu dans la population locale. Henri IV rendit le 22 février 1610 une ordonnance permettant de demeurer dans le royaume à ceux qui « voulaient faire profession de la religion catholique pourvu qu'ils s'établissent au-delà de la Garonne et de la Dordogne ». Même si par la suite Marie de Médicis ordonna qu'on les expulse, beaucoup cependant sont restés dans le Béarn et notamment à Bayonne avec le consentement des magistrats municipaux. Des documents et des textes prouvent que de nombreux Morisques s'établirent en France. Ainsi par exemple, deux familles de potiers s'installent à Biarritz, les Dalbarade et Silhouette, dont les fours fonctionnaient encore en 1838.

D'autre Morisques étaient installés en Guyenne en 1611, certains réfugiés au logis d'une dame de la ville « faisaient profession de la Secte de Mahumet». Il leur est enjoint de quitter la ville ou de se convertir. En 1614, il n'est pratiquement plus question de mesures générales contre les Morisques de Bordeaux, le cardinal de Sourdis, absorbé par ses fonctions maritimes détournant son attention des Morisques et ceux qui avaient fini par se faire accepter à Bordeaux se mêlèrent peut-être à la colonie portugaise de la cité. En 1636, ils avaient à Bordeaux une situation suffisamment prospère que les autorités locales craignirent de les voir partir si les Espagnols, qui venaient de s'emparer de Saint-Jean-de-Luz, assaillaient Bordeaux, ville non armée. Tous ceux qui avaient un métier étaient restés : maréchaux, potiers, négociants, etc. L'un d'entre eux, un métis du nom d'Alonzo Lopez, prit même quelque notoriété et mourut à Paris en 1649 après avoir réussi à travailler, sous les ordres directs de Richelieu, à la renaissance de la marine française, et être allé, dans ce but plusieurs fois en Hollande. Quelques années avant que Lopez ne disparut, on ne parlait déjà plus en France des Morisques, « ceux qui s'y étaient acclimatés s'étaient mêlés à la population et vivaient paisibles dans le royaume. Leur départ avait appauvri l'Espagne et nous avions hérité de quelques éléments de population active et laborieuse ».

Voltaire a évoqué l'établissement de ces familles morisques dans son Essai sur les mœurs

NOS ANCETRES LES SARRAZINS

http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Ressources/Webdocumentaire/p-19331-Nos-ancetres-Sarrasins.htm

ATLAS MUSULMAN A VOIR

http://www.laboiteverte.fr/le-cedid-atlas-le-premier-atlas-moderne-du-monde-musulman/

cedid-atlas-carte-musulman-03-france

La connaissance et le savoir dans l’Islam

 

Des mérites de la science.

Dieu الله dit dans le Coran :

 

 (sourate58 المجادلة La Discussion ʾAl-Muǧādala, verset 11)

يَرْفَعِ اللَّهُ الَّذِينَ آمَنُوا مِنكُمْ وَالَّذِينَ أُوتُوا الْعِلْمَ دَرَجَاتٍ وَاللَّهُ بِمَا تَعْمَلُونَ خَبِيرٌ

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Dieu élèvera de plusieurs rangs ceux d'entre vous qui ont la foi et qui ont reçu la science. Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
. yarfaAAi Allahu allatheena amanoo minkum waallatheena ootoo alAAilma darajatin waAllahu bima taAAmaloona khabeerun

 (sourate20 طه,Ta. Ha verset 114)

وَقُل رَّبِّ زِدْنِي عِلْماً

"Seigneur, fais-moi croître en science"

waqul rabbi zidnee AAilman .

 (sourate 35, فاطر Le Créateur Fāṭir verset 25).

.وَإِن يُكَذِّبُوكَ فَقَدْ كَذَّبَ الَّذِينَ مِن قَبْلِهِمْ جَاءتْهُمْ رُسُلُهُم بِالْبَيِّنَاتِ وَبِالزُّبُرِ وَبِالْكِتَابِ الْمُنِيرِ
 S'ils te traitent d'imposteur, d'autres peuples avant eux avaient traité d'imposteurs leurs prophètes qui leur avaient apporté des preuves tangibles, des Psaumes et un Livre d'une clarté lumineuse.
. Wa-in yukaththibooka faqad kaththaba allatheena min qablihim jaat-hum rusuluhum bialbayyinati wabialzzuburi wabialkitabi almuneeri

SOURATE29العنكبوت L'AraignéeʾAl-ʿAnkabū verset 42 

 

.إِنَّ اللَّهَ يَعْلَمُ مَا يَدْعُونَ مِن دُونِهِ مِن شَيْءٍ وَهُوَ الْعَزِيزُ الْحَكِيمُ
. Dieu sait parfaitement que ce qu'ils invoquent en dehors de Lui n'est que pure fiction. Il est le Tout-Puissant, le Sage.
. Inna Allaha yaAAlamu ma yadAAoona min doonihi min shay-in wahuwa alAAazeezu alhakeemu

Le Prophète ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم : « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui a dit :

 "Celui à qui Dieu veut du bien, il lui fait acquérir la science dans la religion ; la science ne s'obtient que par l'étude."

LES SAVANTS QUI ONT EMBELLI L'EUROPE DONT LA FRANCE

 tels Muhammad Mūsā al-Khuwārizmī, généralement simplifié en Al-Khwarizmin , né dans les années 780, originaire de Khiva dans la région du Khwarezm qui lui a donné son nom, dans l'actuel Ouzbékistan, mort vers 850 à Bagdad, est un mathématicien, géographe, astrologue et astronome perse, membre de la Maison de la sagesse de Bagdad. Ses écrits, rédigés en langue arabe, puis traduits en latin à partir du XIIe siècle, ont permis l'introduction de l'algèbre en Europe. Sa vie s'est déroulée en totalité à l'époque de la dynastie abbasside.

 Il ne faut pas confondre ce mathématicien avec un autre auteur perse : Abū ʿAbdallāh Muḥammad ibn Aḥmad ibn Yūsuf al-Kātib al-Khwārizmī, appelé aussi al-Balkhī, est un encyclopédiste perse du Xe siècle, auteur de l'encyclopédie Mafātīḥ al-ʿulūm en langue arabe

 (Les clés des sciences), encyclopédie écrite dans les années 976-997

 

Alhacen, Alhazen ou Ibn al-Haytham, de son vrai nom Abu Ali al-Hasan ibn al-Hasan ibn al-Haytham (Bassora, 965 – Le Caire, 1039) est un mathématicien, philosophe et physicien du monde médiéval arabo-musulman . Il est d'origine perse.

Un des premiers promoteurs de la méthode scientifique expérimentale, mais aussi un des premiers physiciens théoriciens à utiliser les mathématiques, il s'illustre par ses travaux fondateurs dans les domaines de l’optique physiologique et de l'optique. Certains, pour ces raisons, l’ont décrit comme le premier véritable scientifique. À l’époque, Bassorah était sous le contrôle de la dynastie des Buwayhides qui régnèrent sur la Perse. C’est pourquoi il est parfois mentionné sous le nom d’al-Bassri.

Les Banou Moussa (« fils de Moïse ») sont trois frères, tous d'éminents savants musulmans ayant vécu pendant le Moyen Âge :

  • Abou Jaʿfar, Mouḥammad ibn Moussa ibn Shākir (né avant 803 – mort en février 873),
  • Abou al‐Qāsim, Aḥmad ibn Moussa ibn Shākir (mort au IXe siècle)
  • Al-Ḥassan ibn Moussa ibn Shākir (mort au IXe siècle).

Les trois ont brillé dans plusieurs domaines : mathématiques, architecture, mécanique, astronomie, etc.

Les Benou Moussa ("fils de Moïse"), à savoir Abu Ja'far Muhammad ibn Musa ibn Shakir Khorasani (avant 803 - Février 873), Abū al-Qasim, Ahmad ibn Musa ibn Shakir Khorasani (. D 9ème siècle) et Al- Hassan ibn Musa ibn Shakir Khorasani (d. 9ème siècle), étaient trois 9ème siècle iraniens savants qui vivaient et travaillaient à Bagdad. Ils sont connus pour leur livre des dispositifs ingénieux sur automates (automatiques machines) et des dispositifs mécaniques. Un autre travail important de la leur est la livre sur la mesure des figures planes et sphériques, un travail fondamental sur la géométrie qui a été fréquemment cité par les deux mathématiciens islamiques et européens.

Le Banu Musa a travaillé dans observatoires astronomiques établis à Bagdad par le abbasside calife al-Ma'mûn, ainsi que faire des recherches dans la Maison de la Sagesse. Ils ont également participé à une expédition 9ème siècle pour faire géodésiques mesures pour déterminer la longueur d'un degré

Abū Sahl ibn Rustam Wayjan al-Qawhi (al-Kuhi; Persique: ابوسهل بیژن کوهی Abusahl Bijan-e Koohi) était un persan  mathématicien, physicien et astronome. Il était de Kuh (ou Quh), un domaine dans Tabaristan, Amol, et a prospéré dans Bagdad au 10e siècle. Il est considéré comme l'un des plus grands géomètres musulmans, avec de nombreux écrits mathématiques et astronomiques qui lui sont attribués.

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Les grandes figures de l’Âge d'Or Islamique

au VIIIe siècle

Jabir Ibn Hayyan · Aboû Nouwâs

au IXe siècle

Al-Battani · Abbas Ibn Firnas · Al-Hallaj · Abu Kamil · Al-Kindi · Al-Khwârizmî · Al-Marwazi · Al-Razi · Tabari

au Xe siècle

Ibn Fadlân · Al-Fârâbî · Ibn al-Nadim · Al-Mas'ûdî · Abu Al-Qasim · Ibrahim ibn Sinan · Al-Soufi · Aboûl-Wafâ

au XIe siècle

Alhazen · Avicenne · Al-Bakri · Al-Biruni · Al-Ghazâlî · Ibn Hazm · Ibn Jazla · Omar Khayyam · Al-Maari · Mahsati Ganjavi

au XIIe siècle

Avempace · Averroès · Al-Djazari · Al Idrissi · Abou Madyane · Ibn Tufayl

au XIIIe siècle

Ibn Arabî · Farid al-Din Attar · Ibn al-Baitar · Ibn Nafis · Djalâl ad-Dîn Rûmî · Saadi · Ibn Taymiyya · Nasir ad-Din at-Tusi

au XIVe siècle

Ibn Battûta · Ibn Khaldoun · Ibn al-Khatib · Qadi-zadeh Roumi

au XVe siècle

Al-Kashi · Ali Qushji

 

Mathématiques dans l'Islam Médiéval

 

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