Être différent dans la croyance ou être athée !

Être différent dans la croyance ou être athée?

Etre différent dans la croyance ou être athée ?

Au nom de Dieu, le Tout Clément, leTout Miséricordieux. بِسْمِ اللهِ الرَّحْمنِ الرَّحِيمِ Biçmi Allahi alRaĥmani alRaĥiymi

 splendeur de sa majesté   جَلَّ جَلالُهُ  jalla jalālu-hu, à Dieu Seul

Que le salut et la paix de Dieu soient sur tous Ses Prophètes et Messagers Que la paix  soit sur eux عَلَيْهم ٱلسَّلَامُ `alay-him as-salāmou

lien video sur le sujet Youtube https://youtu.be/oDT1Z_550kM

Les Etats Généraux de la Laïcité en France 40 ans de discours et de conflits de fiascaux

Ce sujet est autant pour les non croyants, pour les croyants quelque soit la religion pratiquée.

To be, or not to be  « Être ou ne pas être » l'ouverture de la célèbre déclaration d'Hamlet, dans la pièce de William Shakespeare (dramaturge, poète et acteur anglais du 16è 17è siècle),que l’on pourrait comprendre par  la profondeur des choses et non pas leur apparence, envoie l'homme à retrouver sa vraie identité. À chaque instant on est toujours confronté à un choix, faire ou ne pas faire comme dit cette phrase célèbre Cogito, ergo sum "je pense donc je suis", disait René Descartes (mathématicien, physicien et philosophe français du 16è 17è siècle) dans le Discours de la méthode, faut-il penser ou ne pas penser croire ou ne pas croire ! mieux encore, « Il faut avoir une religion et ne pas croire aux prêtres » une des nombreuses citations de voltaire écrivain, philosophe et homme d'affaires français qui a marqué le 18è siècle. C'est une erreur de ne pas croire et une faute de tout croire. Fernando De Rojas (écrivain et dramaturge espagnol du 15è 16è siècle). Et pour conclure cet entremet philosophique dans l’intelligence de la pensée d’Averroès ابن رشدIbn Rushd 1126-1198  philosophe, théologien, juriste et médecin musulman andalou de langue arabe du 12è siècle sur son commentaire du  Περὶ Ψυχῆς / Peri psychès : De Anima de l’âme d’Aristote n’est en acte aucun des étants avant de concevoir  autrement dit : ce qui est en puissance toutes les « intentions ».

Notre société est en proie avec ses doutes, ses peurs et surtout son manque de discernement.

Un sujet occupe beaucoup de place dans la sphère politique et sociale la LAÏCITE grand mot qui mal utilisé cause trop de problèmes. Le phénomène  des groupes identitaires communautaires ne fait rien pour arranger cela. Chacun veut si ce n’est donner les bonnes réponses, les solutions constructives, avoir la formule, la meilleure sur ce mot n’en déplaise aux autres ceux du juste milieu. Le droit de croire ou de ne pas croire religieusement doit être inscrit dans la Loi ainsi que le droit de respecter ceux qui croient religieusement et ceux qui ne croient en rien ! La Religion quelle qu’elle soit n’a pas à légiférer ! Le domaine du Sacré l'essence du religieux  n’est pas uniquement un fait de vie uniquement chez soi, il est avec nous tous humains, avec ce droit de croire ou de ne pas croire.  Le terme « sacré » est régulièrement utilisé dans les sociétés modernes dans un sens non religieux, pour qualifier des valeurs jugées essentielles : parfois de façon banale. Exemple : « le respect de la propriété est une chose sacrée », parfois de façon solennelle. Il apparaît ainsi dans le 6e couplet de l'hymne de la Marseillaise chant patriotique de la Révolution française adopté par la France comme hymne national  le14 juillet 1795 : « Amour sacré de la Patrie, conduis, soutiens nos bras vengeurs ! Liberté, Liberté chérie, combats avec tes défenseurs » .Chant apparemment protecteur et violent !. L'homme moderne est persuadé que, grâce à ses inventions il est devenu « adulte », qu'il est sorti de l'âge de la magie, du religieux, que la société qu'il a forgée est sécularisée, etc. Nous voyons bien qu’il n’en est rien ! Cette conviction constitue elle-même une croyance ? En 2011, l'IESR (Institut Européen en Sciences des Religions) a organisé un colloque intitulé "Qu'est-ce qui est sacré aujourd'hui ?" d'où il ressort essentiellement que cette question reste assez marginale dans le champ universitaire.

 Le pire c’est qu’il s’est laissé faire depuis des décennies un climat délétère, de refus de l’autre, de se comprendre en bref. Ce qui poussent aux extrêmes voir à nos portes ou même au seins de nos familles tous les dangers. A mon avis le pas est déjà franchit. Nous avons le camp de ceux qui ne concèdent rien qu’ils soient laïcs ou religieux ceux qui au pire sous prétexte de foi religieuse en mette une couche, se permettent de juger les autres de décider de ce qui est convenable مَّعْرُوفٌ maƐroufoun(1)  ou pas dans la vie de tout être humains homme, femme enfants en deviennent les otages, de certains qui au nom de leurs idéologies voir de méthode de prosélytisme violent quelque soient les religions à travers le monde rendre la vie insupportable au commun des mortels. Surtout ne dites pas que cela vient Dieu quelque soit le nom que vous lui donnez « Dieu  אֱלֹהִים 'ēlohîm  אלוהּʾelôah  אלה  Elah אלהא Elaha אלהא de l'akkadien ilu, de l'araméen elah et de l'arabe إله ilāh  mais l'écriture réelle du mot  أَلَّاه al-lâh « le Dieu  الله Allāh» A ne pas confondre et interpréter frauduleusement الله الأب allāh al-ab "dieu le père",  الله الابن allāh al-ibn pour dieu le Fils  [voir plus bas]. Jusqu’où ira la folie. Refus d’acceptation de l’autre, Racisme, discrimination, inculture, sur tout ignorance sur tout vont de pair ! Nous sommes dans la déconstruction de notre Histoire, de notre société qui devrait être exemplaire. Nous sommes tous coupable ! La citoyenneté est elle en danger ? Les haines inter- religieuses ou contre les religions, les rattrapages politiciens sur le sujet à des fins obscurs  n’ont pas leurs place ni en France ni ailleurs. Nous les musulmans devons faire preuve de Discernement face à certaines pratiques parfois de renfermement de certaines personnes de notre communauté qui existe aussi au sein des autres communauté religieuses à savoir obliger ou influencer des personnes dites fragilisées par le cette société en mouvement perpétuel ou les repères  sociétaux  citoyens deviennent inexistants. Beaucoup d’exemple le port du voile pour les jeunes voir trop jeunes filles qui légalement dans la foi religieuse à leurs âges n’ont pas à le faire. Il existe aussi le problème de mixité sociale et confessionnelle dans certaines cités de la République Citoyenne "dans le mot citoyen il y a le mot cité , un lieu commun d' humains différents qui vivent ensembles selon des règles bien établies" . Malheureusement  au vue de quartiers devenus trop communautaires voire religieusement  trop d'une seule obédience, certains fervents du prosélytisme iront y chercher des failles et imposer leur loi, (pas celle de Dieu, la leur, nous verrons cela plus bas) voir faire du commerce electoral pur avoir satisfaction  cela au détriments des populations qui deviennent otages de telles pratiques. La foi religieuse ne se négocie pas elles se partage avec bonté et non instrangidance! Néanmoins si les croyant étainet mieux considérés à tous les niveaux avec discernement, nous n'en serions pas là!

(1) patience, endurance عِرْف εirf son Équivalent [synonyme] est: «une pratique caractéristique, en particulier celle qui est popularisée ou appliquée  سُنَّة Sunna.

En France c’est l’Islam, je devrais dire la religion musulmane  pratiqué avec excès qui est dans le collimateur d’un côté ceux qui veulent l’intolérance religieuse, de l’autre ceux qui refusent toute tolérance et entre les deux ceux qui veulent que l’on leur foute la paix, en bref  qui veulent vivre tranquille croyants ou pas inclus.

A ceux qui pense que La foi musulmane est dangereuse pour notre citoyenneté notre démocratie si chèrement aimée par bon nombre de nous dans ce merveilleux pays qu’est la France, Je vous donne un Scoop !

Dieu créa la laïcité, le droit de croire et de ne pas croire mais aussi Il a ce droit de recevoir  Son jugement non pas dans ce monde mais dans l’au-delà,  pour le bien et pour le mal qu’il fait croyant ou  négateur ainsi que tout ceux qui l’insultent depuis près de trois millénaires en l’instrumentalisant pour des fin suspectes.

Nous allons analyser cela.

Tout d’abord une petite mise au point.

Voyons La PAROLE de Dieu dans sa Dernière Révélation puisque c’est la foi musulmane qui est prise pour cible à cause de personnes qui ont une très grande méconnaissance de celle-ci, musulmans irrespectueux ou de non musulmans irrespectueux.  Il y a ce Rappel que beaucoup de croyants musulmans ou autres devraient apprendre et en faire réflexion, avant tout usage provoquant.

L’Islam est la Religion du Juste Milieu, de la Modération, de l’Indulgence. Il n’y a pas de place chez les musulmans pour l’outrance et l’extrémisme. A ceux qui ne respecte pas cela qu’ils lisent ce que Leur Dieu ٱللَّهَ Allah leur dit.

Sourate 49 الحجرات al-Ḥujurāt Les Appartements verset 12.

de la Période Médinoise qui a la 106è place dans l'ordre chronologique probablement de l’année 629 (accomplissement de عُمْرة l’Umra, le petit pèlerinage ou de la prise de la Mecque فتح مكة Fatah Makka le 1er ou le 11 janvier 630 (le 10 de Ramadan, en l'an 8 après l'Hégire). Cet événement est également appelé  (la grande victoire الفتح الأعظمFatah al-`Adhim). Les 10 000 hommes marchèrent sur la ville, et aux portes de la Mecque, ils allumèrent des milliers de flambeaux. Qui traite des rapports entres les croyants, du respect  qui doit les animer, de toutes querelles qui doivent être bannies etc.

Evènement de la circonstance de ce verset : les relations entre certains bédouins de la tribu Tamim بَنُو تَمِيم Banu Tamim envers Muhammad le Messager de Dieu (que la paix et salut de Dieu soient sur lui), récits qui révèlent leur mauvaise conduite  l’attitude arrogante de la délégation des bédouins à l'égard du Messager. Ce verset indique que les bédouins sont comme les citadins et qu'il y a en leur sein des gens louables et d'autres qui ne le sont pas. Dieu n'a pas remis en cause les uns et les autres pour le simple fait d'être citadin ou bédouin mais pour avoir négligé l'exécution des ordres de Dieu ou avoir été cru agir comme tels. Extrait de Tayssir al-karim ar-Rahman (394).

Ô vous qui avez cru [la foi] ! Evitez de trop conjecturer sur les autres [sur autrui] car une partie des conjectures qui sont [un méfait délibéré] de vrais péchés. Et n'espionnez [épiez] pas; et ne médisez pas les uns des autres. L'un [Lequel] de vous aimerait [voudrait]-il manger la chair de son frère mort? (Non!) vous en aurez horreur [répugnerez ça!]. Et craignez [gardez en votre conscience] donc Dieu. Car Dieu est Grand Indulgent [Accueillant] au repentir, Très Miséricordieux[empreint de bienveillance].

 

يَٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ ٱجْتَنِبُوا۟ كَثِيرًا مِّنَ ٱلظَّنِّ إِنَّ بَعْضَ ٱلظَّنِّ إِثْمٌ وَلَا تَجَسَّسُوا۟ وَلَا يَغْتَب بَّعْضُكُم بَعْضًا أَيُحِبُّ أَحَدُكُمْ أَن يَأْكُلَ لَحْمَ أَخِيهِ مَيْتًا فَكَرِهْتُمُوهُ وَٱتَّقُوا۟ ٱللَّهَ إِنَّ ٱللَّهَ تَوَّابٌ رَّحِيمٌ ﴿

 

ya'ayouha alađhiyna amanou ajtanibou kathiyran mina alŽhani îna baƐĎa alŽhani îthmoun wala  tajaçaçou wala yağtab baƐĎoukoum baƐĎan ayouĥibou aĥadoukoum  an ya'koula laĥma aķhiyhi maytan  fakarihtoumouhou wâtaqou Allaha îna Allaha tawaboun Raĥiymoun.

* ٱلظَّنِّ alŽhani /al dhanni : penser, supposer, deviner, présumer, croire, soupçonner, avoir de la suspicion,doute.

verbe.
ظَنَّ
žhana: présumer, trouver, croire / soupçonner, avoir de la suspicion pour quelqu'un
تَظَنَّنَ ta
žhana: croire, penser, supposer

nom.
ظَنّ
žhan: supposition / hypothèse / doute, soupçon
ظِنَّة
žhina: soupçon, prévention, doute / petite quantité
ظَنِّيَّة
žhaniyat: hypothèse, présomption, thèse

adjectif. / adverbe.
ظَنَّان
žhanan : incrédule, méfiant, sceptique, scrupuleux, soupçonneux, ombrageux, incertain
ظانّ
žhan : méfiant / qui accuse
ظَنُون
žhanoun: fou, possédé, dément maniaque, obsédé / douteux, incertain, éventuel, hypothétique / méfiant, défiant
ظَنِّيّ
žhaniy: hypothétique, putatif, supposé / accusatoire, réquisitorial
ظَنِين
žhaniyna: prévenu, suspect, inculpé

Sourate 2 البقرة al Baqara laVache verset 143

87è sourate dans l'ordre chronologique de la Période Médinoise Révélée probablement durant la période de la bataille de Badr   غَزْوَةُ بَدِرْ, ḡazwa Badr située entre La Mecque et Médine  Elle a eu lieu le 13 ou. 17 Mars 624 soit le 17. Ramadan de la 2è année de l’ Hégire ou La bataille de `Uhud ou de `Ohod غزوة أحد ḡazwa ʾUḥud 23 mars 625 à 8 kilomètres de Médine.

Les effets de la modération et du juste milieu الوَسَطَ  al-waçat sur l’individu, la famille, la société et la patrie se protéger des dangers de l’outrance et de l’extrémisme religieux.

Et c'est ainsi que nous avons fait de vous une communauté médiatrice [de juste milieu et de modération]    وَكَذَٰلِكَ جَعَلۡنَٰكُمۡ أُمَّةٗ وَسَطٗا ﴿ Wakađhalika jaƐalnakoum oumatan waçaŤan

[En effet, les gens du juste milieu الوَسَطَ  al-waçat dans le langage des arabes, signifie les meilleurs gens. Ils ne sont donc ni des gens faisant preuve d’exagération et d’outrance, ni des gens faisant preuve de laisser-aller et de négligence. Ce sont plutôt des gens attachés au juste milieu et à la modération.

verbe.
وَسَّطَ : interposer
وَسَطَ : se trouver au milieu d'un endroit / être médiateur entre les gens
وَسُطَ : devenir noble, distingué

n.
وَسَط : centre, mi, milieu, cœur, moitié / flanc, ceinture, taille / milieu, atmosphère, climat, monde, cadre, ambiance, origine, environnement, moyen, intermédiaire, modéré, ordinaire, modéré
وَسْط : centre, mi, milieu
وُسْطَى : moyenne / majeur (doigt), médius (doigt) / médiane
وَسَطِيَّة : centrisme
تَوَسَّطَ : se placer entre deux personnes / être modéré / être un médiateur

adj. / adv.
وَسْطَانِيّ : qui s'asseoir au milieu / (enfant) qui vient entre l'aîné et le cadet / (chose) créée
وُسْطَى : moyenne / majeur (doigt), médius (doigt) / médian
وَسَطِيّ : centriste / moyen
أَوْسَط : moyen, intermédiaire, médian, modéré / milieu, moyen / majeur, médius
تَوَسُّط : loyauté / interposition / modération / médiation, entremise

Sourate البقرة  al Baqara laVache verset 286

 -Dieu n'impose  à aucune âme une charge [difficulté/tourment] supérieure [qui soit au-delà] à sa capacité……   .﴾ لَا يُكَلِّفُ ٱللَّهُ نَفْسًا إِلَّا وُسْعَهَا ﴿.......   la youkalifou Allahou nafçan îla wouçƐaha……..

Sourate 2 البقرة al Baqara laVache verset 256

Nulle [Point de] contrainte(a) en religion! Car le bon chemin [la Vérité/ la raison](2) s'est distingué nettement de l'égarement [l'erreur](3)

        ﴿ لَآ إِكْرَاهَ فِى ٱلدِّينِ قَد تَّبَيَّنَ ٱلرُّشْدُ مِنَ ٱلْغَىِّ  

La îkraha(1) fi alDiyni qad tabayana alrouchdou(2) mina  alğai(3)

(a) contrainte  إِكْرَاهَ Abhorrer, détester, avoir du dégoût, exécrer, haïr, être désagréable, inspirer de la répugnance, avoir en horreur, avoir du ressentiment, avoir de l'aversion, de la répulsion, révulser, répugner, réprouver, déplaire, être pénible, être difficile, se dégoûter, être dégoûté.

 verbe.
كَرَّهَ : rebuter
كَرِهَ : abominer, abhorrer, détester, exécrer, haïr, répugner
كَرُهَ : être odieux, haïssable
تَكَرَّهَ : avoir de l'aversion pour, répugner à, prendre quelque chose en aversion
أَكْرَهَ : contraindre, forcer quelqu'un. à faire une chose
اِسْتَكْرَهَ : détester, haïr, abominer, abhorrer, exécrer

nom.
كَرْه / كُرْه : horreur, abomination, aversion, exécration, haine, répugnance
كَرَاهَة : abomination, animosité, aversion, haine, inimitié, répugnance, répulsion
كَرَاهِيَة : horreur, abomination, animosité, aversion, haine, inimitié / haine, répugnance
كَرَاهِين : haine, rancune, aversion, répugnance
مَكْرُوه : drame, fléau, tragédie, fatalité, infortune, malheur, sinistre, avatar
مَكْرُوهَة : drame, fléau, tragédie, fatalité, infortune, malheur, sinistre, avatar

adjectif. / adverbe.
كُرْه : forcé, à contrecœur
كَرِه : laid, haïssable, désagréable
كارِه : dégoûté, blasé
مُكْرَه : contraint
مَكْرُوه : infâme, horrible, abominable, condamnable, détestable, détesté, haï, haïssable, hideux, laid, méchant, odieux, rebutant, exécrable, foutu, rébarbatif, affreux

(b) le bon chemin [la Vérité/ la raison] être bien guidé, moraliser, détromper, rationaliser, revenir à la raison, devenir majeur, être dans la bonne voie

verbe.
رَشَّدَ : moraliser, détromper / rationaliser
رَشَدَ : revenir à la raison / devenir majeur / être dans la bonne voie
أَرْشَدَ : convertir, enseigner, guider, mener

nom.
رَشَد : raison, faculté de juger / logique, discernement, esprit
رُشْد : maturité, majorité / raison, bon sens / raison
رَشَاد : maturité, majorité, maturation, puberté, raison / cresson
رَشَادَة : roc, rocher

adjectif. / adverbe.
راشِد / رَشِيد : adulte, pubère, capable, mûr, majeur / raisonnable, judicieux, prudent, rangé, sage, sensé, pensant / judicieux, rangé / bien guidé
مُرْشِد : conseiller, guide, mentor, berger / prédicateur, prêcheur, prédicant, directeur.

(c) l'égarement [l'erreur] Se fourvoyer, se détourner, égarer, séduire, être séduit, errer, perdre la route, s'égarer, être désorienté, dérouter, dévoyer, désorienter, dévier, induire en erreur, être au désespoir, dépérir.

verbe.
غَوَى : tenter, séduire, affrioler, aguicher, capter, dévoyer, égarer / égarer, induire quelqu'un en erreur .
أَغْوَى : dévoyer, égarer / tenter, allécher, séduire, inciter, attirer

nom.
غَيّ : fourvoiement
غَيّ : égarement, erreur, péché
غَوَايَة : égarement,
إِغْوَاء : duperie, égarement, tentation

adectifj. / adverbe.
غاوٍ : pervers, dépravé, dévoyé
مُغْوٍ : séducteur, séduisant, tentateur,
غَاوُنَ / غَاوِين : (pluriel) égarés, dévoyés, déroutés, pervers

Sourate 2 البقرة al Baqara laVache verset 6

Mais[ Quant] certes les infidèles à ceux qui mécroient (ont été dans le déni - dans l'indifférence), cela revient au même leur est égal, que tu les avertisses ou ne les avertisses pas: ils ne croiront jamais peuvent pas croire (confiants)

﴿ إِنَّ ٱلَّذِينَ كَفَرُوا۟ سَوَآءٌ عَلَيْهِمْ ءَأَنذَرْتَهُمْ أَمْ لَمْ تُنذِرْهُمْ لَا يُؤْمِنُونَ﴾

Ina alađiyna kafarou çawa'oun Ɛalayhim a'anđhartahoum am lam tounđhirhoum la you'minouna

Nous avons deux mots dans ce verset important :

 ceux qui mécroient كَفَرُوا۟ kafarou

 croire / faire confiance يُؤْمِنُونَ you'minouna

mais avant toutvoyons ce que nous Dit notre Créateur vis-à-vis des gens des Livres

Sourate 2 البقرة al Baqara laVache verset109.

concernant  ceux détenteurs [familiers] des Écritures* aimeraient par jalousie de leur part, pouvoir vous rendre mécréants après que vous ayez cru. Et après que la vérité s'est manifestée à eux? Pardonnez-leur et soyez  Indulgents [et oubliez] à leur égard jusqu'à ce que la volonté de Dieu s'accomplisse, car Dieu a pouvoir sur toute chose [très certainement Omnipotent!].

*Gens du Livre  أَهْلِ ٱلْكِتَٰبِ Ahli alKitabi ceux qui étaient judaïsés et les chrétiens.

Dieu le Très Haut Très Miséricordieux et très compatissent nous explique bien que Nous n’avons pas le droit de Jugement à leurs égard (qui sera très bien expliqué dans la sourate 3 آل عمران āli ʿImrān La famille de ʿImrân en presque totalité sur  le sort qui arrive à ceux qui refusent de croire, mentent, trichent sur la foi en la croyance d’un Dieu Unique [C’est leur choix, respectons-le] .

Nous n’avons pas à être des inquisiteurs (autrement dit juges d’un tribunal dont le but était de combattre l'hérésie, un choix, une préférence pour une idée ou pensée qui n’est pas de notre ressort juridique car cela concerne l’individu lui-même Nous n’avons pas répéter ce genre de comportement qui fut pratiqué dans diverses périodes pénibles de notre monde. l'Inquisition en Occident fut exemplaire avec des condamnations au bûcher, exemple : trois siècles d'Inquisition espagnole de 1481 à 1781. L'inquisition espagnole et face à l'intransigeance d'un Torquemada, dominicain castillan, le premier Grand Inquisiteur de l'Inquisition espagnole de 1483 à sa mort. En France avec Bernard Gui l'inquisiteur de l'hérésie a Toulouse en Languedoc entre 1308 et 1323, 42 condamnations au bûcher sur 930 sentences. Sans compter les guerres de religion dans toutes l’Europe une série de conflits qui, opposèrent les protestants et les catholiques du 16è au 18è siècle, ni les Massacres et pillages des bien matériaux des juifs  des centres d'extermination nazis  des millions de victimes  hommes, femmes et enfants en Europe et pire encore dans le monde, durant la seconde guerre mondiale et de bien autres personnes, A ce jour cela continue dans divers pays du globe notamment   en Afrique,  au proche Orient, , Moyen Orient, en Asie.

En Europe « Agostino Borromeo, un des meilleurs spécialistes, estime que, pour l'Inquisition espagnole sur 44 674 inculpés, quelque 800 furent condamnés à mort. » 52 ; « s'il y avait quelque 125 000 procès d'hérétiques présumés en Espagne, les chercheurs ont constaté que près de 1 pour cent des accusés ont été exécutés. Au Portugal, 5,7 pour cent des plus de 13 000 personnes jugées devant des tribunaux de l'église du 16è et début du 17è siècles, ont été condamnées à mort », précise-t-il.

Comment est perçu l’athéisme dans les religions monothéistes ?

Pour les Juifs יְהוּדִים  Yehoudim *, l’appartenance au « Peuple élu ou peuple choisi de former une « nation sainte  גוֹי קָדוֹשׁ vegoy qadosh Bible Exode שמות  Shemot  chapitre 19-verset 6» après avoir reçu le « Verbe » ou « Loi de Dieu »» prime sur toute conception théologique, néanmoins. L’athéisme juif  existe pourtant au sein de cette Nation  גוי goy  il tire ses racines de la Haskala  השכלה « Éducation », dont il partage les sentiments antireligieux et anticléricaux. Il fait référence aux Juifs* יְהוּדִים Yehoudim  laïcs, qui ont choisi d'abandonner la croyance en Dieu mais qui n'ont pas rejeté leur identité juive ou leur attachement au peuple Juif  יְהוּדִים  Yehoudim.

Dans la Bible Ésaïe Chapitre 45: versets 5et 6 - Je suis l'Éternel, et il n'y en a point d'autre, Hors moi il n'y a point de Dieu.

Dieu Nommé אל El ;  אלהא Elaha ; אלוהּ Eloah ; אֱלוֹהַּ Elowahh ;  אֱלֹהִים Élohiym.

*en arabe يهودي yahûdi

Pour les chrétiens catholiques ou orthodoxes.

L’Église ekklesia / ἐκκλησία « (l'assemblée des fidèles » est le corps vivant du Christ » et l’unité dogmatique est fondamentale. Toute hérésie étant une atteinte à cette unité, elle est une blessure infligée au corps du Christ, donc un sacrilège. Dieu dans le christianisme est classifié dans une Trinité  « une même Essence » malgré des dissensions à ce sujet et particulièrement lors du concile de Nicé du 20 mai au 25 juillet 325 en vue également la querelle au sujet de la Trinité, engendrée par ses positions  différentes de devoir trancher la question épineuse soulevée par le prêtre Arius d'Alexandrie né en Egypte dans les années 250 mort à Constantinople Turquie actuelle en 336  qui affirmait que le Christ/ Jésus fils de Marie a été créé par le Père Créateur de toutes choses à partir du néant, puis parla d'une génération du Fils par le Père Créateur qu'il assimilait toujours à une création.

Je me permets de rappeler aux Chrétiens les propos de Jésus fils de Marie.

 Dans Evangile selon  Luc chapitre 4 verset 8

-Et Jésus répondant lui dit : [Va-t'en arrière de moi, Satan.] Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

Et au verset 18 L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour publier aux captifs la liberté et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés.

Nous trouvons cette confirmation dans le Coran dans la sourate 5 المائدة al-Māʾida la Table au verset 110. 

- «Ô Jésus, fils de Marie, dira le Seigneur, rappelle-toi les bienfaits dont Je vous ai comblés, toi et ta mère quand, t'ayant soutenu par le Saint-Esprit(1), tu parlais aux gens, dans ton berceau, comme lorsque tu devins adulte , quand Je t'ai appris le Livre, la Sagesse, le Pentateuque et l'Évangile , quand Je t'ai permis de former de l'argile un corps d'oiseau qui devenait vivant dès que tu soufflais dedans , quand Je t'ai permis de guérir l'aveugle-né et le lépreux , quand Je t'ai permis de ressusciter les morts et quand Je t'ai défendu contre les fils d'Israël à qui tu apportas des signes évidents, pendant que les négateurs d'entre eux s'écriaient : “Tout cela n'est que pure magie !”.

(1) Esprit רוח ru.aħ Dans les écrits juifs le terme « Esprit saint רוח הקודש ruach ha-kodesh» pour désigner l'Esprit de Dieu רוח יהוה ruach Yahvé « ton Esprit saint  רוּחַ קָדְשְׁךָ ruacḥ qodshəka»   « son Esprit saint  רוּחַ קָדְשׁוֹ ruacḥ qodshō»,apparaissent également.

Ainsi que dans la sourate 3 آل عمران Al-i'Imran  la famille de Imran verset.49.

 -Puis il sera Son envoyé auprès des fils d'Israël (Descendance de Jacob) à qui il dira : “Je vous apporte comme signe de la part de votre Seigneur la faculté qu'Il m'a donnée de façonner avec de la terre glaise la forme d'un oiseau qui sera vivant, par la grâce de Dieu, dès que j'aurai soufflé dessus. Je  guérirai aussi l'aveugle-né et le lépreux, et je ressusciterai les morts, par la permission de Dieu. Je vous dirai également ce que vous mangez et ce que vous tenez en réserve dans vos demeures. Ce sont là autant de signes pour vous, si vous êtes de vrais croyants.

À ce titre, l'athéisme du grec ancien ἄθεος / átheos  « sans dieu », qui a donné le terme latin atheos, défini comme l'absence ou le refus de toute croyance en quelque divinité que ce soit une déité ou un dieu est un être supra naturel, objet de déférence dans différentes religions et par forcément des religions du monothéisme, en est une.

Pour les musulmans,

«L'unicité de Dieu est le socle fondamental de l'Islam»

Le Coran Dernière Parole de Dieu l'Unique affirme que le Message original de tous les Prophètes a été axé fondamentalement sur l’adoration exclusive de Dieu Seul  اللهAllah, le Dieu et Créateur unique. Initialement, toutes les communautés qui ont cru en leurs Prophètes et ont voué un culte exclusif à Dieu  Seul اللهAllah (voir signification dans le judaïsme ci-dessus) aussi  ont été موحدون Mowaḥḥidoun, « sont unis » des adeptes du Tawḥīd  تَوْحيد  le Monothéisme Pur sourate 112  al–Ikhlâṣ «la Pureté »16  Proclame(dis) : « Il est l’Unique et seul DIEU. قُلْ هُوَ ٱللَّهُ أَحَدٌ qoul  houwa allahou  aĥadoun 3 لَمْ يَلِدْ وَلَمْ يُولَدْ « Il n'engendre pas, il n'est pas engendré  لَمْ يَلِدْ وَلَمْ يُولَدْ lam yalid walam youlad», précise l'une des plus importantes sourates de la Dernière Révélation de Dieu  l’Unique dans sa Récitation Révélée Coran à Son dernier Messager et Prophète Muhammad sur lui le salut et la paix de Dieu.  Cela contredit la dite Trinité chrétienne.

Un dogme une conviction de foi religieusement parlant n'est valide que s'il est explicitement contenu dans le Coran القُرْآن al-Qurʾān la Récitation Révélée qui parachève toute Parole de Dieu, à travers ses Prophètes et en fin de toute transmission dictée à l’Ange Gabriel גַּבְרִיאֵל Ġabrīēl جِبْرِيل Jibrīl Messager de Dieu, « la force de Dieu [de גָּבַר gabar (force) et אֵל ‘El (Dieu)] qui les révéla à Muhammad محمد considéré comme de dernier des Prophètes et Messagers.

Préservation du Coran Histoire :

Des conflits sanglants  très tôt après la mort du Prophète  et Messager Muhammad محمد eurent lieu dans la Communauté Musulmane telles durant le cadre des Guerres d’Apostasie Ridda ردة « le rejet - la sécession  ou irtidād ارتداد,  retour en arrière ». la fameuse Bataille d’Al-Yamama  معركة اليمامة Maerakat alYamama) ou bataille d’al-‘Aqrabā الْأَقْرَبَ aura eu lieu, selon les sources musulmanes, en 633, dans, sur la plaine de Aqraba dans la région d'Al-Yamama اليمامة dans l’Arabie actuelle des Saoud. Cependant, plus de 70 حُفَّاظ huffaz «gardien-mémorisateur» (des récitateurs قُرَّاء qurrāʾ ; قَارِئُونَ qāriʾūna ou قَرَأَة qaraʾah du Coran  القرآن  al-Qurʼān la Récitation Révélée) ont été martyrisés à Yamama. La bataille a joué un rôle majeur pour motiver Abu Bakr As-Siddiq 573-634à terminer la compilation du Coran. Au cours de la vie de Muhammad, de nombreuses parties du Coran écrit ont été dispersées parmi ses compagnons, conservées comme possession privée, ce qui aurait mis en péril la sauvegarde de la mémoire de la Parole Divine.  Par conséquent, sur l'insistance de son futur successeur عمر بن الخطاب ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb 584-644, أبو بكر الصديق Abu Bakr As-Siddiq 573-634 a ordonné la collecte de toutes les pièces survivantes (où que ce soit sur papyrus, palme, cunéiforme, etc) du Coran en un seul exemplaire et le reste être brûlé.

En tout état de cause, l’Islam sunnite n’ayant pas de clergé, aucune autorité n’a compétence pour décider de la validité d’une interprétation particulière du Coran القُرْآنal-Qurʾān la Récitation Révélée. Il n'y a donc pas d'hérésie à l'intérieur de l'Oumma أمّة ummat, (communauté, la Nation musulmane) même si l'on peut s'affronter, y compris par les armes, entre factions طائف taif, par exemple Sunnites et Chiites. Il y a seulement l'Oumma أمّة  d'un côté, et l'incroyance de l'autre (voir Division du monde dans l'Islam). En revanche, il existe un équivalent : l'apostasie, mais il s'agit d'un équivalent individuel et non collectif. Selon certains versets du  Coran القُرْآن al-Qurʾān la Récitation Révélée, les infidèles كفر kufr persistant dans leur égarement seront condamnés à vivre en Enfer* dans l'au-delà, sauf Miséricorde Divine. Toutefois, le Coran ne parle jamais explicitement des individus reniant toute croyance. Jusqu'à la fin du 19è siècle, l'écrasante majorité des  فقهاء fuqaha  spécialiste de la jurisprudence musulmane فقه‎‎ fiqh des sunnites et des chiites  qui regroupent chacune plusieurs écoles juridiques مذاهب maḏâhib s'accordaient à dire que l'apostasie était un crime, un pêché et un acte de trahison passible de la peine de mort عقوبة الإعدام εuqubat al'iεdam. Les premiers فقهاء fuqaha ont développé des institutions juridiques pour contourner cette punition sévère, et la ligne rouge pour condamner quelqu'un à la peine de l'apostat a été placée si haut que pratiquement aucun verdict n'a été rendu dans ce sens avant le  19è siècle du calendrier julien. Cependant, par la suite, les فقهاء fuqaha ont abaissé cette ligne rouge pour appliquer la peine de mort, laissant aux القضاة Qadah  au singulier قاضي qāḍī, « juge » une plus large liberté d’interprétation pour caractériser l'apostasie, ce qui s'est traduit parfois par de la clémence et d'autres fois par de la sévérité. À la fin du 19è siècle, le recours à des sanctions pénales pour l’apostasie est tombé en désuétude, bien que des sanctions civiles soient toujours appliquées. L’apostasie comme un crime méritant la peine de mort. Certains la considèrent comme une forme de crime religieux, d'autres non. D’autres soutiennent que la peine de mort est une sanction inappropriéeincompatible avec les injonctions coraniques comme dans la Sourate 2 البقرة al Baqara laVache verset 256 Nulle contrainte en religion  لَآ إِكْرَاهَ فِى ٱلدِّينِ La îkrahafi alDiyni (voir ci-dessus texte complet et définition) » ou de la sourate 88 الغاشية Al-Ghashiya « L’Enveloppante » au verset 21-Eh bien, rappelle! Tu n'es qu'un rappeleur, فَذَكِّرْ إِنَّمَآ أَنتَ مُذَكِّرٌ  fađhakir înama anta mouđhakiroun et verset 22 - Tu n’as aucun pouvoir sur eux[en position de contrôle]. لَّسْتَ عَلَيْهِم بِمُصَيْطِرٍ laçta Ɛalayhim bimouSayŤirin. et/ou qu’il s’agissait d’une loi humaine adoptée par la première communauté musulmane pour prévenir et punir l’équivalent de la désertion ou de la trahison, et qu'elle ne devrait être appliquée que si l’apostasie devient un mécanisme de désobéissance et de trouble à l'Ordre  Public  فتنة Fitna « trouble, révolte, agitation, sédition » l'envoûtement, la séduction et les errements qui en résultent pour désigner différents schismes politico-religieux, guerres civiles, rivalités et divisions entre les musulmans).Les musulmans modérés  ne croient pas que l’apostasie requiert une peine. Les critiques font valoir que la peine de mort ou tout autre peine pour l'apostasie de l'islam constitue une violation des droits universels de la personne, et que cette question devrait uniquement relever de la liberté de religion ou de pensée. En 2014, les lois de divers pays à majorité musulmane prescrivent pour l’apostat مرتد, murtadd des peines allant de l'emprisonnement à l’exécution. Dans certains pays, les tribunaux qui régissent les  diverses normes et règles doctrinales, sociales, cultuelles et relationnelles édictées par la Révélation   الشَّرِيعَة Charia « chemin pour respecter la Loi [de Dieu] »se servent du code civil pour dissoudre le mariage de l’apostat et le priver de ses droits à la garde des enfants  ou à l’héritage.

Diverses exégèses, telle celle attribuée à  عبد الله ابن عباس Abd-Allah ibn Abbas 619-687/688 cousin paternel de Muhammad sur lui le salut et la paix de Dieu, ou celle  ابن كثير d’Ibn Kathir, 1301-1373 expliquent que les Gens du Livre  اهل الكتاب Ahl al-Kitâb «  chrétiens, juifs (karaïtes et samaritains inclus), et les sabéens (généralement identifiés aux mandéens), les zoroastrien » et les païens ne sont pas obligés de croire à l'unicité de Dieu  تَوْحيد Tawḥīd monothéisme pur,  après avoir embrassé l'islam, qu'il faut rejeter les idoles, et que Dieu connaît la récompense pour ceux qu'ils croient en Lui. Ceux n'appartenant pas au judaïsme ou au christianisme ne sont pas concernés par cette dérogation pour l'école Chaféite et Hanbalite, alors que les Hanafites et Malikites dans le sunnisme  y incluent les idolâtres.

* du latin infernus  « qui est en dessous », est, selon de nombreuses religions, un état de souffrance extrême du corps ou de l'esprit humain après sa séparation du corps, douleur expérimentée après la mort par ceux qui ont commis des crimes et des péchés dans leur vie terrestre.

Chez les juifs anciens שאול le Sheol « séjour des morts »  גיא הנום Vallée de Hinnom = גַּיְא gay’/gah’- ee, une vallée (gorge) encaissée (profonde et étroite) et הִנֹּם Hinnom/hin-nome’ "lamentation",

Dans le christianisme avec un  d'origine grecque du motγέεννα geenna /gheh'-en-nah traduit par « Gehenne » vient du mot Hébreu גיא הנום Vallée de Hinnom (voir ci-dessus)  Jésus fils de Marie parle souvent de la « Géhenne », du « feu qui ne s'éteint pas » Évangile selon  Matthieu, chapitre 18, versets 8 et 9 ; Évangile selon Marc, chapitre 9, versets 43 et 45.

 Dans la Religion musulmane,  l'Enfer est désigné, par le Coran, sous deux termes différents. Le premier نَارٌ حَامِيَةٌۢ naroun ĥamiyatoun le "feu ardent flamboyant Feu de l’Enfer (intensément chaud)  tandis que le second Jahannam  جهنم  Ğahánnam  Autre terme, comme la "fournaise" est utilisé pour désigner cet endroit ou les châtiments qui y sont subis»

 Dans la Mythologie Grècque  Hadès  Ἅιδης / Háidês « maître des Enfers »   Dans la Civilisation Mésopotamienne le monde est divisé en deux parties : l'« En-Haut », dirigé par les dieux des vivants, et l'« En-Bas », dirigé par les dieux des morts. Entre les deux, le monde des vivants flotte sur l'Apsû, l'océan souterrain , le lac d'eau douce. Pour les Sumériens et les Akkadiens, l'Enfer est l'« En-Bas », le « Pays sans retour », le « Kur » ou « Ki » en sumérien, la « Terre » ou la « Montagne », l'« Arallû », le « Grand En-bas », l'« Irkalla », la « Grande Cité » ou la « Grande Terre », le lieu où se retrouvent les morts

Voyons ce que dit la Parole de Dieu dans Sa Dernière Révélation, le Coran القُرْآن al-Qurʾān la Récitation Révélée

Sourate 109 لكافرون al-Kāfiroūn versets 1- 3 - 6

De la période Mecquoise qui est la 18è sourate dans l’ordre chronologique

Contexte cette sourate indique une rupture définitive avec les autres confessions aussi bien l’idolâtrie que le judaïsme et le christianisme dont de nombreux versets ultérieurs continueront de vibrants appels au judaïsme et du christianisme pour le culte du même Dieu [voir ci-dessus]qui se doit être sans partage d’adoration. Ce qui sera marqué autant plus par le changement de l’orientation qibla قبلة Qibla « Direction » de la prière rituelle avant en direction de Jérusalem  יְרוּשָׁלַיִם Yerushaláyim   اورشليم Ûrshalîm  plus connue par les musulmans avec le nom suivant القدس al Quds(a), puis définitivement vers la الكَعْبة Ka’aba à la Mecque مكة Makka les polythéistes avec à leurs têtes les قريش Qurayš  [tribu au sein de laquelle naquit Muhammad]l’amorce de la  fin dans l’adoration des idoles réunies au Temple de la الكَعْبة Ka’aba à la Mecque مكة Makka au temps du Prophète Muhammad que le salut et la paix de Dieu soient sur lui.

  1. place centrale dans les religions juive, chrétienne et musulmane en perpétuel conflit de revendication par les juifs et les musulmans qui était avant tou le pays de Cana’an knʕn ; כנען Kənáʿan كنعان Kanʿān(b)
  2. knʕ qui signifie courber, soumettre. Ce territoire est appelé ainsi du nom du personnage de Cana'an  כְּנָעַן Kənáʿan كنعان بن حام kanean bin ham quatrième fils de Cham כְּנָעַן,Ham حام Ham  lui-même troisième fils de Noé נֹחַ Nōa'h نوح Nûh (voir: Bible, Genèse בראשית Bereshit « Livre Au commencement », Chapitre 9:verset18 et Chapitre10:verset 6).

1-Ô vous les dénégateurs(1) [les indifférents]! قُلْ يَٰٓأَيُّهَا ٱلْكَٰفِرُونَ ﴿qoul ya'ayouha alkafirouna

3- Et vous n'êtes pas adorateurs de ce que j'adore. وَلَآ أَنتُمْ عَٰبِدُونَ مَآ أَعْبُدُ ﴿wala  antoum  Ɛabidouna  ma  aƐboudou(2)

6-Pour vous est votre système « de devoir professer une religion » (3)., et pour moi est le mien « ma religion ma redevabilité (devoir) (3). »  لَكُمْ دِينُكُمْ وَلِىَ دِينِ ﴿ lakoum diynoukoum walia diyni.

 (1) ٱلْكَٰفِرُونَ alkafirouna : oublier, rejeter, repousser, renier, refuser, nier, dénier, mécroire, être infidèle, incrédule, irréligieux, mécréant, ne pas croire, répudier, déprécier, s'affranchir de, se soustraire à.

 Nom / Participe actif / Genre : Masculin Pluriel / Nominatif /

 (2)  أَعْبُدُ  aƐboudou  je sers, vénérer, adorer, asservir, soumettre, être esclave, regretter, se repentir, dédaigner, mépriser, être avare de…, se cramponner à…

Verbe / Temps : Inaccompli / première personne singulier

verbe.
عَبَّدَ εabad: asservir, soumettre
عَبِدَ εabid: regretter, se repentir / dédaigner, mépriser quelqu'un / être avare de quelque chose / se cramponner à quelque chose / s'irriter, s'emporter, se fâcher
عَبُدَ εabud: être esclave de souche
عَبَدَ εabad : adorer, rendre un culte
أَعْبَدَ 'aεbad:  je vénère, asservir

nom.
عَبْد εabd : serf, esclave / homme, individu, serviteur de Dieu,
dérive d'un verbe عَبَدَ `abada « adorer, vénérer »
عَبَدَة εabada: adorateur, dévot / continuité, durée / force, puissance / grosseur, obésité
عِبَاد εibad:  Adorateurs ,humanité, genre humain
عِبَادَة εibada : adoration, culte, dévotion

adjectif. / adverbe.
عَبْدِيّ abdi: servile

expression.
عِبَادُ اللَّه εibadou Allah: serviteurs de Dieu / gens de Dieu

3-Pour vous est votre système « de devoir professer une religion », et pour moi est le mien « ma religion ma redevabilité (devoir). » لَكُمْ دِينُكُمْ وَلِىَ دِينِ ﴿ lakoum diynoukoum walia diyni*.

دِينِ diyni : professer une religion, se soumettre, obéir, être redevable, être loyal et fidèle, devoir quelque chose à quelqu'un, rétribuer , assujettir, suivre quelqu'un, être ou devenir débiteur,

verbe.
دِيْنَ : Forcer, contraindre, obliger à / Être maître, Être possesseur, Être propriétaire ou prince ou roi ou souverain / rétribuer, rendre à quelqu'un son dû / Juger quelqu'un, prononcer une sentence
دَيَّنَ : créditer, prêter

nom.
دَيْن dayn: dette, créance
دِين din : ferveur, dévotion, piété / doctrine, religion, credo, foi, conviction, croyance dette,

مَدِين madin: débiteur, emprunteur, endetté, redevable
مُدِين mudin : créditeur, créancier
مَدْيُون madyun: débiteur, emprunteur, endetté, redevable
مَدْيُونِيَّة madyunia: dettes, obligations
دَيَّان dayaan: Souverain Juge, Dieu / juge, magistrat / gouverneur
دِيَانَة diyana : doctrine, religion, credo, foi, conviction, croyance

adjectif. / adverbe.
دَيِّن dayin: croyant, dévot, fervent, pieux

En hébreu דִּין diyn/ deen vient de דִּין diyn, deen différend, le droit, jugement, cause, châtiment, sentence, justice, Origine une racine primaire comparer אָדוֹן /‘adown, aw-done’ gouverner seigneur maître Le Seigneur Dieu, Seigneur de toute la terre

expression.
يَوْمُ الدِّين Youm alDin: le Jour de la Rétribution à ne pas confondre avec  Le Jour de la grande Résurrection يوم القيامة‎ Yawm al-Qiyāmah lors du Jugement dernier selon les foi religieuse du monothéisme ;
בַּמִּשְׁפָּט  bammishepat Jour du Jugement tribunal ; יְהוֹשָׁפָט Yehowshaphat "l'Éternel a jugé".

Radical : Nom / Masculin / Nominatif + Suffixe : Pronom 1ère personne du singulier

Sourate 4 النساء an-Nisāʾles Femmes verset136

Période Médinoise qui occupe la 92è place dans l’ordre chronologique

Indices de la Période de Révélation: Qui a été proclamée semblet-il selon certains savants musulmans après la campagne du Fossé [bataille de la Tranchée]  غَزوة الخَندَق ġazwa al-ḫandaq,en Mars - Avril 627/soit 5 Shawwal, de la 5è année de l'Hégire entre la défaite de la bataille d'Uhud غزوة أحد ḡazwa ʾUḥud et la retraite des Mecquois. Selon les savants musulmans alors que  عائشة بنت أبي بكر Āʾisha bint Abī Bakrla (vers 614-678) troisième épouse  était déjà mariée avec le Prophète donc après l'année 2 de l'Hégire soit vers 623.

Ô les croyants [ceux qui ont eut la foi]! Soyez fermes en votre foi [confiance] en Dieu, en Son messager [Son vecteur de message], au Livre [le Coran la Récitation révélée, comme Rappel] qu'il a fait descendre sur Son messager, et au Livre [Prescription]  qu'il a fait descendre  [révélé] dès avant. Quiconque ne croit pas[est dénégateur]  en Dieu, en Ses anges, en Ses Livres [Prescriptions : Torah ,Psaumes, Évangiles], en Ses messagers [Abraham, Jacob, Joseph, Moïse, David, Salomon, Jean le Baptiste, Jésus fils de Marie]et au Jour dernier [Ultime Temps(1)], alors s'égare, loin dans l'égarement.

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ آمِنُواْ بِاللّهِ وَرَسُولِهِ وَالْكِتَابِ الَّذِي نَزَّلَ عَلَى رَسُولِهِ وَالْكِتَابِ الَّذِيَ أَنزَلَ مِن قَبْلُ وَمَن يَكْفُرْ بِاللّهِ وَمَلاَئِكَتِهِ وَكُتُبِهِ وَرُسُلِهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَقَدْ ضَلَّ ضَلاَلاً بَعِيداً

ya'ayouha alađhiyna amanou aminou biAllahi waRaçoulihi wâlKitabi alađhi nazala Ɛala Raçoulihi wâlkitabi alađi anzala min qablou waman yakfour biAllahi  waMala'ikatihi waKoutoubihi waRouçoulihi wâlYawmi al'Aķhiri faqad Ďala Ďalalan baƐiydan

(1) L'expression « fin des temps » (au pluriel) apparaît dans la Bible, dans l'Ancien Testament -Tanakh תנ״ך Les Ketouvim  כתובים et notamment, à six reprises, dans le livre de Daniel  דָּנִיּאֵל : Chapitre 8 verset 19 Chapitre 11 versets 27-35 - 40 Chapitre 12 versets 7 - 9 "jusqu'au temps de la fin הַדְּבָרִים עַד־עֵת קֵץ  haddevariym 'ad-'éth qéts"(קץ masculin qet͡s=Période/terme) document trouvés à Qumrân  קומראן « ruines de Qumrân » خربة قمران Khirbet Qumran site archéologique en Cisjordanie en surplomb de la rive ouest de la mer Morte, à la limite historique de la Judée ( que j’’ai eu l’occasion de visiter en 1982  « l’auteur de sujet »)  sa composition finale (chapitres 13 et 14 notamment) Bien que situé au 6ème siècle avant notre ère, le livre de Daniel a été écrit en réaction à la persécution des Juifs par le règne du roi grec Antiochus IV date du (-175 à -163 avant notre ère. Cette racine comptabilise 250 apparitions dans le Coran sous diverses forme الآخِرَة و : la Vie Future الآخِرَة alAkhira/ l'Au-delà الأُخرى al'Ukhra.

Sourate 4 النساء An-Nisaa les Femmes verset 170.

De la période Médinoise qui occupe la 92è place dans l'ordre chronologique (sauf le verset 85 qui fut révélé à la Mecque selon 'Abd Thâ'a)

 Et si  vous êtes dans le déni refusez ne croyez pas (vous êtes indifférents*), qu'importe! peu au Seigneur Dieu  وَإِن تَكْفُرُوا۟ فَإِنَّ لِلَّهِ ﴿ wa'în takfourou* fa'îna lilahi

* takfourou تَكْفُرُوا۟ incrédule, irréligieux, mécréant, ne pas croire, répudier, déprécier, s'affranchir de, se soustraire à…

Cette racine comptabilise 525 apparitions dans le Coran sous diverses formes

Formats d'apparition dans le Coran :


كفروا بالكفرين للكفرين تكفرون الكفرين كافر يكفرون وتكفرون بكفرهم يكفروا وللكفرين ويكفرون يكفر كفر تكفر الكفر كفارا كفار وكفر والكفرون ويكفر كافرة واكفروا بالكفر كفرا كفرين أكفرتم يكفروه للكفر لأكفرن نكفر تكفروا والكفرين ونكفر الكفرون وكفرهم وبكفرهم كفارة والكفار وكفرا لكفرنا فكفرته كفرة بكفرين كفرون كفرتم الكفار وكفروا كفور كفرنا كفرت ليكفروا فكفرت كفورا فليكفر أكفرت سيكفرون كفران لكفور الكافر أكفر لنكفرن لكفرون كفره الكفور كفرهم فكفروا بكفرك ليكفر فتكفرون لأكفر وكفرنا لتكفرون وكفرتم أكفاركم اكفر الكوافر وكفرت كافورا أكفره الكفرة

كَفَرَ kafara: ne pas croire en Dieu ( mécroire )/ être ingrat / ne pas avoir la foi religieuse, ne pas croire en Dieu

كَفَرَ kafara: cacher, celer / être ingrat envers quelqu'un / être infidèle, être incrédule, ne pas croire en Dieu unique / se cacher dans quelque chose ou par le biais de quelque chose / couvrir une action par une autre, ou un péché par quelque acte méritoire / faire une expiation / Pardonner à quelqu'un un péché ou un crime / Nier devoir quelque chose à quelqu'un, nier une dette / Blasphème.

كُفْر koufr : abjuration, impiété, incroyance, libertinage, apostasie
كُفْر koufr : abjuration, action de renoncer à une religion ou une opinion / impiété, mépris pour les choses religieuses, incroyance, absence de foi religieuse, irréligion, absence de convictions religieuses / libertinage / incrédulité, rationalisme areligieux, apostasie, abandon d'une religion ,d'une partie, d'une doctrine
كُفْران koufran: abjuration, impiété, incroyance, irréligion, apostasie
كافِر kafir: infidèle, apostat, athée, incrédule, incroyant, irréligieux / ingrat, oublieux / infidèle, qui ne croit pas au Dieu, apostat, qui a apostasié, athée, qui nie l'existence de Dieu, impie, qui méprise la religion, incrédule, qui met en doute les croyances religieuses, incroyant, qui n'a pas de foi religieuse, irréligieux, qui manifeste une absence de convictions religieuses / libertin / impie, incrédule, mécréant, incroyant, irréligieux

كَافِرُون kafirouna: apostat, athée, incroyant, infidèle mécréants / négateurs / objecteurs.

كَفَّار kafar: infidèle, athée, incrédule, incroyant, irréligieux

كَفَّارَة kafara: acte de regret

كَفُور kafour: infidèle, athée, impie, incrédule, incroyant, irréligieux, libertin.

مُكَفِّر moukafir: expiateur

A la différence de

يُؤْمِنُونَ  you'minouna (ils) croient

وَتُؤْمِنُونَ  watou'minouna et vous croyez

ءَامِنُوا۟  aminou : Ayez foi, Soyez confiants, rassurer, sécuriser, se fier à, faire confiance, pourvoir, garantir, approvisionner

ءَامَنُوٓا۟ amanou sont fidèles qui ont foi rassurer, sécuriser, se fier à, faire confiance, pourvoir, garantir, approvisionner

ءَامَنتُ amantou j'ai foi

verbe.
أَمُنَ ـ أَمانَة : être loyal, être fidèle
أَمِنَ ـ أَمْنًا ؤأَمَنًا ـ وأأمانًا : être en sureté
أَمِنَ إِلى : se confier à
أَمَّنَ ـ وائتَمَنَ ه على : confier quelque chose à quelqu'un
أَمِنَ لَه : faire confiance à quelqu'un
أَمِنَ شَرَّهُ ومن شَرِّه 'amin sharah wamin sharih: être à l'abri de la méchanceté de quelqu'un
آمَن إيمانًا ب
aman 'iymanana : croire en quelqu'un / avoir la foi, Croyez en la foi

nom.
إِئتِمَان 'itiman : confiance
أَمْن وأَمان
'amon wa 'aman : sécurité et de sûreté אָמֵן וְאָמֵן amén veamén Amen, et amen =
vérité = "assuré, établi".
أَمانَة ‘amana: Loyauté, fi
délité
إِيمان 'iman: croyance / foi
مُؤْمِن  moumin croyant, fidèle
مُؤْتَمَن moutaman celui en qui on a confiance

adjectif.
 أَمين  ‘oumana'   أُمَناء  'amyn: fidèle / loyal


Origine Étymologique Sémitique:
hébreu : אָמְנָה /‘omnah/ om-naw’ il est vrai , véritablement, en vérité : אֲמָנָה ‘amanah/ am-aw-naw’  foi, support, sûr, certain, vient de אָמֵן ‘amen/ aw-mane’ amen : vérité = "assuré, établi"; interjection : ainsi soit-il  אָמּנּ ou אָמֵן amén la lettre n en hébreu peut être נּ ou ן à ne pas confondre avec la lettre v ו vav-ou : אָמְנָם ‘omnam/ om-nawm’  vrai , certes , ainsi, vérité, véritablement, vraiment, sûrement אֻמְנָם ‘umnam/oom-nawm’ véritablement , donc , vraiment, en effet. ءَامَنَ amana a été confiant
آمنAman,  أَمِنَ ʾamina, être en sécurité, أَمُنَ ʾamuna, être digne de confiance, de la racine ء م ن ʾ-m-n.

Cette racine trilitère semble être la contraction de 2 racines bilitères "آم / אָמּ" prononcé "Am", "Oum" ou "Amama" renvoi à la mère, à la matrice, à l'ut2rus,  au berceau de la sécurité, à l'entité pourvoyante, au guide éducatif et à l'origine.
"
من / מּנּ" prononcé "Manne" ou "Mana" renvoi à la pureté, au don, à la gratitude, à la bonté, à la douceur et au miel, ce qui a été soigneusement élaboré.
"Am-Manna" donnant alors le champ sémantique de "fermeté", "le sentiment de sécurité et la confiance/foi qui en découle", la "reconnaissance de l'entité créatrice Miséricordieuse".
"Manna" manifestant ici l'action de bonté, de gratitude et de fidélité envers "Am" l'entité protectrice pourvoyante
.

مُّوقِنِينَ  mouqiniyna : de ceux qui sont certains . savoir ou connaître avec certitude, être certain ou évident, convaincu de quelque chose, être persuadé de, connaître le bien-fondé, l'authenticité de quelque chose, avoir l'assurance, avoir la certitude que

Cette racine comptabilise 28 apparitions dans le Coran sous diverses formes

Formats d'apparition dans le Coran :


يوقنون يقينا الموقنين توقنون اليقين موقنين واستيقنتها يقين موقنون بمستيقنين للموقنين ليستيقن ﴿ 

verbe.

يُوقِنُ  yūqinu être certain , croire fermement (forme IV) Troisième personne masculin singulier non-passé actif de l'indicatif de أَيْقَنَ ʾayqana

Verbe يُوقَنَّ  yūqanna croire Etre sur (forme IV) troisième personne féminin pluriel non-passé passif indicatif de أَيْقَنَ ʾayqana

يُوقِنْ  yūqin croire Etre sur (forme IV)Troisième personne masculin du singulier non-passé actif jussif de أَيْقَنَ ʾayqana

يُوقَنْ  yūqan croire Etre sur (forme IV) Troisième personne masculin singulier non-passé passif jussif de أَيْقَنَ ʾayqana

يُوقِنَّ  yūqinna croire Etre sur (forme IV) troisième personne féminin pluriel non-passé actif indicatif de أَيْقَنَ ʾayqana

يَقِنَ yaqin: savoir quelque chose avec certitude / être certain, être évident
تَيَقَّنَ tayaqan: n'avoir aucun doute
اِسْتَيقِن aistayqin : atteindre la certitude, chercher à être certain, chercher la certitude, devenir certain
nom.
يَقْن
yaqn: assurance
يَقِين yaqin: certitude, foi, conviction
تَيَقُّن tayaqoun: certitude, conviction
adjectif. / adverbe.
يَقَن tayaqoun: assurant
يَقَنَة yaqanat: crédule
يَقِين yaqin: certainement, positivement / indubitable, positif, sûr
يَقِينِيّ yaquini: certain, incontestable, incontesté, indéniable, indubitable, positif, sûr, apodictique, indiscutable, indiscuté
مُوقِن mouqin: certain, assuré, sûr
مُستَيقِن moustaquin: qui absolument certain, qui a atteint la certitude.

Sourate 10 يونسYoūnous Jonas verset 44

De la Période Mecquoise qui a la 51è place dans l’ordre chronologique. Sauf les versets 40-94-95-96 qi ont été révélé à Médine

יוֹנָה yôna(h)« colombe », يونس (Yūnous) est le Prophète des trois religions Abrahamiques que sont le Judaïsme, le Christianisme et l'Islam. Jonas en français vient du grec Ίωνας / Ionas

En vérité, Dieu n'est point injuste [oppresseur/ persécuteur] à l'égard des gens [humains / les autres / l’ humanité], mais ce sont les gens qui font du tord* à eux-mêmes.

* empiéter, opprimer, tyranniser, assombrir, s'obscurcir, s'assombrir, s’accuser d'injustice

   ﴿  إِنَّ ٱللَّهَ لَا يَظْلِمُ ٱلنَّاسَ شَيْـًٔا وَلَٰكِنَّ ٱلنَّاسَ أَنفُسَهُمْ يَظْلِمُونَ   

Ina Allaha la yaŽhlimou alnaça chay'an walakina alnaça anfouçahoum yaŽhlimouna

J’espère par ce tour d’horizon avec des explications de mots, de contexte et rappels historiques pas très réjouissant pour comprendre le sens du Texte Révélé aura permis à certains d’avoir un meilleur jugement sur son voisin quelque soit son orientation religieuse ou pas.

Je vous invite à lire le maximum de livres non pas que sur les religions mais sur vous-mêmes, en tant qu’humains et son passé historique à travers les millénaire depuis l’origine de la création de cette belle planète que l’on nomme Terre.

 Le premier mot de la dernière Révélation adressé à l’Humanité  dans le Coran  sourate 96 العلق    al-ʿAlaq le Caillot de sang (connue aussi sous le titre de Calame) verset 1

De la période Mecquoise qui occupe la 1er place dans l'ordre chronologique inspiré par Dieu en la Caverne du Mont Hira  غار حراء Ğār Ḥirā proche de la Mecque en l'année du mois de Ramadan 612 
évoque l'envoi de Muhammad sur lui le salut et la prière de Dieu lui donne l'ordre de proclamer Sa Dernière Révéltion le Coran القُرْآنal-Qurʾān
la Récitation Révélée..  « correspondant au verbe hébreu, קָרָא qara’ « Appelle! , récite! lis!, proclame!», « Invoque le Nom de ton Seigneur ». ». Ce verset était donc originellement un appel à la prière, à l'invocation, à l'obéissance envers Lui : formule Biblique 2 Chroniques chapitre 7 verset 14Symbole livre juif

-Si mon peuple sur qui est invoqué נִקְרָא (niqra) mon nom, s'humilie

 

 

il est dit au Prophète Muhammad qui ne savait pas lire et écrire de renvoyer ce Rappel à l'humanité en passant par sa proche communauté.C'est ce qu'il s'est fait depuis près de 15 siècles. Dieu l'Unique en est Témoin.

 Lis & Instruis-toi ! ٱقْرَأْ ﴿ Iqra =Lis ; récite ; apprend ; révèle. Transmet (oralement). aqra'a أَقْرَأَ : enseigner quelqu'un à lire .

Baudrier Gérard Ibrahim le Modérateur du site.

 

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