Circoncision خِتان

Circoncision خِتان

                                                                                                 LA CIRCONCISION خِتان

Sourire Mouslima   Rire Mouslim السلام عليكم

Quand il est mention du Prophète Muhammad il est conseillé de dire :

ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم ou ﷺ : « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui

 La circoncicion n'est PAS OBLIGATOIRE chez le Musulmans. (Chez les Juifs OUI) C'est une tradition abrahmique que les Musulmans observent mais dont la prescription ne figure pas dans le Coran. Elle est  recommandée et encouragée par la Sunna.

La circoncision (latin : circumcisio, « fait de couper autour, découpe ») désigne, dans sa forme la plus répandue, l’ablation totale ou partielle du prépuce, laissant ainsi le gland du pénis à découvert. C'est pourquoi elle est parfois qualifiée de mutilation génitale. Selon l’Organisation mondiale de la santé, en 2009, 661 millions d’hommes de plus de 15 ans seraient circoncis, soit environ 30 % de la population masculine mondiale.

La circoncision rituelle a été pratiquée pour des motifs culturels et religieux depuis l'Antiquité. Elle semble avoir pour lieu d'origine l’Égypte, où elle est attestée par les bas-reliefs et les textes dès le troisième millénaire avant J.-C.. Dans le judaïsme, ce rituel est appelé brit milah. Bien que n'étant pas mentionnée dans le Coran, la circoncision est pratiquée dans l'ensemble du monde musulman, où on la considère le plus souvent comme une sunna. Ce rite est également en usage chez les membres de l'Église copte orthodoxe et de l'Église éthiopienne orthodoxe.

Certaines populations pratiquent la circoncision sans motifs religieux mais par tradition, cohésion sociale, identité ou encore masculinité. Dans le monde anglo-saxon industrialisé, la circoncision a été promue à tort comme un moyen d'empêcher la masturbation, et un moyen d'hygiène et de réduction des risques d’infection. L'affirmation attribuant à la circoncision des bénéfices d'hygiène a depuis été nuancée par la recherche médicale, de même que la corrélation entre la circoncision et la masturbation. La pratique de la circoncision s’est accrue dans le monde anglo-saxon au début du XXe siècle jusqu'à devenir une opération de routine sur les nouveau-nés mais, suscitant de vives polémiques, elle y est toutefois en baisse constante depuis la fin du XXe siècle. Si aucune organisation médicale des pays anglo-saxons ne recommande la circoncision prophylactique (c’est-à-dire comme prévention des maladies) de jeunes enfants, leurs avis présentent dans le détail des nuances : l’American Academy of Pediatrics estime que les avantages liés à l'opération l'emportent sur les risques tout en ne recommandant pas la circoncision de routine et en laissant le choix final aux parents, quand le Royal Australasian College of Physicians souligne le problème de consentement de l'enfant et le rôle fonctionnel du prépuce.
En Europe, la Royal Dutch Medical Association, la Swedish Paediatric Society, la British Association of Paediatric Urologists, la Société suisse de chirurgie pédiatrique et la Société allemande pour la chirurgie de l’enfant ont notamment protesté contre la circoncision non thérapeutique des enfants, soulignant l'absence de bénéfices médicaux, les risques de complications et les problèmes liés à l'éthique et au droit à l'intégrité physique. Ces différents avis sont le reflet des nombreuses controverses (qu'elles soient médicales, juridiques ou sociétales) liées à la circoncision non thérapeutique des mineurs.

Lorsqu'elle est effectuée pour des raisons thérapeutiques, principalement comme un des traitements contre les cas graves de phimosis et le paraphimosis, la circoncision est alors appelée « posthectomie » et concerne 10 hommes sur 1 000.

vidéo CIRCONCISION MODERNE (pour les enfants mineurs à regarder avec autorisation de vos parents)

https://www.youtube.com/watch?v=PQAPTDAlGGI

Des études du NIH et de l'ANRS réalisées à Orange Farm (Afrique du Sud) en 2005, puis au Kenya et Ouganda en 2006, ont conclu que la circoncision y réduisait de 51 % à 60 % le risque de transmission hétérosexuelle du VIH uniquement de l'homme par la femme, dans le cadre de rapports sexuels non protégés par le préservatif. Ces études n'ont pas observé d'effet sur le risque de transmission inverse (de la femme par l'homme), ni le risque de transmission hétérosexuelle par voie anale ni par rapport homosexuel.

Se fondant sur ces études, l'OMS et l'ONUSIDA ont publié en des recommandations pour intégrer la circoncision dans leur programme de mesures de prévention du sida en Afrique subsaharienne dans les zones à haute prévalence, pour les hommes informés et volontaires ainsi que pour les mineurs suffisamment matures pour prendre une décision libre et renseignée, ou avec le consentement de leurs parents s'ils ne sont pas en âge de donner leur assentiment. En outre, ce document indique que « la circoncision ne confère qu’une protection partielle » et qu'il convient de préconiser pour les hommes circoncis « l’utilisation correcte et régulière des préservatifs masculins et féminins, comme pour les hommes non circoncis ». Le Conseil national du sida français estime que la circoncision est « une modalité discutable de réduction des risques de transmission du VIH ».

 CIRCONCISION En islam

 Le dernier des Prophètes, Muhammad ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم : « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui a dit, ce qui signifie : "Cinq pratiques sont inhérentes à la nature humaine : la circoncision, l'épilation du pubis, la taille des moustaches, la coupe des ongles et l'épilation des aisselles." (cette parole est rapporté par Al Bukhari, et Muslim).

Bien que non-mentionnée dans le Coran, la circoncision est pratiquée par la majorité des musulmans qui représentent 68 % des hommes circoncis dans le monde. Les oulémas se divisent en deux opinions au sujet de la circoncision : obligation ou forte recommandation. Elle est mentionnée dans plusieurs hadiths (appelée khitân), mais pas dans le Coran. Par exemple, le hadith 4:575 de Abu Huraira « L’envoyé de Dieu a dit, Abraham  (Ibrahim)se circoncit lui-même à l’âge de 80 ans à l’aide d’une herminette. ». Ailleurs, le Prophète de l’islam  Muhammad

ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم : « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur luidéclare aux nouveaux convertis « Débarrassez vous des cheveux longs des païens et soyez circoncis. »(Chapitre 3, 4e partie « Al-amr bi al-Ma‘ruf   امر بالمعروف  connaissance de la vertu », in Islam de John A. Williams, 1962.)

Au travers de l’« Alliance offerte par Dieu à Abraham », Abraham, Ibrahim en islam, serait l’instaurateur de la circoncision pour des raisons divines. Dans la mesure où Ibrahim est l’un des plus importants prophètes pour les musulmans, cela pourrait expliquer la pratique de la circoncision. Par ailleurs, toujours dans la tradition musulmane, le premier enfant à avoir été circoncis est Ismaïl, le Prophète dont la lignée aurait donné les Arabes. Cela explique pourquoi la plupart des enfants sont circoncis lorsqu’ils sont âgés entre 4 et 13 ans. En Iran, elle a lieu le plus souvent le jour même de la naissance. Ailleurs, l’âge où l’enfant est circoncis est très variable, même si le plus souvent sept ans est considéré comme le meilleur âge. L’important est que l’opération ait lieu avant la puberté et les premiers signes d’éveils sexuels. La circoncision en islam pourrait aussi refléter la survivance de rites plus anciens

 Al-Mannawiالمناوي   1541-1622 rapporte de l’imam Al-Razi  رازی  854-925

Le gland est très sensible. S’il reste caché dans le prépuce, il fortifie le plaisir lors de l’accouplement. Si le prépuce est coupé, le gland se durcit et le plaisir s’affaiblit. C’est ce qui convient le mieux dans notre loi: réduire le plaisir sans le supprimer totalement, un juste milieu entre l’excès et la négligence

- Ahmad Ibn Hanbal  780  الإمام أحمد بن حنبل-855 rapporte dans son recueil qu’Uthman Ibn Abu-al-As عثمان بن أبي العاص (d. 671) a été invité à une circoncision. N’étant pas venu, on le lui a reproché. Il a répondu: « Du temps du Prophète Muhammad nous ne pratiquions pas la circoncision et nous n’y étions pas invités. »

Al-Nawawi  النووي 1233- 1277 rapporte d’Ibn-al-Mundhir بن المنذر (d. 931) qu’il n’existe en matière de circoncision ni interdiction, ni date précise, ni sunnah à suivre, et que les choses restent dans le domaine du permis. Ce qui signifie qu’on était libre de circoncire ou de ne pas circoncire.

- Al-Tabari طبری  838-923 dit que le Calife Umar 2 ibn ʿAbd Al-ʿAzīz  أبو حفص عمر بن عبد العزيز ,  682 - 720 a écrit à son général d’armée Al-Jarrah Ibn Abd-Allah (d. 730) après avoir conquis la région de Kharassan: « Celui qui prie devant toi vers la Mecque, dispense-le du paiement du tribut ». Les gens se sont pressés alors de se convertir à l’islam. On a indiqué alors au général que les gens se convertissaient pour ne pas payer le tribut et qu’il lui fallait les soumettre à l’épreuve de la circoncision. Le général a consulté le Calife. Celui-ci lui a répondu: « Dieu a envoyé Muhamad pour appeler les gens à l’islam et non pas pour les circoncire. »

 

« Alors que les auteurs musulmans insistent sur la nécessité que l’opération soit faite par un médecin musulman ayant de l’expérience, la grande majorité des opérations est faite par des barbiers. »

 

En France, les musulmans désirant circoncire leur enfant le font normalement à l’hôpital, mais certains le font chez des mohels (circonciseur juif).

 

A propos de l’âge auquel l’enfant doit être circoncis,« Chez les musulmans, il n’y pas de date précise. Les juristes classiques disent qu’il est préférable que l’enfant soit circoncis dès ses premiers jours, et que dans tous les cas il ne doit pas atteindre la puberté intact. »

« Contrairement aux juifs, les musulmans ne font pas accompagner la circoncision d’un rituel religieux même si la circoncision a un sens religieux chez eux. »

« Les juristes classiques disent qu’il est souhaitable que la circoncision masculine soit suivie d’un repas pour les invités, et que la circoncision féminine soit faite en toute discrétion.

Les coutumes relatives à la circoncision varient selon le pays, la région et le milieu social. On préfère généralement qu’elle soit faite dans un jour propice comme une fête religieuse.

La circoncision masculine consiste à couper le prépuce. L’important est que le gland soit découvert. Si la partie coupée est insuffisante, il faut recommencer l’opération. »

sourate 95 التين   at-tīn  le figuier verset 4

.لَقَدْ خَلَقْنَا الْإِنسَانَ فِي أَحْسَنِ تَقْوِيمٍ
 En vérité, Nous avons doté l'homme, en le créant, de la forme la plus parfaite,

 Laqad khalaqna al-insana fee ahsani taqweemin

sourate 30  al-Rum les Romains (Grecs) verset 30

فَأَقِمْ وَجْهَكَ لِلدِّينِ حَنِيفاً فِطْرَةَ اللَّهِ الَّتِي فَطَرَ النَّاسَ عَلَيْهَا لَا تَبْدِيلَ لِخَلْقِ اللَّهِ ذَلِكَ الدِّينُ الْقَيِّمُ وَلَكِنَّ أَكْثَرَ النَّاسِ لَا يَعْلَمُونَ
 Consacre-toi à la religion, en monothéiste sincère ! C'est Dieu qui a voulu que cette croyance fût inhérente à la nature de l'homme. Et l'ordre établi par Dieu ne saurait être modifié. Telle est la religion de la rectitude, mais la plupart des hommes n'en savent rien.

Faaqim wajhaka lilddeeni haneefan fitrata Allahi allatee fatara alnnasa AAalayha la tabdeela likhalqi Allahi thalika alddeenu alqayyimu walakinna akthara alnnasi la yaAAlamoona

Les doctes ont divergé à ce sujet :
 

Pour As-Sha'bî شعبي Rabî'a ربيعة, Al-Awza'i الأوزاعي, Yahya ibn Saïd Al Ansari, يحيى بن سعيد الأنصاري Malik مالك, As-Shafii شافي  et Ahmad أحمد, cette pratique est obligatoire.

Malik مالك est d'ailleurs allé plus loin en réfutant l'imamat إِمامة et le témoignage de celui qui n'est pas circoncis.

Quant à Hassan Al Basri حسن البصري et Abû Hanifa, أبو حنيفة cette pratique est plutôt sunna et non obligatoire.

Ibn Abû Moussa, ابن أبو موسى un des disciples d’Ahmad أحمد, pense qu'elle est une "sunna Mouakkada السنة المقدسة  tradition de la naissance" vivement recommandée.

Il est rapporté dans une version d'Ahmad أحمد,  que ce n'est pas obligatoire pour les femmes
 EXCISION DES FEMMES

Une excision est, dans son sens le plus général, l'ablation d'une partie de tissu biologique. Mais le terme excision est plus communément utilisé pour désigner l'ablation du capuchon clitoridien voire du clitoris en entier.

L'excision du clitoris, qui est une mutilation génitale féminine (MGF), implique l’ablation de la partie externe prépondérante du clitoris (clitoridectomie) et de son capuchon. Elle est parfois accompagnée de l'ablation des petites lèvres et de la suture des grandes lèvres. Cette mutilation est illégale dans la plupart des pays du monde. De nombreuses organisations militent pour son abolition mondiale. L'excision présente plusieurs variantes qui diffèrent par l’étendue de l’ablation et les pratiques annexes.

Géographiquement, la pratique se rencontre dans de nombreuses parties du monde. Elle est la plus courante en Afrique subsaharienne et dans quelques régions du Proche-Orient (Egypte) et de l’Asie du Sud-Est (Indonésie et Malaisie). Dans les pays occidentaux, ces pratiques se retrouvent dans les communautés issues de ces pays. Selon les pays, la proportion de femmes excisées varie de façon importante, allant de 1,4 % au Cameroun à 96 % en Guinée au début des années 2000.

On considère qu’environ 100 à 140 millions de femmes ont subi une excision (principalement en Afrique). Environ 2 millions de fillettes sont susceptibles de subir une telle mutilation tous les ans. Selon une étude de l'INED, 50 000 femmes ont subi des mutilations sexuelles et vivent actuellement en France.

Une pratique traditionnelle

Les pratiques d'excision sont considérées comme traditionnelles dans la mesure où elles se sont installées dans un contexte animiste ou pharaonique (c’est-à-dire bien avant l'arrivée des grandes religions monothéistes dans ces contrées). L'excision fait souvent office de rite de passage et de reconnaissance de la petite fille dans sa société.

L’excision est actuellement défendue au nom de :

  • la préservation de la virginité (considérée comme un idéal féminin au mariage),
  • l’amélioration du plaisir sexuel masculin (par le rétrécissement du vagin ou de l’orifice vaginal)
  • l'interdiction de l'accès à l'orgasme des femmes (considéré comme malsain par les partisans de l’excision),
  • raisons hygiéniques,
  • raisons esthétiques,
  • patrimoine culturel ou traditionnel (initiation à l’état de femme, peur que le clitoris n'empoisonne l'homme ou l'enfant à la naissance...).

Dans de nombreux cas, on observe que les mères participent activement aux mutilations de leur(s) fille(s) dans le but d’améliorer leurs chances de faire un « bon » mariage.

Des communautés chrétiennes au Ghana ou au Togo, du sud du Nigeria, du Burkina Faso, du Kenya et de l'Afrique de l'est, en général, pratiquent les mutilations sexuelles ainsi que des communautés musulmanes et la communauté juive des Falashas. פלאשים en hébreux  , الفلاشا « juifs éthiopiens »

Les sources religieuses juives et chrétiennes ne font pas mention de cette pratique. D'autres communautés comme les dawoodi bohras, une communauté chiite ismaélienne, venue d'Égypte et maintenant installée dans l'ouest de l'Inde, continuent de la pratiquer. Quelques femmes s'élèvent pour la combattre , comme Tasleem  तसलीम  طسلم , une femme bohra Inde de 40 ans qui a envoyé le 14 octobre 2011 au chef religieux de la communauté l Muhammed Burhanuddin محمد برھان الدین un rasoir et une photo d'une petite fille en train de pleurer et a lancé une pétition en ligne .

En Égypte plus de 90 % des Égyptiennes en âge d’avoir des enfants ont subi une excision (en 2008),

S'il est vrai que l'excision n'est pas mentionnée explicitement dans le Coran, on retrouve l'excision (khifâd خِفَض ) est recommandé pour les filles dans le rite musulman malékite et la circoncision (khitân ختان‎‎ ) est une pratique obligatoire pour les enfants mâles.

EN FRANCE : Aujourd'hui l’excision constitue une atteinte à la personne. Elle entre dans le cadre des violences ayant entraîné une mutilation permanente, délit passible de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende dans le cas général. Lorsque la victime est mineure de 15 ans, cela devient un crime passible de 15 ans de réclusion criminelle, 20 ans si le coupable est un ascendant légitime (Art 222-9 et 222-10 du Code pénal). Une interdiction du territoire d’une durée de cinq ans peut également être prononcée (Art. 222-47 du Code pénal).

Pays où l'excision se pratique traditionnellement

En Afrique, on recense 28 pays où les mutilations sexuelles féminines sont pratiquées. La proportion de femmes excisées varie selon les pays. Trois groupes peuvent être distingués (chiffres au début des années 2000):

  • les pays où la grande majorité des femmes sont excisées soit plus de 85 % : Djibouti, Égypte, Éthiopie, Érythrée, Guinée, Mali, Sierra Leone, Somalie, Soudan.
  • les pays où seules certaines fractions de la population étant touchées et où 25 à 85 % des femmes sont excisées, proportion variant selon l’ethnie, la catégorie sociale et la génération : Burkina Faso, Centrafrique, Côte d'Ivoire, Gambie, Guinée-Bissau, Kenya (bien qu'elle soit interdite depuis 2001), Liberia, Mauritanie, Sénégal, Tchad.
  • les pays où seules quelques minorités ethniques sont concernées et où la proportion d’excisées est inférieure à 25 % : Bénin, Cameroun, Ghana, Niger, Nigeria, Ouganda, République démocratique du Congo, Tanzanie, Togo.

Selon l’UNICEF, 13 pays africains disposent de lois réprimant les mutilations sexuelles féminines et autres types de violences faites aux femmes.

 En islam, la "circoncision" féminine (même sous sa forme a) citée ci-dessus) ne fait l'objet ni d'une obligation, ni d'une forte recommandation (comme c'est le cas pour la circoncision masculine), ni même d'une simple recommandation. Des Hadîths la recommandant, aucun n'est authentique sahîh صحيح  ni même fiable hassan حسن  : Fiqh us-sunna فقه السنّة , tome 1 p. 33, Tahrîr ul-mar'a, tome 6 p. 150.

 Dans certaines régions du monde, une certaine forme de circoncision féminine était pratiquée, et c'était le cas en Arabie à l'époque du Prophète (sur lui la paix). Le Prophète ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  : « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui a mis comme condition à cette pratique locale le fait que cela reste dans le cadre de la forme a) et que cela ne prenne pas la forme b) (ne parlons pas de la forme c ou d). Il a dit à une femme de Médine : "N'enlève pas. Cela sera source de plaisir pour la femme et apprécié par le mari." (apporté par Aboû Dâoûd
أبو داود , authentifié par Al-Albânî الألباني .

Le savant Al-Azîm Abâdî écrit en commentaire des mots "apprécié par le mari", employés par le Prophète  ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم : « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui: "Ceci parce que lorsque le mari fait à sa femme des attouchements sur ses lèvres et son clitoris (…), la femme en ressent du plaisir au point d'atteindre parfois l'orgasme sans qu'il y ait pénétration. En effet, cette partie du corps est très innervée et donc très délicate.

C'est pour cette raison que le Prophète ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  : « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui a ordonné de ne pas l'enlever, afin que la femme ressente du plaisir. Son mari appréciera alors d'avoir des jeux amoureux faits avec elle (…). Et tout ceci sera la cause de plus d'amour et d'entente entre l'époux et l'épouse. Tout ce que j'ai écrit là est mentionné dans les ouvrages de médecine." (
عون المعبود شرح سنن أبو داود 'Awn ul-ma'bûd sharh sunan Abou Dâoûd, commentaire du Hadîth sus-cité).

La limite fixée par le Prophète  ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  : « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur luia donc justement comme objectif que l'épouse ne soit pas privée d'un droit qui lui était déjà reconnu par les sources musulmanes : la satisfaction sur le plan intime. D'ailleurs le droit musulman reconnaît comme cause légitimant le divorce au profit de l'épouse le fait que son mari soit impuissant ou refuse d'avoir des relations intimes avec elle. Nous sommes donc ici exactement à l'opposé de l'objectif poursuivi dans d'autres cultures, qui est de priver la femme du plaisir qui lui revient au moment de l'acte intime.

 

 

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