Circoncision خِتان khitân

Circoncision خِتان khitân

                                                                                                 LA CIRCONCISION خِتان

Sourire Mouslima   Rire Mouslim السلام عليكم

Quand il est mention du Prophète Muhammad il est conseillé de dire :

ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم ou ﷺ : « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui

 La circoncicion n'est PAS OBLIGATOIRE chez le Musulmans. (Chez les Juifs OUI) C'est une tradition abrahmique que les Musulmans observent mais dont la prescription ne figure pas dans le Coran. Elle est  recommandée et encouragée par la Sunna.

La circoncision (latin : circumcisio, « fait de couper autour, découpe ») désigne, dans sa forme la plus répandue, l’ablation totale ou partielle du prépuce, laissant ainsi le gland du pénis à découvert. C'est pourquoi elle est parfois qualifiée de mutilation génitale. Selon l’Organisation mondiale de la santé, en 2009, 661 millions d’hommes de plus de 15 ans seraient circoncis, soit environ 30 % de la population masculine mondiale.

La circoncision rituelle a été pratiquée pour des motifs culturels et religieux depuis l'Antiquité. Elle semble avoir pour lieu d'origine l’Égypte, où elle est attestée par les bas-reliefs et les textes dès le troisième millénaire avant notre ère.

Dans le Judaisme

la circoncision  בְרִית מִילָה bə'rīt mī'lā  «alliance » connu pour les nouveau-nés juifs mâles où l'on n'effectue pas de circoncision par alliance de paix ברית שלום Brit Shalom symbolise  Le rachat du fils « premier-né »

Pentateuque תורה ▼ Nombres במדבר ▼  Kora'h קרח ▼ Chapitre  18 ▼ Verset  15 ▼

כָּל-פֶּטֶר רֶחֶם לְכָל-בָּשָׂר אֲשֶׁר-יַקְרִיבוּ לַיהוָה, בָּאָדָם וּבַבְּהֵמָה--יִהְיֶה-לָּךְ: אַךְ פָּדֹה תִפְדֶּה, אֵת בְּכוֹר הָאָדָם, וְאֵת בְּכוֹר-הַבְּהֵמָה הַטְּמֵאָה, תִּפְדֶּה

Tout premier fruit des entrailles d'une créature quelconque, lequel doit être offert au Seigneur, homme ou bête, sera à toi. Seulement, tu devras libérer le premier né de l'homme, et le premier né d'un animal impur, tu le libéreras aussi.

 kol-pètèr rèh'èm lekhal-basar ashèr-yaqeriyvou lhashem baadam ouvabehémah yiheyèh-llakhe akhe padoh thipheddèh éth bekhor haadam vaéth bekhor-habehémah hatteméah tthipheddèh

 Ce rite est également en usage chez les membres de l'Église copte orthodoxe et de l'Église éthiopienne orthodoxe.

Certaines populations pratiquent la circoncision sans motifs religieux mais par tradition, cohésion sociale, identité ou encore masculinité. Dans le monde anglo-saxon industrialisé, la circoncision a été promue à tort comme un moyen d'empêcher la masturbation, et un moyen d'hygiène et de réduction des risques d’infection. L'affirmation attribuant à la circoncision des bénéfices d'hygiène a depuis été nuancée par la recherche médicale, de même que la corrélation entre la circoncision et la masturbation. La pratique de la circoncision s’est accrue dans le monde anglo-saxon au début du 20è siècle jusqu'à devenir une opération de routine sur les nouveau-nés mais, suscitant de vives polémiques, elle y est toutefois en baisse constante depuis la fin du 20è siècle. Si aucune organisation médicale des pays anglo-saxons ne recommande la circoncision prophylactique (c’est-à-dire comme prévention des maladies) de jeunes enfants, leurs avis présentent dans le détail des nuances : l’American Academy of Pediatrics estime que les avantages liés à l'opération l'emportent sur les risques tout en ne recommandant pas la circoncision de routine et en laissant le choix final aux parents, quand le Royal Australasian College of Physicians souligne le problème de consentement de l'enfant et le rôle fonctionnel du prépuce.
En Europe, la Royal Dutch Medical Association, la Swedish Paediatric Society, la British Association of Paediatric Urologists, la Société suisse de chirurgie pédiatrique et la Société allemande pour la chirurgie de l’enfant ont notamment protesté contre la circoncision non thérapeutique des enfants, soulignant l'absence de bénéfices médicaux, les risques de complications et les problèmes liés à l'éthique et au droit à l'intégrité physique. Ces différents avis sont le reflet des nombreuses controverses (qu'elles soient médicales, juridiques ou sociétales) liées à la circoncision non thérapeutique des mineurs.

Lorsqu'elle est effectuée pour des raisons thérapeutiques, principalement comme un des traitements contre les cas graves de phimosis et le paraphimosis, la circoncision est alors appelée « posthectomie » et concerne 10 hommes sur 1 000.

vidéo CIRCONCISION MODERNE (pour les enfants mineurs à regarder avec autorisation de vos parents)

https://www.youtube.com/watch?v=PQAPTDAlGGI

Des études du NIH et de l'ANRS réalisées à Orange Farm (Afrique du Sud) en 2005, puis au Kenya et Ouganda en 2006, ont conclu que la circoncision y réduisait de 51 % à 60 % le risque de transmission hétérosexuelle du VIH uniquement de l'homme par la femme, dans le cadre de rapports sexuels non protégés par le préservatif. Ces études n'ont pas observé d'effet sur le risque de transmission inverse (de la femme par l'homme), ni le risque de transmission hétérosexuelle par voie anale ni par rapport homosexuel.

Se fondant sur ces études, l'OMS et l'ONUSIDA ont publié en des recommandations pour intégrer la circoncision dans leur programme de mesures de prévention du sida en Afrique subsaharienne dans les zones à haute prévalence, pour les hommes informés et volontaires ainsi que pour les mineurs suffisamment matures pour prendre une décision libre et renseignée, ou avec le consentement de leurs parents s'ils ne sont pas en âge de donner leur assentiment. En outre, ce document indique que « la circoncision ne confère qu’une protection partielle » et qu'il convient de préconiser pour les hommes circoncis « l’utilisation correcte et régulière des préservatifs masculins et féminins, comme pour les hommes non circoncis ». Le Conseil national du sida français estime que la circoncision est « une modalité discutable de réduction des risques de transmission du VIH ».

 Circoncision  en Islam  "musulmane" ختان  الإسلام   khitân al 'Islam

Khitân  ختان ou purification طهور Touhour  طهارة Tahara

La circoncision fait partie des pratiques de l’Islam, des actes naturels intégrés dans la religion d’Abraham إبراهيم Ibrahim paix et salut sur lui    صلى الله عليه وسلم  sala Allah alayh wa salam . La circoncision n’est pas demandée par le Coran, elle ne bénéficie pas d’un statut privilégié en Islam

Bien avant l'islam, la circoncision était déjà observée par les Arabes qui, traditionnellement, l'opéraient à l'âge auquel Ismaël est censé avoir été circoncis, soit 13 ans Genèse, 17 : 10-12

 Elle est mentionnée dans plusieurs hadiths (appelée ختان  khitân), 

Un  avis dominant est corroboré par un autre hadith selon lequel Muhammad ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم : « que la paix et la prière (bénédiction) de Dieu soient sur lui aurait exhorté les nouveaux convertis à l'islam en ces termes : « Débarrassez-vous des cheveux longs des païens et soyez circoncis. » (Il est à noter que les cheveux longs correspondent à l'ancienne pratique bédouine).reférence : Chapitre 3, 4è partie «La promotion de la vertu الأمر بالمعروف  Al-amr bi al-Ma‘ruf », l’Islam de John A. Williams, 1962. Hadith  4:575 d'Abu Hurayra, « L’envoyé de Dieu a dit, Abraham إبراهيم Ibrahim se circoncit lui-même à l’âge de 80 ans à l’aide d’une herminette. » et du m^me raporteur: un compagnon de Muhammad, aurait déclaré: "Cinq choses sont indispensables: la circoncision, le rasage des poils pubiens avec un rasoir, le rasage de la moustache, la coupe des ongles et l'arrachage des aisselles" (rapporté dans les hadiths de Sahih al -Bukhari 5890 Livre 77, Hadith 107,  Vol. 7, livre 72, Hadith 778 et Sahih Muslim 261a Livre 2, Hadith 71 Livre 2, Hadith 502)

حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ أَبِي رَجَاءٍ، حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ سُلَيْمَانَ، قَالَ سَمِعْتُ حَنْظَلَةَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ مِنَ الْفِطْرَةِ حَلْقُ الْعَانَةِ، وَتَقْلِيمُ الأَظْفَارِ، وَقَصُّ الشَّارِبِ ‏"‏‏

hadathana 'Ahmad ibn 'abi Jaja'in, hadathana 'Ishaq ibn Sulaymana, qal samiet hanzalata, an nafiein, an ibn Oumar rada Allah anhouma 'anna Raçoul Alllah salaa Allah alayh wa salam qal ‏ "‏ min al fitrat halq alanati, wa taqlim al'azfari, wa qass al sharib "

version Muslim

عَشْرٌ مِنَ الْفِطْرَةِ قَصُّ الشَّارِبِ وَإِعْفَاءُ اللِّحْيَةِ وَالسِّوَاكُ وَاسْتِنْشَاقُ الْمَاءِ وَقَصُّ الأَظْفَارِ وَغَسْلُ الْبَرَاجِمِ وَنَتْفُ الإِبْطِ وَحَلْقُ الْعَانَةِ وَانْتِقَاصُ الْمَاءِ

Le Messager de Dieu ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم : « que la paix et la prière (bénédiction) de Dieu soient sur lui a dit: Dix sont les actes selon fitra: couper la moustache, laisser pousser la barbe, utiliser le bâton pour les dents, aspirer de l'eau dans le nez, couper les ongles, laver les articulations des doigts, épiler les cheveux sous les aisselles, rasant le pubis et nettoyant ses parties intimes avec de l'eau. Le narrateur a dit: J'ai oublié le dixième, mais cela a peut-être, rincer la bouche.

 

Au travers de l’« Alliance offerte par Dieu à Abraham Abraham إبراهيم Ibrahim , serait l’instaurateur de la circoncision pour des raisons divines. Dans la mesure où Ibrahim est l’un des plus importants prophètes pour les musulmans, cela pourrait expliquer la pratique de la circoncision. Par ailleurs, toujours dans la tradition musulmane, le premier enfant à avoir été circoncis est Ismaïl, le Prophète dont la lignée aurait donné les Arabes. Cela explique pourquoi la plupart des enfants sont circoncis lorsqu’ils sont âgés entre 4 et 13 ans. En Iran, elle a lieu le plus souvent le jour même de la naissance. Ailleurs, l’âge où l’enfant est circoncis est très variable, même si le plus souvent sept ans est considéré comme le meilleur âge. L’important est que l’opération ait lieu avant la puberté et les premiers signes d’éveils sexuels. La circoncision en islam pourrait aussi refléter la survivance de rites plus anciens

 Al-Mannawiالمناوي   1541-1622 rapporte de l’imam Al-Razi  رازی  854-925

Le gland est très sensible. S’il reste caché dans le prépuce, il fortifie le plaisir lors de l’accouplement. Si le prépuce est coupé, le gland se durcit et le plaisir s’affaiblit. C’est ce qui convient le mieux dans notre loi: réduire le plaisir sans le supprimer totalement, un juste milieu entre l’excès et la négligence

- Ahmad Ibn Hanbal  780  الإمام أحمد بن حنبل-855 rapporte dans son recueil qu’Uthman Ibn Abu-al-As عثمان بن أبي العاص (dédédé vers . 671) a été invité à une circoncision. N’étant pas venu, on le lui a reproché. Il a répondu: « Du temps du Prophète Muhammad nous ne pratiquions pas la circoncision et nous n’y étions pas invités. »

Al-Nawawi  النووي 1233- 1277 rapporte d’Ibn-al-Mundhir بن المنذر (décédé vers. 931) qu’il n’existe en matière de circoncision ni interdiction, ni date précise, ni sunnah à suivre, et que les choses restent dans le domaine du permis. Ce qui signifie qu’on était libre de circoncire ou de ne pas circoncire.

- Al-Tabari طبری  838-923 dit que le Calife Umar 2 ibn ʿAbd Al-ʿAzīz  أبو حفص عمر بن عبد العزيز ,  682 - 720 a écrit à son général d’armée Al-Jarrah Ibn Abd-Allah (dédédé vers. 730) après avoir conquis la région de Kharassan: « Celui qui prie devant toi vers la Mecque, dispense-le du paiement du tribut ». Les gens se sont pressés alors de se convertir à l’islam. On a indiqué alors au général que les gens se convertissaient pour ne pas payer le tribut et qu’il lui fallait les soumettre à l’épreuve de la circoncision. Le général a consulté le Calife. Celui-ci lui a répondu: « Dieu a envoyé Muhammad pour appeler les gens à l’islam et non pas pour les circoncire. »

 

« Alors que les auteurs musulmans insistent sur la nécessité que l’opération soit faite par un médecin musulman ayant de l’expérience, la grande majorité des opérations est faite par des barbiers. »

 

En France, les musulmans désirant circoncire leur enfant le font normalement à l’hôpital, mais certains le font chez un mohel מוהל en hébreu, מוֹהֲלִים mohalim au pluriel (מוהלים circonciseur juif). En Araméen: וֹהֲלָא mohala, "circonciseur"

Bibliquement, le père du nourrisson (le fils de son ère) אבי הבנ avi haben est chargé de pratiquer lui-même la circoncision.

 

A propos de l’âge auquel l’enfant doit être circoncis,« Chez les musulmans, il n’y pas de date précise. Les juristes classiques disent qu’il est préférable que l’enfant soit circoncis dès ses premiers jours, et que dans tous les cas il ne doit pas atteindre la puberté intact. »

« Contrairement aux juifs, les musulmans ne font pas accompagner la circoncision d’un rituel religieux même si la circoncision a un sens religieux chez eux. »

« Les juristes classiques disent qu’il est souhaitable que la circoncision masculine soit suivie d’un repas pour les invités, et que la circoncision féminine soit faite en toute discrétion.

Les coutumes relatives à la circoncision varient selon le pays, la région et le milieu social. On préfère généralement qu’elle soit faite dans un jour propice comme une fête religieuse.

La circoncision masculine consiste à couper le prépuce. L’important est que le gland soit découvert. Si la partie coupée est insuffisante, il faut recommencer l’opération. »

sourate 95 التين   at Tīn  le Figuier verset 4

Période Mecquoise, qui occupe la 28è place dans l'ordre chronologique

.لَقَدْ خَلَقْنَا الْإِنسَانَ فِي أَحْسَنِ تَقْوِيمٍ
 En vérité, Nous avons doté l'homme, en le créant, de la forme la plus parfaite,

 Laqad khalaqna al insan fi ahsani taqwimin

sourate 30  al Rum les Romains (Grecs) verset 30

Période Mecquoise, qui occupe la 84è place dans l'ordre chronologique

فَأَقِمْ وَجْهَكَ لِلدِّينِ حَنِيفاً فِطْرَةَ اللَّهِ الَّتِي فَطَرَ النَّاسَ عَلَيْهَا لَا تَبْدِيلَ لِخَلْقِ اللَّهِ ذَلِكَ الدِّينُ الْقَيِّمُ وَلَكِنَّ أَكْثَرَ النَّاسِ لَا يَعْلَمُونَ

 Consacre-toi à la religion, en monothéiste sincère ! C'est Dieu qui a voulu que cette croyance fût inhérente à la nature de l'homme. Et l'ordre établi par Dieu ne saurait être modifié. Telle est la religion de la rectitude, mais la plupart des hommes n'en savent rien.

Faaqim wa jhaka lilddini hanifan fitrata Allahi allati fatara al nas Aalayha la tabdil likhalqi Allahi thalika al Dinu al qayyimou wa lakinna akthara a nnasi la yaAlamoun'

Les doctes ont divergé à ce sujet :
 

Pour As-Sha'bî شعبي Rabî'a ربيعة, Al-Awza'i الأوزاعي, Yahya ibn Saïd Al Ansari, يحيى بن سعيد الأنصاري Malik مالك, As-Shafii شافي  et Ahmad أحمد, cette pratique est obligatoire.

Malik مالك est d'ailleurs allé plus loin en réfutant l'imamat إِمامة et le témoignage de celui qui n'est pas circoncis.

Quant à Hassan Al Basri حسن البصري et Abû Hanifa, أبو حنيفة cette pratique est plutôt sunna et non obligatoire.

Ibn Abû Moussa, ابن أبو موسى un des disciples d’Ahmad أحمد, pense qu'elle est une "sunna Mouakkada السنة المقدسة  tradition de la naissance" vivement recommandée.

Il est rapporté dans une version d'Ahmad أحمد,  que ce n'est pas obligatoire pour les femmes
 EXCISION DES FEMMES

Une excision est, dans son sens le plus général, l'ablation d'une partie de tissu biologique. Mais le terme excision est plus communément utilisé pour désigner l'ablation du capuchon clitoridien voire du clitoris en entier.

L'excision du clitoris, qui est une mutilation génitale féminine (MGF), implique l’ablation de la partie externe prépondérante du clitoris (clitoridectomie) et de son capuchon. Elle est parfois accompagnée de l'ablation des petites lèvres et de la suture des grandes lèvres. Cette mutilation est illégale dans la plupart des pays du monde. De nombreuses organisations militent pour son abolition mondiale. L'excision présente plusieurs variantes qui diffèrent par l’étendue de l’ablation et les pratiques annexes.

Géographiquement, la pratique se rencontre dans de nombreuses parties du monde. Elle est la plus courante en Afrique subsaharienne et dans quelques régions du Proche-Orient (Egypte) et de l’Asie du Sud-Est (Indonésie et Malaisie). Dans les pays occidentaux, ces pratiques se retrouvent dans les communautés issues de ces pays. Selon les pays, la proportion de femmes excisées varie de façon importante, allant de 1,4 % au Cameroun à 96 % en Guinée au début des années 2000.

On considère qu’environ 100 à 140 millions de femmes ont subi une excision (principalement en Afrique). Environ 2 millions de fillettes sont susceptibles de subir une telle mutilation tous les ans. Selon une étude de l'INED, 50 000 femmes ont subi des mutilations sexuelles et vivent actuellement en France.

Une pratique traditionnelle

Les pratiques d'excision sont considérées comme traditionnelles dans la mesure où elles se sont installées dans un contexte animiste ou pharaonique (c’est-à-dire bien avant l'arrivée des grandes religions monothéistes dans ces contrées). L'excision fait souvent office de rite de passage et de reconnaissance de la petite fille dans sa société.

L’excision est actuellement défendue au nom de :

  • la préservation de la virginité (considérée comme un idéal féminin au mariage),
  • l’amélioration du plaisir sexuel masculin (par le rétrécissement du vagin ou de l’orifice vaginal)
  • l'interdiction de l'accès à l'orgasme des femmes (considéré comme malsain par les partisans de l’excision),
  • raisons hygiéniques,
  • raisons esthétiques,
  • patrimoine culturel ou traditionnel (initiation à l’état de femme, peur que le clitoris n'empoisonne l'homme ou l'enfant à la naissance...).

Dans de nombreux cas, on observe que les mères participent activement aux mutilations de leur(s) fille(s) dans le but d’améliorer leurs chances de faire un « bon » mariage.

Des communautés chrétiennes au Ghana ou au Togo, du sud du Nigeria, du Burkina Faso, du Kenya et de l'Afrique de l'est, en général, pratiquent les mutilations sexuelles ainsi que des communautés musulmanes et la communauté juive des Falashas. פלאשים en hébreux  , الفلاشا « juifs éthiopiens »

Les sources religieuses juives et chrétiennes ne font pas mention de cette pratique. D'autres communautés comme les dawoodi bohras, une communauté chiite ismaélienne, venue d'Égypte et maintenant installée dans l'ouest de l'Inde, continuent de la pratiquer. Quelques femmes s'élèvent pour la combattre , comme Tasleem  तसलीम  طسلم , une femme bohra Inde de 40 ans qui a envoyé le 14 octobre 2011 au chef religieux de la communauté l Muhammed Burhanuddin محمد برھان الدین un rasoir et une photo d'une petite fille en train de pleurer et a lancé une pétition en ligne .

En Égypte plus de 90 % des Égyptiennes en âge d’avoir des enfants ont subi une excision (en 2008),

S'il est vrai que l'excision n'est pas mentionnée explicitement dans le Coran, on retrouve l'excision (khifâd خِفَض ) est recommandé pour les filles dans le rite musulman malékite et la circoncision (khitân ختان‎‎ ) est une pratique obligatoire pour les enfants mâles.

EN FRANCE : Aujourd'hui l’excision constitue une atteinte à la personne. Elle entre dans le cadre des violences ayant entraîné une mutilation permanente, délit passible de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende dans le cas général. Lorsque la victime est mineure de 15 ans, cela devient un crime passible de 15 ans de réclusion criminelle, 20 ans si le coupable est un ascendant légitime (Art 222-9 et 222-10 du Code pénal). Une interdiction du territoire d’une durée de cinq ans peut également être prononcée (Art. 222-47 du Code pénal).

Pays où l'excision se pratique traditionnellement

En Afrique, on recense 28 pays où les mutilations sexuelles féminines sont pratiquées. La proportion de femmes excisées varie selon les pays. Trois groupes peuvent être distingués (chiffres au début des années 2000):

  • les pays où la grande majorité des femmes sont excisées soit plus de 85 % : Djibouti, Égypte, Éthiopie, Érythrée, Guinée, Mali, Sierra Leone, Somalie, Soudan.
  • les pays où seules certaines fractions de la population étant touchées et où 25 à 85 % des femmes sont excisées, proportion variant selon l’ethnie, la catégorie sociale et la génération : Burkina Faso, Centrafrique, Côte d'Ivoire, Gambie, Guinée-Bissau, Kenya (bien qu'elle soit interdite depuis 2001), Liberia, Mauritanie, Sénégal, Tchad.
  • les pays où seules quelques minorités ethniques sont concernées et où la proportion d’excisées est inférieure à 25 % : Bénin, Cameroun, Ghana, Niger, Nigeria, Ouganda, République démocratique du Congo, Tanzanie, Togo.

Selon l’UNICEF, 13 pays africains disposent de lois réprimant les mutilations sexuelles féminines et autres types de violences faites aux femmes.

 En islam, la "circoncision" féminine (même sous sa forme a) citée ci-dessus) ne fait l'objet ni d'une obligation, ni d'une forte recommandation (comme c'est le cas pour la circoncision masculine), ni même d'une simple recommandation. Des Hadîths la recommandant, aucun n'est authentique sahîh صحيح  ni même fiable hassan حسن  : Fiqh us-sunna فقه السنّة , tome 1 p. 33, Tahrîr ul-mar'a, tome 6 p. 150.

 Dans certaines régions du monde, une certaine forme de circoncision féminine était pratiquée, et c'était le cas en Arabie à l'époque du Prophète (sur lui la paix). Le Prophète ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  : « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui a mis comme condition à cette pratique locale le fait que cela reste dans le cadre de la forme a) et que cela ne prenne pas la forme b) (ne parlons pas de la forme c ou d). Il a dit à une femme de Médine : "N'enlève pas. Cela sera source de plaisir pour la femme et apprécié par le mari." (apporté par Aboû Dâoûd
أبو داود , authentifié par Al-Albânî الألباني .

Le savant Al-Azîm Abâdî écrit en commentaire des mots "apprécié par le mari", employés par le Prophète  ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم : « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui: "Ceci parce que lorsque le mari fait à sa femme des attouchements sur ses lèvres et son clitoris (…), la femme en ressent du plaisir au point d'atteindre parfois l'orgasme sans qu'il y ait pénétration. En effet, cette partie du corps est très innervée et donc très délicate.

C'est pour cette raison que le Prophète ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  : « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui a ordonné de ne pas l'enlever, afin que la femme ressente du plaisir. Son mari appréciera alors d'avoir des jeux amoureux faits avec elle (…). Et tout ceci sera la cause de plus d'amour et d'entente entre l'époux et l'épouse. Tout ce que j'ai écrit là est mentionné dans les ouvrages de médecine." (
عون المعبود شرح سنن أبو داود 'Awn ul-ma'bûd sharh sunan Abou Dâoûd, commentaire du Hadîth sus-cité).

La limite fixée par le Prophète  ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  : « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur luia donc justement comme objectif que l'épouse ne soit pas privée d'un droit qui lui était déjà reconnu par les sources musulmanes : la satisfaction sur le plan intime. D'ailleurs le droit musulman reconnaît comme cause légitimant le divorce au profit de l'épouse le fait que son mari soit impuissant ou refuse d'avoir des relations intimes avec elle. Nous sommes donc ici exactement à l'opposé de l'objectif poursuivi dans d'autres cultures, qui est de priver la femme du plaisir qui lui revient au moment de l'acte intime.

 

Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa et ses règles (Voir ausi page à ce sujet)

http://lamosquedethouars.e-monsite.com/pages/le-sacrifice-al-aqiqa-et-ses-regles.html

Le sacrifice العَقِقَة Al‘Aqiqa est une sunna, c’est un devoir du père, mais si le père est absent, cela reste une sunna à faire par la mère.

Il faut en être capable, car si les obligations ont pour condition préalable la capacité de les accomplir, cela est plus évident encore pour les choses recommandées.

C’est pourquoi nous ne disons pas au pauvre d’emprunter pour faire sacrifier.

Et dans le cas où un salarié à un enfant au milieu du mois et que son salaire n’est pas arrivé, lui disons-nous d’emprunter ou d’attendre ?

Il est meilleur qu’il attende, car il se peut qu’il lui arrive quelque chose et qu’il ait besoin de cet argent (maladie, accident…).

Il vaut lieux qu’il attende s’il compte recevoir de l’argent bientôt, et il peut sacrifier le 7, 14 ou 21 ème jour.

Sheikh Al Albani précise que le sacrifice doit être fait le 7ème jour mais qu’il peut être repoussé au 14 et 21ème jour si on ne peut pas le faire avant, car le Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā allāh `alayhi wa sallam a dit :

« on sacrifie le 7ème jour » et dans d’autres hadith sont cités le 14 et 21ème jour, donc le temps est spécifié et on ne peut dépasser cela que si on a une excuse légale.](442, silsila al-huda wa nur)

 

La sunna tadition du Prophète est que l’on sacrifie deux moutons pour un garçon et un seul pour une fille, comme cela a été rapporté dans la sunna.

Il est préférable que les deux moutons soient le plus proches possible en âge, en taille, en poids, et plus ils seront proche, meilleur cela sera.

Et si on ne trouve (pour un garçon) qu’un seul mouton, cela est suffisant, mais si Dieu الله Allah a permis (à cet homme) d’avoir deux moutons, cela est meilleur.

 

Sahikh Al Albani précise qu’il n’y a pas de mal à sacrifier plus d’un mouton pour une fille, mais cela vient d’une ignorance des gens qui pensent que Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa est un repas auquel on invite les gens, ce qui est faux, il n’y a rien de cela dans la sunna, c’est un sacrifice.

(209, silsila al houda wa nour)

Il fait partie de la sunna que le sacrifice soit fait le 7ème jour, ainsi si l’enfant nait samedi, on sacrifiera vendredi, c'est-à-dire un jour avant le jour de sa naissance.

La sagesse derrière cela est qu’au septième jour, la semaine se termine, l’enfant a vécu tous les jours de la semaine et on espère qu’il continuera à vivre.

Institution

 

L'imam Mâlik ibn Anas  dit que cet acte ne fait l'objet d'aucune divergence.

 

On Compte parmi ceux qui approuvent son institution dans la législation musulmane : Abdullah ibn Abbas , Abdullah ibn Umar , Aicha Oummou'l'mou-miniin Radhi Alla ahou anha,Fatima bintou'Raçoul , radhiAllah ahou anha, Boureid al alsamy, Al Qâssim ibn Muhammad, Ourwa ibn zoubeir, Atâ ibn abi Rabah, Az-Zouhri, Abû Zinâd, Mâlik, les savants medinois, l'Imâm Ash-Shafiî et ses compagnons, l'Imâm Ahmad, Ishâq, Abû Thaour et beaucoup d'autres savants.

 

Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa est-il obligatoire ou recommandé ?

Abû Umar a dit :

"Quant à la divergence des savants sur son caractère obligatoire, elle se présente comme suit : 

- Les Zahirites, à l'instar de Dâwud et de ses compagnons, le considèrent comme une obligation.

Ils disent que le Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā allāh `alayhi wa sallam l'a ordonné et l'a personnellement pratiqué.

Il sallallahou 'alaihi wa sallam dit à ce sujet : " L'enfant est tributaire de son aqîqa". 

Mâlik kibn Anas disait que c'est une " tradition vivement recommandée  السنة المقدسة sunna Mouakkada "  à laquelle il faut s'attacher.

C'est aussi l'avis d'Ash-Shafiî et d'Ahmad, bien que les compagnons de ce dernier aient rapporté de lui deux versions à ce sujet.

Mais il n'y a pas de texte clair émanant de lui qui lui attribue ce caractère obligatoire.

Al-Hârith a dit: " Il fut demandé à Ahmad: 

- Que faire si l'on n'a pas de quoi faire le sacrifice?

- Que la personne s'endette, j'ai espoir que Dieu الله Allah la compensera, car elle a mis à jour une sunna, répondit-il."

Ceux qui disent qu'il est une tradition de la naissance vivement recommandée  السنة المقدسة sunna Mouakkada " estiment que si le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa était obligatoire, il serait ainsi connu religieusement parce qu'il est indispensable et constitue une épreuve pour beaucoup de personnes; et le Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā allāh `alayhi wa sallam aurait enseigné ce caractère obligatoire à la communauté de manière suffisamment claire et répandue de sorte que personne n'ait d'Excuse pour s'y dérober.

Mais Muhammad que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā allāh `alayhi wa sallam a laissé son observance au libre choix de chacun en disant:

" Quiconque a un nouveau-né et aimerait faire le sacrifice, qu'il le fasse."

 Raporté par Abû Dâwud et An-Nassâi. Al-Albni dit que c'est un hadith bon authentique.) 

Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa est préférable à une aumône de même valeur, voire plus important

Al-Khallâl dit qu'il a entendu Sulaymâne ibn Al Ash'ath dire :

" Abû Abdallah fut interrogé en ma présence au sujet du Aqîqa : vaut il mieux faire le sacrifice ou doner sa valeur en éspèces aux pauvres?

Le Aqîqa est préférable, répondit-il".

Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa est préférable parce que c'est une Sunna Tradition recommandée et un rite prescrits en raison de la grâce que Dieu الله Allah a renouvelée sur les parents.

De même, il y a en cela une conception sous-jacente, héritée du rachat d'Ismaïl (alayhi'ssalaam) par le bélier qui fut offert par Dieu الله Allah pour rançonner ce dernier et qui est devenue une tradition dans sa descendance.

Il n'est pas exclu que ce sacrifice soit pour l'enfant une protection contre satan après sa naissance, comme le fut pour lui l'évocation du nom de Dieu au moment de sa conception.

Aussi, rares sont ceux dont les parents ont négligé ce rite qui ne soient à la merci de satan.

Y-a-t-il une différence entre le garçon et la fille en matière du sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa ?

 

Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa est une sunna est une tradition très recommandée aussi bien pour le garçon que pour la fille chez la majorité des savants parmi les compagnons du Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā allāh `alayhi wa sallam et les générations successives.

Interrogé sur le Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa, le Messager de Dieu  que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā allāh `alayhi wa sallam :

" On sacrifie deux moutons pour le garçon et un pour la fille et il n'y a pas de mal à ce qu'ils soient mâles ou femelles".

: Hadith jugé authentique par At Tirmidhi et les autres.) 

 

Sagesses et avantages du  sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa

Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa est un acte de piété en faveur du nouveau né ; il est accompli à la premiére heure de sa venue au monde.

Ce dernier profite grandement de cet acte, comme il profite de la prière faite en sa faveur, de sa présence dans les lieux des rites et de la sacralisation faite pour lui, etc.

En outre, le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa le libère parce qu'il est assujetti à ce sacrifice.

L'imam Ahmad ibn Hanbal  a dit que sans cela, il ne sera pas autorisé à intercéder en faveur de ses parents. Atâ ibn Abi Rabah a dit aussi qu'il sera privé de l'intercession de son enfant.

De même, il constitue une rançon par laquelle on rachète le nouveau-né comme Dieu الله Allah racheta Ismaïl par le bélier.

Il n'est pas exclu dans la Sagesse Dieu الله Allah, dans Sa Législation et Sa prédestination, que cette pratique soit une cause de sa bonne croissance, de la pérennité de sa santé et de sa longévité en le protégeant contre le mal du démon, de sorte que chaque organe de la bête constitue une rançon pour l'organe équivalent du nouveau-né.

C'est pour cette raison qu'il est conseillé de dire la même formule que celle récitée sur la bête sacrifiée le jour de l'aïd et que les deux moutons soient accomplis.

L'imam Ahmad ibn Hanbal a dit de la version d 'Abu Dâwud que :" Cela veut dire deux bêtes d'un âge mûr ou presque identiques".

La signification du terme "tributaire"

Le Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā allāh `alayhi wa sallam a dit : " L'enfant est tributaire de son Aqîqa". )

Dans le hadith précédent est aussi un sujet de controverse: 

D'aucuns, à l'instar de Atâ et de l'Imam Ahmad disent que cela signifie qu'il sera privé du droit d'intercéder en faveur de ses parents.

Ceci n'est vraisemblablement pas plausible, car Dieu الله Allah n'a prescrit ce sacrifice qu'en vue de libérer le nouveau-né du joug de Shaytan شيطان Satan qui s'est collé à lui dès sa venue au monde et l'a pincé à la hanche.

Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa est ainsi conçu comme une rançon et un affranchissement de la détention de satan qui l'empêche d'œuvrer pour l'au-delà, lieu de retour final.

C'est comme s'il était emprisonné, attendant d'être égorgé par Shaytan شيطان Satan avec le couteau qu'il a apprêté pour ses fidèles et ses alliés.

Il a juré devant le seigneur qu'il anéantira la descendance d'Adam, excepté un petit nombre.

Il demeure aux aguets, guettant le nouveau-né dès sa venue au monde.

A ce moment, son ennemi le devance pour l'attirer vers lui et nourrit le désir ardent de le soumettre à son joug et sa prison et d'en faire un des alliés de son parti, il y attache un prix d'honneur.

Le nouveau-né étant dans cet état [d'otage], Dieu الله Allah a prescrit aux parents de le libérer par ce sacrifice, sinon il restera un otage..

Il vaut mieux cuire la viande du sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa que de la distribuer crue

Al Khallâl a dit :

Abdul Malîk Al-Maimouni m'a informé qu'il demanda à Abû Abdullah: 

Prépare t on la viande sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa ?

Oui, lui dit-il

Abû Dâwud m'a aussi informé qu'il demanda à Abû Abdullah:

- Prépare-t-on le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa?

-Oui, lui dit il.

-Cette tâche est pénible, lui fut-il dit.

Il répliqua:

-Il leur faut supporter cela, car en la préparant, ils épargnent aux pauvres et aux voisins cette peine et c'est un bienfait de plus et une expression de sa gratitude vis-à-vis de cette grâce.

D'autre part, les repas de ce genre, qui sont des manifestations de gratitude, sont tous traités de la sorte (c'est dire préparés).

Les différentes appellations de ces repas:

 

*Al quira القيرة: Qui est le repas offert aux hôtes.

*Al ma'douba المادوبة: Le banquet.

*At-Touhfa التحفة: Repas offert au visiteur

*Al walîma الوليمة: Festin de noces.

*Al khouras الخراس: plat de l'accouchée.

*Al aqîqa: العَقِقَة Sacrifice effectué le septième jour où on coupe les cheveux du nouveau-né.

*Al gazîra الغزيرة: Repas offert en l'honneur de l'enfant circoncis

*Al wadhîma الوحيدة: Repas des obsèques.

*An-naquî'a النقعة: Repas préparé à l'occasion du retour du voyageur.

*Al wakîra الوكرة: Repas offert à l'achèvement d'une construction.

 

Offrir les repas en ces circonstances est préférable à la simple distribution de viande, cet acte est considéré comme une marque de noblesse de caractère et de générosité.

Dieu sait mieux الله علم Allahou Alem

 

Le musulman majeur dont les parents n'ont pas fait de sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa, peut-il s'en acquitter personnellement ?

 

Al-Khallâl rapporte qu'Abd al' Malik l'a informé en une autre circonstance qu'il a demandé à Abû abdallah:

Peut on faire Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa pour le fils devenu majeur ?

Je n'ai rien appris concernant la personne majeure, dit-il.

Son père était indigent, puis sa situation s'est améliorée et il n'aimerait pas priver son fils du sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa; répliquai-je.

Je ne sais pas, je n'ai rien appris concernant la personne majeure, dit il à nouveau. Quiconquue le fait, c'est une bonne chose; il y a des gens qui l'estiment obligatoire, renchérit-il.

 

De ce que l'on dit en immolant

Ibn Al-Mounzir rapporte d'aprés Aïcha Radhia'llaahou anha, que le Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā allāh `alayhi wa sallam a dit :

" Immolez en Son nom et dites :

"Ô Dieu, elle T'appartient et retourne vers Toi. Ceci est le Aqiqa d'untel". اللَّهُمَّ لَكَ وَ إِلَيْكَ هَذِهِ عَقِقَةُ ُ فُلاَنْ "Allahoumma laka wa ilayka hâdhihi 'aqiqatou foulan

Rapporté par Abdourrazzâk dans Al moussannaf, Abû Ya'lâ et A baïhaqi.)

 

Ibn Al Mounzir a dit:

" C'est une bonne chose; et si la personne a l'intention de faire le sacrifice  « العَقِقَة Al ‘Aqiqa » et ne prononce pas cela, c'est acceptable, s'il plait à Dieu."

Al-Khallâl rapporte d'après Ahmad Ibn Muhammad ibn Matar et Zakaria Ibn Yahya qu'Abû Tâlib leur a dit qu'il a demandé à Abdullah:

-Que doit dire l'homme qui veut immoler Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa?

-Qu'il dise : Au nom de Dieu بِسْمِ اللَّه Bismi Allah et qu'il immole avec l'intention  comme il le fait pour le sacrifice en disant: 

Ceci est le sacrifice d'untel fils d'untel هَذِهِ عَقِقَةُ ُ فُلاَنْ ابْنُ فُلاَنْ hadhih ‘aqiqa flan ibn foulan

Apparemment, il a associé à la fois et la formule.

De la sagesse de la spécification du 7ème jour pour le 'aqiqa

Quatre choses qui sont liées au 7ème jour:

 *Lui faire le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa

 *Lui couper les cheveux

 *Lui donner un nom

 *Le circoncire ختان khitân.

A l'unanimité, les savants considèrent qu'il est souhaitable d'accomplir les deux premiers points le septième jour.

Quant à lui donner le nom et le circoncire le même jour, c'est un sujet de controverse, comme on le verra plus loin si Dieu le veut  ان شاء الله, inshâ Allah.

Les références concernant sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa accompli le 7è jour ont déjà été citées.

La sagesse derrière cela et Dieu sait mieux الله علم Allahou Alem est que le bébé à sa naissance est encore très fragile, à cheval entre la santé et la mort.

On en sait pas vraiment s'il va survivre ou non, jusqu'à ce que s'écoule une période d'observation qui va nous rassurer sur l'état de sa constitution et de sa santé, et montrer qu'il est apte à vivre.

On a donc choisi une période équivalente au nombre de jours de la semaine, car la semaine constitue un cycle à travers la rotation des jours, de même que l'année est un cycle défini par la rotation des mois.

tiré du livre Les préceptes musulmans relatifs au nouveau né  تهذيب تحفة المودود بأحكام المولود tahdhib touhfat al mawdud bi'ahkam al mawlud du cheikh Chamsouddine Ibn Qayyim Al-Jawziyya.

Le hadith sur la circoncision au 7ème jour est faible ضعيف  Dha'îf

hadith ont une chaîne de transmission fragile et qui est  souvent apocryphes, du grec ἀπόκρυφος / apókryphos, « caché ») une œuvre « dont l'authenticité n'est pas établie »., une tradition orale dont la transmission est jugée douteuse ou le contenu est suspect.

http://www.3ilmchar3i.net/article-le-hadith-sur-la-circoncision-au-7eme-jour-est-faible-104198570.html

Le Hadith :

Le Messager de Dieu que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā allāh `alayhi wa sallam a fait le baptême d'Al-Hassan et Al-Housayn et il les a circoncis...

Selon Al-Bayhaqî T 8 p 324. Livre des boissons et de leur limite, chapitre intitulé "Le sultan est contraint à la circoncision ou le tuteur de l'enfant et le maître de l'esclave en ont l'obligation, et ce qui a été rapporté au sujet de la circoncision" :

'Abou Sa`îd Al-Mâlînî nous a informé qu'Abou 'Ahmad ibn `Oday Al-Hâfiz a rapporté selon Al-Hassan ibn Soufyân selon Mohammad ibn Al-Moutawakkil selon Al Walîd ibn Mouslim selon Zouhayr ibn Muhammad Al-Makkî selon Muhammad ibn Al-Mounkadir que Djâbir a dit :  

"Le Messager de Dieu que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā allāh `alayhi wa sallam a égorgé une offrande (Le sacrifice العَقِقَة Al ‘Aqiqa) à la naissance d'Al-Hassan et Al-Housayn et il les a circoncis, le septième jour. "

 

Cette chaîne de transmission est soutenue faible سند ضعيف Sanad Da`îf pour deux raisons :

 

La première : Est que ce Hadith est rapporté par les syriens selon Zouhayr qui est cité, or, leur narration d'après lui n'est pas rigoureuse comme ceci a été mentionné dans "At-Taqrîb".

 

La deuxième : Est le fait que la chaîne de narration soit mentionnée par Al-Walîd sachant qu'il est accusé de مدلس - Mudallis: Substantif  تاداليس Tadlîss (Caractère du rapporteur qui cache intentionnellement de qui il a pris le hadith ou qui le décrit de manière à ce que l'on ne puisse pas l'identifier puis qui donne à la chaine de transmission, l'apparence d'être ininterrompue, d'attribuer faussement un Hadith à un narrateur) et d’ accommodation تَسْوِية Tasswya (rectification dans la chaîne de transmission en omettant intentionnellement les narrateurs faibles qui y existent avec d'autres crédibles).

 

Une troisième cause de faiblesse ايلا `Illa : C'est le fait que Muhammad ibn Al Moutawakkil qui a rapporté le Hadith d'après Al Walîd avait de nombreuses illusions, il est à craindre que ce Hadith n'en fasse partie.

 

Une quatrième cause de faiblesse ايلا `Illa : C'est le fait que la circoncision au septième jour n'est mentionnée dans aucun des Hadiths authentiques rapportés au sujet d'Al Hassan et d'Al Housayn et de leur baptême ni dans aucun autre Hadith à notre connaissance.

 

En revanche, il est connu que ce qui est un acte de Sunna, c'est la circoncision à un âge plus avancé comme ceci est la tradition chez les Arabes, et comme Ibn `Abbâs répondit lorsqu'il fut interrogé sur son âge lorsque le Prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui  صلى الله عليه و سلم. ṣallā allāh `alayhi wa sallam décéda en disant :

 

"Le Messager de Dieu décéda alors que j'étais circoncis."

 

A l'époque, il atteignait presque la puberté.

 

(Numéro de la partie: 26, Numéro de la page: 276/277)

 حديثعق رسول الله صلى الله عليه وسلم عن الحسن والحسين وختنهما
43  نقلاً عن البيهقي : ج8 ص 324
كتاب الأشربة والحد فيها باب السلطان يكره على الاختتان أو الصبي. وسيد المملوك يأمران به وما ورد في الختان
أخبرنا أبو سعيد الماليني أنبأنا أبو أحمد بن عدي الحافظ حدثنا الحسن بن سفيان حدثني محمد بن المتوكل حدثنا الوليد بن مسلم عن زهير بن محمد المكي عن محمد بن المنكدر عن جابر قالعقّ رسول الله صلى الله عليه وسلم عن الحسن والحسين وختنهما لسبعة أيام  . ا هـ
هذا السند ضعيف لأمرين
أحدهما: أنه من رواية الشاميين عن زهير هذا، وروايتهم عنه غير مستقيمة، كما في التقريب
والثاني: عنعنة الوليد وهو كثير التدليس والتسوية
وفيه علة ثالثة وهي: أن محمد بن المتوكل الراوي عن الوليد ذو أوهام كثيرة فيخشى أن هذا منها
وفيه علة رابعة وهي: أن الختان في السابع غير معروف في شيء من الأحاديث الصحيحة المروية في شأن الحسن والحسين والعقيقة عنهما ولا في غير ذلك فيما نعلم، وإنما المعروف في السنة الختان بعد الكبر على عادة العرب، كما قال ابن عباس لما سئل عن سنه حين مات النبي صلى الله عليه وسلم قال: توفي رسول الله وأنا مختون، وكانت سنه إذ ذاك حول الاحتلام

 

(277 - الجزء رقم : 26، الصفحة رقم: 276)

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Muhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

 

 

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