Abū bakr aṣ-ṣiddīq ben abī quḥāfaأبو بكر عتيق “الصديق” بن أبي قحافة

Abū bakr aṣ-ṣiddīq ben abī quḥāfaأبو بكر عتيق “الصديق” بن أبي قحافة

Abū bakr aṣ-ṣiddīq ben abī quḥāfaأبو بكر عتيق “الصديق” بن أبي قحافة

Quand il est mention du Prophète Muhammad il est conseillé de dire :

ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui

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Abû Bakr As Siddîq (v. 573 - 23 août 634)

de son vrai nom Abdu Llâh (ou 'Atîq) Ibn Abî Quhâfah (أبو بكر عتيق “الصديق” بن أبي قحافة) , surnommé al-Siddîq , est un compagnon du prophète Muhammad, devenu ensuite dirigeant religieux, politique et militaire. Il fut le premier calife de l'islam, de 632 à 634 après la mort du Prophète

Il fut le premier homme à embrasser l'islam (selon la tradition sunnite majoritaire) après la première femme de Muhammad, Khadija, et les deux fils adoptifs du Prophète, alors qu'il était marchand à La Mecque. Selon la plupart des sources chiites, ce serait Ali, le cousin du prophète qui vivait dans la maison du prophète, qui aurait le premier embrassé l'islam suivi de Zayd fils adoptif du prophète. Lors de l'Hégire, Aboubakr quitta la Mecque pour s'installer avec Muhammad à Médine. Au cours de la maladie qui lui fut fatale, ce dernier désigna Abû Bakr pour diriger les prières en son absence. À la mort de Muhammad, Abû Bakr devint le premier calif

`Omar incita Abû Bakr à envisager la préservation des versets révélés. C'est à Zayd ibn Thâbit qu'échut la tâche de compiler l'ensemble des versets en un seul livre. Ce livre, une fois achevé, fut gardé par Hafsa, une des épouses de Muhammad et fille de `Omar ibn al-Khattâb.

Abû Bakr mourut le 23 août 634 à Médine. Il s'est senti malade et n'a pas récupéré à cause de son grand âge. Peu avant, après avoir consulté les compagnons proches et influents, il fit d'Omar son successeur. Abû Bakr est enterré dans une chambre attenante à la « Mosquée du Prophète », Masjid al-Nabawi, à Médine, à droite de la tombe de Muhammad. ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui »

Abû Bakr était le compagnon du Prophète ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui » depuis le début de la révélation jusqu'à sa mort. Il a été témoin d'évènements importants tel que son émigration (voyage) de La Mecque à Médine ou la bataille de Badr.

Abû Bakr entretenait une relation étroite avec Muhammad, ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui » avant et après la Révélation. Ce dernier a pris maintes fois sa défense. Il a remplacé Muhammad comme imam de la prière pendant les derniers jours du Prophète, la prière étant un rite important et obligatoire dans la confession musulmane. Elle est après la shaada شَهَادَة   l’attestation  la profession de foi l’élément essentiel

Abu ad-Darda'a al-Ansari a rapporté que Muhammad sur lui le salut et la paix a dit :

« N'allez-vous pas laisser tranquille mon compagnon ! N'allez-vous pas cesser, et laisser tranquille mon compagnon ! Lorsque je vous ai dit : " Ô peuple, je suis le Messager d'Allah auprès de vous ! Vous m'avez répondu : " Menteur !", sauf Abû Bakr qui, lui, m'a cru »

— Rapporté dans le recueil Sahih al-Bukhari ! »

« Quand j'ai invité les gens à embrasser l'islam, tous ont pris un temps de réflexion et d'hésitation, excepté Abû Bakr : il ne s'est pas retenu, et n'a pas hésité! »

« S'il m'avait été permis d'avoir pour ami intime quelqu'un d'autre que Allah, cela aurait été Abû Bakr. Seulement il est mon frère et mon compagnon. »

Pourtant, on ne rapporte d'Abu Bakr que 142 hadiths, alors qu'il vécut avec le prophète dès le début de sa mission jusqu'à sa mort, de 610 à 632 soit 22 ans. L'imam An Nawawi explique ceci par le fait que « son décès était antérieur à la diffusion de hadiths et à l'effort fournis par les tâbi'în pour les entendre, les recueillir et les préserver. »

Enfant(s) Abd ar-Rahmân
Abdullah
Aïcha
Asmaa bint Abu Bakr
Muhammad
Oumm Koulthoûm 

Il eut comme petit fils Hishâm Ibn 'Urwah      fils d'Asma bint Abi Bakr et Zubayr ibn al-Awwam, le frère de Abd Allah ibn al-Zubayr, le neveu du prophète Muhammad, et le neveu de Aisha bint Abu Bakr.

Hishâm Ibn 'Urwah ( هشام بن عروة) fut l'un des grands savants sunnites de son temps. Il naquit en 667 (61 H.) à Médine. Son père, 'Urwah Ibn Az Zubayr,  عروة بن الزبير بن العوام الأسدي‎était l'un des 7 Fuqahâs de Médine et fils des illustres compagnons du prophète Muhammad, Zubayr Ibn Al 'Awwâm et Asmâ Bint Abî Bakr. Hishâm Ibn 'Urwah était donc l'arrière petit-fils du premier Calife de l'Islam, Abû Bakr As Siddîq.

Il était spécialisé dans la narration de hadith et excellait également dans la jurisprudence et l'exégèse coranique. Il fut l'un des nombreux maîtres de l'Imam Mâlik ibn Anas et l'influença profondément.
La jurisprudence professée par Hishâm Ibn 'Urwah est donc pour ainsi dire l'un des ancêtres de l'école malikite, ces propos étant d'ailleurs rapportés à plusieurs reprises dans l'ouvrage majeur de l'Imam Mâlik ibn Anas : Al Muwattâ الموطأ

Les 7 Fuqahâ  فقهاء de Médine

Les 7 Fuqahâ de Médine est une appellation désignant sept grands juristes musulmans sunnites de la ville de Médine qui transmirent de nombreux hadithsحديث du Prophète Muhammad ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui » et les fatwas فتوى des compagnons. Ils contribuèrent également à poser les bases théologiques de ce qui allait plus tard devenir l'école malikite, fondée par l'Imâm Mâlik Ibn Anas

Il est dit en général que ces 7 juristes sont :

  • Sa'îd Ibn Al Musayyib 642-715  سعید بن المسیب
  • 'Urwah Ibn Az Zubayr Ibn Al 'Awwâm عروة بن الزبير بن العوام الأسدي‎‎, mort vers 713
  • Abû Bakr Ibn 'Abd Ir Rahmân Ibn Al Hârith أبو بكر ابن عبد الرحمن ابن الحارث  mort vers 94
  • Al Qâsim Ibn Muhammad Ibn Abî Bakr  القاسم بن محمد بن أبي بكر né 36 ou 38  est mort 106   
  • 'Ubaydu Llâh Ibn 'Abdi Llâh Ibn 'Utbah Ibn Mas'ûdعبيد الله ابن عبد الله ابن عتبة ابن مسعود mort.102
  • Sulaymân Ibn Yasâr سليمان ابن يسار mort.100
  • Khârijah Ibn Zayd Ibn Thâbit.خارجة ابن زيد ابن ثابت mort.~99 

    Cependant, l’imam Mâlik Ibn Anas exclut les imams Abû Bakr Ibn 'Abd Ir Rahmân Ibn Al Hârith et 'Ubaydu Llâh Ibn 'Abdi Llâh Ibn 'Utbah Ibn Mas'ûd au profit des imams Salîm Ibn 'Abdi Llâh Ibn 'Umar et Abû Salama Ibn 'Abd Ir Rahmân Ibn 'Awf  Il mourut en 772 (146 H.) à Médine.

Abôu Bakr Aŝ-ŝiddîq, que Allâh l’agrée a dit :

« العَجْزُ عن دَرَكِ الإِدْرَاكِ إِدْرَاكُ والبَحْثُ عن ذَاتِهِ كُفْرٌ وإِشْرَاكُ »

(al-`ajzou `an daraki l-‘idrâki ‘idrâkou) (wa l-baĥthou `an dhâtihi koufroun wa ‘ichrâkou)

ce qui signifie : « Reconnaître son incapacité à parvenir à connaître l’Être de Allâh est en soi une connaissance et chercher à concevoir Son Être mène à la mécréance et à l’association » [rapporté par az-Zarkachiyy dans son livre tachnîfou l-masâmi`].

Le discours de Abôu Bakr

Hichâm Ibnou `Ourwah a rapporté de son père qu’il a dit : « Lorsque Aboû Bakr a été désigné calife, il a donné un discours, il a loué Allâh par ce qui est digne de Lui et il a fait Son éloge par ce qui est digne de Lui puis il a dit : « Ô, vous les gens j’ai été chargé de vous, de votre responsabilité mais je ne suis pas le meilleur d’entre vous mais Allâh nous a fait descendre le Qour’ân et le Prophète nous a instauré les lois et nous avons ainsi eu la connaissance. Sachez que la plus intelligente des intelligences est la piété et que la plus stupide des stupidités est la perversité. De même, le plus fort d’entre vous pour moi est celui qui a été considéré par les autres comme faible jusqu’à ce que je lui rétablisse son droit, et le plus faible d’entre vous pour moi, est celui qui est considéré comme fort jusqu’à ce que je prenne de lui le droit qu’il a usurpé. Ô vous les gens je suis quelqu’un qui suit et je ne suis pas un [mauvais] innovateur. Si j’agis en bien aidez-moi et si je n’agis pas en bien alors corrigez-moi ».

La piété de Aboû Bakr

Un soir, un serviteur de Aboû Bakr lui a présenté un plat dont il a mangé une bouchée avant de s’enquérir de sa provenance. Lorsqu’Aboû Bakr a appris qu’elle était illicite, il a dit : « Malheur à toi, tu risques de me mener à ma perte » et il s’est fait immédiatement vomir jusqu’à ce que la bouchée sorte de son corps.

On lui a dit : « Que Allah te fasse miséricorde, tout cela à cause de cette bouchée. »

Abou Bakr a répondu : « Si elle ne sortait qu’avec mon âme, je l’aurais faite sortir car j’ai entendu le Messager de Allah dire :

 كل جسد نبت من سحت فالنّار أولى به

(Koullou jaçadin nabata min souHtin fan-nârou ‘awlâ bih)

ce qui signifie : « Tout corps qui prend chair à partir de ce qui est interdit, le feu en est prioritaire. » Et j’ai eu peur qu’une partie de mon corps ne pousse par la cause de cette bouchée ».

Cet événement au sujet de Aboû Bakr a été rapporté par Ibnou l-Jawziyy dans son livre « Sifatou s-Safwah » d’après Zayd bni ‘Arqam et il constitue une des nombreuses preuves de sa crainte de Dieu et de sa grande piété, que Allâh l’agrée.

Un homme sensible et intelligent

Aboû Bakr, que Allâh l’agrée, était un homme de foi. Il ne retenait pas ses larmes quand il récitait le Qour’ân et il était le meilleur des compagnons et le plus intelligent d’entre eux.

Sa grande générosité et son détachement de cette vie

`Oumar ibnou l-KhaTTâb témoigne des mérites de Aboû Bakr lorsqu’il rapporte : « Le Messager de Allâh nous avait ordonné un jour de donner des aumônes. Je me suis dit : « Aujourd’hui je vais surpasser Aboû Bakr en générosité, s’il se peut que je le surpasse un jour ». J’ai ramené la moitié de mes biens, le Messager de Allâh m’a dit : ما أبقيت لأهلك ؟  (Ma ‘abqayta li ahlik ?) ce qui signifie : « Qu’as tu laissé pour ta famille ? » Je lui ai répondu : « autant que j’ai ramené. » Aboû Bakr a ramené tout ce qu’il possédait. Le Messager de Allâh lui a dit : ما أبقيت لأهلك ؟  (Ma abqayta li ahlik ?) ce qui signifie : « Qu’as tu laissé pour ta famille ? » Il a répondu : « Je me fie à Allâh. » J’ai dit : « Je ne pourrai plus jamais faire mieux que lui » ». Rapporté par At-Tirmidhiyy.

D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, Le Messager d' Allâh  ṣallā-llāhu ʿalayhi wa sallam صلى الله عليه و سلم  « que la paix et la prière (bénédiction) d'Allah soient sur lui » a dit :

 ما نفعني مال قط ما نفعني مال أبي بكر  

(Mâ nafa`anî mâloun qaToun mâ nafa`anî mâlou Abî Bakr)

ce qui signifie : « Aucun bien ne m’a été autant profitable que le bien de Aboû Bakr. » C’est alors qu’Aboû Bakr s’est mis à pleurer en disant : « Mais moi et mon argent sommes tout à toi Ô Messager de Allâh ».

Son comportement d’excellence

‘Anas a rapporté que lors de la nuit de la grotte, alors que le Prophète et Aboû Bakr émigraient vers Médine, Aboû Bakr a dit : « Ô Messager de Allâh laisse-moi entrer avant toi, s’il y a une vipère ou autre, elle m’atteindra avant toi ». Le Prophète lui a dit ce qui signifie : « Entre. » Aboû Bakr est entré et a tâtonné de ses mains. Chaque fois qu’il trouvait un trou, il le bouchait à l’aide d’une partie de son vêtement. Après avoir utilisé toute sa cape, il a vu qu’il restait un trou. Il a alors mis son talon pour le boucher puis il a fait entrer le Messager de Allâh.  Au matin, le Prophète Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam a dit :

 فأين ثوبك يا أبا بكر ؟

(Fa’ayna thawbouka yâ Abâ Bakr)

ce qui signifie : « Où est donc ta cape Aboû Bakr ? » Il lui a appris ce qu’il avait fait alors le Messager de Allâh a levé les mains en disant ce qui signifie: « Ô Allâh fais que Aboû Bakr ait un haut degré avec moi au jour du jugement. » Allâh lui a révélé qu’Il l’a exaucé.

Ce récit est rapporté par Aboû Nou`aym dans Al-Hilyah.

livre

Abu Bakr le premier calife de l'islam

Auteur(s) :

Ismaïl IBN KATHIR

Editeur(s) :

Dar Al-Muslim

Année : 2011
Pages : 191

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